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Archive mensuelle de janvier 2015

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Un peu moins de déficit en 2014

 

Un peu moins de déficit en 2014 (que prévu) mais on pourrait se demander à quel prix en terme de croissance et de chômage.  Le déficit du budget de l’État français a atteint 85,6 milliards d’euros en 2014, ont annoncé jeudi 15 janvier le ministère des Finances et le secrétariat d’État au Budget. En raison de meilleures rentrées fiscales que prévu, le déficit devrait toutefois être inférieur de 3,4 milliards d’euros au niveau retenu dans la loi de finances rectificative de fin 2014 (89,0 milliards), précisent-ils dans un communiqué. « A ce stade, le calcul de la situation budgétaire de l’Etat conforte largement la prévision d’un déficit à 4,4% du Produit intérieur brut en 2014″, a estimé le ministre des Finances Michel Sapin. La charge de la dette est en diminution de 1,7 milliard d’euros par rapport à 2013, grâce à la baisse des taux d’intérêt auxquels l’Etat emprunte, a précisé Bercy dans un communiqué. « La dépense totale de l’Etat, hors éléments exceptionnels, s’élève à 364,8 milliards d’euros, en baisse de 5,8 milliards d’euros par rapport à la prévision de la loi de finances initiale et de 4 milliards d’euros par rapport à l’exécution 2013″, a détaillé Bercy. Les recettes fiscales se sont établies à un niveau légèrement supérieur aux prévisions, à 274,3 milliards d’euros, soit 2 milliards de plus que ce qui était attendu, précisent le ministère des Finances et le secrétariat d’Etat au Budget.

Terrorisme: la découverte des vraies réalités sociétales par les élites

 

 

Terrorisme: la découverte des vraies réalités sociétales par les élites

 

Les attentats récents auront peut-être permis à nos élites (politiques, institutionnels, grands médias) de découvrir un peu ce que sont nos réalités sociales en France. Un France éclatée en  prise avec les démons du communautarisme dans nombres de quartiers sensibles dans la plupart des villes françaises. Contrairement à ce qui est affirmé ici ou là, il ne s’agit pas seulement de quelques grandes villes à Paris, Lyon, Marseille ou Lille. Toutes les villes sont concernées même des villes de 10 000 habitants. Toutes ont leur quartier sensible. Et pour mettre des mots clairs sur ces réalités toutes ont leurs zones de non-droit gangrénées par la violence, le trafic de drogue, l’influence grandissante de l’intégrisme. Ce qui les distingue c’est le niveau de non-droit. Dans les cas les plus extrêmes plus aucun service public n’ose pénétrer dans ces zones (sauf l’école avec les problèmes que l’on sait). Dans d’autres, ce n’est pas encre la violence permanente mais l’insulte, l’intimidation, le racisme anti français. La  ministre de l’éducation a évoqué 200 incidents pendant la minute de silence en hommage aux victimes d’attentats (notons  qu’il y avait des juifs, des musulmans, des noirs, des femmes). Une évaluation qui relève de la fumisterie car ce sont des milliers d’incidents qui se sont produits. Des incidents qui se produisent tous les jours avec des enseignants (au demeurant courageux) qui ne peuvent plus exercer la moindre autorité sur leur classe dans les collèges. En cause évidemment la situation sociale très dégradée dans ces quartiers où le chômage peut concerner jusqu’à 50% de la population chez les jeunes. Du coup une micro-économie s’est mise en place avec la vente de produits volés, contrefaits et surtout la drogue. Mais aujourd’hui la violence et la criminalité ont  trouvé une légitimité à travers l’intégrisme religieux. D’une certaine manière les voyous sont devenus des soldats de Dieu. Ce qu’ils font, ce qu’ils disent se justifie par la religion.  Chaque nuit dans ces quartiers, voitures détériorés, incendiées mais le plus souvent élus locaux et médias sous-estiment ou même ignorent l’ampleur de cette violence pour ne pas discréditer nos institutions. Par mimétisme cette violence se propage dans une grande partie de la jeunesse finalement qui remet en cause toutes les valeurs de la république notamment le rapport à la loi et tout simplement à la civilité. Nombre de parents n’ont plus dans ces zones aucune autorité sur ces jeunes, c’est la démission qui s’ajoute à l’ignorance des élites concernant ces réalités sociales. Malek Boutih, député PS (, pourtant pas particulièrement à droite) a même proposé la mise en tutelle par l’Etat  de ces quartiers.  Une formule sans doute pour indiquer que la république doit être réimplantée dans des quartiers qui sinon deviendront dans quelques années de » micro-califats islamistes ». Pour cette problématique  de l’intégrisme, de sa violence et la criminalité, nous devons malheureusement faite le constat de la coupure totale entre les élites et ces réalités. Aucun de nos élus nationaux (sans doute PC excepté) ne connait la réalité quotidienne de ces quartiers, n’y réside,  n’y a de proche. Aucun n’envoie ses enfants dans ces écoles ghettoïsées. Du coup les décisions des politiques et autres institutionnels sont déconnectées des problèmes concrets. La démocratie malade en bas dans ces quartiers, elle l’est  tout autant en haut. Ce n’est sans doute pas une justification quelconque à la violence mais un facteur explicatif majeur pour comprendre le pourrissement dramatique de la situation

 

