Grèce : Sarkozy dérape encore

Grèce : Sarkozy dérape encore

Décidemment Sarkozy encore manque uen occasion de se taire. En pleine négociation Bruxelles, il reprend à peu près mot pour mot les arguments de Merkel et joue contre la Grèce et la France. Un Sarkozy toujours revanchard. En effet à l’occasion du référendum grec il avait déclaré que Tsipras  devrait démissionner en cas de oui comme en cas de non. Avec la victoire massive du oui (même si elle est ambiguë), Sarkozy est largement désavoué et sa prise de position assez incompréhensible et irresponsable. En cause aussi la perspective de 2017 car Sarkozy ne souhaite pas que Hollande apparaisse comme celui qui aura sauvé la Grèce et le système monétaire européen. Nicolas Sarkozy a donc demandé dimanche à François Hollande qu’il « se ressaisisse »(ça veuet dire quoi ? NDLR) dans le dossier grec, et a jugé « préférable » d’arriver à un compromis, sans toutefois écarter l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro.  »Jamais l’Europe n’a eu autant besoin d’unité, jamais elle n’a eu autant besoin d’un leadership, d’un leadership franco-allemand. Et ces divisions n’ont pas de sens, compte tenu de la gravité de la situation. Elles ajoutent, me semble-t-il, à l’incertitude et à l’instabilité. Il faut que M. Hollande se ressaisisse et reconstitue une unité avec la chancelière allemande (Angela) Merkel », a déclaré M. Sarkozy à Bruxelles au sortir d’une réunion du Parti populaire européen, dont sont membres Les Républicains (ex-UMP). « Ce fut une erreur de laisser à penser, comme l’a fait M. Hollande depuis sept mois, à M. Tsipras qu’il pouvait avoir un chèque sans conditions de la part de ses partenaires de la zone euro sans faire les réformes dont nous avons besoin », a poursuivi M. Sarkozy. L’ancien président de la République a jugé « préférable » un « compromis » visant au maintien de la Grèce dans la zone euro. Mais « s’il ne devait pas y avoir de compromis, d’autres solutions devront être mises sur la table », a-t-il ajouté en réponse à une question sur un « Grexit » temporaire envisagé par l’Allemagne, hypothèse rejetée par François Hollande.  »La question n’est pas tant la question des modalités du plan que la question de la confiance« , a estimé M. Sarkozy, qui a de nouveau attaqué le Premier ministre grec Alexis Tsipras. Ce dernier « a menti à son peuple avant les élections et aujourd’hui est en train d’expliquer aux différents gouvernements européens qu’il est prêt à accepter ce qu’il a lui-même demandé aux Grecs de refuser il y a huit jours. Ca doit être un sujet de réflexion pour tous les Européens qui pourraient être tentés par le vote des extrêmes », a dit M. Sarkozy. « La très grande question qui est posée est: peut-on ou non avoir confiance en M. Tsipras, en sa parole, en ses engagements ? D’autant plus qu’il y a quelque chose qui a changé ces derniers jours, c’est qu’alors que le plan qui était proposé à juste titre me semble-t-il par la commission, c’était 7 milliards d’euros, aujourd’hui on parle de 75 milliards d’euros », a-t-il également déclaré.

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