Archive mensuelle de août 2014

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Impôt sur le revenu : un impôt obsolète

Impôt sur le revenu : un impôt obsolète

Un  foyer sur deux imposé sur le moins d’un foyer sur deux imposé en 2014, c’est le paradoxe d’un impôt obsolète qui doit ou bien disparaitre ou bien concerner la totalité des français quitte à en changer le barème pour le rendre supportable aux plus modestes. Cet impôt directe n’a plus beaucoup de sens d’autant que nombre de très riches contribuable peuvent s‘en affranchir en se domiciliant à l’étranger. Les mesures fiscales voulues par le gouvernement pour faire sortir les contribuables les plus modestes de l’impôt sur le revenu ont porté leurs fruits.  Selon des données que Le Monde s’est procuré ce mardi 19 août, moins d’un foyer fiscal sur deux sera imposé sur le revenu en 2014. Le pourcentage de foyers imposés est ainsi passé de 53% en 2013 à 48% cette année et ce, en dépit de la hausse du nombre de foyers fiscaux, passant ainsi de 36,4 millions à 37 millions. L’explication est ainsi à chercher dans la réduction consentie en juin par le gouvernement aux ménages les plus modestes, de 350 euros pour un célibataire et 700 euros pour un couple. Cette mesure devait en principe bénéficier à 3,7 millions de ménages pour un coût total de 1,16 milliard d’euros. Or, selon le site du quotidien, 4,2 millions de foyers fiscaux vont profiter de cette mesure pour une facture totale de 1,25 milliard d’euros. Outre cette mesure qui permet de diminuer le nombre de ménages imposables, cette chute s’expliquerait également par la paupérisation d’une partie de la population, selon Le Monde. Par ailleurs, le quotidien indique que la campagne 2014 de collecte d’impôt sur le revenu devrait permettre d’engager 65 milliards d’euros, soit près de 10 milliards d’euros de moins que prévu dans le Budget 2014, voté fin 2013. Autrement dit, l’équation budgétaire se complique un peu plus pour l’exécutif qui a d’ores et déjà annoncé qu’il ne tiendrait pas ses objectifs de déficit public.

 

Crise de confiance : l’épargne de précaution augmente

Crise de confiance : l’épargne de précaution augmente

 

Mauvis indicateurs économiques, manque de visibilité, chômage, défiance vis-à-vis du tournement autant de raiosn qui justifie la montée de l’épargne en France. Au premier trimestre, le taux d’épargne en France a atteint un point haut, à 15,9 % du revenu disponible brut, contre 14,7 % au dernier trimestre de 2013, selon la Banque de France. Globalement, les économistes y voient le signe d’un pessimisme collectif ou un comportement de précaution lié à l’absence de croissance et à l’incertitude conjoncturelle. Le mouvement se poursuivra-t-il ? « On assistera probablement à une petite baisse du niveau d’épargne au deuxième trimestre, car, alors que les revenus n’ont pas beaucoup progressé, la consommation a gagné 0,5 point », prévoit Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis Asset Management. Mais même si le taux d’épargne recule légèrement, il restera à des niveaux très élevés.  « Il demeure au premier semestre une grande constante : l’orientation encore trop limitée de l’épargne vers le long terme, les Français privilégiant les actifs assez fortement liquides et non risqués », analyse l’économiste Michel Aglietta. Dans ces flux d’épargne au premier semestre, plusieurs produits financiers conservent une place de premier plan, notamment l’assurance-vie, qui capte une part croissante de l’épargne financière. « En l’absence de mesure fiscale majeure, le produit reste plutôt protégé et présente un risque très limité », note Philippe Waechter.  L’épargne des Français s’installe aussi, tout simplement, sur leurs comptes courants. Les dépôts à vue constituent un des principaux postes où les ménages « placent » leur argent. « Quand les taux sont très élevés, les ménages y perdent beaucoup. Mais avec des taux très bas, on y perd peu. D’où, actuellement, une forte inertie à placer des sommes sur des comptes rémunérés », souligne un économiste.  Les flux d’épargne s’avèrent en outre très positifs pour le PEL, mais franchement négatifs pour les comptes à terme. Quant à la Bourse, elle ne représente plus grand-chose dans les placements financiers des ménages (moins de 5 %). Après deux krachs séculaires en 2000 et 2007-2008, les Français ont le sentiment que, même sur longue période, la rentabilité n’est pas acquise.  Le calcul du taux l’épargne inclut le remboursement des crédits immobiliers, dès lors qu’ils commencent à rembourser le capital. Les Français se sont beaucoup endettés les années précédentes. Une part conséquente de l’épargne actuelle est donc, en réalité, de l’épargne contrainte qu’on peut attribuer au remboursement de crédits.  Au 1er août, la rémunération du Livret A a été abaissée au taux historiquement bas de 1 %. Le placement préféré des Français, qui connaît depuis plusieurs mois un ralentissement de sa collecte, en fera forcément les frais.

