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Archive mensuelle de janvier 2015

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Sondage : Les Français la livraison des Mistral à la Russie

 

Les français pourtant sévères quant à la responsabilité de Poutine dans le conflit ukrainien pensent qu’il faut cependant livrer les « Mistral » à la Russie. Les Français sont réalistes, ils ne désapprouvent pas les sanctions économiques mais considèrent que la non livraison des « Mistral » constitue une mesure vexatoire inutile. De fait, il ne faut sans doute pas donner des arguments supplémentaires à Poutine pour continuer de jeter des braises sur la guerre en Ukraine  car les Mistral dans ce conflit ne constituent pas un enjeu.  A une majorité très confortable (64%), les Français, dans un sondage IFOP- La tribune  sont favorables à la livraison des bateaux de projection et de commandement (BPC), de type Mistral, à Moscou. La marine russe en a commandé deux exemplaires au groupe naval DCNS pour environ 1,2 milliard d’euros dans le cadre d’un contrat conclu en juin 2011 sous l’ancien président Nicolas Sarkozy. Une majorité qui recrute aussi bien à gauche (66%) qu’à droite (71%). La semaine dernière, la Russie a officiellement envoyé une demande d’explication écrite à la France concernant son refus de lui livrer les navires de guerre Mistral, selon l’agence publique russe Ria-Novosti, citant une source militaire. Selon l’agence, qui cite une source anonyme au sein du Service fédéral russe de coopération militaire, ce dernier a adressé une demande à la direction générale de l’armement (DGA) « avec l’objectif de recevoir une réponse officielle« . « Pour décider de la suite, saisir un tribunal ou donner du temps à la France, la Russie doit disposer d’une explication écrite de la situation », a indiqué cette source. Les Français sont d’autant plus convaincus de la nécessité de livrer les deux Mistral à la Russie qu’ils considèrent, à une très large majorité (75%), que le refus de la France de remettre ces navires à la marine russe n’est pas efficace pour régler le conflit entre l’Ukraine et  la Russie. « L’opinion française est très déterminée sur ce sujet, notamment chez les plus de 35 ans (80%) », constate le directeur des études politiques à l’IFOP, Damien Philippot. Et de préciser que ce sondage s’écarte du « politiquement correct« . Une prise de position, alors même que 66% des sondés estiment que la situation dans le conflit entre l’Ukraine et la Russie n’a pas évolué ces dernières semaines. Un sondage réalisé avant les nouveaux combats de ces derniers jours dans la zone de l’aéroport Serge Prokofiev de Donetsk, où les séparatistes ont lancé une offensive depuis jeudi. L’Union européenne restera ferme envers la Russie, y compris sur les sanctions, alors que les violences ont regagné en intensité dans l’est de l’Ukraine, ont décidé lundi les ministres européens des Affaires étrangères.

Salafisme, jihadisme : histoire ( site d’ Antoine Sfeir)

Salafisme, jihadisme : histoire ( site d’ Antoine Sfeir)

 

Le salafisme prône :

  • le retour à l’islam des origines par l’imitation de la vie du Prophète, de ses compagnons et des deux générations suivantes ;
  • le respect aveugle de la sunna (tradition islamique, comprenant le Coran, les hadiths et la sira).

Il condamne :

  • toute interprétation théologique, en particulier par l’usage de la raison humaine, accusée d’éloigner le fidèle du message divin ;
  • toute piété populaire ou superstition, comme le culte des saints, jugé contraire à l’unicité de Dieu (tawhîd) ;
  • toute influence occidentale, comme le mode de vie et la société de consommation, mais également la démocratie et la laïcité.

Histoire

La filiation du salafisme débute, après les « pieux ancêtres », par l’école hanbalite, la plus rigoureuse des quatre écoles juridiques islamiques, qui ne reconnaît que le Coran et la sunna comme sources du droit musulman et inspire plus tard le wahhabisme, qui règne encore en Arabie séoudite, au Qatar, dans les Émirats et au Koweït.

Il faut distinguer deux notions de salafisme : celle des réformistes du début du XIXe siècle (Jamal ed-Dine al-Afghani et Mohammed Abduh), qui veulent alors imposer une réforme au sens quasi luthérien du terme (c’est-à-dire une lecture épurée des textes) ; et celle des salafistes actuels, davantage un littéralisme aveugle qui rejette toute innovation (bida’a).

Le salafisme s’impose progressivement dans tout le monde musulman, des pondoks (écoles coraniques) indonésiennes aux jeunes musulmans d’Europe. Il suit les préceptes de la finance islamique conceptualisés par les théologiens séoudiens. Ce néo-fondamentalisme traditionnaliste se révèle parfois une passerelle intellectuelle vers l’extrémisme et le jihad planétaire.

En France, dans les années 1980, les salafistes ont d’abord été assimilés à des fondamentalistes ou des traditionnalistes. Les années 1990 et la guerre civile algérienne ont donné une tribune aux prédicateurs salafistes dans les banlieues françaises, qui acquièrent une nouvelle visibilité grâce à l’Internet. Plus récemment, de jeunes convertis et d’autres issus de l’immigration ayant tenté la hijra (l’installation en Arabie séoudite) en sont revenus déçus. Se concevant comme une groupe social communautaire « puriste », confortés par l’émergence des salafistes tunisiens et égyptiens lors des « printemps arabes », ils contestent davantage l’influence des Frères musulmans.

Aujourd’hui, le salafisme se décline en trois courants principaux :

