Total : menaces sur le raffinage

Total : menaces sur le raffinage

 

D’après la direction la restructuration du raffinage ( en surcapacité) ne devrait pas affecter l’emploi en France. Pourtant plusieurs centaine de salariés pourraient être concernés sur les 4000 de Total en France.  Total a annoncé, jeudi 16 avril, au cours d’un comité central d’entreprise extraordinaire, la restructuration de son activité de raffinage en France, qui subit depuis des années une forte baisse de ses marges, et un investissement de 600 millions d’euros. Selon des sources syndicales, citées par l’agence Reuters, le groupe va fermer toute son activité de raffinage de brut à La Mède (Bouches-du-Rhône) d’ici à fin 2016 et investir à Donges (Loire-Atlantique). Les trois autres sites français ne sont pas concernés par le plan de restructuration : Gonfreville-L’Orcher (Seine-Maritime), Feyzin (Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne).  L’opération doit se faire sans fermetures de sites ni licenciements parmi les 3 900 salariés travaillant dans les cinq raffineries, a prévenu, depuis des mois, le directeur général de la compagnie, Patrick Pouyanné. La restructuration a commencé en France il y a plus de vingt ans, mais elle s’est accélérée ces cinq dernières années avec quatre fermetures successives : la raffinerie de Dunkerque (Nord) exploitée par Total en 2010 ; celles de Reichstett (Bas-Rhin) en 2011 et de Petit-Couronne (Seine-Maritime) en 2012 opérées par le suisse Petroplus; et Berre (Bouches-du-Rhône), mise sous cocon par l’américain Lyondellbasell. La Mède, qui a perdu 150 millions d’euros par an depuis 2011, sera la cinquième, même si elle n’est pas fermée mais reconvertie dans la production de biocarburants avec moins d’emplois. Les syndicats s’inquiètent du nombre de postes qui seront supprimés à La Mède et des conditions de reclassement d’une partie de ses 430 employés. Dans une lettre adressée le 3 avril aux syndicats, le patron de la branche raffinage-chimie, Philippe Sauquet, a pris l’engagement qu’il n’y aura « pas de mobilité géographique contrainte », du moins pour les salariés non cadres de La Mède.  De son côté, Donges devrait bénéficier d’investissements destinés à rétablir sa rentabilité.

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