Baisse d’impôt : 4 millions concernés

Baisse d’impôt : 4 millions concernés

En fait c’est 500  000 imposables supplémentaires qui vont bénéficier d’une réduction en 2014, donc au total 4 millions ; Mais il y aura environ 14 millions de contribuables qui vont eux voir leur imposition fortement augmenter. Le ministre du Travail, François Rebsamen, a indiqué ce matin que plus de 4 millions de personnes bénéficiaient des réductions d’impôt consenties par le gouvernement en 2014. « Plus de 4 millions de personnes vont soit sortir de l’impôt par le fait de relever les tranches, ce qu’a décidé le gouvernement, soit bénéficier de réduction d’impôts », a dit le ministre sur i-TELE. Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a évoqué pour sa part une baisse d’impôt de 1,2 à 1,3 milliard d’euros, supérieure à la baisse de 1,16 annoncée au printemps. Relancé sur le pouvoir d’achat, il a assuré: « le pouvoir d’achat, c’est plus d’un milliard d’euros – 1 milliard 200 à 300 millions d’euros – qui sera distribué au travers de la baisse d’impôt ». Ces déclarations confirment les informations avancées par « Le Monde » mardi, qui indiquait que la réduction d’impôt sur le revenu consentie par le gouvernement pour certains contribuables modestes a bénéficié à 4,2 millions de foyers. Cette mesure de réduction d’impôt, annoncée le 16 mai, à deux semaines des élections européennes, et adoptée dans la loi de finances rectificatives, porte sur les revenus 2013. Elle devait bénéficier à un peu plus de 3 millions de ménages. Ce sont finalement 4,2 millions de foyers qui en ont bénéficié. La réduction se monte à 350 euros pour une personne seule (revenu fiscal de référence annuel inférieur à 14.144 euros) et 700 euros pour un couple (revenu fiscal inférieur à 28.289 euros). Selon « Le Monde », le coût de cette mesure est de 1,25 milliard d’euros.

 

2017: Alain Juppé sera candidat

2017: Alain Juppé sera candidat

. « J’ai décidé d’être candidat, le moment venu, aux primaires de l’avenir » qu’organisera la droite pour désigner son représentant à la présidentielle 2017, écrit l’ex-Premier ministre sur son blog ce mercredi. Une candidature qui s’ajoute à celles de François Fillon, Xavier Bertrand, Christian Estrosi (sauf si Nicolas Sarkozy revient) ou encore NKM.  L’élection de 2017, « nous devons la gagner pour sortir la France du marasme où elle stagne aujourd’hui. Ce n’est pas acquis! », écrit le responsable de droite, dans un post intitulé « 2017, bientôt ». Il avait déjà entrouvert la porte à une candidature en juin dernier.  Alain Juppé défend dans cette déclaration le principe même des primaires « ouvertes à toutes celles et tous ceux, inscrits ou non dans un parti, qui ne veulent ni de la France barricadée sur elle-même que leur promet le FN ni de ce qu’est devenue, faute d’adaptation aux réalités du monde actuel, l’idéologie socialiste » pour « parvenir à une candidature d’union ». Les organiser au « printemps 2016″ serait un « bon délai » selon lui.   Certains à droite, comme Nicolas Sarkozy, sont moins convaincus de la pertinence des primaires. « Il y a toujours des Bournazel pour vous tirer vers le bas« , a notamment déclaré l’ex-chef de l’Etat en juin, en référence à l’adversaire battu par NKM lors des primaires pour la droite à Paris.  Dans les sondages Alain Juppé et l’ex-président font pour l’instant jeu égal auprès des sympathisants de l’UMP en termes de popularité. L’e-premier ministre possède même une longueur d’avance auprès des sympathisants de droite en général. Signe de leur rivalité: les deux hommes ont déjà commencé à s’échanger des piques. « Il vaut mieux un sexa en forme qu’un quinqua amorti », s’était amusé Alain Juppé en juin, au sujet de son âge.   Nicolas Sarkozy, lui pourrait sortir du bois dans les semaines qui viennent, après avoir entretenu lui-même le feuilleton de son retour pendant des mois

 

Pourquoi Duflot a quitté le gouvernement ?

Pourquoi Duflot a quitté le gouvernement ?

