L’âge de la retraite repoussé à 67 ans ?

L’âge de la retraite repoussé à 67 ans ?

Doucement on s’oriente vers un recul de l’âge de la retraite à 67 ans , pas l’âge légal, mais l’âge pour toucher une retraite pleine avec les complémentaires. De toute manière ce ne sera qu’uen étape eu égard aux déficits et de la sécu et des caisses complémentaires. Bref du bricolage car la question centrale est celle de la démographie et d’un déséquilibre de plus en plus inquiétant entre nombre d’actifs et de retraités. Il est clair aussi quel’ absence de croissance et de cotisations plombent aussi les caisses. La cour des comptes avait déjà attiré l’attention sur la catastrophe qui se ^prépare.  Après dix années de bonne santé financière, les déficits s’accumulent tant depuis 2009 qu’à court terme, quel que soit le scénario retenu, « l’épuisement des réserves à échéance rapprochée » semble inéluctable. Pour les 18 millions de salariés concernés (Arcco) et, surtout, 4 millions de cadres, cette prédiction est d’autant plus inquiétante que la part complémentaire de leur pension avoisine souvent 30 %, 50 %, voire davantage de leur retraite globale… Non seulement, estime la Cour dans ce rapport. , il faut prendre des mesures d’urgence (notamment en demandant un nouvel effort aux cadres et en réformant la gestion des caisses), mais cela n’y suffira pas. Les magistrats de la rue Cambon font aussi allègrement sauter le verrou symbolique d’un nouveau recul de l’âge du départ à la retraite. C’est écrit noir sur blanc : la Cour envisage comme solution un recul de l’âge moyen de départ à la retraite de deux années, obtenu — comme cela est précisé en note de bas – « par un recul d’autant des âges légaux de départ à la retraite ». L’idée d’un abattement dégressif revient par exemple sur la table pour les pensions complémentaires perçues avant 67 ans. Pour un départ à la retraite à 62 ans, la décote atteindrait 40 %, puis 30 % à 63 ans, 18 % à 64 ans, 2 % à 65 ans et 1 % à 66 ans.  L’objectif principal de ces décotes est bien de repousser l’âge de départ à la retraite et non d’augmenter les cotisations comme le réclamaient certains syndicats. Le Medef assure qu’avec cet abattement dégressif, les économies seraient de 2,3 milliards d’euros par an, pour atteindre un montant total de 8,3 milliards d’euros d’ici à 2020 et 17 milliards d’ici à 2040. Autre piste évoquée par le patronat, la baisse du taux de réversion, c’est-à-dire la part de la pension du défunt versé à sa veuve ou son veuf, qui passerait de 60 à 55 %. Une mesure qui ne ferait économiser que 100 millions d’euros d’ici à 2030. Ces propositions ont du mal à passer chez les syndicats de salariés. « Les efforts demandés sont excessifs, » estime par exemple Jean-Louis Malys, le négociateur de la CFDT, qui ajoute : « il est inacceptable de partir sur ces bases ». La CFDT est favorable à une fusion des deux caisses complémentaires en un « régime unifié » d’ici à 2019, mais cette piste fait craindre à la CFE-CGC et à la CGT la fin du statut des cadres. Toutes ces mesures seront discutées dans la négociation paritaire qui démarre mercredi prochain. Elles s’appliqueraient pour les retraites prises à partir du 1er janvier 2017, pour ceux qui seraient nés après 1957. Les partenaires sociaux, patrons et syndicats de salariés ont jusqu’à fin juin pour négocier le retour à l’équilibre des régimes Arrco et Agirc.

 

 

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