Défaut de la Grèce : une perte de près de 70 milliards pour la France

Défaut de la Grèce : une perte de près de 70 milliards pour la France

 

La question Grecque est passée du terrain économique et financier au terrain politique. Objectif : débarrasser la Grèce de Tsipras et de son gouvernement. Du coup, plus rien n’est rationnel. Chacun des deux camps campent sur sa position. En faiat le dialogue est complètement rompu, on attend les réactions des marchés fianaciers lorsque la Grèce ne pourra honorer sa dette de fin juin. Dès lors le défaut pourraiat être prononcé. Avec des conséquences incalculables, d’abord les créanciers vont perdre de l’argent. Les Etats notamment par exemple la France qui à terme perdrait 68 milliards, l’Allemagne 85 milliards. Une  paille ! Des conséquences évidemment dramatiques pour uene Grèce déjà au fond du trou. Des conséquences impossibles à évaluer sur le système monétaire européen et sur les marchés mondiaux. En clair, la bulle obligataire pourraiat éclater et les taux avec.  La dette grecque est aujourd’hui détenue pour 223 milliards par la BCE, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et les autres États membres de l’Union monétaire, et pour 33 milliards par le Fond monétaire international soit à environ 80 % par des institutions publiques. Les banques privées ont pour la plupart coupé les ponts avec la Grèce dès 2012. Elles ont toutefois payé le prix fort, en acceptant de renoncer à 70 % de leur créance, soit l’équivalent de 107 milliards d’euros. Ainsi, au delà des 223 milliards d’euros, détenus par le FESF et les États de la zone euro, «il faudra également éponger les 118 milliards d’euros que la BCE apporte actuellement aux banques grecques pour leur permettre de fonctionner», explique un bon connaisseur de l’institution. Ces fonds viennent en grande partie (à hauteur de 85 milliards d’euros) du programme ELA (emergency liquidity assistance), par lequel la banque centrale grecque octroie des prêts d’urgence aux banques du pays. «Pour la France, la facture s’élèverait ainsi à un peu plus de 68 milliards d’euros», explique Philippe Waechter, économiste en chef chez Natixis Asset Management. L’Allemagne récupérerait quant à elle un fardeau supérieur à 85 milliards d’euros. L’Italie serait à peine mieux logée que la France, l’Espagne récupérerait 10 % des sommes en jeu et ainsi de suite pour tous les autres pays de l’Union monétaire. D’autres ajoutent aussi la contribution du FMI, soit 33 milliards d’euros. Autant dire que, dans une Europe encore convalescente, la pilule serait impossible à faire passer. En France par exemple l’ardoise grecque représenterait entre 3000 et 4000 euros par foyer fiscal.. Mais pour Philippe Waechter chez Natixis Asset Management, il pratiquement impossible d’évaluer le coût réel d’un tel naufrage, «c’est la crédibilité de l’ensemble de la zone euro qui est en jeu».

 

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