Duflot de nit pas tout mais des choses importantes quand même. Elle ne dit pas par exemple qu’elle pense que Hollande et le PS sont condamnés à la marginalité et que les écolos comptent bien prendre la place.. « J’ai cru en François Hollande, en sa capacité de rassemblement. (…) J’ai essayé d’aider le président de la République à tenir ses promesses, de l’inciter à changer la vie des gens, de le pousser à mener une vraie politique de gauche. Et j’ai échoué. Alors je suis partie », lit-on notamment dans son récent livre*, dont le Nouvel observateur publiera les bonnes feuilles dans sa prochaine édition. Un pavé dans la mare en pleine rentrée du gouvernement et à l’entame des journées d’été d’EELV, qui se tiendront jusqu’à la fin de la semaine à Bordeaux. Sa présence au gouvernement n’a jamais été une évidence même si certains de ses camarades de parti assuraient que la jeune ambitieuse voulait tellement le poste qu’elle n’en partirait jamais. En restant au gouvernement Ayrault, Cécile Duflot a donc cautionné en grande partie le cap économique de François Hollande, même quand ce dernier assurait qu’il était favorable à une politique de l’offre. C’est donc par petites touches que cette ministre « avec muselière », selon sa propre expression, semait des petits cailloux faisant ainsi entendre une voix dissonante. « La réponse à la situation financière de la France ne peut se réduire uniquement à tailler dans les dépenses. Personne ne peut croire que de l’austérité naîtra le retour des temps meilleurs. Le risque de l’austérité, c’est la tétanie de l’intelligence », déclarait-elle en février 2013 dans un entretien au JDD. Partir? « C’est la seule fois où j’ai réellement pensé que c’était possible« , explique-t-elle après l’éviction en juillet 2013 de la ministre de l’Écologie, Delphine Batho. Le temps passe et le cap économique de François Hollande va en s’affirmant. Pas facile de rester au gouvernement dans ces conditions. « On voit défiler les jours avec, rares, et les jours sans, un peu plus nombreux » mais « quand on cherche du confort, on s’achète des pantoufles« , lance-t-elle lors de ses vœux à la presse en 2014. Et d’ajouter : « Je serai particulièrement attentive à ce que le patronat ne nous embarque pas dans un tango de l’irresponsabilité ou à chaque concession du gouvernement répondrait une demande supplémentaire. » Finalement, Duflot est partie quand Valls est arrivé. Ce qu’elle n’a pas pu dire tant qu’elle était ministre, elle le raconte dans ce livre.

* De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion (Fayard), livre de Cécile Duflot écrit avec Cécile Amar, journaliste au JDD, sortira le 25 août.

 

Economie : Changement de discours, Gattaz est content !

Economie : Changement de discours, Gattaz est content !

 

Il ya a encore quelques semaines les propos de Gattaz étaient empreints de pessimisme et de critiques acerbes à l’égard du gouvernement. Aujourd’hui changement de communication Gattaz estime que le gouvernement va dans le bon ses et que la France va rebondir. Que s’est- il passé pour permettre un changement radical de discours ? D’abord les actionnaires sont contents, ils viennent d’empocher 30 milliards, il serait donc malvenu d’exiger encore davantage que les 40 milliards prévus par le pacte de responsabilité. Certes cela concerne les grandes entreprisses mais on sait que les PME ne sont pas ou très mal représentées par le Medef. Ensuite, à force d’entretenir un climat de critiques et de pessimiste, Gattaz se rend compte qu’il influe négativement sur le climat d’affaires, il rectifie donc le tir.  A quelques jours des universités d’été du mouvement patronal (27 et 28 août), au cours desquelles le Premier ministre Manuel Valls fera une intervention très attendue, le patron des patrons s’est exprimé sur son blog lundi pour dire sa vision du pacte de responsabilité, présenté par le gouvernement comme l’outil essentiel de la relance économique du pays.  Bien que maintes fois décrié par les partenaires sociaux, le pacte de responsabilité semble recueillir aujourd’hui l’approbation du patronat.  « Redisons-le : le pacte est la bonne solution, la politique de soutien à la compétitivité des entreprises est la bonne solution », écrit Pierre Gattaz sur son blog à l’adresse de ceux qui voient dans la mesure voulue par François Hollande un « cadeau » de plus fait aux entreprises.   Parmi les détracteurs du dispositif, on trouve les syndicats CGT et FO notamment, mais aussi l’aile gauche du PS qui dénonce, selon l’une de ses porte-parole, Marie-Noëlle Lienemann, une politique non tenable « avec la seule stratégie et le seul soutien du Medef« . Quant aux députés « frondeurs » de l’Assemblée nationale, ils exigent toujours de la part des entreprises des contreparties aux allègements du coût du travail et voudraient davantage privilégier les baisses d’impôts et l’investissement public. Un dernier vœu pieux si l’on en croit Manuel Valls, qui a déclaré au JDD qu’il était « hors de question de changer » de politique. Et le Medef de s’en réjouir. « Le gouvernement fait ce qu’il faut et va dans la bonne direction. Pour une fois, reconnaissons-le ! », estimait lundi Pierre Gattaz, qui apporte ainsi son soutien au Premier ministre.