  • Le salafisme « cheikhite » ou quiétiste, inspiré par le wahhabisme et les cheikhs implantés en Arabie séoudite, en Jordanie ou au Yémen, peut être considéré comme le plus littéraliste et le plus largement majoritaire à travers le monde. Uniquement préoccupé de vivre en symbiose avec les prescriptions coraniques, celui qui adopte cette forme de salafisme « de prédication » professe un certain mépris pour la vie sociale et politique et les courants engagés en politique, tels les Frères musulmans. Sous l’égide du cheikh Mohammad Nasser Al Dîn Al Albani (mort en 1999), du Yéménite Moukbil ou de l’imam algérien de Marseille, Abdelhadi Doudi, cette stratégie s’appuie sur une prédication non violente et non directement politique. La foi « revivifiée » doit naturellement transformer la société et, par-delà, le monde entier.
  • Al Sahwa al Islamiya (« le Réveil islamique »), une tendance directement inspirée d’un courant plus politique, conduite en 1991 par les deux cheikhs wahhabites Salman Al Awda et Safar Al Hawali contre feu le roi Fahd après la première guerre du Golfe. Il trouve son origine dans la vive protestation d’une partie des oulémas contre l’entrée de l’armee américaine en Arabie séoudite. En Algerie, Ali Belhadj se réclamait d’Al Albani mais le FIS recevait Al Awda avec tous les honneurs dans de son plus grand meeting en 1991 dans un stade d’Alger. L’influence des deux personnages a diminué en raison de la montée du salafisme radical et autres tendances réformistes. Hawali fut atteint, en 2005, d’une forte hémorragie cérébrale ; quant à Awda, qui ne se situe plus sur le terrain de la contestation, ses relations avec le royaume séoudien sont désormais au beau fixe. La référence la plus citée de ce courant reste le Syrien Mohammad Sourour, qui veut rétablir le pouvoir des religieux face aux politiques. Ayant vécu longtemps à Birmingham, en Grande-Bretagne, il y a créé le Centre islamique, toujours en activité. Ce courant minoritaire accepte de se lancer dans la politique quand ils estiment que l’identité islamique est remise en cause en Occident. Nés et ayant grandi en Occident, ces salafistes sont prêts à négocier leurs votes auprès des élus. Dans ces cas, ils deviennent des concurrents directs des Frères musulmans, avec lesquels ils partagent alors une stratégie d’entrisme dans la vie politique et se disputent la même clientèle.
  • Le salafisme « jihadiste » suit, lui, une ligne révolutionnaire : il constitue la base intellectuelle du terrorisme et des opérations suicide, encourageant des actions violentes contre les Occidentaux. Inspiré par l’expérience du Frère musulman égyptien Sayyed Qotb ou du Jordanien Abou Mohamed Al Maqdissi, il statue que tout musulman a l’obligation, où qu’il soit, de porter le fer contre ceux, musulmans ou non, qui oppriment les « musulmans pieux ».

Né au cours de la guerre contre les Soviétiques en Afghanistan durant les années 1980, ce courant est le fruit de la rencontre entre la doctrine traditionnaliste séoudienne et la stratégie de prise de pouvoir des Frères musulmans. C’est sur ce terrain mythique témoin de la victoire des moudjahidin contre la puissante URSS, que la plupart des liens se sont créés entre les futurs terroristes islamistes de la planète, depuis la Jamaah islamiya indonésienne jusqu’au GICM (Groupe islamiste combattant marocain). Dès lors, les salafistes jihadistes se prononcent pour le combat armé destiné à libérer les pays musulmans des occupations étrangères et des régimes jugés impies. Ils fustigent à la fois les islamistes pour leur manque de piété et les autres courants salafistes pour leur « hypocrisie » face aux États occidentaux.

Ce jihadisme est celui mené par Al Qaïda et développé par Al Zawahiri et Abou Mossab, qui portent la lutte à l’échelle mondiale tandis que d’autres privilégient d’abord le combat dans un cadre national (Tchétchénie, Irak, Palestine, Algérie). La dimension meurtrière de ce jihad est favorisée par la diffusion d’images sur vidéocassettes, CD-Rom et sur l’Internet, et culmine dans la seconde moitié des années 1990 jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001, de Bali (2002), de Madrid (2004) et de Londres (2005). Son action est néanmoins battue en brèche dès le lendemain des attentats de New York. L’intervention de l’OTAN en Afghanistan, l’interdiction progressive de toutes les cellules de soutien telles celles de certaines ONG et le volontarisme de tous les États auparavant rétifs à s’attaquer aux bases arrières du terrorisme (Royaume-Uni, Malaisie, Afrique de l’Est) ont considérablement limité le champ d’action du terrorisme jihadiste, même si le Pakistan et l’Afghanistan restent les maillons faibles du dispositif en offrant l’asile aux derniers combattants.

Les États musulmans eux-mêmes alternent les politiques de répression avec celles du « rachat », permettant aux anciens jihadistes de s’amender. Ainsi l’amnistie des repentis en Algérie a-t-elle peut-être permis l’arrêt de la guerre civile en 1997. La politique plus subtile des autorités égyptiennes qui ont négocié dès 1997, avec les membres de la Gamaa islamiyya  le repentir dans leur prison, en est un autre exemple. Toutefois, les flux continus des jihadistes en Irak et la permanence des bases salafistes, bien que majoritairement quiétistes, prouvent que le terreau du jihadisme demeure vivace.

On assiste depuis 2011 à l’effacement spectaculaire d’Al Qaïda, dont la mort du chef Ossama Ben Laden, en mai 2011, a constitué le point d’orgue. Les mouvements religieux, tant islamistes que salafistes, n’ont pas participé au déclenchement des soulèvements populaires dans le monde arabe et les tentatives de récupération ont plutôt consacré la montée des islamistes « politiques », tels Annahda en Tunisie et les Frères musulmans en Égypte.

Il n’en reste pas moins que cette petite minorité de salafistes fait une lecture « révolutionnaire » de l’islam, qui rendrait légitime l’usage de la violence. Ils se voient comme des combattants pour une cause « juste »: l’instauration d’un État islamique qui préfigurera l’avènement de la justice de Dieu sur terre.

En France et en Europe :

La France constitue un véritable pôle de l’organisation en Europe. Les salafistes européens, âgés de 18 à 35 ans environ, sont un phénomène nouveau. Les salafistes sont estimés entre 20.000 et 30.000, dont un quart à un tiers de convertis issus de milieux catholiques ou protestants (Français « de souche métropolitaine », Antillais, Congolais, Zaïrois…). Ces derniers, désirant « compenser » une vie jusque lors éloignée de l’islam, sont souvent les plus radicaux.

Les salafistes « quiétistes » sont légalistes et se soumettent au système législatif européen, meme si une loi contrevient à un principe religieux ; c’est le cas pour le voile des femmes, que les « quiétistes » ont appelé à ne pas porter si la loi l’exigeait. De la même façon, ils ont condamné toute forme de violence politique et d’actions terroristes après les attentats du 11 septembre, certains conseillant même aux musulmans occidentaux à collaborer avec les services de sécurité pour dénoncer une personne ou une organisation prônant la violence terroriste.

