Archive mensuelle de avril 2015

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Compte Personnel d’Activité : une nouvelle usine à gaz

Compte Personnel d’Activité : une nouvelle usine à gaz

 

A défaut de compétences économiques et sociales le gouvernement a recours à l’ingénierie sémantique pour inventer des usines à gaz. Le compte personnel d’activité sera une sorte de carnet de travail suivant le salarié pendant toute sa vie et cumulant ses différents droits sociaux. Une bonne idée en apparence mais qui pourra se retourner contre le salarié si le cumul des droits fait peur au nouveau patron. Sans parler de la complexification administrative si par exemple le patron doit gérer les cotisations à 50 mutuelles complémentaires .  Certains droits ne pourront en effet pas être «  portables ». déjà en ce moment nombre d’entreprise préfèrent embaucher un jeunes pour remplacer un plus ancien aux charges top lourdes.  Les Français vont devoir s’habituer à un nouvel acronyme: le CPA, pour Compte Personnel d’Activité. Manuel Valls a annoncé mercredi que la loi sur le dialogue social, qui sera présentée le 22 avril en Conseil des ministres et votée d’ici à juillet, créera le CPA. Destiné à entrer en vigueur au 1er janvier 2017, il regroupera plusieurs droits et suivra la personne tout au long de sa vie active. L’exécutif veut aller plus loin. Il a chargé les syndicats et au patronat de négocier, en 2016, les contours et le fonctionnement de ce nouvel outil. Mais il fait déjà connaître ses objectifs. «Il serait bon de procéder par étapes et que le CPA regroupe d’abord les droits liés à l’emploi et la formation», explique une source gouvernementale. Soit les actuels compte personnel de formation, compte pénibilité, compte épargne-temps (qui deviendrait portable), et éventuellement les droits rechargeables à l’assurance-chômage. Les mutuelles et la prévoyance ne seraient pas intégrées immédiatement – cela serait trop complexe. Surtout, le gouvernement souhaite des passerelles entre les droits. «Par exemple, des jours accumulés sur le compte épargne temps pourraient être transformés en jours de formation», explique-t-on à Matignon. Au Medef, on trouve l’idée «intéressante», à condition que ce CPA, gage de sécurité pour les salariés, aille de pair avec des réformes introduisant plus de «flexibilité, notamment pour rompre le contrat de travail». L’UPA (artisans) est plus dubitative et craint que cet outil «complexifie les tâches administratives des chefs d’entreprise». Même son de cloche à la CGPME.«Attention à l’effet sac à dos. Le chef d’entreprise ne voudra pas embaucher un senior susceptible d’avoir accumulé beaucoup de droits à prendre», alerte Jean-Eudes du Mesnil, son secrétaire général. «Je redoute l’usine à gaz», avoue même un syndicaliste. Au gouvernement, on rétorque que des limites seront fixées, qu’il s’agit d’articuler des droits existants déjà, que l’entreprise recruteuse ne subira pas de surcoût et qu’elle pourra avoir intérêt à embaucher une personne ayant des capacités de formation.

Valls : « je suis de gauche »…..depuis quand ?

Valls : « je suis de gauche »…..depuis quand ?

 

C’est fait, Valls est désormais de gauche. Cela depuis qu’il a repoussé après les vacances la hausse de 0.5% des péages d’autoroutes et qu’il a confirmé le compte personnel d’activité ( c’est quoi ce machin ?).  Apparemment les frondeurs sont satisfaits, les écolos aussi. Pas étonnant tellement les apparatchiks sont éloignés des réalités économiques et sociales. Valls compris qui n’a pratiquemenet jamais travaillé et qui suivi le cursus des apparatckiks. En fait c’est du rafistolage politique et les mesures d’affichage  suffisent pour satisfaire ces oligarques. Manuel Valls a assuré mercredi prendre des mesures économiques « de gauche » à même de satisfaire le Parti socialiste tout en assurant s’adresser en priorité aux Français et non à une « formation politique ». La présentation par le Premier ministre d’un train de mesures pour l’investissement et l’emploi se fait dans un contexte de fébrilité au PS, où la gauche du parti fait entendre sa voix à deux mois du congrès de juin à Poitiers.  Les partisans de la maire de Lille Martine Aubry, influente au sein du parti majoritaire, ont reporté une réunion prévue mardi en attendant les annonces dévoilées mercredi.  Le Premier ministre a notamment confirmé la création d’un compte personnel d’activité et le gel des tarifs autoroutiers, des mesures susceptibles de convenir aux défenseurs d’une politique plus « à gauche » du gouvernement.  Interrogé sur la solidité du soutien à sa politique au sein du PS, Manuel Valls s’est défendu de s’adresser à son seul camp tout en affirmant mener une politique sociale.   »Nous ne sommes pas dans un dialogue au sein d’une formation politique, nous sommes dans une relation directe avec les Français qui émettent depuis longtemps déjà des messages », a dit le Premier ministre lors d’une conférence de presse à l’Elysée. Dix jours après le second tour des élections départementales perdues par son camp, le chef du gouvernement s’est fait le chantre d’une « gauche efficace et utile pour tous les Français ». Les partisans de Martine Aubry, une des dirigeantes de la gauche du PS, doivent décider avant la fin de la semaine de déposer ou non une motion au congrès du PS.  L’ancien ministre Benoît Hamon, un des chefs de file de la gauche du PS, a fait savoir pour sa part son intention de déposer avec « les frondeurs et d’autres » une motion dans le but « d’infléchir vers davantage de mesures favorables à l’amélioration de la vie quotidienne des Français ». Manuel Valls a déclaré ne pas craindre une nouvelle fronde de son camp qui l’obligerait à avoir recours à une adoption en force du texte sur le dialogue social – comme il l’avait fait mi-février pour la loi sur la croissance et l’activité.   »Il n’y a aucune raison qu’il n’y ait pas un soutien, et le plus large possible », a-t-il dit à propos du texte appelé à être adopté avant l’été.  Alors qu’écologistes et socialistes viennent d’amorcer une reprise de dialogue, la secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, a accueilli favorablement les annonces du Premier ministre.   »Aujourd’hui, qu’on mette sur le devant de la scène des éléments d’une reprise d’activité liée à l’investissement me semble évidemment très important, a-t-elle déclaré devant la presse parlementaire.

