Archive mensuelle de août 2014

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Duflot dénonce l’enterrement de sa loi

Duflot dénonce l’enterrement de sa loi

 

Valls enterre la loi ALUR de Duflot. Il propose notamment des avantages fiscaux ; des avantages fiscaux trop limités et trop temporaires et surtout pas grand-chose sur la mobilisation du foncier (question  fondamentale dans les zones urbaines) et sur les modifications d’amortissement des prêts (qui plombent la solvabilité notamment des primo accédants). Un plan surtout pour les vieux, pas pour les jeunes (à moins d’avoir des parents aisés)!  Le gouvernement a tenté  vendredi de donner des gages à un secteur de l’immobilier en plein marasme en présentant un plan de relance fondé sur la fiscalité qui enterre des mesures portées par la précédente ministre du Logement, l’écologiste Cécile Duflot. « Déterminé à relancer un cercle vertueux », comme il l’a dit en ouvrant sa conférence de presse, Manuel Valls a répondu à beaucoup d’attentes des professionnels avec des mesures en faveur de l’investissement et la libération du foncier à bâtir. Désireux de recréer un « climat de confiance », il a en outre enterré l’encadrement des loyers, disposition la plus symbolique de la loi Alur de Cécile Duflot, combattue avec ferveur par le secteur qui l’accuse d’avoir conduit à la crise actuelle. Elle sera appliquée seulement à Paris, à titre expérimental, et si le calendrier n’est pas encore arrêté, il est déjà acquis qu’aucune autre ville ne sera concernée d’ici 2017, ce qui n’a pas manqué de faire réagir l’ancienne ministre du Logement. « Je suis désolée, vraiment désolée, d’abord pour la démocratie, pour les engagements de François Hollande qui avaient été tenus sur la question du logement et qui sont, pas détricotés, qui sont piétinés », a-t-elle dit à des journalistes. Le président de la Fnaim, Jean-François Buet, a salué cette annonce. « C’est la sagesse », a-t-il dit à Reuters, ajoutant que le plan dans sa globalité « allait plutôt dans le bon sens, pour rassurer, encourager, assouplir ».  Entouré de Sylvia Pinel, ministre du Logement, et de Ségolène Royal (Ecologie), Manuel Valls ne s’est pas contenté de défaire la loi Alur. Il a présenté un train de mesures visant à doper un secteur déprimé, avec 330.000 logements construits l’an dernier, bien loin des 500.000 par an, objectif du début du quinquennat. Elles étaient très attendues par le secteur du BTP, dont les poids lourds Vinci, Bouygues et Eiffage ont publié cet été des résultats marqués par la chute des commandes publiques de travaux après les municipales. Le nouveau plan se distingue du précédent, en juin, par sa portée sur le plan fiscal avec la modification du dispositif « Duflot » de réduction d’impôt pour l’investissement locatif, des abattements forts sur les plus-values sur le foncier et sur les donations de logements neufs. La première était ardemment réclamée par les professionnels, qui déploraient une relative « disparition » des investisseurs. Le « Duflot » prévoyait une réduction d’impôt pour la location d’un bien neuf pendant neuf ans et sous conditions. Désormais, il sera possible de louer pour six, neuf ou douze ans, avec une réduction d’impôt progressive (12%, 18% ou 21%), et il sera possible de loger ses enfants ou ses parents. Si la réduction d’impôt s’appliquera lorsque les locataires seront les parents, elle sera suspendue quand un enfant occupera le logement afin, ont expliqué ensuite les conseillers du Premier ministre, d’éviter un « effet d’aubaine ». Surtout, cela aurait considérablement avantagés les ménages les plus riches et le message politique aurait été délicat à faire passer, quatre jours après l’éviction de l’ex-ministre de l’Economie Arnaud Montebourg pour ses critiques publiques sur la politique économique de François Hollande. Rebondissant sur une autre actualité, la parution il y a dix jours d’un livre dans lequel Cécile Duflot égratigne celui dont elle a refusé d’être la ministre, Manuel Valls n’a pas résisté à la tentation de souligner que le dispositif porterait le nom « de la ministre qui l’a fortement amélioré », Sylvia Pinel. Chargé de cette symbolique politique, le plan contient de nombreuses dispositions à même de réveiller le marché même si beaucoup de professionnels jugent qu’il aurait fallu plus.  Soulignant que la relance de la construction « n’est possible qu’avec la mobilisation du foncier », Manuel Valls a dévoilé des mesures fiscales pour inciter à la vente des terrains. Le régime de taxation des plus-values va être modifié et, dès lundi, un abattement exceptionnel de 30% sur les ventes conclues d’ici au 31 décembre 2015 sera accordé. Les donations de terrains bénéficieront d’un abattement de 100.000 euros. L’accession à la propriété, qui a compté pour près de 60% des ventes de logements neufs au deuxième trimestre, était une autre des priorités pour laquelle des mesures ont été annoncées. Le Prêt à taux zéro, déjà aménagé durant l’été, l’a encore été avec l’allongement des différés de remboursement et une enveloppe globale qui atteindra un milliard d’euros en 2015 pour un objectif de 80.000 prêts par an, contre 40.000 actuellement. En outre, un abattement de 100.000 euros sera accordé sur les donations de logements neufs aux enfants et petits-enfants, et une TVA réduite sera appliquée pour un achat dans les quartiers « prioritaires » de la politique de la ville. Le chantier de la simplification se poursuit avec une mission sur la réduction des délais d’octroi des permis de construire, confiée à un préfet, et la prorogation d’un an de la durée de validité des permis déjà délivrés. Enfin, l’Etat prendra directement une part de l’effort avec la construction de 30.000 logements intermédiaires en cinq ans, avec le concours de la Caisse des dépôts et consignations, et la promesse de faire davantage sur le logement social, notamment en récompensant dès 2015 les maires bâtisseurs.

