Terrorisme- Apartheid : Valls dérape

Terrorisme- Apartheid : Valls dérape

 

 

Valls a sans doute voulu marquer les esprits en évoquant la situation du pays a parlé d’un « apartheid territorial, social, ethnique ». Mais il s’ est trompé d’expression. L’apartheid est une action politique délibérée ayant pour objet d’interdire certains droits dans le domaine, économique, politique, social ou culturel à une partie de la population. Ce qui a par exemple été pratiqué en Afrique du sud. C’est une forme de ségrégation politiquement pensée et mise en œuvre. Rien à voir avec la position des quartiers certes ghettoïsés mais pas de manière volontaire. Les ghettos résultent pour l’essentiel de l’environnement social voire culturel qui freine la mixité sociale. Ni l’Etat, ni les collectivités locales n’ont jamais contraint les populations défavorisée à être parquées dans ces quartiers, l’école est accessible à tous, comme les transports, comme les services publics, les libertés individuelles et collectives sont les mêmes pour tous. D’une certaine manière en Valls se trompe d’analyse et caricature la situation ; peut-être pour gauchiser un peu son image à l’intérieur du PS. Certes il faut mettre les mots sur les choses mais les vrais mots. L’approximation de Valls révèle aussi une autre chose, notre classe politique comporte très peu d’intellectuels actuellement (exemple nos récents présidents, Chirac, Sarko ou Hollande qui sont loin d’être des intellos pour ne pas dire davantage !) et de fait la calle politique en général pratique l’approximation des apparatchiks. Une approximation dommageable pour la rigueur de l’analyse du terrorisme  et de l’intégrisme.  Et faute de pertinence dans l’analyse les orientations politiques risquent d’^très mal adaptées et ou insuffisantes.  »  Le Premier ministre Manuel Valls a estimé mardi qu’il existait en France « un apartheid territorial, social, ethnique ». « Ces derniers jours ont souligné beaucoup des maux qui rongent notre pays ou des défis que nous avons à relever. A cela, il faut ajouter toutes les fractures, les tensions qui couvent depuis trop longtemps et dont on parle uniquement par intermittence », a-t-il déclaré lors de ses vœux à la presse. « Après on oublie, c’est ainsi… Les émeutes de 2005, qui aujourd’hui s’en rappelle et pourtant… Les stigmates sont toujours présents », a-t-il ajouté. Il a évoqué aussi « la misère sociale » à laquelle « s’additionnent les discriminations quotidiennes parce que l’on n’a pas le bon nom de famille, la bonne couleur de peau, ou bien parce que l’on est une femme ». « Je suis Charlie », le slogan emblématique de soutien à la liberté d’expression après les attentats en France, « n’est pas le seul message de la France au monde », a également affirmé Manuel Valls. « Il ne faut pas réduire la France à un seul message. La France porte la liberté d’expression partout, mais elle défend aussi d’autres valeurs qui nous sont chères: la paix, le respect des convictions, le dialogue entre les religions », a déclaré le Premier ministre, alors que plusieurs manifestations anti-françaises se sont déroulées ces derniers jours dans le monde musulman. Le Premier ministre a salué le « cri de ralliement » qu’a constitué le slogan d’hommage aux victimes de la tuerie de Charlie Hebdo et des attentats en région parisienne, un message « qui a réuni tous les Français, beaucoup de Français ». « Nous devons toujours éviter ce piège des amalgames, des identités irréconciliables. Ce piège que nous tendent les terroristes », a-t-il toutefois souligné dans un discours prononcé à Matignon. Ce n’est pas la première fois que Manuel Valls utilise cette comparaison. Le terme était déjà présent dans son discours en 2005 dans La laïcité en face, comme le relève un journaliste 

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