La marque « Je suis Charlie » ou la compassion business

La marque « Je suis Charlie » ou la compassion business

50 dépôts officiels de la « marque » «  je suis Charlie » ou la preuve que nos sociétés peuvent marchandiser n’importe quoi sans le moindre respect. La plupart de ces dépôts de marque n’ont qu’un objet faire du fric sur le dos de ce drame et de l’émotion  nationale historique. Certains vont peut traverser un partie des bénéfices relises soit au journal, soit aux victimes. Globalement cependant cette commercialisation de la douleur et du réveil national révélé que les marchands du temple tournent aussi autour des valeurs de la république  Le business prime toujours aux yeux de certains. Plus de 50 demandes de dépôt de marque « Je suis Charlie » ont été enregistrées auprès de l’Institut national de la propriété intellectuelle (Inpi) depuis l’attentat contre Charlie Hebdo mercredi dernier, indique l’AFP ce lundi 12 janvier, citant une source proche du dossier. Le logo « Je suis Charlie », trois mots en blanc et gris sur fond noir reprenant la typographie de l’hebdomadaire satirique, est l’objet depuis plusieurs jours de nombreuses tentatives d’exploitation mercantile. Une photographie d’écran montrant une des premières demandes déposées auprès de l’INPI, datée de dimanche, a été diffusée sur Twitter.

Breaking News : le slogan « Je suis Charlie » aurait été déposé à l’INPI @BFMTV @itele @AFP #JeSuisCharlie pic.twitter.com/wUcyD1LYLW

— Je suis Charlie (@ClementLoup) 12 Janvier 2015

Des balances et des extincteurs « je suis Charlie »

Son auteur a sollicité le dépôt de la marque « Je suis Charlie » pour la classe de produits « appareils et instruments scientifiques », qui englobe entre autres les balances, les extincteurs et les étuis à lunettes. La procédure de dépôt d’une marque à l’INPI coûte 200 euros pour une demande en ligne (225 euros pour une demande papier), incluant jusqu’à trois classes de produits ou services. Chaque classe supplémentaire – il en existe 45 – est facturée 40 euros. L’INPI n’était pas en mesure lundi soir de confirmer le nombre de demandes reçues pour la marque « Je suis Charlie », mais rappelait que les détails relatifs aux déposants étaient normalement publiées sur son site internet dans les quatre semaines suivant l’enregistrement du formulaire, sauf dans les cas « contraires à l’ordre public et aux bonnes mœurs ». L’enregistrement d’une marque prend d’habitude plusieurs mois, a rappelé l’institut rattaché au ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique. De nombreux produits (t-shirts, autocollants, badges…) affichant le tristement célèbre logo sont cependant déjà en vente sur les plateformes de vente en ligne. Certaines, comme Ebay et Amazon, se sont engagées à reverser leurs commissions à l’hebdomadaire, quand d’autres ont retiré ces produits de leurs boutiques en ligne. Par ailleurs, les adresses de sites internet jesuischarlie.fr, jesuischarlie.com et jesuischarlie.org ont été créées dès mercredi, quelques heures à peine après la fusillade dans les locaux de Charlie Hebdo, qui a fait douze morts et onze blessés. La société de conseil Coactiveteam, basée à Limogne-en-Quercy (Lot), a expliqué sur son site internet avoir « pris l’initiative de déposer » l’adresse jesuischarlie.fr pour la mettre « à disposition de Charlie Hebdo via son avocat », Richard Malka.

 

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