Source : Antoine Sfeir (dir.), Dictionnaire du Moyen-Orient, Bayard Éditions, 2011, 964 p

Islam radical : «des paranos» (Asma Guénifi)

Islam radical : «des paranos» (Asma Guénifi)

Asma Guénifi, psychologue clinicienne à l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT), s’est intéressée au profil psychologique des salafistes, ces radicaux musulmans influents dans certaines cités de l’Hexagone et qui nourrissent les rangs des jihadistes en Syrie.  Cette Franco-Algérienne de 38 ans, qui a perdu son frère en 1994, assassiné en Algérie par des islamistes, est également la présidente du mouvement Ni putes ni soumises (NPNS). Pour réaliser l’enquête qu’elle nous dévoile, elle s’est entretenue avec trois salafistes français repentis et a décrypté tout ce qui a été écrit sur les acteurs de cette mouvance intégriste. (Interview le Parisien)

Qu’est-ce que les salafistes ont en commun ?

ASMA GUÉNIFI. Ils partagent une vision sectaire. Les salafistes idéologiques se sentent purs, ils sont convaincus que c’est l’autre qui n’est pas bon, l’autre qui devient une menace, un impie, un apostat, un ennemi à abattre. Nous avons là tous les éléments constitutifs de la psychose paranoïaque. Le salafiste considère que les autres veulent lui faire du mal, alors il doit se protéger. Il va alors s’enfermer dans la religion, dans la prière. Il est paranoïaque, mais il n’est pas fou, pas schizophrène. Il ne perd pas la raison, il s’approche toujours de la réalité.

Comment l’enfance a-t-elle été vécue ?
Chaque profil est différent. Mais on remarque qu’il y a souvent eu ce qu’on peut appeler un dysfonctionnement familial. C’est un divorce, des non-dits, des carences affectives… Aucun parent n’avait vraiment sa place, avec une absence du père. Une absence réelle à la suite d’un décès puis un deuil qui n’a pas été fait. Ou une absence psychologique, avec une autorité qui ne joue pas son rôle, incapable d’interdire, de mettre de barrières.

Quelles sont les conséquences de cette perte de repères selon vos mots ?
Cette protection, le jeune va la trouver ailleurs, chez les plus durs. Il intègre une forme de groupe, celui des salafistes, qui lui donne l’illusion d’appartenir à une famille, de combler un vide, d’exister, de retrouver une place, de se sentir heureux. Il faut le savoir, les salafistes ne vivent que dans l’illusion. Evidemment, ils n’en ont pas conscience. Eux croient vraiment en ce qu’ils disent.

Mais ce bonheur, ils le ressentent peut-être vraiment ?

Il n’y a pas d’épanouissement chez eux, je n’ai pas vu des yeux qui brillent. Ils ne parlent pas de bonheur, mais de cheminement. Ils ne sont pas dans la réalité.

Quelle est leur vision des femmes ?
Pour eux, la femme est un objet. Aucun regard n’est jamais posé sur elle. Ce comportement engendre une frustration sexuelle contre laquelle le salafiste va se défendre par la projection : c’est la femme qui est mauvaise et qui veut le salir. Les plaisirs sont à ses yeux un péché qui éloigne de Dieu. Sa vie psychique se réduit à la pratique rigoureuse de la religion et à ses lectures. La structure psychologique qui prédomine est de l’ordre de la névrose obsessionnelle. Le salafisme est un mouvement ultraorthodoxe qui prône un retour à l’islam des origines par une interprétation à la lettre des versets coraniques. Cette approche fondamentaliste s’applique à calquer les façons de vivre des « salafs » : en langue arabe, les « prédécesseurs », les « ancêtres pieux », référence directe à Mahomet et à ses compagnons. Imitant, par exemple, leur habillement, les salafistes arborent une longue barbe, une calotte et une djellaba. En France, leur nombre est estimé à environ 15 000 (sur 5 millions de musulmans), dont près d’un tiers de convertis. Il existe plusieurs courants au sein du salafisme, notamment le piétiste qui limite son action à la prédication et le jihadiste ou révolutionnaire qui prône le combat armé, considérant le jihad (guerre sainte) comme une obligation religieuse.

Ne pas procréer «comme des lapins»(le pape François)

Ne pas procréer «comme des lapins»(le pape François)

 

 Ce pape  a des formules choc pour faire ses idées et cette fois c’est sur la natalité. Il ne veut pas que les catholiques procréent comme des lapins. Sand doute une formule qui s’adresse surtout à des pays en développement. Mais des propos toutefois relativement équilibré avec la dénonciation parallèlement du malthusianisme. Peut-être en tout cas l’amorce d’un virage de l’église catholique sur la maitrise de la natalité. De retour des Philippines, le pape François a défendu la paternité responsable, considérant que les catholiques ne sont pas obligés de faire des enfants en série. Il n’en conteste pas moins la contraception médicale. Lors d’une conférence de presse dans l’avion qui le ramenait à Rome (Italie) après un voyage aux Philippines, le pape François a récusé l’idée que les couples catholiques devaient avoir le plus d’enfants possible.  Il a parlé clair. Voire cru. «Certains croient, excusez-moi du terme, que, pour être bons catholiques, ils doivent être comme des lapins», a déploré le pape François, ce lundi, pour… défendre la position de l’Eglise sur la «paternité responsable».  «L’ouverture à la vie est une condition du sacrement de mariage», a certes rappelé le pape lors d’une conférence de presse dans l’avion qui le ramenait à Rome après un voyage aux Philippines.  Mais, a-t-il aussitôt ajouté, «cela ne signifie pas que les chrétiens doivent faire des enfants en série».  Et d’assurer qu’il a lui-même «fait des reproches à une femme, enceinte du huitième après sept césariennes». «Vous voulez laisser orphelin sept enfants!», lui a lancé le pape. Même si «pour les pauvres, l’enfant est un trésor», «l’exemple de cette femme, c’est de l’irresponsabilité», a-t-il poursuivi. Mais le souverain pontife s’élève aussi contre le «malthusianisme» qui réduit le taux de natalité. A Manille, il a ainsi fermement défendu le pape Paul VI et son opposition à la contraception médicale dans l’encyclique Humanae Vitae en 1968.  «Paul VI s’inquiétait du néo-malthusianisme universel» qui «cherchait un contrôle de l’humanité», a expliqué François dans l’avion. «Il était un prophète», a-t-il plaidé, relevant que le versement des retraites et le renouvellement des populations était menacé dans de nombreux pays développés.  «La parole-clé que l’Eglise défend est : paternité responsable. Comment se réalise-t-elle? Par le dialogue. Il existe dans l’Eglise des groupes matrimoniaux, des experts, des pasteurs», a insisté le pape. Il a par ailleurs une nouvelle fois dénoncé «la colonisation idéologique» contre la famille traditionnelle.