Les attentats récents auront peut-être permis à nos élites (politiques, institutionnels, grands médias) de découvrir un peu ce que sont nos réalités sociales en France. Un France éclatée en  prise avec les démons du communautarisme dans nombres de quartiers sensibles dans la plupart des villes françaises. Contrairement à ce qui est affirmé ici ou là, il ne s’agit pas seulement de quelques grandes villes à Paris, Lyon, Marseille ou Lille. Toutes les villes sont concernées même des villes de 10 000 habitants. Toutes ont leur quartier sensible. Et pour mettre des mots clairs sur ces réalités toutes ont leurs zones de non-droit gangrénées par la violence, le trafic de drogue, l’influence grandissante de l’intégrisme. Ce qui les distingue c’est le niveau de non-droit. Dans les cas les plus extrêmes plus aucun service public n’ose pénétrer dans ces zones (sauf l’école avec les problèmes que l’on sait). Dans d’autres, ce n’est pas encre la violence permanente mais l’insulte, l’intimidation, le racisme anti français. La  ministre de l’éducation a évoqué 200 incidents pendant la minute de silence en hommage aux victimes d’attentats (notons  qu’il y avait des juifs, des musulmans, des noirs, des femmes). Une évaluation qui relève de la fumisterie car ce sont des milliers d’incidents qui se sont produits. Des incidents qui se produisent tous les jours avec des enseignants (au demeurant courageux) qui ne peuvent plus exercer la moindre autorité sur leur classe dans les collèges. En cause évidemment la situation sociale très dégradée dans ces quartiers où le chômage peut concerner jusqu’à 50% de la population chez les jeunes. Du coup une micro-économie s’est mise en place avec la vente de produits volés, contrefaits et surtout la drogue. Mais aujourd’hui la violence et la criminalité ont  trouvé une légitimité à travers l’intégrisme religieux. D’une certaine manière les voyous sont devenus des soldats de Dieu. Ce qu’ils font, ce qu’ils disent se justifie par la religion.  Chaque nuit dans ces quartiers, voitures détériorés, incendiées mais le plus souvent élus locaux et médias sous-estiment ou même ignorent l’ampleur de cette violence pour ne pas discréditer nos institutions. Par mimétisme cette violence se propage dans une grande partie de la jeunesse finalement qui remet en cause toutes les valeurs de la république notamment le rapport à la loi et tout simplement à la civilité. Nombre de parents n’ont plus dans ces zones aucune autorité sur ces jeunes, c’est la démission qui s’ajoute à l’ignorance des élites concernant ces réalités sociales. Malek Boutih, député PS (, pourtant pas particulièrement à droite) a même proposé la mise en tutelle par l’Etat  de ces quartiers.  Une formule sans doute pour indiquer que la république doit être réimplantée dans des quartiers qui sinon deviendront dans quelques années de » micro-califats islamistes ». Pour cette problématique  de l’intégrisme, de sa violence et la criminalité, nous devons malheureusement faite le constat de la coupure totale entre les élites et ces réalités. Aucun de nos élus nationaux (sans doute PC excepté) ne connait la réalité quotidienne de ces quartiers, n’y réside,  n’y a de proche. Aucun n’envoie ses enfants dans ces écoles ghettoïsées. Du coup les décisions des politiques et autres institutionnels sont déconnectées des problèmes concrets. La démocratie malade en bas dans ces quartiers, elle l’est  tout autant en haut. Ce n’est sans doute pas une justification quelconque à la violence mais un facteur explicatif majeur pour comprendre le pourrissement dramatique de la situation

Terrorisme – Paris : 12 gardes à vue en région parisienne (France info)

Terrorisme – Paris : 12 gardes à vue en région parisienne (France info)

Ces personnes ont été interpellées par le Raid dans la nuit, en région parisienne. Une source judiciaire parle d’un « possible soutien logistique » apporté aux tueurs – des armes et des véhicules. Des perquisitions sont en cours à Montrouge, Châtenay-Malabry, Grigny, Fleury-Mérogis et Epinay-sur-Seine.  Ces derniers jours, les enquêteurs ont multiplié les filatures –  des personnes repérées à partir d’ADN et d’écoutes téléphoniques réalisées dans l’entourage des frères Kouachi et d’Amédy Coulibaly. Qui sont-elles ? Des délinquants ou des terroristes ? Les sources sont assez contradictoires… Toujours est-il que 12 personnes sont actuellement en garde à vue ce vendredi matin. Ces neuf hommes et trois femmes ont été interpellés dans la nuit par le Raid en Ile-de-France. Des perquisitions sont en cours à Montrouge, Châtenay-Malabry, Grigny, Fleury-Mérogis et Epinay-sur-Seine. Ces 12 personnes vont être interrogées sur le « possible soutien logistique » qu’ils auraient fourni aux tueurs, notamment des armes et des véhciules, selon une source judiciaire.

L’économie selon Bernard Maris ? Sa pensée en 10 citations

L’économie selon Bernard Maris ? Sa pensée en 10 citations

 

Les obsèques de l’économiste « iconoclaste » ont lieu ce jeudi. « L’Obs » partage son esprit jubilatoire et critique en dix citations.

Bernard Maris (BALTEL/SIPA)

 

Bernard Maris, l’économiste qui prenait un malin plaisir à critiquer l’économie. Les obsèques de celui qui a été décrit ces deniers jours comme un « économiste iconoclaste de gauche » ont eu lieu ce jeudi 15 janvier  » dans l’intimité familiale ».

 

 

Terrorisme Belgique : la peur doit changer de camp

Terrorisme Belgique : la peur doit changer de camp

 

La Belgique donne d’une certaine manière l’exemple avec cette formule du Premier ministre Belge «  la peur doit changer de camp ». Il s’agit de terroriser le terrorisme, ce que vient de faite la Belgique avec l’attaque par la police d’un réseau qui a fait deux morts (et un autre terroriste arrêté). Il s’agissait d’une vaste opération anti-terroriste ce jeudi soir dans plusieurs villes de Belgique. Deux individus suspectés de préparer des attentats de grande ampleur ont été tués.  Ce sont des écoutes téléphoniques qui ont précipité l’intervention des forces spéciales de la police fédérale. Car il était devenu clair que les trois hommes s’apprêtaient à passer à l’action à grande échelle. « On a évité un Charlie Hebdo à la belge » confiait hier soir un policier. Mais le parquet n’a pas précisé quelles auraient été les cibles. Les premières interventions ont débuté à peu près en même temps, peu avant 18h. La plus spectaculaire s’est déroulée à Verviers, une ville de 55.000 habitants située entre Liège et la frontière allemande. Dans le quartier de la gare, les hommes des forces spéciales de la Police fédérale ont tenté d’arrêter trois individus, qui ont riposté, de longues minutes durant, à l’aide de pistolets mitrailleurs et d’armes de poing. Deux d’entre eux ont trouvé la mort ; blessé, le troisième a été arrêté. En soirée, des perquisitions dans une maison voisine ont permis d’y découvrir quatre kalachnikovs, ainsi que des produits chimiques permettant de confectionner des bombes, et des uniformes de policiers belges. Une dizaine  de perquisitions ont mis au jour des caches d’armes et d’explosifs ; plusieurs individus revenus très récemment d’Irak et de Syrie ont été interpellés. Cette opération « démontre la détermination du gouvernement belge à combattre ceux qui veulent semer la terreur. La peur doit changer de camp », a déclaré le Premier ministre belge Charles Michel, cité par son porte-parole.

