Dette grecque : rififi entre le FMI et les européens

Dette grecque : rififi entre le FMI et les européens

La sortie surprise du rapport du FMI a été contestée par les européens en fait surtout l’Allemagne. Pour résumer le FMI estime qu’il faut une  aide supplémentaire de 50 milliards à la Grèce dans les 3 ans et alléger la dette globale. C’est justement ce que veut Tsipras. D’où la colère de Merkel qui à la limite vaudrait bien aider la Grèce mais à condition que cela ne se sache pas en Allemagne ! Finalement un rapport du FMI qui brouille encore un peu plus les cartes déjà très floues du referendum.  Lors d’une réunion du conseil d’administration du FMI mercredi, les membres européens de l’institution se sont interrogés sur l’opportunité de publier un tel rapport à trois jours d’une consultation populaire susceptible d’entraîner la Grèce hors de la zone euro en cas de victoire du « non ». Il n’y a pas eu de vote mais les Européens étaient manifestement minoritaires et les Etats-Unis, dont la voix est prédominante au sein du FMI, étaient nettement favorables à la publication du rapport, selon ces sources. »Cela n’a pas été décision facile », a dit une source du FMI impliquée dans ce dossier. « Nous ne vivons pas dans une tour d’ivoire ici. Mais l’UE doit comprendre que tout ne peut pas se décider en fonction de ses propres impératifs. » Tous les arguments ont été soupesés par le conseil d’administration, y compris le risque d’une récupération politique de ce document, mais l’opinion majoritaire était que tous les chiffres et tous les éléments de réflexion devaient être exposés de manière transparente avant le vote des Grecs. « Les faits sont têtus. On ne peut pas cacher les faits sous prétexte qu’ils peuvent être exploités », a dit cette source du FMI. La porte-parole du FMI, Angela Gaviria, a refusé de s’exprimer à ce sujet. La publication de ce rapport étale au grand jour les divergences entre le FMI et les institutions européennes, qui étaient contenues depuis des mois dans le huis clos des discussions. Le FMI juge que le fardeau de la dette grecque, qui représentait 177% du produit intérieur brut (PIB) fin 2014, ne peut être supporté par la Grèce qu’à la condition que ses partenaires au sein de la zone euro lui consentent de nouveaux prêts et une nouvelle restructuration de dette.

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