Une loi sur la transition énergétique  qui n’engage pas vraiment

Une loi sur la transition énergétique  qui n’engage pas vraiment

 

Pour l’essentiel les objectifs stratégiques  (réduction d la consommation d’énergie, réduction de la pollution etc.) devront être atteint en 2050. Une échéance évidemment trop lointaine qui en fait reporte la responsabilité sur les gouvernements suivants. La preuve, on ne sait même plus si Fessenheim sera fermée comme l’avait annoncé Hollande, alors les autres ! il est toujours plus facile d’annocer des objectifs à 30 ou 40 ans que de savoir ce que ‘lon va faire dans les 5 ou 10 ans !  les moyens paraissent également très insuffisants.  Après son annonce en grande pompe par le chef de l’Etat, le « projet de loi sur la transition énergétique  pour la croissance verte » passe donc l’épreuve du feu. Les députés attaquent aujourd’hui l’examen  des 64 articles de ce texte aux multiples et fortes ambitions. A commencer par celles de réduire l’écrasante facture énergétique de la France (70 milliards d’euros), de faire émerger des activités génératrices d’emplois (avec un objectif de 100.000 sur trois ans) ou encore d’installer la France à l’avant-garde du combat contre les émissions de gaz à effet de serre (GES). François Hollande accueillant  à Paris la Conférence mondiale sur le climat en décembre 2015, notre pays se veut exemplaire en la matière. . Celui-ci prévoit de faire tomber à 50 % en 2025 la part de l’électricité tirée de la fission de l’atome,  contre 75 % actuellement. En retrait par rapport aux attentes des écologistes, le projet de loi se limite cependant à plafonner les capacités du parc nucléaire aux 63,2 gigawatts actuels et ne dit mot sur  l’arrêt de Fessenheim, dont la fermeture annoncée pour fin 2016 ne semble plus aller de soi.  Le texte  défendu par Ségolène Royal assigne d’autres objectifs, dont la viabilité sera très discutée.  La France devra notamment avoir divisé par deux sa consommation totale d’énergie d’ici à 2050, essentiellement à travers un colossal chantier de rénovation thermique dans le logement. Les ONG ont obtenu qu’un objectif intermédiaire, de – 20 % d’ici à 2030, soit ajouté par amendement. L’usage des ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon) devra se réduire de près d’un tiers (30 %) en 2030, tandis que la part des énergies renouvelables devra atteindre les 32 %. Enfin, les émissions de GES  devront avoir été divisées par quatre d’ici à 2050. Ces objectifs de long terme ont été salués par les ONG  environnementales. Pour autant, la plupart peinent à croire qu’ils seront tous atteints car ils n’ont pas de caractère contraignant. Surtout, juge-t-on chez France Nature Environnement (FNE), les moyens prévus  sont « largement insuffisants ». Ségolène Royal a annoncé la mobilisation de 10 milliards d’euros  sur trois ans pour enclencher le processus de transition. Ces moyens, essentiellement dispensés  sous la forme de crédits d’impôts, de prêts et de bonus fiscaux, sont très loin de correspondre aux estimations avancées lors du grand débat sur la transition énergétique. Selon les scénarios, les experts avaient évalué entre 10 et 30 milliards d’euros l’effort financier supplémentaire annuel à réaliser.

 

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