Lassana Bathily, le « héros » de l’Hyper Cacher naturalisé

Lassana Bathily, le « héros » de  l’Hyper Cacher naturalisé

Dans cette époque sombre chargée de beaucoup de peurs, une lueur dans ce sombre environnement, ce geste héroïque d’un jeune malien, musulman, qui a caché des juifs pendant la tuerie de l’ hyper Cacher. De quoi vraiment encore espérer de l’humanité. Le ministère de l’Intérieur indique que Lassana Bathily, le Malien qui a aidé des otages à se cacher dans l’Hyper Cacher vendredi dernier, sera naturalisé en récompense de son « acte de bravoure ». Son cas avait ému des centaines de milliers de personnes à travers le monde, depuis les attentats.  La pétition, lancée en ligne le week-end dernier, sur le site Change.org, ne sera donc pas restée sans réponse. Le ministre de l’Intérieur, saluant « l’acte de bravoure » de Lassana Bathily, a décidé de lui offrir la nationalité française, que le Malien de 24 ans demandait depuis juillet dernier. Présent en France depuis huit ans, cet employé de l’hypermarché Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, théâtre d’une prise d’otages vendredi dernier, avait aidé plusieurs personnes à se cacher d’Amedy Coulibaly. Ils étaient tous restés pendant plusieurs heures dans la chambre froide du magasin. Dans le communiqué diffusé ce jeudi, Bernard Cazeneuve indique qu’une « cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française » aura lieu mardi prochain au ministère de l’Intérieur. Depuis le week-end dernier, le geste de ce musulman pratiquant, qui n’a pas hésité une seconde à cacher des juifs – « des êtres humains« , précise-t-il à l’Agence France Presse -, a ému des centaines de milliers d’internautes du monde entier. Sans compter que son aide a été précieuse pour les policiers positionnés devant l’Hyper Cacher pendant la prise d’otages, car il leur a donné la description détaillée du magasin. François Hollande, puis le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avaient salué son geste.

La représentation figurée du prophète Muhammad

La représentation figurée du prophète Muhammad

29 octobre 2012

Par Vanessa Van Renterghem

L’islam et ses pratiques, pas plus que tout autre phénomène humain, n’échappent aux mutations au fil de l’histoire. La question de la représentation figurée en général, et de celle du prophète de l’islam en particulier, a été diversement tranchée selon les périodes et les milieux. Si elle a parfois déclenché des débats animés, elle ne semble pas avoir posé un problème majeur ou permanent aux croyants musulmans ni à leurs juristes (Naef 2004). Les polémiques récentes, parmi les plus vives qu’aient connues l’histoire, sont attisées par le fait que les images qui les ont déclenchées sont des caricatures ; elles alimentent l’idée fausse et essentialiste que, « de tout temps », l’islam aurait interdit la représentation de son prophète, voire toute représentation humaine. Encore faudrait-il savoir de quel objet on parle lorsqu’on utilise le terme « islam », dont les significations multiples sont trop souvent confondues ou tenues pour équivalentes : parle-t-on de l’islam sunnite, de l’islam chiite ? Des pratiques des croyants, qu’il faut toujours rapporter à un contexte géographique et historique précis ? Des textes sacrés de l’islam, en premier lieu du Coran, ou des interprétations des juristes et des exégètes ? De l’islam des fatwas (lesquelles, émises par quelle autorité religieuse, et dans quel contexte ?) ou d’un ressenti qui peut, lui aussi, varier d’un croyant à l’autre ? Plus que jamais, les désastreux soubresauts d’une actualité vite montée en épingle doivent être considérés à l’aune de l’histoire et les phénomènes récents, comme la sensibilité de nombre de croyants musulmans à la question de la représentation de leur prophète, doivent être replacés dans une perspective historique longue pour échapper à une vision univoque et figée de l’islam et de ses adeptes.

