Travail au noir : + 25% en 2014, pourquoi ?

Travail au noir :  + 25% en 2014, pourquoi ?

Il y a deux raisons essentielles  à la croissance du travail au noir : le coût exorbitant des charges sociales et le chômage . Le travail au noir progresse comme le chômage . avec 3.5 millions officiels ,5 millions avec les petits boulots et 7 à 8 millions en réalité, les chômeurs contribuent forcément à la montée du travail  au noir même sils ne sont pas les seuls. En cause aussi les travailleurs détachés de pays étrangers dont les heures sont loin d’être toutes déclarées, d’autres formes encore.  Ce qui représenterait un manque à gagner de l’ordre de 25 à 30 milliards dans les caisses de l’URSAFF . en fait un phénomène inévitable avec la crise. Impossible d’être compétitif dans certains secteurs qui notamment travaillent beaucoup en sous-traitance ( bâtiments en particulier). D’autres secteurs sont aussi de plus en plus concurrencés comme l’agriculture. Compte tenu du nombre de chômeurs , l’économie collaborative se développe aussi avec ou sans échanges financiers. Théoriquement c’est donc un manque à gagner pour le recouvrement des charges sociales et pour la croissance qui n’est pas comptabilisée. Pourtant certaines activités n’existeraient pas si elles devaient subir le poids des charges. De la même manière le travail au noir génère aussi de la croissance ne serait-ce que par l’achat de matériel et de matériaux. Pour condamner le travail au noir il conviendrait donc de s’interroger d’abord sur le poids des charges sur le pouvoir d’achat et sur l’ampleur du chômage. Le montant total des redressements imposés par les Urssaf pour  » travail dissimulé  » s’est donc élevé à 401 millions d’euros en 2014, contre 320 millions l’année précédente, une hausse de 25 %, affirment mardi les Échos et dix fois plus qu’en 2004 .  ce n’est pas la fraude qui augmente, mais les contrôles et la répression qui sont plus efficaces. 82% des contrôles aboutiraient ainsi à une sanction financière. Autre explication : les inspecteurs de l’Urssaf croisent de plus en plus leurs données avec celles de l’office de lutte contre le travail illégal, celles de l’inspection du travail ou encore celles des impôts.  Au total, puisque son action ne concerne pas que la lutte contre le travail au noir, l’Acoss qui est la caisse nationale du réseau des Urssaf, a récupéré en 2014 1,46 milliards d’euros de régularisations diverses. Selon un rapport Conseil économique et social publié il y a un an, le travail au noir représentait 20 à 25 milliards d’euros de cotisations patronales et salariales en moins dans les caisses de l’Urssaf pour la seule année 2012.

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