Allemagne : pas un sou pour le plan d’investissement européen

Allemagne : pas un sou pour le plan d’investissement européen

 

 

Un vrai dialogue de sourds entre l’Allemagne et la France. Sapin et Macron sont revenus les mains vides de Berlin (comme souvent Hollande) ; pour l’Allemagne pas question de soutenir davantage le fameux plan bidon de Junker (20 milliards pour l’Europe qui compte sur 300  400 milliards du privé !). L’Allemagne s’en tient aux 10 milliards prévus sur trois ans, autant dire aussi une goute d’eau et renvoie la France à ses réformes structurelles ; Pour Wolfgang Schäuble, des «éléments concrets» se trouvent dans ce plan pour réaliser «des investissements concrets». Avec un objectif de 315 milliards d’euros d’investissements, le plan Juncker est fondé sur un socle d’investissements publics et la mobilisation d’investissements privés. «Le plan Juncker ne prévoit pas de contribution nationale», a souligné Wolfgang Schäuble. «Ne confondez pas le plan Juncker et les investissements dans nos pays», a précisé Michel Sapin. Dans leur communiqué commun, les ministres ont éludé la question. «La contribution volontaire des États membres devra être examinée», se contentent d’écrire les auteurs.  «On parle de milliards et de procédure. Mais on risque de perdre plusieurs mois. Ce qui nous intéresse, c’est d’être concret», a poursuivi Michel Sapin. Côté allemand comme côté français, on semble d’accord pour vouloir identifier les projets européens ou franco-allemands qui nécessitent un financement. Michel Sapin a souhaité que la banque publique d’investissement allemande KfW et la Caisse des dépôts en France contribuent à les identifier. Pour le gouvernement allemand, il s’agissait surtout d’éviter la question du montant des investissements. Grâce à sa bonne santé économique, le pays aurait les moyens d’agir pour nourrir la croissance en Europe. Mais Angela Merkel et Wolfgang Schäuble freinent à la dépense. Le ministère des Finances a annoncé 10 milliards d’euros supplémentaires d’investissements là où des économistes comme Jean Pisani-Ferry et Henrik Enderlein en recommanderaient 24 milliards d’euros. Emmanuel Macron avait lui évoqué le chiffre de 50 milliards d’euros le mois dernier, d’autres experts allemand parlaient de 75 milliards.  «Si les projets sont bons, ils trouveront un financement», a répliqué Sigmar Gabriel. L’ombre des difficultés budgétaires françaises a plané sur l’ambiance de la réunion. Invité à participer aux débats, le gouverneur de la Bundesbank, Jens Weidmann, a rappelé que les pays ayant mené leurs réformes de structure en tiraient aujourd’hui des bénéfices concrets. Une manière de dire à la France qu’elle s’occupe de ses propres problèmes et qu’elles ne mettent pas le nez dans celles de l’Allemagne.

 

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