 

Chômage : pas inversion avant 2016 (Sapin)

Chômage : pas inversion avant 2016  (Sapin)

 

Sapin change discours , pas d’inversion du chômage avant 2016, exactement le contraire de ce qu’il n’avait cessé de proclamer quand il était ministre du travail. Et grande découverte aussi depuis qu’il est ministre des finances «  si la  croissance est au rendez-vous, l’économie de devrait recréer des emplois.. » déclare-t-il dans le Figaro. Il aura donc fallu presque 3 ans pour cet « expert » incontesté ‘ par  « l’intelligentsia » des apparatchiks s ’aperçoive que l’emploi dépendait de la croissance. Une découverte aussi de Valls qui il y a quelques jours disait la même chose pour la première fois. Ce qui signifie qu’en fait la France a perdu 3 ans en imaginant que les emplois pouvaient naître miraculeusement du ST Esprit ou par des subventions publiques( emplois jeunes, contrats de génération etc.). Mais Sapin persiste quand même dans l’illusion en promettant désormais un redressement puissant et rapîdesp.des marges Une contre vérité évidemment car Sapin fait l’impasse sur la baisse des prix à la production, aussi sur le vieillissement de l’appareil productif ,enfin sur le manque de vigueur de la reprise. Une telle incompétence à ce niveau de responsabilité rend compte du monde virtuel dans lequel vit Sapin, le PS au-delà les produits de l’ENA.  Selon les dernières prévisions de l’Insee, le taux de chômage continuera d’augmenter en France au rythme de 0,1 point par trimestre en 2015 pour atteindre au 30 juin 10,2% en métropole (10,4% en incluant l’Outre-mer). Michel Sapin table sur un redressement « rapide et puissant » du taux de marge des entreprises, notamment grâce aux mesures annoncées mercredi par le Premier ministre, Manuel Valls, en faveur de l’investissement, qui devrait, selon lui, effectuer un « rebond marqué » en 2016. Mais concernant la croissance, le ministre des Finances s’en tient aux prévisions déjà publiques du gouvernement. « Notre scénario macroéconomique se veut prudent et réaliste », explique-t-il. « Nous maintenons notre prévision de croissance à 1,0% cette année et nous anticipons ensuite 1,5% en 2016 et 2017. » « Cette prudence est un choix délibéré qui vise à redonner à la France toute sa crédibilité », ajoute-t-il. « Nos prévisions de croissance doivent maintenant être considérées comme des objectifs ‘plancher’ et non pas comme des ‘plafonds’, quitte à constater de bonnes nouvelles par la suite. »

 

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Plan de soutien aux investissements de Valls : trop tard, trop peu

Plan de soutien aux investissements de Valls : trop tard, trop peu

 

Valls annonce aujourd’hui son plan d’investissement mais c’est trop tard et trop peu. Trop tard car il faut un temps pour entrainer la croissance, trop peu parce que 500 millions c’est presque un gadget au regard des besoins de l’ordre de 10 milliards. La baisse de investissements est en effet catastrophique en zone euro ( et en France particulièrement), des investissements dont le montant est encore inférieure à de 20% a ce qu’il était avant la crise. Et ça continue de diminuer en France. En cause le manque de confiance, la baisse des investissements publics, le manque de lisibilité de la situation internationale qui joue au yo-yo et n’est pas réellement encore t sortie de la crise. Or l’ investissement est capital pour moderniser l’appareil de production et soutenir la croissance. Pour l’INSEE, : une prolongation de la faiblesse de l’investissement pourrait traduire « des difficultés structurelles empêchant les entreprises françaises de bénéficier pleinement de [l']environnement favorable : la croissance en serait bridée et risquerait alors à nouveau de décevoir ». C’est bien parce qu’il craint ce scénario que Manuel Valls veut inciter les PME à investir rapidement grâce à une carotte fiscale, via un mécanisme d’amortissement accéléré. « C’est une mesure de trésorerie, décrypte Denis Ferrand. Dans un premier temps, l’entreprise paiera moins d’impôt sur les sociétés, mais cela n’augmentera pas la rentabilité de l’investissement sur l’ensemble de la durée de vie de l’utilisation de l’appareil de production. » En clair, le gouvernement veut à tout prix afficher des résultats rapides, pour sauver, si elle peut encore l’être, l’élection de 2017.  Nombreux sont les économistes qui s’inquiètent d’un déficit chronique d’investissement des entreprises françaises.

 

Augmentation des péages : Ségolène recule….après les vacances ?

Augmentation des péages : Ségolène recule….après les vacances ?

 