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Immobilier 250 000 logements neufs construits au lieu de 500 000

Immobilier 250 000 logements neufs construits au lieu de 500 000

Les mises en chantier ont reculé de 19,3% au deuxième trimestre, selon les chiffres du ministère du Logement publiés ce 29 juillet. Le nombre de permis de construire baisse également. Les mises en chantier de logements neufs en France ont poursuivi leur baisse d’avril à juin. Elles ont diminué de 19,3% sur un an, pour s’établir à 69.531, selon les statistiques du ministère du Logement publiées ce mardi 29 juillet. Sur les douze mois écoulés entre juillet 2013 et juin 2014, le nombre de logements neufs mis en chantier affiche un recul plus modéré de 10,7% à 305.654 unités. Celui-ci s’accélère toutefois au fil des semaines: il était de -8,5% un mois plus tôt, et de -6,5% à fin avril. Et la situation n’est pas prête de s’arranger. Le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs, qui renseigne sur les futures mises en chantier, affiche un recul de 12,5% sur la période, à 88.911. Mais il apparaît légèrement moins dégradé qu’un mois plus tôt (-16,1% à fin mai). Sur douze mois, la baisse des permis de construire est de 20,2% à 387.748 unités, équivalente à celle enregistrée un mois plus tôt (-20,7%). Le 25 juin, le gouvernement a annoncé une série de mesures visant à relancer la construction : prêt à taux zéro reprofilé, développement de l’investissement locatif, accélération des cessions de foncier public, simplification des normes. Certaines entreront en vigueur dès septembre, et de nouvelles mesures devraient être annoncées le mois suivant. Mais dans un secteur où l’inertie est grande, celles-ci ne produiront pas leur effet avant plusieurs mois, ce qui laisse augurer une année 2014 plus que morose. En 2013, 331.867 logements neufs avaient été mis en chantier en France, un chiffre en repli de 4,2% sur un an et très en-deçà de l’objectif gouvernemental – encore jamais atteint dans l’Hexagone – d’un demi-million de logements construits par an.

 

 

Immobilier : le logement neuf sinistré

Immobilier : le logement neuf sinistré

Une belle promesse de construire 500 000 logements faites par Hollande en 2012, en faiat un peu plus de 300  000 en 2013 et 250 000 en 2014. Le secteur économique est proche du sinistre. Comment le gouvernement compte-t-il relancer la machine ? La question sera abordée ce mercredi matin, lors du premier Conseil des Ministres après les vacances d’été. Le secteur du logement sera notamment car au menu, car les derniers chiffres confirment les prévisions les plus pessimistes.  Au rythme actuel, on pourrait bien avoir du mal à dépasser les 250.000 logements construits cette année.   »Le secteur touche le fond » résume un professionnel. A tel point qu’1/3 des défaillances d’entreprises concernent aujourd’hui des entreprises du BTP.  Dans ce contexte, Manuel Valls a bien promis des mesures supplémentaires pour doper la construction. Mais les professionnels qui l’ont rencontré à la mi-juillet restent extrêmement prudents. Le gouvernement veut relancer sans dépenser. Plusieurs pistes sont bien évoquées : doper le prêt à taux zéro ou encore autoriser ceux qui achètent grâce au dispositif « Duflot », le dispositif d’incitation fiscale, à louer leur logement à leurs parents ou leurs enfants.  Des mesures qui restent selon eux très insuffisantes. Rien ne repartira si on ne provoque pas un choc avec de nouvelles incitations fiscales nous dit un professionnel.

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Une annonce de réductions d’impôts, pour sauver le gouvernement ?

Une annonce de   réductions dimpôts,  pour sauver le gouvernement ?

 

C’est évidemment la déprime avec la cascade de très mauvais indicateurs économiques qui en fait condamne le gouvernement ; 85% des Français ne croient plus dans la capacité gouvernementale à relancer la croissance et à diminuer le chômage. Du coup Hollande et son équipe sont tétanisés et ils vont recourir aux bonnes vielles méthodes consistant à annoncer des réductions d’impôts pour le début 2015 après les avoir augmenter depuis 2012. Entre « le changement c’est maintenant » de Hollande et le « on ne change rien de Valls », les marges incertitudes sont grandes. En bref, c’est le slalom permanent pour des responsables complètement dépassés. Le gouvernement a fait adopter le mois dernier une ristourne d’impôt sur le revenu de 350 euros pour les ménages modestes, qui s’appliquera dès cette année. Ce geste, ainsi que la baisse qui sera présentée prochainement, constitue le pendant des allégements accordés aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité. Alors que, pour ces dernières, les prélèvements vont baisser de 41 milliards d’euros à l’horizon 2017, la majorité a demandé un rééquilibrage en faveur des ménages. Le Pacte de stabilité transmis à Bruxelles fin avril prévoit ainsi une enveloppe de 5 milliards d’euros de baisses de prélèvements pour les ménages, comprenant à la fois une baisse de cotisations sociales pour les bas salaires (censurée au début du mois d’août par le Conseil constitutionnel), une première baisse d’impôts en 2014 (votée), et un nouveau geste fiscal à partir de 2015.  La question est encore ouverte. La baisse programmée pour 2015 devait initialement s’élever à 2 milliards d’euros. Mais la censure des sages concernant l’allégement de cotisations salariales, qui représentait 2,5 milliards d’euros, a rebattu les cartes.  L’exécutif s’est engagé à le remplacer par une mesure «  de même ampleur pour parvenir au même but ». Il pourrait donc faire d’une pierre deux coups et annoncer une seule mesure fiscale à 4,5 milliards d’euros. Ou choisir de dissocier les deux chantiers. « Cette question n’est pas arbitrée », indique-t-on au sein du gouvernement.  C’est l’une des difficultés. La baisse de cotisations censurée par le Conseil constitutionnel devait bénéficier aux salariés dès le début de l’année prochaine, et l’exécutif a promis de préserver ce calendrier. Or, une éventuelle baisse d’impôt sur le revenu aura nécessairement un effet retard, puisque l’impôt est payé en septembre. Il cherche donc une mesure qui puisse se traduire par une augmentation du pouvoir d’achat dès janvier prochain.  L’exécutif souhaite à la fois toucher les foyers modestes - d’où de nombreux scénarios autour de la prime pour l’emploi (PPE) et du RSA activité -, mais surtout les salariés modestes. Il veut en outre une mesure pour les classes moyennes, qui bénéficieraient davantage d’une baisse d’impôts. A ce stade, de nombreuses options restent à l’étude : revalorisation de la prime pour l’emploi, rapprochement avec le RSA activité, substitution de la PPE en ristourne de CSG, création d’un crédit d’impôt sur le revenu pour les classes moyennes… Avec un bémol toutefois : «  La mesure idéale doit permettre de diminuer un prélèvement obligatoire et non pas d’augmenter une dépense », explique-t-on au sein du gouvernement.

