Nucléaire iranien : vers un accord

Nucléaire iranien : vers un accord

 

C’est laborieux mais on  est tout proche d’un accord. En cause notamment la réticence permanente de la France  dont la position se caractérise par une « fermeté constructive » a dit Fabius. Belle pirouette sémantique pour dire que la France met des bâtons dans les roues. Dans la matinée, John Kerry, secrétaire d’Etat américain, a dit son espoir d’un accord mais a souligné que des questions difficiles restaient à régler. « Je pense que nous sommes en train d’aboutir à de vraies décisions », a-t-il déclaré à la presse. « Je dirais donc, puisqu’il reste peu de choses à faire, que j’ai toujours de l’espoir. »  Plus tard, un haut responsable du département d’Etat américain a confirmé que des questions importantes n’étaient toujours pas réglées concernant le programme atomique de l’Iran, soupçonné en Occident d’avoir des visées militaires ce que Téhéran dément. « Nous n’avons jamais spéculé sur le calendrier de quoi que ce soit durant ces négociations et nous n’allons certainement pas commencer maintenant — d’autant plus que des questions importantes doivent encore être résolues », a-t-il écrit dans un courriel. En début d’après-midi, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a dit lui aussi son espoir que le groupe dit P5+1 (Etats-Unis, France, Russie, Chine, Grande-Bretagne et Allemagne) soit finalement engagé dans la dernière ligne droite de ces longues et tumultueuses négociations.  « J’espère, j’espère que nous rentrons dans la phase finale de cette négociation marathon », a dit le ministre français à son retour dans la capitale autrichienne, espérant que la « fermeté constructive » de la France permettra d’ »aboutir à la fin maintenant, rapidement, pour un résultat satisfaisant ». Signe qu’un accord se précise, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est arrivé dimanche à Vienne, où était attendu aussi son homologue chinois, Wang Yi. Ali Akbar Salehi, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, a déclaré pour sa part que les négociateurs avaient réglé la plupart des questions techniques relatives à la conclusion d’un accord. « Les discussions techniques sont presque terminées et le texte sur les questions techniques et leurs annexes est pratiquement bouclé », a-t-il dit à l’agence de presse Isna. Les diplomates réunis à Vienne soulignent toutefois que les questions importantes qui restent à régler sont d’ordre politique et non technique. Un haut responsable iranien s’est déclaré prudemment optimiste. « L’accord est aujourd’hui à portée de main », a-t-il dit à Reuters. « Mais certaines questions doivent encore être réglées par les ministres des Affaires étrangères. » L’Iran et le P5+1 se sont donné jusqu’à lundi, le 13 juillet, pour parvenir à un accord définitif. La Russie a demandé ces derniers jours, en cas d’accord, la levée rapide des sanctions internationales visant l’Iran, y compris l’embargo sur les armes. Cette dernière mesure, également réclamée par Téhéran, suscite de fortes réticences de la part des pays occidentaux, notamment des Etats-Unis dont le Congrès, dominé par les républicains, hostiles à tout assouplissement « prématuré », aura son mot à dire sur l’éventuel accord.

 

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