Ségolène suit de près les réactions et les sondages, elle recule donc l’augmentation des péages sans doute après les vacances. A priori, les tarifs des péages n’augmenteront pas de 0,57% au 1er juin. Du moins la ministre de l’Écologie et de l’Énergie Ségolène Royal a-t-elle affirmé sur France Inter mercredi 8 avril :« Je ne confirme pas ce chiffre, dans la mesure où les discussions sont toujours en cours ». « Ce ne sera pas cela, ce sera peut-être un peu, ce sera peut-être pas du tout, c’est ce qui est en train d’être négocié » Et pour cause, lundi plusieurs médias avaient affirmé qu’un accord avait été conclu prévoyant une hausse de 0,57% du tarif des péages au 1er juin mais aussi l’engagement des sociétés d’autoroutes à lancer un plan d’investissement de trois milliards d’euros. Une augmentation de 0,57% était prévue initialement au 1er février mais les tarifs des péages ont été gelés par le gouvernement, afin de renégocier avec les sociétés d’autoroutes. Filiales pour la plupart des géants français du BTP Eiffage et Vinci, ainsi que de l’espagnol Abertis, les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) exploitent 9.048 kilomètres d’autoroutes françaises, sur les 11.882 existants. Ségolène est donc vraiment indispensable au gouvernement comme elle l’affirme elle-même. En effet  à en croire la ministre de l’Ecologie elle-même, interviewée dans les colonnes de Sud-Ouest ce lundi, ce serait le cas. Et tant pis pour la modestie. Dans le détail, celle qui a fait son retour à la table du conseil des ministres il y a un an se dit capable de « concilier ce qui paraît inconciliable », en citant comme exemple  » la question du nucléaire ». « Et ça, c’est grâce à mon expérience de vingt-cinq ans d’élue de terrain et au fait que je ne m’en laisse jamais compter », justifie-t-elle au quotidien régional. Des qualités qui, toujours selon la principale intéressée, feraient d’elle un élément indispensable de l’équipe gouvernementale. Et de résumer le tout en une phrase: Ce n’est pas la première fois que la ministre de l’Ecologie fait ce genre de déclarations. En mai l’an passé, au cours d’un entretien accordé à nos confrères de Paris Match, Ségolène Royal avait déclaré être « enfin à sa place » après son retour dans le rang des ministres. « Je suis à ce poste parce que je suis compétente. Peut-être même la plus compétente », s’était-elle alors targuée. Pour l’humilité, en revanche, il faudra repasser. Parmi ses exploits à signaler son recul sur les tarifs d’autoroutes,  son recul sur Fessenheim, ses atermoiements pour la circulation alternée à Paris, les autoroutes  ses silences pour Notre dame des Landes, pour Sivens. Bref en matière d’écologie elle est curieusement absente mais ce qui ne l’empêche de parler sur d’autres sujets …..et surtout elle-même. Ou quand un personnage dépasse sa caricature .

 

 

Sarkozy: « Bayrou, c’est comme le SIDA…Quiconque le touche meurt! »

 

Sarkozy: « Bayrou, c’est comme le SIDA…! »

Officiellement la question des primaires est réglée à l’UMP, à la satisfaction de tous disent les grands médias. Tu parles ! les primaires doivent être le plus largement ouvertes comme le souhaitent notamment Juppé ou NKM. En fait pour Sarkozy pas question du Modem. Seulement l’UDI qui veut aussi des primaires avec le Modem. Alors que le Modem a réaffirmé son soutien à Alain Juppé pour les primaires à l’UMP, le président de l’UMP Nicolas Sarkozy aurait, selon Le Parisien déclaré auprès de quelques proches: Une petite phrase qui en dit long sur les relations entre les deux hommes : « Bayrou, c’est comme le SIDA…Quiconque le touche meurt! » . Pour ces primaires, Nicolas Sarkozy souhaite au plus vite faire entrer les centristes dans la primaire. « Plus il y aura de centristes candidats à la primaire, plus les voix de Juppé seront éparpillés. C’est la stratégie de Nicolas Sarkozy » explique un responsable cité par le quotidien. Effectivement Sarkozy encourage le plus grand nombre de candidatures qui va permettre une dispersion des voix. En interdisant au Modem de participer il prive Juppé du soutien de Bayrou et de ses troupes. Or, dans le camp Juppé, on «souhaite une primaire la plus ouverte possible (…) y compris jusqu’au Modem. Même son de cloche du côté de NKM, qui prend une nouvelle fois le contre-pied de Sarkozy. «Oui», déclarait-elle il n’y a pas longtemps elle, les électeurs de Bayrou pourront participer. La députée de l’Essonne veut des «primaires de l’alternance, c’est-à-dire des primaires où on ne vous demande pas ce que vous avez voté en 2007, en 2002 et en 1981, on vous demande: qu’est-ce que vous voudriez voter en 2017 ?». Outre la question des participants, se pose celle du calendrier ; Sarkozy semble bien décidé à rester à la tête de l’UMP le plus longtemps possible pour en démissionner  comme le prévoient les statuts mais  le plus tard possible. 

Grève des contrôleurs aériens : contre la retraite à 59 ans

Grève des contrôleurs aériens : contre la retraite à 59 ans

Les contrôleurs protestent notamment contre la retraite à 59 ans ( 57 ans actuellement). Dans le même temps dans le privé il faut attendre 67 ans pour une  retraite pleine. Un âge encore provisoire dans le privé car avec les déficits des régimes complémentaires de la sécu on va s’orienter sans doute vers 69 ans. Les réserves financières de l’Agirc seront à sec en 2018 ; celles de l’Arrco en 2027. Une fusion repousserait cette date fatidique à 2025 sans toutefois régler le problème à sa source et en amputant de deux ans l’échéance de banqueroute pour l’Arrco. . . L’âge légal serait quant à lui repoussé de 67 ans à 69 ans pour les salariés nés après 1959. Ces deux mesures cumulatives permettraient de faire durer les réserves des deux régimes complémentaires constituées dans les années fastes au-delà de 2030. Lé sécu , elle, en déficit chronique devra  s’aligner progressivement  sur le report de l’âge de la retraite prévu par les régimes complémentaires. Pour le moins il y a donc une « légère »différence de traitement entre le privé et le public.  Le SNCTA, premier syndicat parmi les 4000 contrôleurs aériens indique sur son blog qu’une réunion de conciliation mardi matin sur la grève des 8 et 9 avril n’a pas abouti. Il demande aux aiguilleurs du ciel de poser des préavis de grève pour trois périodes: du mercredi 8 au jeudi 9 avril, du 16 au 18 avril et du 29 avril au 2 mai. Le syndicat réclame des négociations sur l’organisation du travail. «Les périodes de pointe et de creux vont s’accentuer au cours des cinq prochaines années, en raison notamment du développement des low-costs mais rien n’a été prévu pour y faire face, explique Roger Rousseau du SNCTA. Deuxième motif de revendication: «la réglementation européenne pour exercer notre métier s’est complexifiée et nous voulons éviter l’amoncellement des règles», dit le syndicaliste.

