Sarkozy : le retour de celui qui n’est pas parti

Sarkozy : le retour de celui qui n’est pas parti

 

Sarkozy annonce son grand retour pour toute changer et même réinventer la politique. En faiat il n’est jamais parti et il n’a cessé d’adresser des messages sur son envie de pouvoir. Pas sûr donc qu’il ait pris le recul nécessaire pour avoir compris et changé. Un retour par ailleurs très risqué car son avenir politique pourrait être plombé par 7 ou 8 affaires qu’il raine encore. En tout cas les rancis, pour l’instant ne rient pas qu’il ait changé et même que ce retour soit souhaitable. Nicolas Sarkozy a donc annoncé vendredi sa candidature à la présidence de l’UMP, première étape vers la reconquête de l’Elysée, qu’il ambitionne de reprendre en 2017 au nom du « sursaut » d’une France en « désarroi ». Dans une longue déclaration diffusée sur son compte Facebook, et relayée sur Twitter, l’ancien président, battu le 6 mai 2012 par le socialiste François Hollande, assure avoir tiré « les leçons » de son mandat et affirme « écarter tout esprit de revanche ou d’affrontement ».  Sans jamais désigner l’UMP par son nom, comme un acte de décès, Nicolas Sarkozy dit vouloir « réinventer » avec « force » et « sincérité » la politique et appelle de ses vœux « un nouveau et vaste rassemblement » dépassant « les clivages traditionnels qui ne correspondent plus aujourd’hui à la moindre réalité ». Une « ouverture » nouvelle manière, qui paraît viser autant la droite et le centre que la gauche, pour « bâtir la formation politique du XXIe siècle ».  L’élection à la présidence de l’UMP se déroule le 29 novembre. Un second tour est prévu le 6 décembre si nécessaire. Nicolas Sarkozy, qui présida l’UMP de novembre 2004 à mai 2007, affrontera l’un de ses anciens ministres, Bruno Le Maire, et le député Hervé Mariton lors de l’élection de novembre. Ce sont les militants de l’UMP, majoritairement acquis à Nicolas Sarkozy, qui se prononceront. L’issue du scrutin ne fait guère de doute, bien que Bruno Le Maire promette « une surprise ». En 2004, Nicolas Sarkozy avait été plébiscité par plus de 85% des militants lorsqu’il avait conquis une première fois l’UMP.  L’ancien président, qui a déjà constitué son équipe de campagne autour de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la Police nationale, et a rallié ou débauché nombre de soutiens à droite, proposera, écrit-il, de transformer le mouvement « de fond en comble ». L’ancien président, qui projette d’aller à la rencontre des Français, tiendra son premier meeting jeudi prochain à Lambersart (Nord), près de Lille, a annoncé le député UMP du Pas-de-Calais Danielle Fasquelle sur Twitter.  Son objectif : « créer, dans un délai de trois mois, les conditions d’un nouveau et vaste rassemblement qui s’adressera à tous les Français, sans aucun esprit partisan ». « Ce vaste rassemblement se dotera d’un nouveau projet, d’un nouveau mode de fonctionnement adapté au siècle qui est le nôtre et d’une nouvelle équipe qui portera l’ambition d’un renouveau si nécessaire à notre vie politique », écrit-il. Nicolas Sarkozy, qui avait dit sa volonté de se retirer de toute activité publique au soir de sa défaite, explique s’être donné depuis « le temps de la réflexion », de l’autocritique « sans concession » aussi, qui lui aurait permis de « mesurer la vanité de certains sentiments ». Dans cette tribune, il offre de lui l’image d’un dirigeant qui aurait gagné en recul, en pondération et en sagesse, alors que les traits d’image qui ont pesé sur son quinquennat (impulsivité, bling-bling…sont encore cités comme rédhibitoires dans les enquêtes d’opinion.

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