Sivens : le projet mis entre parenthèses

Sivens : le projet mis entre parenthèses

Une suspension provisoire qui ressemble à u enterrement du projet ; En faiat un projet surdimensionné à dit Ségolène Royal. Un projet en tout cas bien mal conduit en matière de concertation démocratique avec des élus sous influence. La ministre de l’Ecologie, qui a fait une déclaration à la presse dans la cour de l’Elysée après le Conseil des ministres, s’est notamment dite satisfaite de la décision du Conseil général du Tarn de suspendre provisoirement les travaux. Plus largement, elle a même expliqué que  »la décision de suspendre le projet est une bonne décision ». « C’est une décision sage qui va permettre de dégager des solutions », a-t-elle ajouté. Elle a également annoncé la tenue d’une réunion mardi prochain à son ministère. « C’est une réunion apaisée » sur ce dossier, destinée aussi à « clarifier les règles du jeu » pour les autres projets en France. Sa voix rejoint celle de François Rebsamen, mercredi matin. Le ministre du Travail a plaidé à titre « personnel » pour une « suspension » des travaux afin de « ramener le calme ». Toujours mercredi matin, Manuel Valls s’est fait plus flou. Il a répété que c’était « au Conseil général du Tarn » de décider de l’avenir des travaux à Sivens. « Tous les élus de gauche ou de droite sur la région, du Tarn, du Tarn-et-Garonne, de Midi-Pyrénées, les agriculteurs, je pense beaucoup d’habitants, sont favorables à ce type de projets », a déclaré le Premier ministre sur RTL. « Après il faut évidemment le redimensionner, il faut tirer les conséquences des préconisations des rapports, c’est aux élus de prendre ces décisions », a poursuivi le locataire de Matignon. Selon le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, François Hollande a affirmé mercredi en Conseil des ministres qu’on ne pouvait « pas accepter les violences » lors de manifestations, comme celles commises lors des rassemblements contre le barrage de Sivens. « On ne peut pas accepter » de telles violences « dans une démocratie », a déclaré le Président en ouverture du conseil, après avoir également rappelé « la compassion à avoir » à l’égard de la famille de Rémi Fraisse. Le parquet de Toulouse a ouvert une information judiciaire contre X du chef de « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, faits commis par une personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions ». La cosaisine de deux juges d’instruction a été requise par le parquet. Maître d’ouvrage du projet, le président socialiste du Conseil général du Tarn a pour sa part annoncé mercredi qu’il envisageait de « suspendre les travaux » du projet controversé. « Je lui ai simplement indiqué que j’envisageais de suspendre les travaux, mais en aucun cas ‘sine die’. Il faut un temps de décence », explique Thierry Carcenac dans La Dépêche du Midi, relatant une conversation avec le chef des sénateurs écologistes, Jean-Vincent Placé. « Je pense aussi qu’il faut remettre les choses à plat », poursuit le président du Conseil général, qui précise que l’assemblée départementale « sera amenée à redébattre vendredi des préconisations des experts » mandatés par le gouvernement. Dans un rapport remis lundi, ces derniers ont jugé le projet surdimensionné et notamment critiqué l’étude d’impact réalisée.

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