 

Paris : nouvelle alerte à la pollution

Paris : nouvelle alerte à la pollution

 

Nouvelle alerte à la pollution à Paris avec évidemment des conséquences sur la santé, plus généralement sur les équilibre environnementaux et humains.  La maire de Paris et le président de la région demandent à l’Etat de prendre, « dès maintenant », des mesures. Le préfet tient une réunion ce mercredi, pour éventuellement déclencher le seuil d’alerte – et réduire la vitesse de 20 km/h. Selon Airparif, l’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air en région parisienne, le niveau d’information sera atteint ce mercredi. Sans attendre, Anne Hidalgo et Jean-Pierre Huchon, respectivement maire de Paris et président du conseil régional d’Ile-de-France, ont demandé mardi à l’Etat de « planifier dès maintenant » les mesures à prendre pour faire diminuer les niveaux de pollution. Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, a demandé au préfet de réunir les élus de la région ce mercredi, et d’être « prêt à déclencher le seuil d’alerte ». Qui prévoit une réduction de la vitesse de 20 km/h, l’interdiction de l’épandage, de la pulvérisation d’engrais, la réduction de la pollution industrielle… Bref, il n’est pas question pour l’heure de circulation alternée, mais cela « peut faire partie des discussions » du jour, a ajouté la ministre. Car la décision d’une telle mesure d’urgence revient aux services de l’Etat, et pas aux élus locaux…Un mesure d’urgence qui se justifie d’abord par ses conséquences sur la santé. Car cette pollution favorise le réchauffement climatique  qui  a tout d’abord un impact direct sur les populations vulnérables: les personnes âgées, les jeunes enfants et les individus en situation précaire. Selon le rapport, le nombre de morts augmente dès que la température moyenne dépasse les 25°C. Le réchauffement favoriserait aussi l’apparition de phénomènes extrêmes, en particulier des canicules, et ferait des ravages dans une population toujours plus vieillissante. Enfin le rayonnement solaire provoquerait aussi, par sa composante UV, l’apparition de cancers ou de mélanomes cutanés: ceux-ci ont augmenté de 45 % chez les hommes et de 19% chez les femmes entre 1990 et 2010. Les maladies infectieuses pourraient avoir des dynamiques inédites et atteindre de nouvelles régions. En effet, «les changements climatiques peuvent modifier et rendre imprévisibles les évolutions d’espèces microbiennes» et ainsi avoir «des effets directs et immédiats sur le paysage infectieux auquel est confrontée notre espèce», prévient l’étude. Le moustique vecteur de la dengue Aedes albopictus est par exemple présent dans le sud-est de la France depuis 2010. Si son implantation est le fruit de l’intensification des échanges internationaux et de l’usage massif d’antibactériens induisant des résistances accrues, le réchauffement climatique y a aussi contribué, estime le Haut conseil de la santé publique. Mais certains dangers sanitaires sont aussi imprévisibles. Le rapport recommande de ne pas «réduire les conséquences du changement climatique à des relations simples de cause à effet». En effet, le réchauffement augmente les risques d’incendie et de submersion/inondation des littoraux très concentrés en population, et selon le rapport, il faudrait «dès à présent envisager certaines relocalisations».

Immobilier : la confiance revient ! où ça ?

Immobilier : la confiance revient ! où ça ?

 

Offensive des lobbies immobiliers pour faire croire que le marché est reparti. Curieuse cette phrase dans un grand média « Selon le bilan 2014 de la Faim, les prix au mètre carré baissent sans relancer les transactions. Depuis janvier, les professionnels de l’immobilier observent une reprise, toujours dopée par des taux bas. » . On observerait uen reprise mais où ? Il suffit de lire l’article entièrement pour vérifier qu’il s’agit d’uen incantation :

« La prudence des Français met les nerfs des agents immobiliers à rude épreuve. Les taux d’intérêt historiquement bas, des prix au mètre carré en baisse de 1,7 % dans l’ancien et de 0,4 % dans le neuf (appartements) sur l’année 2014, n’ont pas réussi à stimuler le marché. Et peu importe que les prix soient particulièrement en chute en Lorraine, Centre, Bourgogne ou encore Franche-Comté. Selon l’étude annuelle de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), dévoilée cette semaine, le nombre de ventes dans l’ancien a diminué de 2,4 % sur la France entière en 2014 par rapport à 2013. Même l’Île-de-France, réputée dynamique, a été touchée avec une baisse de 1,1 % du nombre de transactions. La palme revient à la région Poitou-Charentes (– 6,7%), suivie du Centre (–5,7%), et de l’Aquitaine (– 4,7 %). « Le tableau n’est pas si sombre, il est même contrasté, nuance Jacky Chapelot, président adjoint de la Fnaim. Certes, les villes moyennes souffrent, comme Limoges, Laval, Bourges, Vichy ou encore Mâcon. Mais dès que l’économie est dynamique, le territoire devient attractif. C’est le cas de Bordeaux, de Toulouse et d’une partie de Montpellier. Rennes et Nantes restent solides. Tout comme Lille ou Strasbourg. » Les ventes de biens à moins de 200.000 € reprennent Le marché a-t-il touché le fond avant de rebondir? Jacky Chapelot se veut optimiste : « Depuis janvier, les professionnels ont le sentiment d’un frémissement sur les biens à moins de 200.000 €. Toutes les régions sont concernées. C’est particulièrement sensible dans le Centre, la Champagne-Ardenne, la Franche-Comté. À Paris, les surfaces à moins de 500.000 € commencent aussi à s’échanger. Les primo- accédants, c’est-à-dire les jeunes qui achètent pour la première fois, font un retour progressif. »  Pour autant, la Fédération nationale de l’immobilier ne milite pas pour une reprise conséquente de la construction de logements neufs. L’année dernière, les mises en chantier ont chuté de 11,3 % pour atteindre 356.200 unités. Un chiffre nettement inférieur à la moyenne des dix dernières années. Mais pour Jacky Chapelot, le salut viendra plutôt de la reprise de l’investissement immobilier à vocation locative dans l’ancien. « Les 70.000 acquéreurs par an sur ce marché doivent être encouragés. Nous avons besoin de ces particuliers qui achètent pour louer avec un objectif patrimonial. En trois mois, ils peuvent mettre un bien en location. Alors qu’il faut plus de trois ans pour construire un logement neuf et parvenir à le mettre sur le marché. » Les professionnels croisent les doigts. Le retour de la confiance devrait se confirmer pour l’année 2015. Les fondamentaux sont là : les prix vont poursuivre leur baisse, les banques continueront de prêter à faible taux, les aides pour l’accession à la propriété produiront leur plein effet, la démographie reste dynamique. Enfin, la baisse de l’euro par rapport au dollar et surtout la livre sterling laissent espérer le retour des investisseurs étrangers dans les maisons secondaires en régions ou les pied-à-terre parisiens. ». Tout cela masque une autre réalité, les acheteurs sosnt encore attentistes car il espèrent à juste titre de nouvelles baisse des prix.