Contrairement à une idée reçue fort répandue dans les milieux musulmans et non musulmans, le Coran n’interdit en aucune manière la représentation figurée, celle des hommes pas plus que celle des animaux. La réprobation coranique est en revanche très forte envers les pratiques idolâtres qui auraient caractérisé le polythéisme de l’Arabie préislamique. Il s’agit de la condamnation, ferme et précise, de l’utilisation dans le cadre du culte d’images de divinités, peintures, statues ou statuettes. Un épisode célèbre de la biographie de Muhammad, telle qu’elle fut ordonnée et mise par écrit à partir de récits oraux à partir du viiie siècle de l’ère chrétienne, met en scène le prophète de l’islam détruisant les centaines d’idoles contenues dans le sanctuaire de la Kaaba lorsqu’il entra victorieusement à La Mecque en l’an 8 de l’hégire (630 de l’ère chrétienne). Cet épisode n’exprime pas une interdiction absolue de l’image mais met en scène le triomphe de l’islam, monothéisme pur, sur le polythéisme mecquois symbolisé par les idoles. De fait, dans l’empire islamique en formation, l’usage des représentations figurées (humaines et animales) fut rapidement banni des lieux de culte musulmans, sans que soient pour autant interdits les décors floraux ou figuratifs qui ornent par exemple les mosaïques de la mosquée des Omeyyades de Damas, construite au début du viiie siècle. Plus que dans le Coran, une méfiance plus générale envers les images s’exprime dans certains textes de la tradition musulmane, notamment dans le corpus des hadiths, qui relatent sous forme de petits récits des actes et des dires attribués à Muhammad. La fonction première des hadiths était d’apporter une réponse normative aux nombreuses questions non résolues par le texte coranique : les faits et gestes du prophète, ses déclarations et même parfois ses silences, tels qu’ils furent rapportés d’abord oralement par ses Compagnons puis par les générations suivantes, sont interprétés comme des modèles de comportement. L’ensemble des hadiths tenus pour authentiques par les savants des premiers siècles de l’islam constitue la Sunna. Dans ce corpus, la question de l’image n’est pas centrale, bien qu’une certaine méfiance s’y fasse jour envers ceux qui fabriquent des images, suspects de vouloir se comparer au Créateur. Certains hadiths sont cependant ouvertement hostiles aux images, affirmant qu’une maison qui en abrite ne sera jamais visitée par les anges. Les textes juridiques musulmans anciens débattent aussi parfois la question de la licéité des images ; bien que les avis n’aient pas tous été concordants en la matière, à partir du viiie siècle, le droit musulman naissant se montre dans l’ensemble réticent envers la production et l’usage d’images d’hommes et d’animaux. Cette réticence des juristes, touchant principalement le domaine du culte, ne conduisit pas, dans un premier temps, à bannir toute représentation imagée dans le domaine profane. Au temps des califes omeyyades de Damas (661-750), les murs des palais, résidences aristocratiques et bains s’ornaient volontiers de scènes de chasse, de figures humaines et animales, comme en témoignent les riches fresques murales du palais jordanien de Qusayr ‘Amra (début du viiie siècle) : celles du hammam comportent, entre autres, des images de baigneuses dénudées. Au cours du Moyen Âge, animaux et personnages ornaient fréquemment certains objets du quotidien, textiles et céramiques. Une riche tradition de manuscrits enluminés vit le jour en Mésopotamie au xiie siècle ; des œuvres littéraires narratives y étaient illustrées de miniatures mettant en scène des personnages humains parfaitement représentés. L’illustration d’ouvrages scientifiques était elle aussi fréquente, incluant des représentations de personnages humains et d’animaux de toutes sortes. Les productions artistiques du domaine islamique sont donc loin de se réduire à l’arabesque géométrique ou aux décorations florales. Parmi les figures humaines représentées par des artistes du monde musulman, celle de Muhammad ne semble pas, dans un premier temps, avoir constitué une exception notable. Les miniatures le représentant à visage découvert se multiplièrent à partir du xiiie siècle, sans que ces représentations ne suscitent de débats enflammés parmi leurs contemporains. Il est vrai que ces ouvrages comptaient sans doute un nombre restreint de lecteurs, issus majoritairement des milieux aristocratiques susceptibles de commanditer ou d’acquérir de tels produits de luxe. Les derniers siècles du Moyen Âge virent ainsi fleurir des miniatures représentant Muhammad. Ces portraits s’inspiraient des descriptions textuelles contenues dans les biographies du prophète ou dans un type particulier d’ouvrages, les shamâ’il, consacrés à la description physique de Muhammad telle que rapportée par le hadith. Les images des xiiie-xvie siècles sont proches de ces descriptions textuelles : Muhammad y figure le plus souvent sous la forme d’un homme d’âge mur, doté d’une barbe soigneusement taillée et coiffé d’un turban. Son teint est rose, ses traits bien dessinés, son visage est parfois encadré par deux mèches de cheveux. Il apparaît toujours nimbé de flammes, ou bien la tête entourée d’un halo ; il y partage cette particularité avec les anges et les autres prophètes, et parfois même d’autres membres de sa famille, eux aussi représentés à visage découvert. Moins fréquemment, Muhammad est parfois représenté sous la forme d’un jeune homme imberbe, pour illustrer les épisodes anciens de sa vie, précédant la révélation. Les miniatures le mettent en scène dans les moments marquants de son histoire. L’épisode plus célèbre est celui de son ascension céleste, le mi‘râj, sur le dos d’une monture ailée dotée d’une tête de femme, le Burâq. Au fil des siècles, cette ascension prit une importance croissante dans les récits biographiques et les traités mystiques et donna lieu à d’innombrables représentations . À partir du xvie siècle, les portraits figurés du prophète de l’islam devinrent plus rares, et une iconographie particulière se développa, qui consistait à voiler le visage de Muhammad ou à le symboliser par une flamme, ou parfois par son nom calligraphié. Les historiens de l’art ont même mis en évidence certains cas où des peintures anciennes, qui figuraient visiblement ses traits, ont par la suite été grattées, effacées ou, plus discrètement, recouvertes d’un voile masquant son. De plus en plus, l’ensemble de la personne du prophète était symbolisé par un grand nimbe de flammes dorées Bien que son visage ou même l’ensemble de son corps ne soient pas toujours représentés, on continua cependant, en contexte safavide comme ottoman, à illustrer de scènes très vivantes les biographies de Muhammad et d’autres ouvrages historiographiques ou mystiques. Il est difficile d’évaluer si cette pratique consistant à effacer les traits du prophète découle véritablement de la désapprobation des ulémas envers sa représentation figurée ; de fait, la réitération de l’interdiction en la matière est récente. L’historienne de l’art Christiane Gruber interprète plutôt ce phénomène comme l’extension, dans le domaine de l’art, d’une tendance à l’abstraction reflétant la diffusion de thèmes mystiques associant Muhammad à la « Lumière prophétique », émanation de la Lumière divine, principe créateur universel et symbole de la divinité unique échappant à toute représentation (Gruber 2009). Ces idées se développèrent dans le contexte de l’Iran safavide et sont largement représentées dans la poésie persane de l’époque. Elles insistent sur le fait que l’essence du prophète ne peut être appréhendée que par une vision de l’âme, et s’accompagnent de descriptions allégoriques de la « lumière prophétique », symbolisée par le nimbe de flammes. À l’époque contemporaine, la multiplication des images dans le monde musulman s’est accompagnée de phénomènes variés. Si, dans l’Iran chiite d’aujourd’hui, il n’est pas rare que des portraits imaginaires de Muhammad ou de l’imam Husayn décorent les rues en temps de festivités religieuses, en particulier pendant la commémoration du deuil de ‘âshûrâ’, le monde sunnite se montre globalement hostile à la représentation figurée de son prophète – sans même parler du cas volontairement polémique que constituent les caricatures. Reste cependant à rappeler qu’il fut un temps où artistes comme public musulmans considéraient la production et la contemplation de portraits de leur prophète comme une expression de leur dévotion, et non comme une pratique blasphématoire réservée aux seuls détracteurs de l’islam.

Pour en savoir plus

Bibliographie

Quelques ressources sur Internet

  • Mandragore, le site de la BnF dédié aux manuscrits enluminés, permet l’accès à quelques dizaines d’enluminures de manuscrits arabes, turcs ou persans contenant des représentations de Muhammad (choisir le mot-clé « Muhammad » dans la rubrique « Descripteur »). Quelques-unes le présentent à visage découvert (Ms Arabe 1489, Persans 54 et 376, Suppléments turcs 190 et 1063), d’autres avec le visage voilé (Supplément turc 1088) ou symbolisé par un grand nimbe doré (Supplément persan 1030). http://mandragore.bnf.fr/jsp/rechercheExperte.jsp,
  • Une page anglaise de Wikipedia rassemble une cinquantaine d’enluminures produites en contexte musulman et représentant le prophète sous différents aspects ; certaines légendes laissent toutefois à désirer. http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Muslim_depictions_of_Muhammad

Pour citer ce billet : Vanessa Van renterghem, « La représentation figurée du prophète Muhammad »,Les Carnets de l’Ifpo. La recherche en train de se faire à l’Institut français du Proche-Orient(Hypothèses.org), 29 octobre 2012. [En ligne] http://ifpo.hypotheses.org/4445

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Loi Macron : premier recul du gouvernement