Fuite des capitaux en Russie

Fuite des capitaux en  Russie

Sans en être franchement conscient, Poutine est en train d’enfoncer économiquement son pays. Son entêtement vis-à-vis de l’Ukraine va lui coûter très cher. La croissance n’était déjà pas brillante avant les évènements, elle s’est dégradée depuis et le FMI prévoit même une récession en 2015 (-3% pour le PIB). S’ajoute à cela la fuite des capitaux d’oligarques qui craignent que le pays s’installe durablement dans l’instabilité. Enfin pour couronner le tout le cours du pétrole s’écroule alors qu’il constitue une ressource essentielle pour le budget de l’Etat. Pour les oligarques deux solutions la révolte ou la fuite ; c’est majoritairement la seconde solution qu’ils adoptent même si quelques velléitaires tentent  encore de s’appuyer sur des principes démocratiques et les revendiquent, en vain d’ailleurs. Les fuites nettes de capitaux de Russie, dopées par la crise ukrainienne et l’effondrement du rouble, ont été multipliées par 2,5 en 2014 pour atteindre 151 milliards de dollars, selon les statistiques de la banque centrale qui espère un retour au calme en 2015. Ce phénomène, difficulté récurrente de la Russie, avait atteint 61 milliards de dollars en 2013. Sur le seul quatrième trimestre, les fuites de capitaux ont représenté 72,9 milliards de dollars contre seulement 16,9 milliards un an plus tôt.  La banque centrale avait estimé début décembre les fuites de capitaux à 128 milliards de dollars, mais l’effondrement du rouble en fin d’année, en raison de la chute des cours du pétrole et de la panique de la population qui a converti des fonds massivement, a nettement aggravé le phénomène. La banque centrale a souligné que cet indicateur avait été gonflé par les liquidités en devises fournies pour la première fois aux banques pour les aider à résister à la chute du rouble.  »Ainsi, 19,8 milliards de fuites de capitaux portent un caractère temporaire », a souligné l’institution dans un commentaire transmis à l’AFP.  Par ailleurs, les départs de capitaux ont été accélérés par le remboursement des dettes contractées à l’étranger par les sociétés russes, dans un contexte d’accès aux marchés de financement réduit par les sanctions liées à la crise ukrainienne. Mais les économistes de la banque russe Alfa ont prévenu que les fuites de capitaux resteraient « très élevées en 2015, surtout si la banque centrale continue d’injecter des liquidités en roubles dans les banques ».

FMI : révision en baisse des prévisions économiques

FMI : révision en baisse des prévisions économiques

 

 

Finalement le FMI ne fait qu’entériner les tendances économiques de fin 2014 en révisant à la a baisse ses prévisions. Globalement seuls les Etats-Unis font exception dans en environnement international assez dépressif y compris en Chine où la croissance se tasse nettement sou l’effet de l’atonie de la demande externe comme interne. Les grands pays en voie de développement connaissent des problèmes structurels et la Russie (en nette décroissance en 2015), elle, est victime à la fois de la morosité de l’activité internationale et des conséquences de la guerre en Ukraine (sans parler de la baisse du pétrole qui l’affecte beaucoup). La baisse du pétrole si elle constitue une bonne nouvelle pour les pays importateurs va cependant poser de sérieux problèmes dans nombre de pays producteurs dont les ressources reposent de manière excessive sur cette matière première (pays du Golfe, Algérie, Venezuela, Russie etc.). Notons que le FMI évacue sans doute un peu vite les conséquences de la contagion du terrorisme islamique qui pourrait freiner la circulation des biens comme des personnes.   Le produit intérieur brut (PIB) mondial ne devrait plus progresser que de 3,5% en 2015 et de 3,7% en 2016, marquant dans les deux cas un repli de 0,3 point par rapport aux projections d’octobre, indique le FMI dans ses nouvelles prévisions économiques.  »Même avec le net déclin des prix du pétrole – qui représente un gain net pour la croissance mondiale -, les prévisions économiques mondiales restent sombres, plombées par de profondes faiblesses », écrit le Fonds dans un court rapport. Selon l’institution, la chute spectaculaire des prix du baril, qui a dégringolé d’environ 55% depuis septembre, va globalement profiter à l’ensemble des pays importateurs de brut mais sans toutefois masquer les « divergences croissantes » en leur sein. Si les Etats-Unis devraient confirmer leur statut de locomotive de l’économie mondiale (3,6% de croissance attendus cette année, +0,5 point par rapport à octobre), la zone euro va continuer, elle, de souffrir des risques de déflation qui plombent son activité (+1,2%, -0,2 point), assure le FMI. Les perspectives se sont également assombries depuis octobre pour les pays émergents et particulièrement pour la Chine, ajoute le Fonds. La deuxième puissance économique mondiale devrait connaître une nette décélération cette année en raison d’un « ralentissement » de l’investissement qui devrait se poursuivre en 2016. Sa croissance économique devrait s’établir à 6,8% cette année (-0,3 point par rapport à octobre), soit sa plus faible progression depuis 1990, selon la base de données du FMI.  Le Fonds se montre également pessimiste pour le Brésil, affaibli par des sorties de capitaux et qui ne devrait échapper que de peu à la récession cette année (+0,3% de croissance, -1,1 point par rapport à octobre). C’est toutefois la Russie qui devrait connaître le plus de turbulences. Malmené à la fois par la chute des cours du pétrole et par les sanctions économiques liées à l’Ukraine, le pays voit sa prévision sabrée de 3,5 points et devrait voir son PIB se contracter de 3,0% cette année.