 

Les idées des internautes pour relancer la croissance

Les idées des internautes  pour relancer la croissance

Une sorte d’inventaire à la Prévert pour les internautes du Figaro économie qui proposent des solutions pour relancer la croissance.  La baisse des fonctionnaires, celle des impôts ou encore la démission de François Hollande ;  certains pensent  qu’il faut «changer les Français».  Autre cible des internautes les salaires ou primes des élus, des ministres ou encore des fonctionnaires qu’ils trouvent trop élevés. «Commençons par faire des économies: réduction des indemnités des plus hauts fonctionnaires, plus de maintien de leurs indemnités, faire payer aux prisonniers le «gite et le couvert». Laissez les anciens présidents s’occuper de leur sécurité», Comme le prônait le candidat Sarkozy avant son élection en 2007, certains Français doivent retrouver le goût du travail. «Il faut donner aux gens l’envie de travailler, ce qui passe par la carotte et le bâton. La carotte qui permettra à ceux qui travaillent de gagner leur vie, pas trop mal, si possible, et la bâton pour inciter ceux qui n’ont pas envie de se lever le matin de s’acheter un réveil»,. «Faire bosser les chômeurs de longue durée pour la collectivité ». Quand on est chômeur longue durée on est souvent démotivé, désociabilisé et on manque de confiance en soi. C’est une manière efficace pour remettre le pied à l’étrier. C’est une mesure terriblement utopique mais je pense que si la prise de conscience était globale, ça marcherait bien»  Autre proposition…  « Ne rien changer », comme ne cesse de le répéter le premier ministre, Manuel Valls. Une obstination qui a déclenché une avalanche de critiques de la part des Français. Pour résumer moins de gaspillages et plus de travail.

 

La France en cessation de paiement ?

La France en cessation de paiement ?

Avec la baisse des rentrées fiscales provoquée par l’absence de croissance et la déflation, la France pourrait connaitre des problèmes graves de trésorerie si les taux devaient remontaient, c’est ce que pense Valérie Pécresse. A tout le moins les déficits vont exploser. L’ex-ministre du Budget Valérie Pécresse (UMP) a estimé aujourd’hui que la France était « en risque de cessation de paiement » si les taux d’intérêt venaient à augmenter. Sur RTL, la députée et chef de ‘opposition en Ile-de-France a assuré: « les déficits, cette année, vont exploser. Si les taux d’intérêt remontaient, par malchance », par exemple « parce que la banque fédérale américaine arrêtait sa politique monétaire accommodante, la France se trouverait quasiment en cessation de paiement ». « Nous empruntons aujourd’hui à peu près 360 milliards d’euros par an à court et à long terme », a détaillé Mme Pécresse. « Si les taux d’intérêt remontent d’un point, cela veut dire que cela nous fera 3 milliards de dépenses de plus. De 2 points ? 7 milliards. Sur le long terme, la dette est une épée de Damoclès » avec « le risque de ne plus pouvoir financer les service publics auxquels nous sommes attachés », a encore dit l’élue des Yvelines.

 