 

« Ne pas attendre la croissance comme on attend la mousson » ( Macron)

« Ne pas attendre la croissance comme on attend la mousson » ( Macron)

Les premières pluies ne feront pas repousser une forêt d’emplois, c’est en substance le message de Macron ; Un Macron de ce point de vue réaliste puisqu’il sait que la France ne fera guère plus de 1 % de croissance en 2015 , ce qui sera bien insuffisant pour retrouver un solde positifs d’emplois. Mais d’une certaine manière c’est quand même un peu la méthode Coué qui est reprise par le ministre de l’économie qui ne cesse de vanter le contexte favorable et même les effets du CICE dont les premières évaluations montrent qu’elles n’ont pourtant pas réer un choc positif en matière d’embauches, tout au plus ce CICE a-t-il permis de freiner les licenciements. . En réalité cela relève davantage de l’incantation que de l’analyse économique pertinente. Peut-être aussi un soutien à Valls pour contrer Hollande qui lui est partisan désormais de mettre la pédale douce sur les réformes pour rassembler la gauche et ainsi assurer sa présence aux élections de 2017. France est sur la bonne voie mais il reste du travail : voici le message principal du ministre de l’Economie, mardi matin sur Europe 1. « Oui, les choses sont en train de s’améliorer mais vous savez, il ne faut pas attendre la croissance comme on attend la mousson. Il faut continuer à travailler et faire nos réformes », a martelé Emmanuel  Macron, mardi matin sur Europe 1. Les dernières prévisions du FMI tablent sur une croissance de 0,9% pour l’économie française en 2015, après une année 2014 encore plus morose. « Ces chiffres sont bons, ils montrent qu’il y a une nouvelle donne qui est positive, on en voit les prémisses : des taux d’intérêt bas, un prix du pétrole bas, un euro plus faible que le dollar, ce qui est bon pour nos exportations. Cette nouvelle donne est renforcée par les premiers fruits de notre politique économique : le pacte de responsabilité, le CICE qui connaissent leurs premiers effets », a réagi le ministre de l’Economie qui aurait aussi pu en voir les limites. En effet  Le secteur industriel de la zone euro profite bien entre autres de la dépréciation de l’euro, favorisée par le QE de la BCE et qui atteint environ 12% depuis le 1er janvier face au dollar mais pour l’instant pas la France. . En Grande-Bretagne, le PMI manufacturier, soutenu lui aussi par la hausse des commandes étrangères et la vigueur de la demande intérieure, a atteint son plus haut niveau en huit mois.  Le retard français est net pour le secteur manufacturier, toujours en contraction en France avec un PMI « flash » à 48,2 alors qu’en Allemagne, il est en croissance avec un chiffre de 52,4. ( 50 indique la limite  entre croissance et régression). Même pour l’ensemble de l’économie, l’écart est encore significatif le PMI composite allemand ressort à 55,3 contre 51,7 seulement pour le français.

Après Mory, Dim, encore 1.600 postes supprimés chez La Halle et André

Après Mory, Dim, encore 1.600 postes supprimés chez La Halle et André

1600 postes supprimés chez la halle et André, après ceux hier des 400 chez Dim et avant-hier plus de 2000 chez Mory ( Sans parler des nombreux licenciements dans des PME qui sont moins médiatisés).  La direction du groupe Vivarte (enseignes La Halle, André, Kookaï, Minelli, Caroll, Naf-Naf…), qui emploie plus de 17.000 salariés en France, a annoncé mardi la suppression de 1.600 postes, essentiellement dans ses magasins La Halle aux Vêtements, ont indiqué des sources syndicales. Le groupe Vivarte est en mauvaise posture plusieurs années : la baisse de la consommation a touché ses différents enseignes de prêt-à-porter et de chaussure et les ventes ont reculé de 10% en deux ans. A l’été 2014, le groupe avait pourtant réussi la restructuration de ses 2.8 milliards d’euros de dette, effaçant 2 milliards grâce à des accords d’abandon de créances. Mais la montée en gamme soudaine des magasins de La Halle et la hausse des prix des articles qui l’accompagnaient avaient surpris les clients, habitués à du vêtement à prix discount, et l’électrochoc n’avait pas dynamisé les ventes sur un marché ultra-concurrencé par Zara, H&M et Primark.  Lors de comités centraux d’entreprises (CCE) dans les enseignes, la fermeture de 174 magasins La Halle aux Vêtements (sur 620), s’accompagnant de 1.500 suppressions de postes, a été annoncée. 34 magasins André seront aussi fermés, avec une centaine de suppressions de postes, selon les sources syndicales. En 2013, près de 200 magasins avaient déjà été fermés. Un comité d’entreprise du chausseur André est programmé ce mardi, après-midi tandis qu’un plan de restructuration plus détaillé devrait être présenté aux salariés mercredi.

