Barrage de Sivens : nouvelle affaire type Notre Dame des landes

Barrage de Sivens : nouvelle affaire type Notre Dame des landes

 

Le barrage de Sivens est dans la lignée des projets surdimensionnés voire inutiles comme l’aéroport de Notre Dame des Landes (en fait qui est une vaste opération immobilière). Là auusi, peu de concertation (l’enquête publique a donné un avis défavorable ; Les élus sous influence des lobbys ont donné leur accord pour un barrage pour un ouvrage dont le coût est disproportionné par rapport à l’enjeu (il profiterait à une vingtaine d’agriculteurs).  Une expertise indépendante rédigée par deux ingénieurs des ponts, eaux et forêts, a été  remise lundi 27 octobre au ministère de l’écologie. Son contenu, très critique, a déjà été en grande partie dévoilé dimanche 26 octobre. Le rapport critique une évaluation « contestable » des besoins « réels » d’irrigation. Il évoque  « une surestimation du volume de substitution destiné à l’irrigation d’au moins 35 % ». Un surdimensionnement qui s’explique par une estimation des besoins établie « sur des données anciennes et forfaitaires ». « Le choix d’un barrage en travers de la vallée a été privilégié sans réelle analyse des solutions alternatives possibles », une situation d’autant « plus regrettable que le coût d’investissement rapporté au volume stocké est élevé », note également le rapport. Il qualifie en outre l’étude d’impact de « qualité très moyenne » et juge le financement du projet « fragile ». Le conseil général du Tarn souhaite créer une retenue d’eau artificielle d’une capacité de stockage de 1,5 million de mètres cubes sur le cours du Tescou, une petite rivière affluente du Tarn, sur la commune de Lisle-sur-Tarn. Objectif de cet aménagement : alimenter des agriculteurs en aval pour 70 % et soutenir le débit du Tescou en été pour 30 %. La hauteur maximale de la digue qui serait construite en travers de la rivière serait de 12,8 mètres et sa longueur de 315 mètres. La mise en eau est programmée pour l’hiver 2015-2016. Coût total du projet : 8,5 millions d’euros, un coût élevé, qui s’explique notamment par la création d’une nouvelle zone humide censée compenser la disparition des zones humides existantes. L’ouvrage doit faire disparaître 13 hectares de zones humides. « On y observe une quinzaine d’habitats différents », note le rapport d’expertise remis le 27 octobre au ministère de l’environnement. « Cette zone n’a pas les qualités requises pour faire partie du réseau Natura 2000, tempère-t-il aussitôt. Son niveau d’intérêt est départemental, mais il n’est nullement exceptionnel. »  Les opposants dénoncent un projet coûteux destiné, selon eux, à un petit nombre d’exploitants pratiquant une agriculture intensive. Ils estiment que la retenue d’eau bénéficierait à 19 exploitations agricoles, et non 81, comme le soutient la chambre d’agriculture du Tarn.

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