Foot Luzenac : enfin un ministre qui se mouille

Foot Luzenac : enfin un ministre qui se mouille

C’est évidemment un scandale histoire du club de cette petite vile d’un peu moins  de 1000 habitants qui s’est largement qualifié pour jouer en 2ème division pro. Mais les « autorités » sportives s’y opposent d’abord pour des motifs financiers, puis pour des questions de sécurité ; deux prétexte puisque une enquêta a démontré la solidité du projet financier et que Luzenac voulait jouer à Toulouse sur le stade de rugby des anciens champions d’Europe (aux normes de sécurité pour le rugby européen mais pas pour le foot français de 2èeme division !!). Alors que le petit club de Luzenac a été interdit de jouer en Ligue 2, le secrétaire d’Etat aux Sports appelle à une réforme des voies de recours pour les clubs de football. Pour Thierry Braillard, la Ligue de football « empêche l’accession des amateurs au monde professionnel ».   »Aujourd’hui, Luzenac n’évolue ni en Ligue 2, ni en National. C’est une situation inacceptable qui ne doit pas durer« , déclare Thierry Braillard sur France Info. Le secrétaire d’Etat aux Sports aurait » aimé que le club évolue en Ligue 2, d’autant « Luzenac a fait les efforts financiers et d’infrastructures nécessaires« , mais « la décision n’appartient pas au ministre« . La Ligue de football professionnel a refusé début août l’accession du club en Ligue 2 en raison de l’absence de stade conforme aux normes réglementaires. « Il y a une hypocrisie de la Ligue qui empêche l’accession des amateurs au monde professionnel. Soit on reste dans une sorte de club fermé avec 18 clubs en Ligue 1 et accession parrainée, soit on continue à donner un intérêt sportif aux championnats« , dénonce Thierry Braillard.  Mais le sort de Luzenac n’est pas encore tout à fait joué. Le club ariégeois a saisi le Comité national olympique et la justice administrative pour tenter d’obtenir son accession en Ligue 2, même si le championnat a débuté depuis trois semaines. « Il y a une jurisprudence et des recours concernant les décisions sur les clubs qui sont d’un autre temps« , réagit le secrétaire d’Etat aux Sports.  Thierry Braillard veut ainsi réunir « toutes les ligues professionnelles, il va falloir se réunir et voir comment arriver à modifier tout cela. C’est insupportable d’attendre plusieurs mois avant de savoir si on a le droit d’accéder à un championnat ou pas« . Le secrétaire d’Etat aux Sports avance notamment la possibilité de « spécialiser une juridiction administrative chargée de ce type de contentieux« .

 

« Houellebecq, visionnaire de l’économie »(Maris)

« Houellebecq, visionnaire de l’économie »(Maris)

Bernard Maris pourrait figurer dans la liste des Économistes atterrés tant il prend plaisir à fustiger la doxa libérale. Mais à la lecture de son dernier livre, qui rend un vibrant hommage à la pensée économique de l’écrivain Michel Houellebecq, on lui donnerait plutôt de « l’économiste révélé ». Intreview JDD.

Votre livre sur les réflexions économiques du Goncourt 2010 à travers son œuvre, notamment La Carte et le Territoire, est autant un livre hommage qu’un livre confession, celle de l’économiste Bernard Maris…
J’ai été ébloui par La Carte et le Territoire. Michel Houellebecq dépeint en visionnaire notre temps, la productivité, l’espace. Il m’a appris des choses que je savais mais que je n’osais pas dire en tant qu’économiste. Il narre, par exemple, des êtres très infantiles qui se comportent en poussins apeurés et toujours insatisfaits. C’est très fort. Keynes ne dit pas autre chose lorsqu’il explique que le capitalisme infantilise en créant un désir d’accumulation perpétuel chez l’homme, et donc un état de frustration continu. Houellebecq a vu et lu le vrai Keynes. Pas celui de la relance de la consommation de la gauche mais le chantre de la décroissance qui prône l’euthanasie des rentiers. Il m’a aussi beaucoup révélé sur les thèmes de l’utile et de l’inutile. Qu’est-ce que le travail utile? Celui de l’ouvrier qui fabrique une passerelle ou celui du dircom qui marche dessus et qui est payé 10 fois plus?

Où situez-vous Michel Houellebecq sur l’échiquier des économistes?
Il est à la fois keynésien et schumpétérien. Keynesien lorsqu’il fustige le désir de consommation, les supermarchés comme lieux paradisiaques de transformation des objets. Et il reconnaît la contribution de Schumpeter, le chantre de la destruction créatrice. Dans La Carte et le Territoire, son héros se plaint de ne plus avoir son imprimante Canon et accable les chefs de produit irresponsables qui poussent à innover en permanence pour vendre. Dans Extension du domaine de la lutte, il décrit un cadre qui vit dans la peur permanente. La destruction créatrice nous place dans un état de soumission permanente. Elle terrorise les gens et les tient en laisse. Tout comme la publicité qui crée un surmoi dur et terrifiant.

Houellebecq a-t-il une culture économique?
Il a lu Keynes, beaucoup lu Fourrier et Marx. Le rêve de Marx, par exemple, était de transformer le travail pour qu’il soit désiré et non plus subi.

Dans ce livre, vous réglez à nouveau vos comptes avec la secte des économistes, dont vous faites pourtant partie.
C’est vrai et c’est ce qui a le plus plu à Michel Houellebecq. Nous sommes une corporation qui participe au discours dominant de la quantification. Au nom des statistiques qui filtrent désormais toute réflexion, nous évacuons le fond des problèmes. Cet outil ­inventé par l’État justifie toutes les mesures qu’il nous impose comme une fatalité et au nom d’une ­pseudoscience.

