Profits : ça baigne pour les Banques européennes

Profits : ça baigne pour les Banques européennes

Alors que les marges des entreprises notamment industrielles ont du mal à retrouver un peu de santé, les profits des banques au second trimestre ont été particulièrement satisfaisants. Les dix plus grandes banques européennes, en termes d’actifs, ont dégagé un bénéfice net global de 11,4 milliards d’euros, au deuxième trimestre. Il faut remonter à 2011, précisément, pour retrouver pareil niveau de résultat, selon les données de l’agence Bloomberg. Certes l’activité de crédit a repris un peu sous l’effet de la légère reprise mais les gisements de profitabilité tiennent surtout à  la faiblesse des taux consentis aux banques par la BBE. En outre et surtout, les profits des banques trouvent leur origine dans les activités spéculatives. L’activité de prêt n’est plus essentielle pour les grandes banques car les grandes entreprises accèdent directement au marché financier. Par ailleurs les critères de prêt  sont de plus en plus sélectifs pour les PME,  ce qui diminue les risques (pour les banques mais pas pour les entreprises). À noter aussi que la BCE a racheté aux banques européennes nombre de créances douteuses notamment des obligations d’État en difficulté financière. La Société générale, avec un bénéfice net de 1,35 milliard d’euros, affiche même sa meilleure performance depuis 2007, avant l’éclatement de la crise financière. Et chacune des dix plus grandes banques européennes a enregistré au moins une croissance à deux chiffres de son résultat net. « Les résultats des banques européennes ont été bons, au deuxième trimestre. Certes, ils ont bénéficié de pas mal d’éléments exceptionnels, comme des cessions d’actifs, mais ils sont clairement à un bon niveau, en particulier grâce à un coût du risque [provisions pour risques d'impayés ; Ndlr] en forte baisse dans beaucoup de pays », confirme Jérôme Legras, responsable de la recherche au sein de la société de gestion Axiom Alternative Investments. Si le coût du risque a autant diminué, c’est grâce à une amorce de reprise économique au sein de la zone euro. « Le climat économique s’améliore progressivement en Europe », a affirmé Frédéric Oudéa, directeur général de la Société générale, lors d’une conférence téléphonique, le 5 août. « Après une stagnation de 2012 à 2014, l’activité économique est un peu meilleure en France, où nous prévoyons une hausse de 1,2% du PIB, cette année », renchérit François Pérol, président du directoire de BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne). Conséquence de cette amélioration de la conjoncture économique, les crédits sont enfin repartis à la hausse depuis mars, après des mois de recul. Au 30 juin, les encours de crédit des Banques Populaires et des Caisses d’épargne affichaient ainsi une hausse de 2,7% par rapport à l’année précédente. Une progression qui ressort à 2,2% pour le Crédit agricole, en France, et à 1,3% et à 0,8%, respectivement, pour les réseaux de la Société générale et de BNP Paribas dans l’Hexagone. Preuve que la politique monétaire ultra-accommodante de la BCE commence enfin à alimenter la demande de crédit. Moins chez les entreprises, cependant, que chez les ménages, comme le montrent le rebond du crédit à la consommation et l’accélération du crédit immobilier, la faiblesse des taux ayant entraîné une vague de renégociations de prêts à l’habitat.

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