Loi Macron : premier recul du gouvernement

Les  greffiers ont réussi à faire reculer le ministre de l’Economie concernant leur  rémunération dans  les  tribunaux de commerce.  La loi Macron  prévoit désormais une ordonnance assez vague, « permettant de faciliter l’accès du public aux données contenues dans le RNCS, ainsi que la réutilisation de ces informations, en modifiant les conditions dans lesquelles l’INPI centralise le RNCS ». Bref, le mot gratuit a disparu du projet de loi -même s’il reste dans l’exposé des motifs et l’étude d’impact . Puis, la semaine dernière, le gouvernement a tenté un nouvel assaut. Le 8 janvier, il a déposé un amendement revenant à son texte initial: « l’INPI assure la mise à disposition libre et gratuite du public, à toutes fins de réutilisation, des informations techniques, commerciales et financières qui sont contenues dans le RNCS ». Mais, le gouvernement a ensuite retiré son propre amendement…  C’est d’autant plus regrettable que les prix des données sur les entreprises sont parmi les plus chers d’Europe. Ainsi, acheter les comptes annuels d’une entreprise coûte 9,36 euros chez Infogreffe, contre une livre en Grande-Bretagne (env 1,30 euro), 3 euros aux Pays-Bas, ou un euro au Luxembourg. Et c’est même totalement gratuit en Belgique!  Rappelons qu’Infogreffe est un groupement d’intérêt économique constitué par les différents greffiers, qui se partagent donc ses revenus. Ainsi, en 2013, Infogreffe leur a reversé 49,5 millions d’euros, soit 439.292 euros HT par greffe. Cette manne représente 23% des revenus des greffes.  Pire: les greffiers de tribunaux de commerce, grâce à leur monopole, ne sont pas à plaindre, avec des revenus astronomiques. Selon un rapport de l’Inspection des finances, leur rémunération s’élève en moyenne à 27.236 euros par mois lorsqu’ils sont en entreprise unipersonnelle, et à 43.740 euros par personne lorsqu’ils sont associés à plusieurs. « C’est 13,3 fois le revenu net annuel moyen d’un salarié en France », pointe l’Inspection des finances, qui « n’a pas identifié de justification économique à ce niveau de rémunération », et pointe « une rente non justifiée ».  Même son de cloche chez l’Autorité de la concurrence, qui, dans un avis publié mardi 13 janvier, dénonce: « la rentabilité de la profession (44% de marge nette) se situe à un niveau particulièrement élevé, notamment par rapport aux notaires (+10 points de rentabilité environ) ». Dans cet avis, le gendarme de la concurrence propose de réduire drastiquement les prix de vente par internet, et d’offrir « un accès plus ouvert aux données ».   Evidemment, un tel fromage est conservé jalousement: « la transmission des greffes est marquée par le poids des familles, qui organisent la transmission des structures entre parents et enfants, limitant la possibilité d’accès à de nouveaux entrants. Trois des quatre greffes de petite couronne de Paris, parmi les plus importants de France, sont caractérisés par l’association d’un greffier et de ses enfants. Et trois frères et leurs enfants contrôlent 4 greffes », relève le rapport de l’Inspection des finances.

Terrorisme-Hyper Cacher: une pétition pour décorer « le héros »

Terrorisme-Hyper Cacher: une pétition pour décorer « le héros »

Vendredi dernier, Lassana Bathily est devenu le héros de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Cet employé malien de l’épicerie a caché des clients du supermarché dans une chambre froide, lorsqu’Amedy Coulibaly est entré pour prendre les clients en otage. « Je suis allé au congélateur, j’ai ouvert la porte », raconte le jeune homme sur BFMTV. « Plusieurs personnes sont entrées avec moi. Il y avait quelqu’un avec un enfant de deux ans. J’ai éteint la lumière, j’ai fermé la porte, je leur ai dit de rester calmes, et je suis sorti ». « Je suis musulman, pratiquant. J’ai déjà fait mes prières dans ce magasin, dans la réserve. Et oui, j’ai aidé des juifs. On est des frères », a-t-il encore déclaré. « Ce n’est pas une question de juifs, de chrétiens ou de musulmans, on est tous dans le même bateau », expliquait-il. Aujourd’hui, de nombreuses personnes souhaiteraient qu’il soit décoré. « Il a sauvé la vie de 15 personnes, c’est hors du commun et ça mérite une Légion d’honneur », affirme Thiaba Bruni, porte-parole du Cran (Conseil représentatif des associations noires de France).  Mais au-delà de la Légion d’honneur, Lassana Bathily pourrait surtout obtenir la nationalité française, qu’il a demandée bien avant le drame de l’Hyper Cacher. Un dossier devenu prioritaire pour beaucoup. « On dit souvent que la nationalité française se mérite », relève Louis-Georges Tin, président du Cran. « Je trouve qu’il la mérite amplement, sinon ce serait à désespérer du politique. Il n’y a pas de débat, il doit l’obtenir ».  Pour cela, certains politiques se sont mobilisés. Raquel Garrido, la porte-parole du Parti de gauche, a par exemple sensibilisé ses abonnés sur Twitter.

Allemagne: croissance de 1,5% en 2014

Allemagne: croissance de 1,5% en 2014

Une croissance finalement satisfaisante compte tenu de l’environnement international mais qui sera en baisse en 2015. ( pour la France ce sera +0.4% en 2014).  Les comptes publics du pays (Etat fédéral, Etats régionaux, communes et caisses de sécurité sociale) sont ressortis pour leur part en excédent de 0,4% du PIB, a précisé l’Office fédéral des statistiques Destatis.  Après un démarrage en fanfare début 2014 grâce à l’hiver clément, l’économie allemande avait nettement ralenti le rythme au printemps et à l’été, frôlant même la récession. Mais « la conjoncture s’est stabilisée en fin d’année », a déclaré le président de l’Office Roderich Egeler lors d’une conférence de presse à Berlin.  Berlin mise pour le moment sur une croissance de 1,3% cette année, mais le ministère de l’Economie envisagerait un relèvement, rapportait jeudi l’hebdomadaire Die Zeit. Le ministre Sigmar Gabriel doit actualiser le chiffre le 28 janvier.

