Loi Macron : l’assemblée nationale contre

Loi Macron : l’assemblée nationale contre

 

 

 

Pour résumer personne ou presque ne soutient la loi Macron sauf Mariton et les radicaux de gauche. Comme c’était prévu,  cette loi fourre-tout sera donc détricotée et au final, il ne restera pas grand-chose. Le gouvernement va être contraint  de lâcher sur de nombreux peints y compris vis-à-vis de sa majorité mais le compromis final risque de tordre le coup à la volonté réformatrice de Macron. Au nom  des soixante-dix membres de la commission spéciale formée pour examiner la loi Macron le  rapporteur général, Richard Ferrand, a proposé que l’ouverture du travail le dimanche – dont la compensation reste à définir par des accords de branche – soit tout de même encadrée par un « plancher » fixé par la loi. Emmanuel Macron a retoqué cette idée en précisant que la fixation nationale d’un plancher de compensation risquait de mettre en difficulté de petites entreprises pour qui, par exemple, le doublement du salaire le dimanche est impossible. Il estime que le principe selon lequel il n’y aura pas d’ouverture le dimanche sans accord de branche est en soi suffisamment protecteur et souple. À l’UMP, Hervé Mariton, favorable au texte, reste isolé à ce jour. Le groupe UMP s’est exprimé contre ce texte, dont l’ampleur est minimisée. Au mieux, le groupe UMP apportera un soutien ponctuel sur quelques mesures utiles. Le groupe UDI se dit quant à lui « perplexe », s’agissant des dispositions touchant les professions réglementées, et souhaite faire des propositions.  Le groupe écologiste a égrainé de multiples craintes, notamment du fait que le texte ne s’inscrivait pas dans une philosophie de croissance verte, ne serait-ce qu’en raison de la promotion des lignes d’autocar. Le recours à de nombreuses ordonnances n’a pas non plus été du goût du groupe écologiste. Le groupe communiste a, lui, dénoncé une entreprise libérale, un « recul social » pris sous la dictée de Bruxelles. Ce qu’Emmanuel Macron a nié : « L’idée qu’il puisse y avoir un accord pétrole contre nourriture avec Bruxelles ne correspond pas aux traités européens que vous avez ratifiés », a rétorqué le ministre. Avant de moquer gentiment les communistes, qui prennent soudainement la défense des professions réglementées, selon le ministre, comme celle d’ »une nouvelle forme de prolétariat ». Il n’y a guère qu’Alain Tourret, au nom du groupe des radicaux de gauche, qui se soit montré véritablement enthousiaste vis-à-vis de la loi Macron. Le député du Calvados a provoqué des brouhahas de mécontentements chez les députés UMP en soulignant que la « valeur travail est une valeur de gauche » à propos de laquelle « Nicolas Sarkozy a fait un hold up ». Tourret a tout de même marqué une réserve à propos du statut de l’avocat d’entreprise que la loi Macron veut instaurer. Le député radical souligne que la profession d’avocat est attachée à la liberté de plaider, ce qui ne sera pas le cas des avocats d’entreprise. Emmanuel Macron ne fait pas de cette disposition « un point dur » de sa loi et se dit prêt à des concessions.

 

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