Travail le dimanche : le gouvernement lâche du mou

Travail le dimanche : le gouvernement lâche du mou

 

Finalement, le gouvernement renvoie la balle aux maires et renonce aux 5 dimanches obligatoires de plein droit. En clair le maire pourra décider entre 0 et 12 dimanches. Une solution plus sage car c’est localement qu’on peut le mieux apprécier le besoins des consommateurs et en particulier l’intérêt touristique local.   Les députés ont jeté dimanche soir les bases d’un compromis sur la question du travail le dimanche. La commission de l’Assemblée sur le projet de loi Macron a planché toute la journée sur le texte. Le sujet du travail dominical est sensible et la majorité plutôt réticente. Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a donc dû mettre de l’eau dans son vin.  Les députés ont passé leur dimanche à plancher sur la question du travail dominical, justement. En commission à l’Assemblée, les députés ont examiné les amendements sur les nouvelles règles du travail le dimanche dans les commerces. Cela fait partie du projet de loi sur la croissance et l’activité, qui propose notamment d’élargir à 12 au lieu de 5 le nombre de dimanches où un commerce peut ouvrir dans l’année. Devant les critiques d’élus locaux, largement relayées par une partie de la majorité, Bercy a accepté de renoncer aux cinq dimanches obligatoires comme le prévoyait la mouture initiale. Un amendement a été adopté en ce sens ce lundi matin. Il est désormais prévu que toute ouverture dominicale soit décidée par les élus locaux, ce qui devrait un peu apaiser les tensions dans l’hémicycle. En supprimant les cinq dimanches de plein droit, le nouveau texte laisserait donc aux élus un choix allant de 0 à 12 dimanches. « Dans la grande majorité des communes, les besoins commerciaux sont souvent inférieurs à cinq par an« , a fait valoir le rapporteur (PS) Stéphane Travert, à l’origine de cet amendement.

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Sondage croissance: pas de rebond en 2015

Sondage croissance: pas de rebond en 2015

Un sondage qui confirme les prévisions  de la plupart des experts, il ne faut pas vraiment compter sur une vraie reprise en 2015. Les experts s’attendent en effet à une croissance du PIB inférieure à 1%. Croissance qui sera insuffisante pour vraiment relancer l’activité et en particulier les investissements. Comme de leur cotés les ménages choisissent l’attentisme ( en privilégiant l’épargne par rapport à la consommation) , on est en fait affronté à une double crise de la demande, celle des entreprises et des ménages. En dépit d’un baril de pétrole et d’un euro très bas, les entreprises de croissance abordent 2015 avec scepticisme. Selon le baromètre semestriel CroissancePlus-Astorg, réalisé par OpinionWay et que Le Figaro publie en exclusivité, seuls 18% des dirigeants d’entreprise se disent confiants dans les perspectives de l’économie française. Un niveau en recul de 4 points par rapport à juin 2014. Leur pessimisme s’étend désormais à l’économie européenne, avec seulement 37% d’avis positifs (-6 points). «Il y a une dégradation de la confiance car les problèmes grec et russe réapparaissent. La baisse de l’euro, c’est bien, mais on voit que la baisse du yen n’a pas provoqué de relance du Japon», observe Stanislas de Bentzmann, président de CroissancePlus. S’ils distribuent quelques bons points aux mesures de la loi Macron d’inspiration libérale, pour ses mesures en faveur de l’actionnariat salarié ou l’assouplissement des prud’hommes, seuls 17% d’entre eux font confiance au gouvernement pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises. Ils ne sont guère plus confiants sur sa capacité à simplifier la vie des entreprises (16%), alléger la dépense publique (11%) ou créer des emplois (11%). Soulignant la nécessité de desserrer le carcan réglementaire et administratif, les entrepreneurs pilonnent l’impact du compte pénibilité, des contrats 24 heures minimum, ou encore de la loi Hamon qui, pour 90% d’entre eux, risque de freiner les cessions d’entreprises. «La loi Hamon est un poison. Avec des effets pervers car, pour partir à l’export, les PME ont souvent besoin de fusionner. On bloque aussi la création d’ETI, qui naissent de la fusion de PME», regrette Stanislas de Bentzmann, qui observe que «les ministres qui ont fait voter ces lois ne sont plus là». «Et personne ne sait comment s’en sortir. Bien embêté, le gouvernement reste avec ces cailloux dans la chaussure.»  Si le CICE monte en puissance, avec un «vrai effet positif qui devrait abaisser le coût du travail de 2% à 4% cette année», reconnaît le président de Croissance Plus, il ne vient que compenser l’alourdissement de la fiscalité enregistré les années précédentes. «On nous a mis un coup sur la tête et on nous donne une aspirine», résume Stanislas de Bentzmann, soulignant qu’un système de baisse des charges aurait été plus simple et plus efficace «alors que les PME sont obligées d’attendre des mois que Bercy veuille bien les rembourser». Pour que leurs sociétés soient plus compétitives, les entrepreneurs réclament un contrat de travail unique aux droits progressifs (69%) -comme le recommande le Prix Nobel en économie Jean Tirole, une suppression des effets de seuil (67%), un remplacement des aides à l’export par un crédit d’impôt à l’export (63%) ou encore une réduction des délais de paiement à 30 jours (contre 60 jours fixés par la loi et 72 jours en réalité). «Cela ne coûte rien à l’État et ferait un bien énorme à l’économie française car on aurait un afflux de cash dans la trésorerie des PME, qui serait mieux utilisé pour embaucher et se développer que dans la trésorerie pléthorique des très grands groupes», conclut le président de Croissance Plus. En revanche, surprise: les entrepreneurs ne sont plus que 37% à demander un retour aux 39 heures, contre 56% il y a six mois.

Les 1% les plus riches possèderont en 2016 la moitié de la richesse mondiale

Les 1% les plus riches possèderont en 2016 la moitié de la richesse mondiale

« L’ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse ». La dénonciation de cette inquiétante réalité, à l’approche de la 45e édition du forum économique mondial de Davos (Suisse), qui se tiendra de mercredi 21 janvier au samedi 24 janvier, vient de l’ONG Oxfam, pour laquelle d’ailleurs « le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement ». Etude à l’appui, l’organisation non-gouvernementale indique en effet que « la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches est passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépassera les 50 % en 2016″. Ce qui signifie que le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépassera en 2016 celui des 99% restants. « En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte », souligne l’association. « Le reste du cinquième (20%, ndlr) le plus riche de la population possède 46% du patrimoine mondial, alors que 80% de la population mondiale ne se partage que les 5,5% restant », précise encore Oxfam. L’organisation, dont la directrice générale Winnie Byanyima va coprésider le forum de Davos, appelle ainsi les dirigeants internationaux à s’attaquer « aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère ».  Elle exhorte notamment les Etats à adopter un plan pour lutter contre les inégalités, en contrant l’évasion fiscale, en promouvant la gratuité des services publics, en taxant davantage le capital et moins le travail, en instaurant des salaires minimum ou encore en mettant en place une protection sociale pour les plus pauvres.

