CAC 40 : 50 milliards aux actionnaires ; vive la crise !

CAC 40 : 50 milliards aux actionnaires ; vive la crise !

 

 

Le paradoxe n’est qu’apparent, plus le chômage monte et plus les profits boursiers augmentent. C’est même  la caractéristique d’une crise économique, de plus en plus de pauvres et de plus en plus de riches. Ce n’est pas une spécificité  française mais mondiale. C’est grâce à ce processus qu’environ 1% des de la, population possède la moitié de la richesse mondiale. Evidemment on objectera que le capitalisme  pour fonctionner a besoin de capitaux, que les entreprises, pour se développer ont besoin d’emprunter, que l’épargne placée dans les entreprisse, c’est plus utile que dans des chaussettes ou que le  capital mort que représente la pierrre. Autant d’arguments qui ne sont pas complètement faux. Pour autant il y a disproportion entre la croissance de la richesse produite et la rémunération des actionnaires, inégalités surtout entre ceux qui doivent en être les bénéficiaires : les investissements, les salariés, les clients, les actionnaires. A cet égard la gestion actuelle à coutre vue qui privilégie le rendement financier est largement responsable de la crise des investissements et au delà de la croissance. Le rendement actuel d’une certaine manière est fictif car il hypothèque le futur. Mais la sphère financière a imposé sa logique à la sphère économique ; Par ailleurs c’est plus sexy pour nombre de dirigeants de grosse boites  de jouer avec les performances financières (  au passage de se gaver aussi) que de s’illustrer avec les seules performances économiques et techniques. A plus long terme il y aura des perdants même chez les rentiers car faute de vraie richesse produite, l’euro (comme d’autres monnaie) deviendra uen monnaie de singe. En hausse de 30%. Les sommes versées par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires, sous forme de dividendes et de rachats d’actions, ont atteint 56 milliards d’euros en 2014, selon une étude publiée lundi 9 février par la lettre spécialisée Vernimmen.net. Ce total égale presque le record atteint en 2007 par les grands groupes français cotés en Bourse, avant la crise financière qui avait éclaté l’année suivante, selon les données de l’étude. Dans le détail, les rachats d’actions ont bondi de 55% à plus de 10 milliards d’euros, et les dividendes de 25% à 46 milliards. Ce total a cependant été gonflé par deux énormes opérations au caractère exceptionnel : la sortie partielle de Nestlé du capital de L’Oréal, qui a vu le groupe français racheter pour environ 6 milliards d’euros de ses propres actions à son actionnaire suisse, et une distribution d’actions Hermès par LVMH à ses actionnaires, pour un montant total de 6,5 milliards d’euros. En dehors de ces opérations, les rachats d’actions de l’an dernier sont en légère diminution par rapport à 2013, tandis que les dividendes ressortiraient en hausse de 5,5%. « Comme les années précédentes, le trio de tête des versements de dividendes (hors LVMH) représente de l’ordre du tiers des dividendes versés. Il est, à l’identique de l’an dernier, composé de Total, Sanofi et GDF Suez. Si on ajoute EDF, Orange et BNP Paribas, on atteint avec 6 groupes presque 50% des dividendes », précise Vernimmen.net. Ces chiffres pourraient relancer la polémique sur la propension des grands groupes français à récompenser leurs actionnaires plutôt qu’à embaucher et à investir, alors que le gouvernement a pris des mesures importantes en leur faveur avec le CICE puis le pacte de responsabilité.

 

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