Climat : un accord minimum de l’Europe

Climat : un accord minimum  de l’Europe

 

 

Un  accord minimum à Bruxelles avec des objectifs qui se fondent non pas sur la situation actuelle mais sur celle de 1990. Insuffisant sur les économies d’énergie et décevant concernant les énergies renouvelables. L’accord conclu cette nuit à Bruxelles prévoit que les dirigeants européens vont réduire d’au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre de l’Europe d’ici 2030. Un accord qui déçoit les écologistes.   Pour Herman Van Rompuy, le Conseil européen est tombé d’accord sur « une politique énergétique et de climat la plus ambitieuse au monde. » C’est « une bonne nouvelle pour le climat, les citoyens, la santé et les négociations internationales sur le climat à Paris en 2015. »  Ce que l’on sait c’est que les dirigeants européens se sont engagés à réduire d’au moins 40% d’ici 2030, les émissions de gaz à effet de serre et à faire 27% d’économies d’énergie. Deux objectifs fixés non par rapport à la situation actuelle mais par rapport aux niveaux de 1990. Enfin, la part des énergies renouvelables devra être portée à 27% de la consommation.  »Les dirigeants de l’UE  donnent un coup de frein à l’énergie propre » a réagi Greenpeace. Sur la même ligne, les Amis de la Terre : les objectifs « sont bien en deçà de ce qui pourrait être fait par l’Europe pour combattre le changement climatique. »  La question du partage du fardeau est centrale entre les pays les pauvres, principalement de l’est de l’Europe, qui dépendent encore largement des énergies fossiles comme le charbon, et les plus riches qui s’appuient sur le nucléaire ou sont déjà bien engagés dans la transition énergétique. Les premiers réclament des aides pour moderniser leur production d’électricité. La Pologne, dont la nouvelle chef de gouvernement, Ewa Kopacz, s’était dite prête début octobre à mettre son veto aux réductions draconiennes des émissions de CO2, « va obtenir un paquet de compensations », a indiqué une source européenne. Le niveau d’effort de chacun sera déterminé par le critère du PIB par habitant. Mais la plupart des pays riches rechignent à mettre de l’argent frais sur la table. Des mécanismes de soutien vont donc être créés à partir du système des quotas européens d’émission de CO2, notamment un fonds alimenté par une petite partie (2%) des ventes de ces certificats. De leur côté, l’Espagne et le Portugal exigent de meilleures interconnexions avec les réseaux énergétiques européens.

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