L’économie comme discipline a-t-elle encore une utilité?
Les gens sont devenus accro aux chiffres, donc l’économie reste une discipline rassurante. Je pense, toutefois, qu’elle est vouée à disparaître comme discipline scientifique dure. Avec la crise de 2007, tous les économistes ont pris un grand coup sur la tête. Ils n’ont rien vu venir, rien compris. Leurs maths et leurs modèles ne sont plus très porteurs.

 

Ukraine : propagande russe mode KGB

Ukraine : la propagande russe mode KGB

L’intoxication, c’est la philosophie permanente de Poutine (et si ça ne fonctionne pas la répression). À la télévision russe, il faut exalter l’héroïsme et le patriotisme des « résistants » prorusses. Les soldats ukrainiens « désertent en masse » et ont subi « d’énormes pertes », d’après Rossiya 1, la chaîne du Kremlin. Vendredi, le bulletin télévisé annonçait « plus de 10.000 morts » dans les dernières vingt-quatre heures pour l’armée ukrainienne, rien que dans la région de Louhansk. « Trois brigades entières ont disparu », se félicite un « résistant » barbu, maigre et édenté, mais présenté comme une source sérieuse. Deux camions militaires brûlés sont montrés à l’antenne. « Bientôt, nous n’aurons plus personne avec qui nous battre, se réjouit un autre rebelle. Les officiers se sauvent, abandonnant leurs soldats, qui meurent de faim. » Des paroles bues comme du petit-lait par le correspondant « en direct de la République populaire de ­Louhansk », qui conclut ainsi pour signifier le plus clairement possible sa solidarité avec les séparatistes. Parfois la télévision russe se heurte à d’autres interprétations de la réalité. Plusieurs journalistes britanniques, qui suivaient le convoi humanitaire russe stationné à la frontière, ont vu des colonnes de blindés russes pénétrer en territoire ukrainien jeudi et vendredi. « Ils étaient déçus de ne pas trouver des armes dans le convoi humanitaire russe et ont cru nécessaire d’inventer un scoop pour faire plaisir à leurs employeurs », ironise le présentateur de Rossiya 24. Effaré, le journaliste Andreï Malguine souligne la différence entre la propagande actuelle et la puissante propagande soviétique : « Jamais les autorités n’ont menti de manière aussi outrancière et honteuse. » Prenant l’exemple de l’avion sud-coréen abattu en 1983 par un avion de chasse soviétique, il note qu’à l’époque la propagande ne niait pas les faits mais se contentait d’affirmer que les pilotes sud-coréens avaient « changé leur itinéraire de manière provocatrice ». Dans le cas du Boeing 777 de la Malaysian Airlines abattu le 17 juillet dernier, les chaînes russes ont raconté tout et n’importe quoi : l’avion de ­Poutine était en fait visé (il volait en réalité à plus de 1.000 km plus au nord) ; l’appareil s’est écrasé tout seul ; une bombe a explosé à bord ; il aurait été abattu par un missile sol-air ukrainien ou par un avion ukrainien Su-25. Cette version était basée sur les « révélations » d’un prétendu aiguilleur du ciel espagnol travaillant à Kiev… qui n’existait pas. Derrière cette catastrophe, l’ombre, bien sûr, des services secrets américains, déterminés à ternir l’image de Moscou. La palme de l’absurde est revenue à Rossiya 1, pour qui le Boeing volait en pilote automatique avec, à son bord, des cadavres décomposés. En Russie, la télévision porte bien son surnom : « la boîte zombifiante ».

 

Irak : Mossoul repris aux djihadistes

Irak : Mossoul repris aux djihadistes

 

 

 

Avec l’appui des Etats-Unis, les forces irakiennes et kurdes ont repris le contrôle du barrage de Mossoul, dans le nord de l’Irak, a confirmé Barack Obama, lundi 18 août. Le président américain, qui s’exprimait à la Maison Blanche, a estimé que ce succès démontrait la capacité des forces kurdes et de l’armée irakienne à travailler ensemble contre les djihadistes de l’Etat islamique qui, selon lui, constituent une menace pour l’Irak et pour toute la région.  Les responsables irakiens ont salué ce qu’ils considèrent comme une victoire stratégique et annoncé que le prochain objectif était de reprendre la ville de Mossoul, la plus importante cité du nord de l’Irak, située à 40 km en aval de l’installation hydroélectrique. « Reprendre le barrage a pris plus de temps que prévu car l’Etat islamique avait posé des mines antipersonnel », a déclaré Hochiar Zébari, ministre des affaires étrangères sortant et membre de la communauté kurde, précisant que les forces kurdes avaient bénéficié d’un appui aérien américain. « La nouvelle tactique consistant à lancer des attaques rapides tenues secrètes s’est avérée efficace et nous sommes décidés à continuer à la mettre en œuvre avec l’aide des renseignements fournis par les Américains. La prochaine étape est Mossoul », a annoncé pour sa part Sabah Nouri, porte-parole de l’unité antiterroriste irakienne. Avec la prise, le 7 août, du barrage hydroélectrique de Mossoul, les djihadistes avaient infligé un revers sans précédent aux autorités irakiennes. Ils pouvaient ainsi contrôler l’alimentation en eau et électricité de la région ou encore faire exploser la structure peu solide. Les 12 milliards de mètres cubes retenus par le barrage pourraient inonder deux villes et tuer des dizaines de milliers de personnes, selon un rapport d’ingénieurs américains rédigé en 2007 et rendu public par le Washington Post.

