Croissance : la France et la zone Euro engluée

 

Il n’y au ra pas bien sûr de miracle pour la France mais aussi pour l’ensemble de la zone euro. Pour la France, si le commerce extérieur s’améliore un peu par contre les investissements ne repartent pas et la consommation demeure toujours atone. Les chiffres du deuxième trimestre devraient être les plus mauvais de l’année mais on ne prévoit pas de redressement significatif d’ici fin 2015. En fait Les chiffres les plus récents publiés ces derniers jours démontrent que la zone euro et engluée dans un fort taux chômage et dans une inflation inexistante. De plus indicateurs qui montrent l’atonie de l’économie. Faute d’insuffisance de demandes internes mais aussi extérieures la croissance demeure très molle. Du coup le chômage dépasse les 11 % en juin. L’inflation est quasi inexistante seulement 02 % du faite de la faiblesse de la demande. Ces deux indicateurs taux de chômage est inflation ne sont guère rassurants quant à l’évolution générale de l’économie pour la deuxième partie de l’année. En faite la zone euro  s’enfonce doucement dans la croissance molle et sans doute bien au-delà de 2015. Le taux de chômage est resté inchangé dans la zone euro en juin, à 11,1%, comme en avril et en mai, selon les chiffres publiés vendredi par l’office européen de statistiques Eurostat. Un an auparavant, le taux de chômage de la zone euro s’élevait à 11,6%. En juin dernier, la zone euro comptait 17,75 millions de chômeurs, soit 31.000 de plus qu’un mois plus tôt, mais 811.000 de moins qu’il y a exactement un an. Le taux de chômage le plus faible parmi les pays de la zone euro a été enregistré en Allemagne, où il est resté à son plancher de 4,7%. Malte s’impose à la deuxième place avec un taux de 5,5%, devant le Luxembourg (5,7%) et l’Autriche (6,0%).  Sans surprise, le taux le plus élevé a été enregistré en Grèce, où il culminait à 25,6% selon les dernières données disponibles, datant d’avril. Suivent l’Espagne (22,5%) et Chypre (16,2%). Le chômage des jeunes concernait en juin 3,18 millions de moins de 25 ans dans l’Union monétaire, soit 225.000 de moins qu’un an plus tôt.  Sur un an, le taux de chômage a le plus baissé en Lituanie (de 10,9% à 8,5%), en Espagne (de 24,5% à 22,5%) ainsi qu’au Portugal (de 14,3% à 12,4%). Les hausses les plus importantes sur un an ont quant à elles été enregistrées en Belgique (de 8,4% à 8,6%), en Italie (de 12,4% à 12,7%), en Autriche (de 5,7% à 6,0%) et en Finlande (de 8,6% à 9,5%). Dans l’ensemble de l’UE, le taux de chômage était de 9,6% en juin, soit 23,29 millions de personnes, parmi lesquelles 4,72 millions de moins de 25 ans.  L’inflation dans la zone euro est aussi restée stable en juillet, à 0,2% sur un an, a indiqué vendredi l’office européen des statistiques Eurostat en publiant une première estimation de cet indicateur. Ce chiffre est conforme aux attentes des analystes mais reste une déception pour la Banque centrale européenne (BCE), qui a mis en œuvre depuis plusieurs mois un vaste programme de rachats d’actifs pour faire repartir l’inflation à la hausse.  Parmi les principales composantes de l’inflation en juillet, les services devraient connaître le taux le plus élevé (1,2%, contre 1,1% en juin), suivis de l’alimentation, alcool et tabac (0,9%, contre 1,1% en juin), des biens industriels non énergétiques (0,5%, contre 0,3% en juin). En revanche, les prix de l’énergie ont continué de baisser en juillet (-5,6%, contre ?5,1% en juin). L’inflation sous-jacente – hors énergie, alimentation, alcool et tabac -, considérée comme plus révélatrice de la tendance, a toutefois légèrement accéléré à 1,0% en juillet contre 0,8% le mois précédent.  En Allemagne, première économie de la région, l’inflation a ralenti pour le deuxième mois consécutif à cause d’une nouvelle baisse des prix de l’énergie et de l’alimentation, Les prix allemands décélèrent depuis deux mois et rompent avec le redressement entamé au printemps, après avoir glissé en territoire négatif en janvier (-0,4%). En Espagne, l’évolution des prix a été nulle en juillet, affectée par la baisse des prix des carburants. En Belgique, l’inflation a ralenti en juillet, à 0,46%. En conclusion la France comme la zone euro subisse les conséquences du caractère faiblard de la croissance mondiale, conséquence cumulée avec des politiques économiques restrictives qui étouffent encore un peu plus la demande.

 

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