Interdire le retour des djihadistes en France (Valérie Pécresse)

Interdire le retour des djihadistes en France (Valérie Pécresse)

Valérie Precresse a raison, on peut et on doit interdire le retour des djihadistes en France. Une opinion par ailleurs partagée par une majorité de Français.  Une question aussi de bon sens, comment pour-t-on surveiller pendant des années les milliers djihadistes à leur retour (sans parler de la surveillance des djihadistes potentiels). Les djihadistes ont fait un choix, celui de combattre aux côtés des ennemis de la France. Il est donc plus efficace de les empêcher de revenir. Juridiquement cela pose quelques difficultés mais il est possible de les déchoir de la nationalité en modifiant la loi actuelle (qui ne la rend possible que pour ceux qui ont le double nationalité. Le choix de combattre dans une armée terroriste constitue en fait la volonté claire de rompre avec la communauté nationale française. Selon Bernard Cazeneuve, une telle mesure serait difficile à mettre en place. « Quand on veut, on peut », répond Valérie Pécresse. «La CEDH permet des dérogations dictées par des nécessités d’ordre public. Les Britanniques vont voter une interdiction de retour de deux ans », assure-t-elle. L’ancienne ministre considère par ailleurs qu’il n’est pas forcément nécessaire d’organiser un référendum pour faire passer une telle loi : « C’est à la représentation nationale d’assumer ses responsabilités ».

Sondage Popularité : Hollande, un bond de 21%

Sondage Popularité : Hollande,  un bond de 21%

 

Sans doute l’effet des dramatiques événements qui ont ressoudé l’unité nationale, aussi le fait que pour une fois le gouvernement et Hollande se sont montrés à la hauteur de l’enjeu. Reste à savoir si cela va durer car l’absence d’actes concerts ou leur insuffisance en matière de lutte contre le terrorisme mais aussi contre le chômage  pourrait refaire tomber cette embellie.  François Hollande enregistre un bond de popularité historique de 21 points dans le baromètre Ifop-Fiducial pour Paris-Match et Sud Radio publié lundi, ce qui le hisse à 40%. Jamais auparavant une progression aussi forte n’avait été relevée par l’Ifop, doyen des instituts français de sondage, a indiqué Frédéric Dabi, qui dirige son département opinion. Manuel Valls gagne 17 points, ce qui le place à 61% de popularité, score supérieur à celui de son entrée à Matignon.

Suppression du service militaire : « une décision démagogique de Chirac »(Morin)

 

 

Suppression du  service militaire : « une décision démagogique de Chirac »(Morin)

Il a raison Hervé Morin qui considère que la suppression du service militaire a été une décision démagogique. Il a tort quand il prétend que la France ne serait plus en capacité d’incorporer 900 000 jeunes par an. Pourtant le rétablissement du service militaire serait bien utile pour restructurer socialement certaines populations marginalisées. Bien entendu tout cela a un coût direct mais à comparer au coût indirect de la désocialisation de certaines populations (coût de la délinquance, du chômage, des forces de police pour les surveiller, coût de la justice etc. sans parler du coût de l’insécurité). Avec bien du mal les politiques conviennent désormais qu’on pourrait éventuellement imposer un service civique obligatoire. Quelle évolution en quelques semaines ! Pour mémoire une extrait d’un rapport du sénat de 1995 qui s’opposait au rétablissement du service militaire obligatoire compte tenu  du « caractère relativement improbable de l’émergence, à court et moyen termes, de menaces militaires majeures susceptibles d’affecter nos intérêts vitaux. » !!! On peut s’interroger sur l’efficacité d’un service civique à la place d’un service militaire. Le service militaire, lui avait plusieurs objectifs, participer (ou se préparer)  à la défense du pays, permettre le brassage sociologique et culturel enfin imposer pendant un temps le concept de discipline et d’effort. Si le service civique doit se limiter au nettoyage des fossés (qui ont bien besoin par ailleurs) avec un petit discours sur les valeurs républicaines, autant ne rien faire. Surtout si ces discours sont le fait d’enseignants (ou équivalents) déjà bien incapables de maîtriser une classe de gamins de 12-14 ans.    « Comment voulez-vous incorporer 900.000 jeunes chaque année ? », a pourtant demandé Hervé Morin samedi sur RTL. Rétablir le service militaire, comme certains le proposent après la vague d’attentats en France, est « rigoureusement impossible », selon le député-maire d’Epaignes. « J’étais un des rares opposés à sa suppression », affirme le centriste, qui dénonce « une décision démagogique de Jacques Chirac« . « Ça permettait aux bourgeois de découvrir que Neuilly ne représente pas la France, des jeunes obéissaient à des ordres,  énumère Hervé Morin, cela permettait aussi d’améliorer sa qualification, notamment de passer le permis de conduire », se rappelle-t-il.  Lancien ministre en profite aussi pour remettre en cause l’organisation de l’armée. « On vit sur un mythe, qui veut que l’on reste l’un des quatre premières puissances militaires », estime Hervé Morin. « C’est faux », selon lui. « Malheureusement, nous ne pouvons plus nous offrir deux composantes pour notre dissuasion », analyse le centriste, qui veut conserver les sous-marins nucléaires et renforcer nos effectifs en blindés légers ou en hélicoptères.

 

Cameroun : nouvelle horreur Boko Haram et silence de la communauté internationale

Cameroun : nouvelle horreur Boko Haram et silence de la communauté internationale

