35 heures–Macron : un rétropédalage ridicule

35 heures–Macron : un rétropédalage ridicule

 

Devant le Medef Macron a déclaré : « La France a cru qu’elle irait mieux en travaillant moins, c’était de fausses idées ». Mais le lendemain de cette prise de position, il affirme qu’il ne s’agissait pas des 35 heures. On se demande bien alors de quoi il parlait. D’autant que Macron s’est déjà prononcé à plusieurs reprises pour cette remise en cause des 35 heures, 35 heures qui ont été fatales à une économie française déjà chancelante. Il est clair que le rétropédalage de Macron lui  a été imposé ce qui ne renforce pas sa crédibilité. Pas plus qu’elle ne renforce la crédibilité de Manuel Valls qui pédale aussi dans la choucroute pour sauver Macron tout en l’enfonçant. Comme d’ailleurs Jean-Marie Le Guen qui pédale aussi dans la semoule en précisant « Vous seriez bien en peine de me trouver une phrase où Emmanuel Macron parlait des 35 heures« , a déclaré le secrétaire d’État aux relations avec le parlement.  »Il a tout simplement acté l’idée que la gauche, qui a à un certain moment laissé penser qu’elle était plutôt favorable à la civilisation des loisirs, aujourd’hui est tout à fait convaincue que (…) c’est bien le travail qui est une valeur essentielle« , a-t-il déclaré à la presse en marge de l’université d’été du PS à La Rochelle. Le ministre, absent du rendez-vous socialiste, aussi s’est défendu en affirmant qu’il ne parlait pas des 35 heures lorsqu’il a évoqué les « fausses idées » de la gauche. Penser que « la France pourrait aller mieux, en travaillant moins, c’était des fausses idées« , avait lâché Emmanuel Macron devant le Medef. Face à la polémique, Manuel Valls est rapidement intervenu en assurant qu’il n’y aurait « pas de remise en cause des 35 heures », et en critiquant ces « petites phrases » qui font « du mal à la vie publique ».  Emmanuel Macron a donc assuré, dans une déclaration transmise vendredi à l’AFP, qu’il ne « parlai(t) pas des 35 heures » lorsqu’il a évoqué les « fausses idées » de la gauche jeudi devant l’Université d’été du Medef, affirmant que le travail est « le plus beau combat de la gauche ». « Je ne parlais pas des 35 heures mais du rapport au travail. Il en faut plus, pas moins. C’est le plus beau combat de la gauche, car le travail, c’est le moteur de l’émancipation individuelle« , a déclaré Emmanuel Macron, alors que son discours devant le Medef a suscité des critiques au sein du PS réuni en université d’été à La Rochelle et une mise au point très ferme de Manuel Valls. Le Premier ministre a assuré qu’il n’y aurait aucune « remise en cause des 35h » et que « les petites phrases font mal à la vue publique ». Les déclarations du ministre de l’Économie font tache pour le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.  Il estime que les conséquences de tels propos sont désastreuses au moment même où il souhaitait de l’apaisement au parti socialiste. Chef de file des frondeurs, Christian Paul a préféré manier l’ironie. « Je croyais que Nicolas Sarkozy était de retour mais je n’avais pas compris qu’il était de retour au gouvernement ». Il y a tout juste un an, Emmanuel Macron avait accordé une interview au Point, avant d’être nommé au gouvernement, dans laquelle il avait déjà jeté un pavé dans la mare. Il s’était déclaré à l’époque favorable à une dérogation des 35h.

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