Baisser les impôts de 100 milliards ( NKM)

Baisser les impôts de 100 milliards ( NKM)

 

C’est la proposition de NKM dans une  interview au Figaro. On ne sait pas si c’est une intention, une proposition à usage interne de l’UMP  ou une  vraie orientation, mais en tout cas c’est évidemment une  nécessité. Le choc indispensable et premier pour redresser le pays dont l’ attractivité a été plombée par la fiscalité. Reste à savoir si ce sera la programme de Sarkozy car cela suppose d’accepter un déficit budgétaire important pendant encore un temps.  

La majorité veut accélérer sur le prélèvement à la source de l’impôt. Y êtes-vous favorable ?

Le principe du prélèvement à la source est séduisant et ce n’est pas pour rien que ce sujet est le serpent de mer de la politique fiscale. J’y suis favorable à deux conditions : que cela ne fasse pas peser de contrainte supplémentaire sur les entreprises et que cela ne soit pas un préalable à une fusion entre l’impôt sur le revenu et la CSG qui se traduirait par toujours plus de progressivité de l’impôt. C’est-à-dire finalement un alourdissement de la fiscalité sur les classes moyennes. En ressortant ce sujet de ses cartons, la gauche cherche surtout à détourner l’attention du débat essentiel à mes yeux : celui du niveau de l’impôt.

Que proposez-vous ?

L’impôt ne doit pas être la résultante de décisions sur tous les autres paramètres. Il mérite une réflexion en soi. Notre haut niveau de prélèvements obligatoires n’est pas une fatalité. Trop, c’est trop ! Il y a maintenant urgence à baisser massivement les impôts. D’abord parce que le poids de la fiscalité pousse les jeunes talents à envisager leur avenir hors de France. Ensuite, parce que les entreprises sont confrontées à une très faible profitabilité et accusent un très fort retard en matière d’investissement, ce qui met notre appareil productif en péril. La divergence fiscale entre la France et l’Allemagne ne peut pas durer : l’écart de prélèvements pesant sur le secteur productif est chaque année de 120 milliards d’euros. Il faut impérativement se débarrasser de ce boulet.

 

Concrètement, comment comptez-vous faire?

Je propose de baisser les impôts sur le travail et le capital de 100 milliards d’euros dès 2017. Pour les deux-tiers, cette baisse doit se faire sur le travail, via surtout une baisse des cotisations patronales et sur la fiscalité pesant sur l’investissement, par exemple une accélération de l’amortissement. On le voit bien aujourd’hui : l’investissement est le moteur manquant de la reprise. Concernant les baisses d’impôt sur le capital, je ne préconise pas de supprimer l’ISF, compte tenu de sa charge symbolique, mais de baisser très fortement le taux supérieur, qui à 1,5% est quasiment confiscatoire, en le ramenant à moins de 0,5%. Il faut aussi déplafonner la faculté de payer son ISF par l’investissement dans les PME et les ETI. Plutôt que de les faire fuir, on doit encourager les capitalistes à financer l’investissement productif et l’emploi.

 

100 milliards, c’est considérable… Vous souhaitez donc laisser filer les déficits ?

Pas du tout ! En parallèle à la baisse des impôts, il faut baisser d’autant les dépenses publiques par de grandes réformes structurelles. Mais comme celles-ci prendront du temps à produire leurs effets, il faudra effectivement assumer un déficit plus important pendant quelques années. Non pas un déficit keynésien motivé par un soutien à la demande. Il ne s’agit pas de jouer les cigales ! Mais un déficit productif qui fournira les moyens de sa résorption. En fait, je propose de faire descendre les impôts par l’ascenseur, et les dépenses par l’escalier. On peut nous reprocher lors du dernier quinquennat d’avoir disjoint les choses, en commençant par la loi de soutien au pouvoir d’achat [la loi Tepa, NDLR], et en repoussant les réformes structurelles comme la TVA sociale en fin de mandat. Mais si la France attend d’avoir assaini ses finances publiques avant de baisser les impôts, elle risque de mourir guérie.

 

Mais la France a signé des engagements européens…

Qu’on ne tiendra jamais si on ne baisse pas d’abord les impôts. Il ne s’agit pas de négocier les fins de mois avec Bruxelles, comme on le fait depuis des années, mais de s’engager dès le début du quinquennat dans une trajectoire de réformes structurelles et de baisse d’impôts. D’autres pays l’ont fait avant nous, comme les Etats-Unis sous Kennedy ou Reagan, le Royaume-Uni sous Thatcher ou plus récemment avec David Cameron. Alors, oui, le déficit se creuse momentanément mais le pays se réforme dans le même temps. Personne ne peut croire que la seule austérité permettra de relancer la croissance et l’emploi. L’Europe a besoin d’une France forte.

 

Où trouvez-vous les 100 milliards de baisse de dépense ?

Il va falloir entamer une vaste réforme des retraites en relevant l’âge légal à 65 ans puis en instaurant un régime de retraite par points. Des économies sont également possibles sur les collectivités territoriales qui n’ont cessé d’augmenter leurs effectifs ces dernières années pendant que l’Etat se serrait la ceinture, notamment du temps de la « RGPP » de Nicolas Sarkozy. Il faut aussi lutter contre la fraude sur tous les fronts, mais avoir le courage de dire que cette lutte relève bien plus d’une question de justice que d’équilibre des finances publiques : les montants ne sont pas à la hauteur du problème. Le déficit de l’assurance-chômage tient d’abord au fait qu’il y a trop de chômeurs en France. Par ailleurs, une partie des baisses d’impôts pour les entreprises devra être financée par une véritable TVA sociale.

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