Sondage moral des Français : encore une petite amélioration

Sondage moral des Français : encore une petite amélioration

Une très large majorité de Français continue à se montrer pessimistes, leurs rangs se sont un peu éclaircis. Ils sont désormais 75% à se dire « plutôt moins confiants » dans la situation du pays contre 80% au mois de décembre. Dans le même temps, la proportion des optimistes continue d’augmenter : 23% se disent « plutôt plus confiants » en l’avenir de la situation économique du pays, contre 19% en décembre. Des chiffres qui s’inscrivent dans la remontée spectaculaire de l’indice du moral des Français entamée depuis le mois de novembre 2014. En 3 mois, ce sont 22 points qui ont été gagnés. Et quand on leur demande de juger leur situation personnelle, les Français sont désormais un peu plus nombreux à afficher un certain optimisme : 29% se disent plus confiants en l’avenir contre 62% qui continuent à broyer du noir. Sans surprise, plus elles gagnent bien leur vie, plus les personnes interrogées se montrent confiantes : parmi ceux qui ont des revenus supérieurs à 3.500 euros, le camp des inquiets est certes majoritaire (56%) mais c’est nettement moins que chez ceux qui doivent se contenter de 1.500 euros par mois, où les pessimistes représentent 78% de l’échantillon. Pour autant, cette inquiétude ne pousse pas les Français à épargner à tout-va. Si leurs revenus venaient à augmenter de 10%, seuls 3% des sondés mettraient tout cet argent de côté pour les coups durs, 77% préférant partager ce bonus entre épargne et consommation. Les secteurs qui profiteraient le plus d’une telle manne ? Les loisirs (restaurant, spectacles) cité par 57% des Français, « signe que probablement ils sont le poste aujourd’hui le plus ‘sacrifié’ par les ménages », analysent les auteurs du baromètre.  Viennent ensuite à égalité la volonté d’améliorer son logement par des travaux, faire des achats de nécessité (alimentation, vêtements, énergie) mais aussi faire des voyages, plébiscités par 51% des sondés. Enfin, un quart des Français (24%) et près d’un jeune de moins de 35 ans sur deux (48%) a envie de créer ou de reprendre une entreprise. « Mais en période de crise il est probable aussi que ce ne soit, malheureusement par défaut la seule voie possible de trouver un travail ou d’en avoir un de plus épanouissant. », temporise les auteurs du baromètre.

CGT :Lepaon a besoin de repos ( Martinez)

CGT :Lepaon a besoin de repos ( Martinez)

 

Au lendemain du refus du « parlement » de la centrale d’adouber l’équipe de direction qui avait été constituée notamment par Thierry Lepaon et Philippe Martinez, ce dernier a précisé qu’il présenterait mardi un « collectif » chargé de composer un nouveau bureau confédéral. Ce collectif ne comptera aucun des membres du précédent groupe réuni autour de Thierry Lepaon, a-t-il dit.  Philippe Martinez entend « accélérer » et « élargir les consultations des organisations de la CGT » pour « construire » une nouvelle équipe « conforme aux attentes », mais il ne voit de « sanction pour personne » dans le rejet mardi de sa liste par le Comité confédéral national (CCN). « C’est comme cela à la CGT : la démocratie s’organise et prend du temps. Et nous prendrons le temps pour décider entre nous », a-t-il précisé.  La nouvelle équipe devrait être présentée les 3 et 4 février, dates de la prochaine réunion du CCN qui votera à nouveau et « nous lancerons début février la préparation du 51e congrès de la CGT » qui est prévu au printemps 2016.  Philippe Martinez a indiqué que « Thierry Lepaon avait besoin de repos » et qu’il « quitterait la commission exécutive » (direction élargie), « comme l’ont fait ses prédécesseurs ». « Il a toute sa place à la CGT » comme militant, a-t-il dit, assurant que la CGT n’était pas « en hibernation ».  Récusant le mot de crise, Philippe Martinez a reconnu que la centrale traversait « une période inédite ». Il s’est dit « confiant dans sa capacité » à en sortir. En l’absence de bureau confédéral, démissionnaire, la CGT est dirigée par la commission exécutive, a-t-il souligné.   »En 2015, la CGT sera présente, offensive et dérangeante » et prendra « des initiatives » avec les salariés « afin de rompre avec les politiques libérales », a-t-il dit. La centrale « fera également obstacle à la nouvelle régression sociale que représente le projet de loi Macron », a-t-il ajouté.  Sur la sellette depuis fin octobre après des révélations sur des dépenses effectuées pour lui par la CGT et une indemnité perçue, Thierry Lepaon avait démissionné de son poste de numéro un il y a une semaine. Mais il avait voulu garder la main sur le choix de son successeur et de son équipe, au grand dam d’une partie de l’organisation. Interrogé sur l’appartement de fonction du secrétaire général à Vincennes, près de Paris, rénové à grands frais, Philippe Martinez a indiqué qu’il servirait à des camarades de la CGT de passage.

Ajouter «laïcité» à la devise de la France

Ajouter «laïcité» à la devise de la France

Pour donner suite à la grande marche républicaine de dimanche, le nouveau patron de l’UDI a une idée qu’il n’a pas manqué de répéter à plusieurs reprises ce mercredi dans les médias. Lors de la présentation de ses vœux, Jean-Christophe Lagarde s’est prononcé pour la construction d’un large débat, incluant aussi bien les partisans de la manifestation que les opposants. Un débat qu’il voudrait voir déboucher sur une proposition: «Ajouter à la devise de la République ce quatrième pilier qui est celui de la laïcité». Un peu plus tôt, invité de l’émission Les indés Radios-LCI-Metronews il avait déjà plaidé pour une modification de la constitution de 1958 destinée à intégrer la notion de laïcité dans l’article 2. Il a annoncé avoir proposé cette mesure à François Hollande. Invité de la presse parlementaire ce mercredi, François Baroin est allé dans le même sens, estimant que la laïcité issue de la loi de 1905 a désormais une valeur comparable aux trois notions de la devise nationale.

Le Livret A à 0,75% ?

Le Livret A à 0,75% ?

Le livret A ne rapporte déjà pratiquement plus rien pourtant le gouverneur de la Banque de France estime « qu’il  serait irresponsable de maintenir taux à 1% » !!! On se demande bien qui est irresponsable dans cette affaire car la collecte du livret de cesse déjà de se réduire depuis des mois. Pour deux raisons, du fait d’un taux de rémunération insignifiant, la seconde raison  tient au fait que l’inflation est structurellement sous-estimée. Cette inflation ne tient pas compte de la déformation structurelle de la consommation des ménages de plus en plus affectée aux dépenses contraintes (impôts, assurances, électricité, gaz, transport, différents services) ; or ces dépenses sont sous estimées voire non prises en charge comme les impôts. Du coup l’indice d’évolution des prix à la consommation est obsolète.  Le « placement préféré des Français », comme on l’appelle, le restera-t-il  donc encore longtemps ? Depuis le 1er août dernier, le Livret A ne rapporte plus qu’1%… et sans doute un peu moins encore au 1er février prochain. C’est du moins ce que souhaite Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France. Ce jeudi matin, il a formellement proposé une baisse de 0,25 point – pour une rémunération, donc, à 0,75%. « Rester à 1% serait totalement irresponsable », a-t-il expliqué, compte tenu de la faiblesse de l’inflation – hors tabac, celle-ci est tombée à 0,1% en 2014. Reste qu’une rémunération à 0,75%, c’est encore beaucoup : si la formule utilisée pour le calcul de la rémunération était appliquée à la lettre, le Livret A ne sera plus rémunéré qu’à hauteur de… 0,25%. « Je propose 0,75%. Economiquement, je devrais proposer un peu plus bas, 0,50% sans aller jusqu’à 0,25%, mais je veux tenir compte de la psychologie des épargnants. Donc je pense qu’il faut faire un mouvement d’une ampleur relativement limitée », explique Christian Noyer.

