Les retraites menacées

Les retraites menacées

 

En l’état actuel de la démographie ( et de la croissance) les retraites complémentaires sont condamnées. On pourra certes faire du bricolage pendant 10 ou 15 ans mais au-delà les régimes vont exploser. Autant dire que pour nombre de salariés c’est remontant de toute la retraite qui est en cause car on ne saurait vivre uniquement avec une retraite de l a sécu. Du coup on s’interroge sur les pistes les moins douloureuses. En réalité, c’ est pour gagner du temps ( en fait en perdre), il  faudra évidemment jouer sur tous les paramètres, l’allongement des départs à la retraite, les montants ( en commençant par le gel) et les cotisations. Ce qui vaut pour les complémentaires pèsera sur les pensions du régime général. Pour résumer on va vers des retraites à 70 ans, plus faibles et plus coûteuse pour patronat et salariés. Pas pour toute suite, non, mais pas à pas avec des reformes tous les 2 ou 3 ans. .  Pour résoudre le problème financier des régimes de retraite complémentaire, les partenaires sociaux ont donc constitué ces derniers mois une «boîte à outils», sur laquelle ils ont fait faire des simulations aux services de l’Agirc et de l’Arrco. «Le Medef va devoir mettre la main à la poche», prévient Sylvie Durand, négociatrice à la CGT qui réclame une hausse de 2,45 points des cotisations Agirc. Sans aller jusque-là, d’autres syndicats, comme FO, devraient proposer d’augmenter les cotisations, peut-être pour les seuls cadres. Ce sera de toute façon trop pour le Medef, qui refuse d’ores et déjà toute hausse des prélèvements. C’est la solution proposée par le patronat. Plusieurs scénarios devraient être étudiés. Un recul des bornes d’âge d’ouverture des droits à la retraite de 62 à 64 ans et de l’âge légal de départ de 67 à 69 ans pour la génération née en 1959 permettrait de repousser l’assèchement des réserves au-delà de 2030. Les syndicats y sont totalement opposés. Autre solution envisagée, plus douce, mais qui rapporterait moins: appliquer une décote temporaire aux salariés et cadres souhaitant partir à la retraite avant 64 ans.  «Le rapprochement de ces régimes paraît incontournable», estime Jean-Louis Malys, secrétaire national en charge des retraites à la CFDT. Alors que les réserves de l’Agirc seraient épuisées en 2018 si rien n’est fait, une fusion avec l’Arrco permettrait de repousser l’échéance à 2025. Mais une telle mesure assécherait les fonds Arrco avec trois ans d’avance. Si les rémunérations des femmes étaient aussi élevées que celles des hommes dans le privé à horizon 2024, cela permettrait de redresser les finances des régimes  C’est le levier permettant de mettre les retraités actuels à contribution. Depuis 2013, les partenaires sociaux ont déjà sous-indexé (par rapport à l’inflation) les pensions complémentaires. Ils pourraient prolonger la mesure en 2016, ce qui rapporterait plus de 1,3 milliard d’euros avec une inflation de 1,75 %. Problème, l’inflation pourrait être plus faible, et donc les gains pour les régimes bien inférieurs.  Aujourd’hui, une veuve touche 60 % de la retraite de son mari en plus de la sienne pour faire face à la chute de revenus entraînée par le décès. Le Medef a calculé qu’abaisser les pensions de réversion à 50 % dès 2015 rapporterait 334 millions par an à horizon 2017. C’est «une piste possible, sensible», mais il «n’est pas question de servir de poisson pilote» au régime général, prévient Patrick Poizat, en charge des retraites à la CFTC.

 

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