Le PS va disparaitre ( Montebourg )

Le PS va disparaitre ( Montebourg )

C’est en substance ce que dit Montebourg en comparant l’avenir du PS au Pasok grec qui a fait  5% dernièrement aux élections. Une charge contre le PS ( et sans doute Hollande qui l’a congédié). Montebourg s’interroge aussi sur le sens de l’engagement politique en France ; il constate l’ impuissance des politiques et met dans le même sac la politique de Hollande et celle  de Sarkozy. Certes Montebourg n’a guère brillé comme ministre du redressement économique ( drôle de sémantique d’ailleurs !) mais son analyse du PS est assez pertinente. Le PS risque en effet risque de connaître le sort de la SFIO faute de ligne politique claire, de compétences aussi et de détermination. Au delà du PS  se pose effectivement les limites de l’action politique coincée d’une  part entre les orientations de Bruxelles et la bureaucrate française qui dicte la ligne à suivre, tue compétitivité et initiative ( voire les libertés).  En outre les institutions sont sans doute à bout de souffle et la démocratie demeure assez virtuelle se limitant au dépôt d’un bulletin de vote dans l’urne. Comme l’a avoué récemment Hollande lui-même il y a le temps des élections ( comprendre des promesses) et le  temps des réalités quand on est au pouvoir ( comprendre le poids des lobbies et de la sphère fiancière). Le bilan que dresse Arnaud Montebourg, qui a participé au gouvernement de mai 2012 à août 2014, n’est pas glorieux. Pour Les Échos, l’ancien ministre se livre dans une longue interview. La critique à l’égard de l’exécutif est sans détour: 880.000 chômeurs en plus, 1.650 euros de perte moyenne de pouvoir d’achat par ménage depuis 2011… L’agitateur de Frangy-en-Bresse est sévère. «En matière économique, la politique de François Hollande est la même que celle de Nicolas Sarkozy. Je n’ai eu de cesse de faire des notes au président de la République et j’ai publié ces archives, proposant une autre stratégie économique et budgétaire, qui n’ont donné lieu ni à débat ni à réponse», regrette-t-il. «Je constate que le gouvernement n’a plus de majorité ni dans le pays ni au Parlement pour mener cette politique (…) On mène une politique qui étouffe l’économie et porte la responsabilité de l’augmentation du chômage.»  L’ex-locataire de Bercy revient sur son départ du gouvernement, en août 2014. «On peut dire que j’ai été évincé. Mais je dois aussi confesser que j’ai été vraiment volontaire pour partir. On ne peut pas rester dans une équipe avec des désaccords pareils», tranche-t-il, pointant du doigt le «dogmatisme bruxellois». «Après mon discours de Frangy où je recommandais des baisses d’impôts, on a considéré que j’étais un hérétique qu’il fallait brûler d’urgence sur le bûcher gouvernemental. Simplement parce que je demandais qu’on redonne 15 milliards de pouvoir d’achat aux classes moyennes», poursuit Arnaud Montebourg, visiblement amer, qui n’a ni revu ni reparlé au président de la République depuis août. Concernant son parti, l’ancien ministre ne semble pas très optimiste: «Le Parti socialiste est sur la route du Pasok grec», croit-il savoir.  Sept mois après son retrait de la vie politique, le héraut de la démondialisation esquisse un bilan de son propre passage au gouvernement. «Ce dont je suis le plus fier est d’avoir lancé les 34 plans de l’innovation industrielle au point que certains éditorialistes de la presse économique lançaient des appels à me maintenir à Bercy», raconte-t-il au quotidien économique. Le socialiste se satisfait de sa reconversion dans le monde de l’entreprise. «Le monde politique n’a pas de règles et peu de sanctions; dans l’entreprise, il y a beaucoup de règles et des sanctions», compare-t-il. Et de poursuivre le parallèle: «La politique était devenue pour moi l’accumulation de contraintes. La vie entrepreneuriale est celle de l’aventure.» Arnaud Montebourg assure ne plus vouloir «vivre de la politique». «En 17 années de vie politique, j’ai accompli, je vous le disais, un certain nombre de choses, mais j’ai quand même l’impression d’avoir perdu mon temps», reconnaît-il, souhaitant rester «éloigné» de ce «système néfaste et dangereux». «Je ne veux plus prendre part aux débats qui n’en valent pas la peine», conclut-il, refusant de répondre à une question sur ses intentions pour 2017. «On n’en est pas là», élude l’ancien ministre.

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