Islam et représentation du prophète Mahomet

Islam et représentation du  prophète Mahomet 

 

 

(Lu sur France tv inf)o

Après avoir attaqué « Charlie Hebdo » mercredi dernier, les frères Kouachi ont affirmé qu’ils avaient « vengé le prophète » estimant que l’hebdomadaire satirique n’avait pas à caricaturer Mahomet. Ils avaient caricaturé le prophète. Voilà comment les frères Kouachi ont justifié leur attaque contre Charlie Hebdo qui a fait douze morts dont quatre dessinateurs (Cabu, Wolinski, Charb et Tignous), le 7 janvier. Rapidement épuisé en kiosques, mercredi 14 janvier, après avoir été tiré à trois millions d’exemplaires, le dernier numéro de l’hebdomadaire satirique persiste et signe : en une, titrée « Tout est pardonné », on peut voir Mahomet tenir entre ses mains une pancarte « Je suis Charlie ». Une caricature qui n’a pas été du goût de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie qui n’ont pas autorisé la diffusion du journal satirique sur leur sol, comme le relaie Le Monde. Mais que dit précisément l’islam sur la représentation de Mahomet ? L’interdiction est-elle notifiée dans le Coran ? S’est-elle appliquée partout et en tout temps ? Francetv info apporte des éléments de réponse. Mohammed Moussaoui, président de l’Union des mosquées de France, le certifie : « Il n’y a pas de texte coranique explicite qui parle de la représentation du prophète », affirme-t-il à francetv info. Cette interdiction est donc postérieure au texte sacré de l’islam et relève des théologiens. Que disent ces docteurs de la foi ? Selon Mohammed Moussaoui, « la plupart des écoles juridiques musulmanes considèrent qu’on ne peut représenter ni Mahomet ni les autres prophètes tels que Jésus, Moïse, Noé… » La raison ? Elle est liée au respect dû à Dieu. Pour ces théologiens, « un humain n’a pas la capacité de représenter fidèlement le prophète », précise l’ancien président du Conseil français du culte musulman (CFCM).Certains imams, comme celui d’Alfortville (Val-de-Marne) Abdelali Mamoun, exonèrent les non-musulmans de ce principe : « Charlie Hebdo et les autres journaux qui ne sont pas des journaux musulmans ne sont pas concernés [par cette interdiction]. Je n’ai pas à leur imposer les lois et les préceptes de la religion musulmane. » Mohammed Moussaoui rappelle d’ailleurs qu’ »en ce qui concerne la France, les musulmans ont intégré que la loi de la République est la seule à encadrer la liberté d’expression ». Et qu’ils peuvent faire appel à la loi, s’ils estiment qu’il y a une « volonté délibérée » de les blesser. En 2007, quand la Grande mosquée de Paris et l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) avaient porté plainte contre Charlie Hebdo, l’hebdomadaire satirique avait certes été relaxé, mais le jugement posait certaines limites à la caricature de Mahomet, comme le rappelle Libération. Reste donc le recours à la justice. Ou à la religion. « Le prophète de l’islam, de son vivant, a été caricaturé verbalement, poursuit Mohammed Moussaoui. Il a été traité de menteur, de sorcier, comme on peut le lire dans le Coran. Mais Dieu a répondu à la place du prophète : ‘Ne prête pas attention à ce qu’ils disent, Dieu te suffit comme défenseur’. » Tous les courants de l’islam interdisent-ils de représenter le prophète ? Nullement. Dans La représentation figurée du prophète Muhammad, la chercheuse Vanessa van Reterghem (rattachée à l’Institut français du Proche-Orient jusqu’en août 2014) montre que ‘ »la question de la représentation figurée en général, et de celle du prophète de l’islam en particulier, a été diversement tranchée selon les périodes et les milieux. Si elle a parfois déclenché des débats animés, elle ne semble pas avoir posé un problème majeur ou permanent aux croyants musulmans ni à leurs juristes. «Et de relever que « les derniers siècles du Moyen Age virent ainsi fleurir des miniatures représentant Mahomet », comme l’attestent des enluminures (des peintures ou dessins exécutés à la main) reproduites sur Wikipedia. Des enluminures souvent persanes. Et le chiisme, l’une des trois branches de l’islam, notamment en Iran, où il est la religion ultra-majoritaire, semble plus souple que le sunnisme sur la question de la représentation du prophète. Pourquoi cette différence ? « Dans le sunnisme, il y a une figure sacrée, c’est le prophète, alors que dans le chiisme, il y a, en plus, les douze imams, détaille pour francetv info Sabrina Mervin, chargée de recherche au CNRS et spécialiste du chiisme contemporain. Dans les pays chiites ou partiellement chiites, comme l’Iran, le Liban, l’Irak, on représente sans problème les imams, qui sont les descendants du prophète et des personnages sacrés. Aujourd’hui, il y a peu d’images de Mahomet en Iran, mais on en trouve. » De son côté, Mohammed Moussaoui se souvient qu’en Iran, « un feuilleton télévisé avait montré Zacharie et Jésus, des prophètes eux aussi, non floutés. Mais quand les chiites libanais, qui sont, eux, en contact avec des sunnites, ont diffusé le feuilleton, ils ont flouté les prophètes. » Et si un certain durcissement était récent ? DansLe prophète de l’islam en images, un sujet tabou ? (éd. Bayard), François Boespflug, professeur d’histoire des religions à la faculté de théologique catholique de l’université Marc-Bloch de Strasbourg, estime ainsi qu’on a travesti « un véritable raidissement en loi de toujours ». Une loi religieuse , pas une loi de la république française.

