Immobilier : une relance par la baisse des prix

Immobilier : une relance par la baisse des prix

 

Interview d’ Henry Buzy-Cazaux ,t le président de l’Institut du Management des Services Immobiliers( Atlantico)

Henry Buzy-Cazaux : La baisse des prix constitue la raison majeure de la relance du marché. La solvabilité des ménages, c’est-à-dire leur capacité contributive, a fini par dicter sa loi au marché. Le phénomène a fait mentir ceux qui considéraient que le manque d’offre -on a même entendu le terme de « pénurie »- empêcherait les prix de baisser dans les zones tendues… Là comme ailleurs, le prix doit correspondre aux moyens des individus et des familles appelées à y vivre, et il était illusoire de croire que les étrangers, très minoritaires parmi les acquéreurs, allaient justifier des inflations de prix durables, même dans la capitale ou dans les métropoles de région. Au fond, après une douzaine d’années de hausse ininterrompue, on réalise que l’immobilier résidentiel est un marché comme un autre, qui ne peut s’abstraire de l’ajustement du prix des biens sur les budgets domestiques. On vérifie en outre qu’une correction des prix dynamise puissamment l’activité de la revente. Qu’en est-il des autres ressorts? Indéniablement, les taux d’intérêt bas ont été le deuxième catalyseur, mais il faut le relativiser: les banques ont durci depuis deux ans leurs conditions d’octroi des prêts. Derrière des taux alléchants, les critères de sélection ont exclu de l’accession une fraction des candidats à l’acquisition.

L’observatoire à l’origine de ce rapport précise que le taux d’effort, c’est-à-dire la part des revenus consacrée par les ménages à leur achat, se réduit sensiblement (27,4% en 2014 contre 32.1% en 2012). Qui sont les premiers à en jouir, quelles catégories sociales parmi les primo-accédants ?

Il est clair que des prix moindres et des taux d’intérêt bas modifient favorablement l’équation logement des accédants, et que leur taux d’effort s’en trouve allégé. C’est une heureuse nouvelle: on sait parfaitement qu’un taux d’effort facial d’un tiers des revenus rend la situation difficile: au-delà du crédit, il faut prendre en compte toutes les charges attachées au logement, et en pratique les familles d’accédants consacraient ces dernières années près de la moitié de leur budget au logement.

 

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