Toujours l’horreur absolue de la part de la secte de Boko-Haram, avec en particulier l’utilisation d’une fillette qu’on a fait exploser pour commettre un attentat ; Des tueries et des enlèvements, la spécialité de Boko-Haram. Dimanche ce sont encore 60 personnes qui ont été enlevées. Jusque-là la communauté internationale ‘est montré relativement indifférente. Pour parler clair, les Etats-Unis ne se sentent pas concernés, pas plus que les européens, ne parlons pas des crusse ou des chinois qui sen moquent totalement. Seul ou presque le Tchad vient de décider de masser des troupes à la frontière pour aider notamment le Cameroun militairement bien démuni. Le groupe islamiste nigérian Boko Haram a mené un nouveau raid dans le nord du Cameroun ce dimanche. Il y aurait plusieurs morts, et des dizaines de femmes et d’enfants ont été enlevés. Beaucoup d’habitants ont fui la zone, alors que le Tchad a commencé à déployer ses soldats dans le pays, pour apporter son aide contre la secte islamiste qui sème la terreur depuis plusieurs mois.  Rien ne semble, pour l’instant, devoir arrêter les islamistes de Boko Haram, qui sèment la terreur dans une zone toujours plus large d’Afrique de l’Ouest. Ni les soldats nigérians, ni les renforts militaires tchadiens, arrivés samedi au Cameroun, ne parviennent pour l’instant à repousser significativement les hommes de la secte menée par Abubakar Shekau. Ce dimanche matin, c’est dans l’extrème-Nord du Cameroun que des raids ont été menés, précisément dans la région de Mokolo. Des combattants de Boko Haram ont incendié des bâtiments, ont tué plusieurs personnes et sont repartis avec leur « butin » habituel, beaucoup de femmes et d’enfants. Selon les sources sur place, le nombre de personnes enlevées se situerait entre 60 et 80 ; c’est de toute façon le rapt le plus important perpétré dans cette région camerounaise, depuis que les islamistes ont décidé d’y étendre leurs actions. Déjà, des centaines d’habitants ont décidé de fuir la zone des combats, allant chercher une sécurité précaire à l’intérieur des terres. Samedi pourtant, les Camerounais avaient accueilli avec des cris de joie l’arrivée du convoi de quelque 400 militaires tchadiens, venus prêter main forte aux autorités locales dans leur lutte contre ces exactions. Des exactions qui se multiplient ces dernières semaines, sans qu’aucun chiffre fiable ne puisse être établi. Les morts se compteraient par centaines.

PSG-Evian : Les intermittents du foot de Paris

PSG-Evian : Les intermittents du foot de Paris

 

C’est bien péniblement que Paris a battu l’un des derniers du classement. Et d’une certaine manière le PSG joue comme des intermittents du spectacle, de temps en temps sur un match.  Et toujours pour les mêmes raisons, un manque de rythme général. Une attaque encore trop improductive avec un Ibra qui n’a pas retrouvé la forme. Un milieu qui n’a pas la densité, la même fluidité que  l’année dernière et surtout une défense toujours aussi fébrile. Sur la tendance, le PSG pourrait bien perdre à la fois le championnat et bien sûr se faire éliminer rapidement en coupe d’Europe. Bref une saison ratée, d’autant plus que Blanc est maintenant complétement discrédite et qu’il n’est pas en capacité d’imposer la rigueur nécessaire à ses vedettes.  Au moins, l’ombre de la crise s’est un peu éloignée. En battant Evian (4-2, buts de Verratti, David Luiz, Pastore et Cavani) ce dimanche, le PSG a signé sa deuxième victoire consécutive après sa qualification en Coupe de la Ligue contre Saint-Etienne. Le minimum syndical pour la formation de Laurent Blanc, qui a encore inquiété contre les Savoyards, surtout en première période. Non, le PSG n’est pas encore redevenu lui-même. En début de semaine passée, on s’est beaucoup moqué de la présence de Thiago Silva et David Luiz dans le onze-type de l’année 2014 de la FIFA. Contre l’ETG, les deux Brésiliens ne sont pas passés au travers. Le deuxième a d’ailleurs marqué le premier but de son équipe. Mais la charnière centrale parisienne a souvent été prise de vitesse en contre, surtout lors de la première demi-heure. Même s’ils ont régulièrement été abandonnés, David Luiz et Thiago Silva n’ont pas beaucoup rassuré, comme sur l’ouverture du score de Cédric Barbosa.  Sa performance médiocre à Saint-Etienne avait été effacée par son but. Pataud et maladroit, Zlatan Ibrahimovic n’a cette fois pas trouvé le chemin des filets. Le Suédois est méconnaissable, et n’a pas encore retrouvé son rythme de croisière. Sa talalgie, qui l’a éloigné des terrains pendant trois mois en début de saison, ne lui servira pas éternellement d’excuse.

Terrorisme : peine d’indignité nationale, pour quoi faire ?

Terrorisme : peine d’indignité nationale, pour quoi faire ?

 

On sent bien que la classe politique est un peu gênée pour envisager la déchéance de nationalité compte tenu des contraintes des traités internationaux. Du coup, on se rabat sur une peine d’indignité nationale qui prive les individus concernés de leurs droits civiques. L’indignité nationale est punie de la peine de la « dégradation nationale », à perpétuité ou à temps (cinq ans et plus). La dégradation nationale entraîne la mise au ban du condamné. Il perd bon nombre de droits :

  • exclusion du droit de vote,
  • inéligibilité,
  • exclusion des fonctions publiques ou semi-publiques,
  • perte du rang dans les forces armées et du droit à porter des décorations,
  • exclusion des fonctions de direction dans les entreprises, les banques, la presse et la radio, de toutes fonctions dans des syndicats et organisations professionnelles, des professions juridiques, de l’enseignement, du journalisme, de l’Institut de France,
  • interdiction de garder ou porter des armes.

Le tribunal peut ajouter des interdictions de séjour et la confiscation de tout ou partie des biens. Le versement des retraites est également suspendu. Compte tenu du profil des individus visés, on peut penser que cette peine sera dérisoire, la marginalité imposée étant sans comparaison avec la marginalité qu’ils revendiquent.  Le premier secrétaire du Parti socialiste s’est cependant dit prêt, dimanche, à discuter de l’instauration éventuelle d’une peine d’indignité nationale pour les ressortissants français coupables d’actes de terrorisme, proposée par l’UMP. « Ça peut se discuter, moi je n’ai pas d’a priori », a dit Jean-Christophe Cambadelis, invité de l’émission Le Grand rendez-vous d’Europe 1, Le Monde et iTELE. L’instauration d’une telle peine, assortie de la privation des droits civiques, civils et politiques, pour les Français coupables d’actes terroristes est l’une des 12 propositions formulées par le principal parti de droite français après les attentats des 7, 8 et 9 janvier, qui ont fait 17 morts à Paris et Montrouge. L’UMP et son président, Nicolas Sarkozy, proposent également le retrait de la nationalité française pour les binationaux qui commettraient de tels actes et l’interdiction de retour en France des djihadistes étrangers et français binationaux. Jean-Christophe Cambadélis a estimé que la déchéance de nationalité pour les binationaux se heurtait à un problème « à la fois constitutionnel et au niveau européen ». Il a également estimé que l’interdiction de retour pour les djihadistes se heurtait à des problèmes juridiques. « Nous ne pouvons pas constituer des apatrides. Par contre, ce que l’on peut faire, c’est, dès leur retour, s’ils ont participé à des entreprises terroristes, les mettre sous surveillance », a ajouté le numéro un du PS. Visiblement on progresse au PS mais il y a encore des progrès à faire en matière de conception de lutte contre le terrorisme.  Selon un sondage de l’Ifop réalisé pour le Journal du Dimanche jeudi et vendredi auprès de 1.003 personnes, 81% des français sont favorables à la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour acte de terrorisme et 69% en faveur de l’interdiction du retour des Français partis faire le djihad.

