Grève SNCF : le rituel

Grève SNCF : le rituel

Nouvelle grève à la SNCF de lundi à 19 heures jusqu’à mercredi 8 heures, pas vraiment un scoop, plutôt un rituel. Le trafic devrait être normal sur les grandes lignes et en Ile-de-France, alors que huit TER sur dix circuleront en région, a annoncé dimanche la direction de la SNCF.  Une grève décidée par la CGT. Certes il y a des motifs de mécontentements mais ce n’est pas nécessairement une  raison pour utiliser le conflit et la grève comme moyen privilégié pour réguler les rapports sociaux ; Parmi les motifs d’insatisfaction, la réforme de la SNCF qui effectivement n’est pas la révolution attendue du fer et surtout qui ne prévoit pas les modalités de financement à la fois pour apurer la dette énorme et pour financer  investissements et entretien. Avec la perte du trafic, la dégradation constante depuis des années des parts de marché, des résultats financiers bien insuffisants pour moderniser le réseau, la SNCF gère en quelque sorte la sa survie . Rail  attaqué de toutes parts , par le co voiturage, la concurrence modale bientôt par la libéralisation des cars … et le niveau excessif ses prix. Petite entourloupe de la direction SNCF réseau qui regroupe 50 000 cheminots et remplace RFF ( qui comptait environ 1000 salariés) va exclure la CGT et sud rail des négociations puisque ces deux organisations n’étaient pas présente à RFF. Juridiquement fondée cette exclusion n’est politiquement pas très heureuse. Elle témoigne en tout cas du climat permanent de conflictualité dans une  entreprise qui aurait pourtant tellement besoin de modernisation, commerciale, organisationnelle et aussi sociale. A cet égard l’image de l’entreprise dans la société est déplorable , ce que confirment tous les sondages. Ce qui n’et pas de nature à créer un environnement favorable de la part de la collectivité nationale dont la SNCF ne peut pourtant se passer. Par parenthèse peu de voix se sont élevées à propos de libéralisation des cars ( qui va en trainer nécessairement nombre de fermetures de dessertes).   La CGT persiste donc dans son opposition à la réforme ferroviaire, pourtant adoptée il y a plus de 6 mois par le Parlement. Le syndicat, première organisation de l’établissement public avec 34,6 % des voix aux dernières élections professionnelles, a déposé hier un préavis de grève (non reconductible) allant du lundi 9 mars à 19 heures au mercredi 11 mars à 8 heures. La date n’a pas été choisie par hasard : c’est le 10 mars que sera consulté le comité central d’entreprise (CCE) sur la mise en œuvre de la réforme. En juin dernier, la CGT-cheminot avait déjà appelé à la grève durant une douzaine de jours, aux côtés de SUD-rail, pour protester contre cette réorganisation du système ferroviaire. Et le syndicat n’a pas varié dans son analyse : «  Nos arguments de l’an dernier se vérifient, avance Thierry Nier, le porte-parole du syndicat. La réforme n’est pas financée, elle sera payée par les cheminots et les usagers. » En outre la CGT sera écarté de la discussion concernant SNCF réseau.  En effet en attendant de nouvelles élections professionnelles à la fin de l’année, la représentativité des syndicats sera celle prévalant chez RFF… où n’étaient présents ni la CGT ni SUD, ce qui revient à les exclure des discussions. Un «  déni de démocratie » dénonce la CGT dans un tract, forte d’un score de 40 % réalisé chez les 50.000 cheminots transférés. « Un message fort envoyé par la direction », juge un représentant d’un autre syndicat, même si l’analyse sur la représentativité est conforme à la jurisprudence.

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