Ecole : « pas à la hauteur » Najat Vallaud-Belkacem

Ecole : «  pas à la hauteur » Najat Vallaud-Belkacem

La ministre de l’éducation a reconnu devant l’assemblée nationale que l’école n’était pas à la hauteur. Elle a aussi reconnu que de nombreux incidents étaient intervenus lors de la minute de silence dans les établissements scolaires, officiellement 200 incidents. En réalité, des incidents beaucoup plus nombreux ; la précision du ministère est à cet égard significative de l’approximation : » Ces données sont déclaratives, avait indiqué précédemment un communiqué du ministère, et ne concernent que des incidents qui n’ont pas pu être réglés en classe par des enseignants des écoles, collèges et lycées. Elles ne constituent donc pas un recensement exhaustif de l’ensemble des difficultés qu’ont pu rencontrer les équipes éducatives ». En clair il faut multiplier ces incidents par 10 ou par 100 ! « L’école n’est pas à la hauteur dans cette mission éducative. « , a-t-elle estimé. Ce n’est pas faute d’enseignants qui souhaitent les transmettre, il faut « un sursaut », a-t-elle fait valoir. « La laïcité sera le préalable indispensable, a-t-elle ajouté, pour apprendre à nos jeunes à vivre ensemble, mais aussi pour se construire un esprit critique, une liberté de jugement, l’art du débat contradictoire qui leur permettra » de « faire le tri » entre l’information et la rumeur. En fait le débat ne fait que débuter. Il y a des années que le système éducatif est en perdition surtout dans les écoles des banlieues ghettoïsées où dans certaines classes, on se contente en fait de faire u  gardiennage pour les élèves qui veulent bien être présents. Contrairement à ce qu’affirment certains médias ou certaines institutions cela ne concerne pas seulement les très grandes villes, Paris, Lyon, Marseille, bien d’autres mais la plupart des villes jusqu’à 10 000 habitants. Dans toutes les villes même les plus petites certaines écoles constituent des lieux enfermés dans des ghettos culturels ou la dictature culturelle des extrémistes et des trafiquants de drogue dominent. En cause évidemment aussi le chômage, et certains quartiers ne vivent que de la drogue et bon gré mal gré doivent se plier à la gouvernance des délinquants qui trouvent aujourd’hui une légitimité religieuse à leurs actes criminels. Dès lors  la question posée est de savoir à qui incombe l’éducation de ces enfants enfermée dans un univers archaïque et anti républicain. Certains qui abordent la problématique en rondelles de saucisson considèrent que l’éducation nationale doit enseigner et que la mission d’éducation incombe aux parents. Evidemment une mauvaise réponse car la mission d’éducation en particulier par ce qui concerne le domaine civique incombe à tous. Si l’on entend par civisme le principe qui règle les relations entre les êtres humains civilisés. Or c’est toute la société qui a fait preuve de laxisme en matière de civisme et de civilités. Pas seulement l’école. Dans les banlieues la situation est dramatique, l’ignorance, l’intolérance et la violence façonnent  un environnement culturel d’un autre âge. Des zones de non droit où le seul service public demeure l’école. Des banlieues fragilisées par la misère sociale qui constitue d’extraordinaire terreau pour la criminalité et même la violence terroriste. Des lois ne suffiront pas, même sil en faut c’est une véritable réhabilitation sociale, économique culturelle et civique qu’il faut mettre en œuvre, trouver l’équilibre entre prévention, réhabilitation et sanction. Un travail qui demandera des années.  

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Terrorisme : des politiques « pour l’instant » à la hauteur de l’événement

Terrorisme : des politiques « pour l’instant » à la hauteur de l’événement

 

C’est rare pour être signalé mais cette fois la classe politique se met à la hauteur du drame, de la dignité et de l’émotion des français. Cela vaut pour l’opposition républicaine comme pour le gouvernement. Un gouvernement qui il faut bien le dire n’avait pas réussi grand-chose tant sur le plan économique que sur le plan social voire sociétal. Il faut surtout signaler  la hauteur de vue manifestée par le ministre de l’intérieur, Cazeneuve, par Valls (surtout à l’assemblée) aussi par Hollande. Ils n’ont n’en pas fait trop mais ont sur rechercher la cohésion et l’adhésion aux valeurs les plus fondamentales de la république. Cette unanimité ne durera sans doute pas et l’intérêt des appareils risquent de reprendre le pas sur celui de la France. En outre des fractures risquent d’intervenir sur certains aspects sociétaux mettant en cause certaines libertés. (Contrôle d’Internet par exemple pourtant si nécessaire où le beau côtoie l’ignoble, l’intelligence côtoie l’ignorance, l’ humanisme côtoie le sectarisme). Valls a déclaré que la France est en guerre. Il a raison dans le domaine du terrorisme mais  on pourrait dire la même chose sur le plan économique voire social. Or on ne gagne pas de guerre avec des forces dispersées voire opposées. L’union nationale serait pourtant indispensable pour lutter tant sur le terrain du terrorisme que sur le terrain économique. Si les politiques savent tirer la totalité des leçons des magnifiques mobilisations de ce week-end end, c’est ce qu’ils devraient conclure. Le pays ne peut plus passer son temps à des joutes électorales démagogiques et stériles. Malheureusement, il faudra encore un drame de ce type pour que la classe politique se mette au niveau des exigences de cohérence et d’efficacité que souhaite le pays.

 

Sondage : 9 Français sur 10 fiers de leur pays

Sondage :   9 Français sur 10 fiers de leur pays

 

Après les mobilisations massives (entre 3,7 et 4 millions de personnes se sont rassemblées en France) qui ont suivi les attentats ayant entraîné la mort de 17 personnes, 87% des sondés se déclarent « fiers d’être Français », dans une enquête Odoxa publiée mercredi 14 janvier par Le Parisien. Plus d’une personne interrogée sur dix (11%) a répondu par la négative et 2% ne se prononcent pas. Par ailleurs, le Président de la République semble bel et bien avoir le vent en poupe. Alors qu’un récent sondage Opinionway faisait état d’une cote de popularité en hausse de quatre points, dans cette étude Odoxa, 29% des Français estiment que François Hollande est « un bon président de la République » contre 21% en décembre. Une hausse de sa cote de popularité de 8 points qui profite également au chef du gouvernement. Manuel Valls est ainsi jugé comme étant un « bon Premier ministre » par 53% des Français contre 45% en décembre. Et ce alors que le sondage a été réalisé avant son discours à l’Assemblée prononcé mardi après-midi, après que les députés ont entonné la Marseillaise pour la première fois depuis le 11 novembre 1918.  Le Premier ministre fait aussi six fois mieux que le chef de l’Etat auprès des sympathisants de droite (45% de jugements positifs) et il est également nettement plus populaire auprès de ceux de gauche (70% contre 58%). En revanche, seuls 27% des sondés se disent « plus confiants dans l’avenir » contre 71% qui avouent éprouver le sentiment inverse et 2% qui ne se prononcent pas. 

Le sondage a été réalisé par internet le 13 janvier auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus établi selon la méthode des quotas.

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