Mesures anti terroristes : décalage entre le gouvernement et l’opinion

Mesures anti terroristes : décalage entre le gouvernement et l’opinion

De toute évidence il y a décalage entre le gouvernement et l’opinion publique sur les mesures à prendre en matière d’antiterrorisme. Première rupture les Français sont massivement pour la déchéance de nationalité (par parenthèse possible pour nombre de djihadistes qui ont la double nationalité), deuxièmement les Français sont opposés au retour en France des djihadistes français, troisièmement  les Français sont 89% à vouloir « restreindre la liberté d’opinion sur internet en cas de propagation des idées djihadistes ». 53% des Français estiment que l’Etat est en « guerre ». De son coté le gouvernement slalome entre le respect des libertés et les mesures exceptionnelles. Il ne fait guère de doute que les politiques en général n’ont pas pris ma mesure de la gangrène fondamentaliste qui envahit les banlieues et le niveau de risque que cela suppose pour la sécurité.  Du coup de la même manière qu’on a tendu pour prendre des mesures après les attentats contre Charlie Hebdo et L’hyper casher, on attendra sans doute un nouvel attentant pour prendre des mesures à la hauteur de l’insécurité potentielle.  Pour l’opinion des Français sur le sujet est nette. Ainsi, 68 % des personnes sondées (dont 78 % des sympathisants UMP et 71 % du PS) souhaitent que les Français soupçonnés « d’être allés se battre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes » n’aient pas le droit de revenir ensuite en France. Et 68 % des sondés, le même pourcentage – considérable – veulent que les citoyens français « soupçonnés de vouloir se rendre dans des pays ou des régions contrôlés par des groupes terroristes » se voient interdire le départ du territoire. C’est aussi l’avis de 63 % des sympathisants du FN et de 62 % du Front de gauche. Mais quand il s’agit de savoir si les binationaux (avec deux nationalités) condamnés pour des actes terroristes sur le sol français devraient être ou non déchus de la nationalité française, ce que permet la loi mais ne s’est pas produit depuis la Libération, alors c’est le plébiscite. Les Français ont eu le sentiment, après les événements de la semaine dernière, de vivre une trahison. Oui, il faut déchoir de leur nationalité ces individus, disent 81 % des personnes interrogées (dont 88 % à l’UMP, 81 % au PS et 87 % au FN). Directeur général adjoint de l’IFOP, Frédéric Dabi fait observer que 58 % des sondés, une majorité, sont « tout à fait favorables » à cette mesure d’exception et 23 % le sont « plutôt ». À l’heure de l’unité nationale, selon Dabi, droite et gauche ont, à peu de chose près, les mêmes réactions. Par catégories socio-professionnelles, les plus favorables à cette mesure drastique sont les ouvriers (90 %) devant les employés (85 %). Par catégories d’âge, les plus réticents sont les 18-24 ans, tout en étant 74 % à l’approuver. Les plus sévères sont les 35-49 ans : 84 % d’entre eux sont partisans de cette mesure.

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