 

 

« Valls est illisible» (Pécresse)

« Valls est illisible» (Pécresse)

 

Elle n’a pas tort Valerie Pécresse de penser que la politique de Vals est illisible, dans le domaine de la fiscalité par exemple où ce sera le matraquage en 2014 sauf pour 20% des contribuables mais une  fiscalité qui sera réduite en principe en 2015.  L’ancienne ministre UMP estime qu’il faut un « électrochoc pour sortir le pays du marasme ». Malgré la panne de croissance, Manuel Valls a prévenu qu’il était « hors de question » de changer de politique. Pour Valérie Pécresse, députée UMP des Yvelines, cela ne va pas dans la bonne direction. Selon elle, il faudrait plutôt un « électrochoc pour sortir le pays du marasme ». « La politique de Manuel Valls est illisible car il n’y a pas de cap clair, estime-t-elle, il faudrait tout de reprendre de zéro. » Valérie Pécresse dénonce « des dépenses qui n’ont cessé de croître », une « overdose d’impôts » et la réforme territoriale qui ne supprimera pas d’échelon administratif.  Elle estime également que la loi Duflot a mis le secteur de la construction « en berne » et regrette la diminution du nombre d’apprentis. Pour elle, c’est clair : « François Hollande doit faire l’inventaire de ses erreurs depuis 2 ans. »

 

Professions réglementées : pas de quoi relancer la croissance

Professions réglementées : pas de quoi relancer la croissance

 

Il faut sûrement réformer et simplifier les professions réglementées mais de là à penser que ce sera une économie de 6 milliards comme le pense Montebourg, il y a un pas. Tout au plus peut-on s’attendre à quelques dizaines de millions d’économies. Alors que la croissance est au point mort, la réforme des professions réglementées est une des mesures à laquelle se raccroche le gouvernement pour redistribuer du pouvoir d’achat. Des premières réponses pourraient être évoquées demain à l’issue du Conseil des ministres. Le ministre de l’Economie et du Redressement productif se donne jusqu’à fin août pour rencontrer les professions concernées et présenter son plan début septembre.  L’objectif d’Arnaud Montebourg est ambitieux : il promet de libérer 6 milliards d’euros en faisant baisser les prix dans toute sorte de bastions où il n’y a pas assez de concurrence. Il s’agira de mesures ciblées nous précise-t-on à Bercy.  Le ministère a d’ailleurs laissé filtrer quelques exemples, comme autoriser la vente de médicaments sans ordonnance en grande surface ou encore remplacer certains actes d’huissiers par de simples lettres recommandées.  Autant de mesures qui laissent pour l’instant sceptiques la plupart des économistes. Celles qui ont été évoquées jusque-là se chiffrent au mieux à quelques dizaines de millions d’euros, atteindre les 6 milliards suppose de frapper fort et reste dans tous les cas très hypothétique. Arnaud Montebourg vend du rêve explique l’un d’eux.

 

Embargo russe : une aide en forme de goutte d’eau pour les agriculteurs

Embargo russe : une aide en forme de goutte d’eau pour les agriculteurs

C’est une goute d’eau cette aide européenne pour compenser l’embargo russe, un embargo qui par ailleurs va peser sur les cours en général. Cent vingt-cinq millions d’euros seront débloqués pour soutenir les producteurs européens de fruits et légumes qui font face à l’embargo russe sur la plupart des importations de biens alimentaires occidentaux, a annoncé lundi l’Union européenne. Des mesures d’urgence sont en train d’être déclenchées conformément à la politique agricole commune (PAC) pour permettre de subventionner des biens excédentaires périssables, a déclaré le commissaire européen à l’Agriculture.   »Je déclenche des mesures d’urgence de la PAC qui permettront de réduire l’excédent de production d’un certain nombre de fruits et légumes sur le marché européen quand et si la pression sur les prix devient trop importante au cours des prochains mois », a écrit Dacian Ciolos dans un communiqué. « Tous les agriculteurs produisant les biens concernés, qu’ils fassent partie de groupements de producteurs ou non, seront éligibles à ces mesures de soutien. »  Les tomates, choux-fleurs, champignons, concombres, le raisin et d’autres fruits et légumes de saison concernés par les mesures d’urgence pourront par exemple être distribués gratuitement tandis que les agriculteurs recevront des compensations, indique le communiqué. Les mesures entrent en vigueur dès à présent et seront appliquées jusqu’à la fin du mois de novembre, a précisé le commissaire européen. La situation des agriculteurs européens sera discutée lors d’une réunion d’experts des différents États membres vendredi et une réunion extraordinaire des ministres européens de l’agriculture est prévue le 5 septembre.

 

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