« Le parti socialiste va à la catastrophe » ( Rocard)

« Le parti socialiste va à la catastrophe » ( Rocard)

 

 

«  On ne réfléchit plus au PS qui risque de n’être pas au seconde tour de 2017, tel est le diagnostic de Rocard interviewé sur RTL  . Critique sur l’état du Parti socialiste, Michel Rocard craint que la majorité n’accède pas au second tour de la prochaine présidentielle. « Je suis inquiet, avoue-t-il. Mais c’est la raison pour laquelle je mets tant d’énergie à supplier qu’on se remette à penser. Je ne sais pas si l’échec est assuré mais il est probable. Menaçant, en tout cas ». on ne réfléchit plus« , déplore-t-il. « Voilà une crise de la pensée, les socialistes ne savent plus très bien ce qu’ils veulent parce qu’ils sont éberlués, ils ne savent plus par quel bout prendre l’économie et ils n’ont plus d’accord entre eux sur comment la traiter, alors naturellement on se dispute…. Je pense que nous allons à la catastrophe pour le moment. On ne retrouvera pas les socialistes tous comme un seul homme, c’est clair que la moitié des gens ont envie d’en découdre, ça se voit… Et à propos des fondeurs «  »Ecoutez les gars, bravo pour la fronde, gardez votre enthousiasme et gardez votre énergie, gardez votre sens critique, mais attention vous êtes tous pressés, vous voulez tous des résultats à court terme. Or, ce n’est pas comme ça que ça se passe… »   L’ancien premier ministre, qui considère que le Parti socialiste va pour l’instant « à la catastrophe », soutient toutefois Emmanuel Macron dans son action. « Il a raison et Manuel Valls a raison de le soutenir dans l’idée qu’il n’y a pas de solution globale, d’opération miracle. Le déblocage, particulièrement en France, consiste à débloquer une quantité de petites choses qui font de la difficulté et que ces déblocages, on les fasse un par un dans la sérénité si possible. C’est la bonne voie de sortie », estime-t-il.

« Ils commencent à me gonfler avec leur république » ( Jean Marie Le Pen)

« Ils commencent à me gonfler avec leur république » ( Jean Marie Le Pen)

 

 

 

Jean-Marie Le Pen ne désarme pas et même se lâche encore davantage contre le gouvernement, contre les immigrés et même contre les dirigeants du FN. se livre à une violente charge contre Manuel Valls, « l’immigré », se dit « trahi par les siens » et critique une partie du programme économique du Front national dans un entretien à l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol. Le président d’honneur du FN maintient qu’il sera candidat à la présidence de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur malgré la condamnation par Marine Le Pen et d’autres dirigeants FN de sa nouvelle sortie sur les chambres à gaz, « détail de l’Histoire ».  Interrogé par Reuters, Jean-Marie Le Pen a confirmé ses propos, soulignant : « Il faut s’attendre à tout par les temps qui courent ». Fabrice Bourbon, de Rivarol, a précisé que le fondateur du Front national avait relu et « validé » l’interview qui sera publiée jeudi.  Le député européen réserve ses flèches les plus acérées au Premier ministre, Manuel Valls, auquel il reproche de s’être comporté de façon « haineuse » et « hystérique » envers le FN lors de la récente campagne des élections départementales. « Valls est Français depuis trente ans, moi je suis Français depuis mille ans. Quel est l’attachement réel de Valls à la France ? Cet immigré a-t-il changé du tout au tout ? Qu’a-t-il apporté à notre pays ? », demande-t-il à propos des origines espagnoles du Premier ministre, avant de dénoncer sa « référence incessante » à la République. « Ils commencent à me gonfler tous avec la République ! Je ne suis pas royaliste mais cette référence n’est faite d’évidence que pour gommer la référence à la Nation », ajoute-t-il. Outre le fait de persister dans l’affaire du « détail », les dirigeants du parti ont contesté son affirmation selon laquelle il y avait aussi au Front national « d’ardents pétainistes ».   »Je n’ai jamais considéré Pétain comme un traître. On a été très sévère avec lui à la Libération. Et je n’ai jamais considéré comme de mauvais Français ou des gens infréquentables ceux qui ont conservé de l’estime pour le Maréchal », insiste Jean-Marie Le Pen. Prié de réagir à sa condamnation par sa fille, mais également par sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, le patriarche de 86 ans répond : « On n’est jamais trahi que par les siens ». Déplorant que les « problèmes politiques » soient peu traités au bureau politique du FN, Jean-Marie Le Pen assure avoir tenté en vain d’expliquer à Marine et à ses conseillers que prôner la retraite à 60 ans était « une erreur ». « C’est ridicule de demander la retraite à 60 ans alors que moi, à la tête du FN, pendant des décennies, je l’ai demandée à 65. J’étais en avance, encore que les Allemands sont aujourd’hui à 67 ans! », dit-il. Jean-Marie Le Pen attaque indirectement le vice-président du parti, Florian Philippot, en dénonçant « l’influence nocive » de l’ancien ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement dont le numéro deux du FN a été un partisan. « Il a les apparences d’un patriote alors qu’il est au fond un marxiste. L’influence chevènementiste, si elle continue de s’exercer, est nuisible », dit-il.  Concernant l’immigration, il craint fort que le scénario du dernier roman de Michel Houellebecq, « Soumission », imaginant l’élection d’un président musulman en France, ne devienne une réalité « si on n’inverse pas le torrent de l’immigration ». « Il y a un million de Chinois en France. Ce sont des gens intelligents, actifs, discrets mais néanmoins puissants et redoutables », dit-il, redoutant à l’avenir une Chine « à trois ou quatre milliards d’habitants ». Jean-Marie Le Pen prône une entente avec la Russie « pour sauver l’Europe boréale et le monde blanc ».