Sondage terrorisme : 81% des Français pour la déchéance de nationalité

Sondage terrorisme : 81% des Français pour  la déchéance de nationalité

Le Français sont cohérents avec eux –même, la plupart estiment qu’ils ne fait pas laisser revenir les djihadistes, du coup ils ont également favorables à la déchéance de la nationalité  Pour l’instant une déchéance juridiquement impossible (sauf pour ceux qui disposent de la double nationalité). Au-delà des aspects juridiques, pourquoi considérer comme encore français un individu qui entre en guerre contre la France et combat les troupes françaises . Enfin comment va-t-on surveiller en permanence les quelques 2000 djihadistes (actuels et potentiels).La réponse des Français interrogés est massivement oui. 81% d’entre eux y sont favorable. Le taux monte à 88% à l’UMP et 87% au FN. Dans le détail, 58% des sondés y sont « tout à fait favorables » et 23% « plutôt ». Selon l’article 25 du Code civil, cette sanction ne peut concerner pour le moment que ceux qui possèdent la double nationalité. Dans le cas contraire, la personne devient apatride, ce qui est contraire à l’article 15 de la Convention européenne des Droits de l’homme. Ensuite, il faut qu’elle ait acquis la nationalité française et ce, depuis moins de dix ans. Autrement dit, il ne faut pas qu’elle soit française de sang ou de sol. Cette sanction n’a été utilisée que huit fois depuis 1973.

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Terrorisme : La banalisation de la violence aussi en cause

Terrorisme : La banalisation de la violence aussi en cause

 

Comme  déjà indiqué dans c site les facteurs explicatifs sont nombreux (situation sociale globale, ghettoïsation de certains  quartiers, laxisme de la justice, montée internationale de l’islamisme, engagement un peu inconsidéré la France dans certains conflits, contestation de l’autorité partout, perte des valeurs de civilités, individualisme, responsabilité des parents, faillite de l’école etc.). Des facteurs explicatifs interactifs qui ont favorisé l’émergence de fondamentalistes et de terroristes potentiels. La banalisation de la violence constate aussi un élément d’explication .Il suffit de voir combien cette violence est présente dans les jeux vidéo, à la télévision, dans les films. D’une certaine manière c’est un peu le concours Lépine de la violence. Plus il y a de tueries, plus c’est « tendance ce sont plus dangereux chez des jeunes sans éducation et surtout sans repère. Du coup certain ont du mal à faire le distinguo entre ce monde virtuel et la réalité. D’où peut-être la nécessité d’une réflexion sur le rôle des jeux, de la télé, du cinéma ou d’Internet quant à la banalisation de cette violence. Dans un sondage très récent pour le JDD 5%des Français se prononcent pour une limitation de la liberté d’expression. Ils ont sans doute rayon car pour assurer la sécurité tous il faut accepter d’en payer le prix en terme dérégulation de certaines libertés. Mais ceci devrait valoir pour tous les supports. Ce n’est pas forcément la loi qui est nectaire pour réguler les ces évoqués mais peut être la mise en place de comités de déontologie dans chacun des médias et supports évoqués. Le CSA a abordé avec une certaine prudence cette question “la télévision d’être la cause de la violence et de tous les maux de la société est un procès trop facile. Il revient à confondre la cause avec le symptôme. Télévision et violence s’inscrivent moins dans une relation proprement causale que dialectique et mimétique : la télévision est un miroir déformant et grossissant de la société. Elle nous présente une société caricaturée et la société se met à ressembler à sa caricature. Comme un écho à la violence réelle, la télévision participe à une banalisation de la violence du monde. Bon nombre de conclusions d’experts l’attestent, cette banalisation de la violence n’est pas sans effet sur les jeunes, plus vulnérables, qui différencient mal le réel du virtuel. La violence des images peut perturber leur socialisation, générer de l’anxiété, de la peur, et provoquer de l’agressivité face à un monde représenté comme dangereux. C’est pourquoi nous ne pouvons nous laisser aller à l’inertie et à l’immobilisme” (CSA). Certes la télévision est un miroir déformant  de la société mais l’image qu’on en donne  dans l’audiovisuel  contribue à structurer , à influencer cette société.

Sondage : 49% des Français pour limiter la liberté d’expression

Sondage : 49% des Français pour limiter la liberté d’expression

50% des personnes interrogées se déclarent favorables à « une limitation de la liberté d’expression sur internet et les réseaux sociaux » contre 49% qui n’y sont pas favorables et 1% sans opinion.  Plus de quatre Français sur dix (42%) estiment qu’il faut éviter de publier des caricatures du prophète Mahomet, et près de la moitié (49%) ne sont pas favorables à une limitation de la liberté d’expression sur internet, selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche. A une question rappelant que « certains musulmans se sentent blessés ou agressés par la publication de caricatures du prophète Mahomet », 57% répondent qu’il faut « ne pas tenir compte de ces réactions et continuer de publier ce type de caricatures » contre 42% qui pensent qu’il « faut tenir compte de ces réactions et éviter de publier ce type de caricatures » (1% sans opinion). 81% des sondés sont favorables à « la déchéance de nationalité française pour les binationaux (personnes ayant une double nationalité) condamnés pour des actes de terrorisme sur le sol français », 68% à « l’interdiction du retour en France de citoyens français que l’on soupçonne d’être allés se battre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes », et également 68% à « l’interdiction de sortie du territoire aux citoyens français soupçonnés de vouloir se rendre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes ». En revanche, 57% ne sont pas favorables à « d’autres interventions militaires françaises en Syrie, au Yémen ou en Libye », et 63% ne sont pas non plus pour « une intensification des opérations militaires françaises en Irak ».( sondage JDD)

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