Grèce : le poker menteur continue

Grèce : le poker menteur continue

Bruxelles continue de défendre uen ligne dure en affirmant qu’il est hors de question d’annuler la dette Grecque. De son coté le gouvernement grec considère qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir comme la baisse des salaires et des pensions ; En réalité l’Europe est coincée et devra composer avec un étalement de la dette. Si la Grèce devait faire défaut c’est 320 milliards qui s’envoleraient dont par exemple 40 milliards pour la France et 60 milliards pour l’Allemagne. Le combat de coqs entre Bruxelles et la Grèce relève donc du poker menteur car finalement il y aura nécessairement un accord car chacune des deux parties aurait plus à perdre ( surtoutl(‘Europe) d’un désaccord que d’un compromis. De ce point de vue,  la dernière prise de pistions de Bruxelles est significative du bluff actuel.  Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro a indiqué dans une interview au journal Le Monde qu’il serait « impossible politiquement » d’effacer la valeur nominale de la dette grecque, même s’il est possible d’aménager les créances.  »La discussion sur l’allègement de la dette n’est pas taboue. La seule chose impossible politiquement c’est un effacement de sa valeur nominale (320 milliards d’euros environ », a dit Jeroen Dijsselbloem, qui en tant que président de l’Eurogroupe joue un rôle clef dans les discussions en cours avec Athènes. Le Néerlandais a rappelé qu’un tel « allègement » avait été évoqué dès novembre 2012 au niveau européen, à condition que le gouvernement grec remplisse les conditions posées par ses partenaires. Un « allègement » de la dette grecque pourrait par exemple passer par un rééchelonnement, ou des échanges de titres. Un « effacement » serait une initiative plus radicale, forçant les créanciers de la Grèce, parmi lesquels les Etats européens, le Fonds monétaire international et la banque centrale européenne, à inscrire des pertes dans leurs comptes. La gauche radicale Syriza au pouvoir à Athènes avait fait campagne sur un effacement pur et simple d’au moins une partie de la dette de la Grèce, qui représente plus de 175% de son produit intérieur brut, c’est-à-dire de la valeur créée par son économie en une année. Le sujet est ensuite passé à l’arrière-plan des négociations du pays avec ses créanciers, qui portent davantage sur les liquidités dont Athènes a besoin à très court terme sous peine d’asphyxie financière. Mais la question de la dette grecque est revenue sur le tapis ces derniers jours. Elle suscite des tensions entre les créanciers d’Athènes, plus précisément entre le FMI, qui plaide pour un effacement partiel, et les Européens, pour lesquels il s’agit d’une ligne rouge. Que Jeroen Djisselbloem s’est donc chargé de rappeler.

 

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