 

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Modernisation dialogue social : a minima

Modernisation dialogue social : a minima

 

C’est a minima que sera réformé le dialogue social après l’échec des discussions entre patronat et syndicat. En fait le projet ne contient déjà pas grand-chose, certes des modifications de formes sur la représentation du personnel ( petites entreprise et regroupement des instances dans les plus grandes) mais rien, strictement rien, sur le fond. Or la question ne se pose pas seulement en terme de nombre de représentants du personnel mais surtout en terme d’objet même de la discussion. Dans nombre d’entreprises si le formalisme est si aberrant c’est que précisément il n’y pas de contenu en débat. Contrairement à l’Allemagne par exemple ou les syndicats sont associés à la gestion, d’où d’ailleurs une très forte syndicalisation, des accords nombreux et peu de grèves. En France c’est souvent l’ insignifiance des sujets abordés qui caractèrise  le dialogue social. D’ou mécaniquement l’émergence de syndicalistes dont le profil est à limage du contenu du débat.  Présenté dans ses grandes lignes par Manuel Valls en février, le texte de la réforme vient d’être transmis aux partenaires sociaux. En faiat le projet ne comtienet Le conseil d’Etat se prononcera le 13 avril et le texte sera présenté, selon le quotidien Les Echos, au conseil des ministres du 22 avril. Il sera ensuite discuté au Parlement. L’idée étant de tout boucler avant le congrès du PS, les 5, 6 et 7 juin à Orléans.  En préambule de ce projet de loi, le ministère note que le dialogue social «ne s’est pas essoufflé» en France, mais qu’il est «souvent marqué d’un formalisme qui ne favorise ni la recherche constructive de solutions, ni la délibération sur les enjeux stratégiques auxquels l’entreprise est confrontée». Mais les discussions qui n’avaient pas abouti entre l’automne et janvier, après que le Medef avait jeté l’éponge, ont «plus que jamais démontré la nécessité d’une réforme». Comme l’avait annoncé le Premier ministre, le texte de près de 70 pages crée une représentation pour les salariés des très petites entreprises ( jusqu’à 10 salariés) via des «commissions régionales paritaires composées de salariés et d’employeurs issus des TPE». Leurs membres auront pour mission d’informer et de conseiller les salariés, ainsi que les employeurs, mais ils n’auront pas le droit d’entrer dans les locaux des entreprises.  Le texte prévoit aussi d’élargir la possibilité de recourir à la délégation unique du personnel (DUP) à toutes les entreprises de moins de 300 salariés, non plus 200. Ce dispositif permet de regrouper les instances: délégué du personnel, comité d’entreprise et désormais aussi comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Au delà de 300 salariés, le projet de loi autorise aussi les entreprises à regrouper partiellement ou totalement les instances via des accords majoritaires. Mais pas au point de créer un «conseil d’entreprise» unique comme le souhaitait le patronat.  Cette modification des seuils devrait, sans trop toucher aux nombres d’élus du personnel, réduire le nombre de réunions et les heures de délégation.  Le ministère du Travail prévoit également de regrouper les «17 obligations actuelles d’information et de consultation» du comité d’entreprise en trois grandes consultations. Conformément à ce qui avait été annoncé, le projet de loi porte également sur la sécurisation du régime d’assurance chômage des intermittents et prévoit la fusion de la Prime pour l’emploi (PPE) et du RSA activité pour créer à compter du 1e janvier 2016 une prime d’activité. Cette prestation qui sortira du giron des minimums sociaux, doit permettre aux travailleurs pauvres de se tourner de nouveau vers l’emploi. Cette prime pourra être versée automatiquement par les CAF à compter de 2017 avec la généralisation de la déclaration sociale nominative.

 

Ségolène Royal « je suis indispensable au gouvernement » !!!!

 Ségolène Royal «  je suis indispensable au gouvernement » !!!!

Humour ou  surdimensionnement de l’égo ? Ségolène dérape une  nouvelle fois. Son « indispensabilitude » laisse rêveur concernant son état mental.  Et si Ségolène Royal était indéboulonnable du gouvernement? A en croire la ministre de l’Ecologie elle-même, interviewée dans les colonnes de Sud-Ouest ce lundi, ce serait le cas. Et tant pis pour la modestie. Dans le détail, celle qui a fait son retour à la table du conseil des ministres il y a un an se dit capable de « concilier ce qui paraît inconciliable », en citant comme exemple  » la question du nucléaire ». « Et ça, c’est grâce à mon expérience de vingt-cinq ans d’élue de terrain et au fait que je ne m’en laisse jamais compter », justifie-t-elle au quotidien régional. Des qualités qui, toujours selon la principale intéressée, feraient d’elle un élément indispensable de l’équipe gouvernementale. Et de résumer le tout en une phrase: Ce n’est pas la première fois que la ministre de l’Ecologie fait ce genre de déclarations. En mai l’an passé, au cours d’un entretien accordé à nos confrères de Paris Match, Ségolène Royal avait déclaré être « enfin à sa place » après son retour dans le rang des ministres. « Je suis à ce poste parce que je suis compétente. Peut-être même la plus compétente », s’était-elle alors targuée. Pour l’humilité, en revanche, il faudra repasser. Parmi ses exploits à signaler son recul sur les tarifs d’autoroutes,  son recul sur Fessenheim, ses atermoiements pour la circulation alternée à Paris, ses silences pour Notre dame des Landes, pour Sivens. Bref en matière d’écologie elle est curieusement absente mais ce qui ne l’empêche de parler sur d’autres sujets …..et surtout elle-même. Ou quand un personnage dépasse sa caricature .

Dim : suppression de 400 emplois

Dim : suppression de 400 emplois

L’inversion du chômage c’est pas pour demain, après les licenciement de 2150 salariés de Mory ( qui n’ont pas donné lieu à beaucoup de commentaires de la part du gouvernement, c’est maintenant Dim qui est dans le viseur du chômage. HanesBrands (HBI), propriétaire des marques de sous-vêtements Dim, Playtex et Wonderbra, envisage de supprimer 400 emplois dans toutes ses implantations en France dont 160 au minimum à Autun (Saône-et-Loire) où Dim emploie actuellement 1.010 personnes, indique Le Parisien, mardi 7 avril. À Autun, où a été fondé Dim en 1956, les suppressions d’emplois ne concerneraient ni la fabrication des collants et des bas ni le C3D, qui assure la logistique pour l’Europe, d’après le quotidien. Toutefois, les 160 suppressions de postes frapperaient tous les autres corps de métier. Ces 400 suppressions d’emplois devraient être officialisées dans les prochains jours, selon le journal. Il s’agirait d’abord de départs volontaires ou des départs en préretraite, dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui reste à définir. En septembre 2014, le fonds d’investissement américain Sun Capital Partners avait cédé le groupe de sous-vêtements DBApparel qui compte les marques Dim, Playtex et Wonderbra, au groupe de textile américain HanesBrands (HBI) pour 400 millions d’euros.

