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Président délégué de région : un nouveau job pour les politiques

Président délégué’ de région : un nouveau job pour les politiques

La France croule déjà sous le nombre de superstructures, d’autorités administratives et  politiques, d’élus locaux, de députés, de sénateurs, pourtant on va sans doute décider de créer un nouveau poste : celui de président délégué de région. Un poste hiérarchiquement entre le président et les vice-présidents. Cela pour combler le vide existentiel de certains élus des régions qui vont disparaître. Il est clair que ce vice-président délégué aura bien entendu besoin d’une superstructure de locaux de moyens financiers qui ne feront qu’ajouter au gaspillage actuel. Du coup la réforme territoriale complètement manquée du fait du maintien des départements sera d’autant plus ratée. La semaine dernière, Damien Alary annonçait, après une rencontre avec Manuel Valls, la création d’un poste de « président délégué » pour chacune des 13 nouvelles grandes régions. Une fonction qui s’intercalera entre « les vice-présidents et le président » et verra le jour à travers « un texte de loi » présenté à l’automne au Parlement. Depuis, l’actuel président de la région Languedoc-Roussillon, qui fusionne avec Midi-Pyrénées, fait l’objet de nombreuses critiques. Le ticket PS-PRG – validé fin juillet – prévoit un « quatuor » composé de Carole Delga (PS) et Damien Allary (PS), Sylvia Pinel (PRG) et Didier Cordoniou (PRG). En cas de victoire, la présidence de la région reviendra à Carole Delga et le poste de premier vice-président à Sylvia Pinel. « Il crée un poste et une loi pour lui. C’est hallucinant », dénonçait dans le JDD Gérard Onesta, son adversaire écologiste. « C’est la bonne petite cuisine au beurre de Solferino », complétait Philippe Saurel, le maire (ex-PS) de Montpellier.  Dans l’entourage du principal concerné, on se défend de toute « loi Alary ». « C’est une proposition qui émane de Paris. Il s’agira d’une mesure nationale pour assurer l’équilibre entre les territoires et une meilleure convergence des politiques publiques dans un esprit de bonne gouvernance. Et ce, dans toutes les régions qui fusionnent », indique au JDD.fr Renaud Holfer-Aubrac, le directeur de cabinet de Damien Alary. « Elle n’est absolument pas réservée à la seule région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées », ajoute-t-il. Contrairement au découpage géographique et aux compétences, la gouvernance n’était pas traitée dans la loi Notre (nouvelle organisation territoriale de la République). « Avoir une personne qui soit le garant de la bonne adaptation des politiques publiques de son territoire dans un espace plus grand n’est pas totalement saugrenu », renchéri également l’un des proches de l’actuel président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, qui rappelle que l’accord a été validé par le PRG. Dans Le Figaro, le candidat Les Républicains, Dominique Reynié, critiquait mardi une réforme qui « va coûter 114 millions d’euros » aux contribuables. « Avec la grande région, nous passerons de 32 élus composant les gouvernances du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées à – deux présidents et 30 vice-présidents – à 17, avec un président, un président délégué et 15 vice-présidents », lui répond Renaud Holfer-Aubrac. Malgré les critiques autour de cette annonce, Damien Alary n’a pas encore publiquement et personnellement réagi. Le 18 juillet, soit avant l’accord et la polémique, il déclarait dans Midi-Pyrénées Politiques : « J’irai au bout du binôme que je forme avec Carole Delga. Je suis favorable à un accord avec le PRG (…) Une absence d’accord avec le PRG peut faire perdre 2 ou 3 points au PS. Mais le fait que le Languedoc ne soit pas représenté peut en coûter 10 ou 12. » Reste à savoir quelle forme prendra ce futur « texte de loi » entérinant la création de la présidence déléguée. Pour l’heure, aucune précision n’a été donnée, ni par Damien Alary lors de sa conférence de presse, ni par Matignon. Tout juste sait-on qu’il sera présenté à la rentrée au Parlement. Mercredi, Le Canard Enchaîné évoque « une proposition de loi relative à l’organisation des exécutifs régionaux », qui serait soumise lors de la session extraordinaire qui débute le 14 septembre. Le texte devra être voté avant les élections régionales de décembre.

 

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