 

Péages autoroutes : augmentation des péages

Péages autoroutes : augmentation des péages

 

Encore un dossier qui finit en eau de boudin. D’abord le tollé de la classe politique ( surtout à gauche mais pas seulement) sur le niveau des péages et les profits inadmissibles des sociétés d’autoroutes . Ensuite la proposition de députés socialistes de renationaliser ces autoroutes. Enfin la proposition farfelue de Ségolène Royale de rendre les autoroutes gratuite le dimanche. Finalement rien de tout cela et une augmentation des tarifs d’autoroutes déjà les plus chères d’Europe ( mais il est vrai  les mieux entretenues) . Avec une promesse de travaux par les sociétés d’autoroutes. Des travaux qui pouvaient être obtenus sans aucune augmentation des péages.   Pourtant, le message du gouvernement était clair. En effet, à l’automne, les sociétés d’autoroutes avaient annoncé une revalorisation des tarifs au 1er février. Cela avait provoqué un tollé, l’Autorité de la concurrence ayant publié un rapport dénonçant la rentabilité exceptionnelle de ces sociétés. Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, avait même promis que cette hausse n’aurait pas lieu. « Les prix des péages n’augmenteront pas », avait-elle assuré en janvier. « Les sociétés d’autoroutes voulaient hausser les tarifs. Qu’ils distribuent moins de dividendes. Ce serait scandaleux d’augmenter les prix alors qu’elles font des bénéfices ». Le député UMP Louis Nicollin explique à RTL que cette colère du gouvernement n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. « L’État peut toujours renégocier les contrats mais il ne peut pas le faire en mettant le couteau sous la gorge de ces entreprises qui sont dans leurs droits. Il aurait mieux fallut entamer une négociation dans la discrétion avant de pourvoir proposer un bras de fer ». 

Gaz de schiste: le rapport de Montebourg enterré

Gaz de schiste:  le rapport de Montebourg enterré

Enterré le rapport commandé par Montebourg sur le gaz de schiste. Un rapport qui ne sera même pas mis en discussion pour cause d’élection en 2017. Pour Hollande en effet pas question d’agiter le chiffon rouge devant les yeux des écolos dont il faut obtenir le ralliement pour rendre crédible une candidature de actuelle président de la république en 2017. L’exploitation du gaz de schiste n’est pas sans danger avec la technique  de la fracturation  hydraulique.  Trois chercheurs américains ont passé  au crible l’ensemble des travaux publiés ces dernières années sur le sujet. Le résultat de cette synthèse, publiée mercredi 16 avril dans Environmental Health Perspectives (EHP), la revue éditée par l’Institut national américain des sciences de la santé environnementale (NIEHS), dresse un état des lieux paradoxal : « Il y a des preuves de risques potentiels pour la santé publique dus au développement du gaz de schiste », écrivent Seth Shonkoff (université de Californie à Berkeley) et ses coauteurs, tout en notant un manque criant d’études épidémiologiques qui permettraient de sortir du doute sur leur réalité et l’ampleur de ces risques potentiels.  L’une des premières causes d’inquiétude soulevées est celle des adjuvants utilisés dans les fluides de fracturation : réducteurs de frictions, inhibiteurs de corrosion, biocides, etc. « Une accumulation grandissante d’études suggère que les risques de pollution existent par le biais d’une variété de voies de contamination, en particulier durant le transport des eaux de fracturation usées ou de leur entreposage, ou par le biais de confinement défaillant des gaz et des fluides, dues à une mauvaise cimentation des puits », écrivent les chercheurs. Plusieurs études rassemblées montrent qu’un grand nombre des substances utilisées pour le fracking peuvent avoir des effets sanitaires. « A certaines concentrations, plus de 75 % des produits identifiés sont connus pour affecter négativement les yeux, la peau et d’autres organes sensoriels, le système respiratoire, le système gastro-intestinal et le foie, écrivent les auteurs. Et 52 % ont le potentiel d’affecter négativement le système nerveux, tandis que 37% sont de possibles perturbateurs endocriniens [PE]. » Cette catégorie spécifique est la plus problématique. En effet, notent les chercheurs, les PE sont susceptibles – au contraire de la majorité des substances chimiques – d’agir en perturbant le système hormonal, action possible à très faibles doses au cours de certaines périodes-clés du développement, en particulier la période périnatale. Mais  le rapport « commandé par Montebourg  étudiait  la faisabilité d’exploiter des gaz de schiste sans recourir à la fracturation hydraulique cas interdite en France depuis la loi Jacob de 2011. Il souligne, en détail, combien la France pourrait en tirer parti, en termes de croissance, d’emplois, de compétitivité industrielle, d’indépendance énergétique. Et préconise une première phase d’expérimentation, par micro-forages en Ile-de-France et dans le Sud-Est. «Huit trous. Huit petits trous… c’est tout ce qu’on demandait!», se lamente un participant à ces travaux. «C’était le premier rapport officiel qui validait la technologie de stimulation au fluoropropane», explique un proche du dossier. Le document conclut qu’elle «présente une réelle alternative permettant de répondre aux problèmes environnementaux posés par la fracturation hydraulique. Il est clair qu’avant de s’engager dans une nouvelle piste technologique il convient de procéder à des expertises approfondies. De ce point de vue l’exploitation du gaz de schiste n’est pas sans danger. Au moins aurait-on pu rendre public le rapport et ouvrir le débat.

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