 

L’enseignement en France est obsolète

L’enseignement en France est obsolète

 

On le sait depuis longtemps, la France figure en queue  de tous les classements internationaux en matière d’enseignement, cette fois c’est l’OSDE qui condamne un système et un contenu inadapté aux enjeux de la période. La France de la base jusqu’u sommet forme des élèves qui récitent (en CP comme dans le supérieur), non des élèves capable de créer et d’agir.  Inégalitaire, pas pertinent, trop académique, prodigué par des enseignants considérés comme des ouvriers d’usine par leurs autorités et leurs syndicats : le directeur de l’éducation de l’OCDE n’est pas tendre avec l’enseignement en France. Andreas Schleicher est le responsable du système Pisa d’évaluation du niveau des élèves de 15 ans de 65 pays, où la France figure souvent en médiocre position -à la 25e place dans le dernier classement- ce dont souffrent surtout les classes sociales défavorisées. « L’enseignement n’est pas pertinent en France », déclare-t-il dans une interview publiée vendredi par Le Monde. « On y est en décalage. Le monde moderne se moque bien de ce que vous savez. Il s’intéresse à ce que vous savez en faire. Il a besoin de gens créatifs, capables de croiser les sujets quand l’école française fait encore trop réciter des leçons. » Le directeur allemand de l’éducation de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ajoute que « l’école française est l’une des plus inégalitaires au monde, alors que l’égalité est un sujet omniprésent dans le débat ». « Elle est très loin de l’idéal dont rêve ce pays, en dépit d’efforts conséquents comme le temps que les jeunes Français passent en classe et l’âge précoce auquel on les y envoie! » Les Français, qui se gaussent souvent des bons résultats dans l’étude Pisa des écoles asiatiques qui seraient selon eux des machines à produire des robots, se protègent selon lui par « des stéréotypes sur l’école asiatique ». « Les enseignants (en Asie) sont formés à la gestion de classe, bien mieux qu’en France », dit Andreas Schleicher, selon qui le système « ne leur facilite pas le travail ». « L’institution les traite comme des exécutants qui sont là pour faire passer un programme. Ils sont comme à l’usine, font leur travail dans leur coin », souligne-t-il en fustigeant une « formation initiale (…) trop académique ». En outre, la pratique française, qui permet aux enseignants « installés dans le système » de choisir leur classe, laissant les écoles difficile à des débutants « défie le bon sens ». « Cela crée d’emblée une envie de fuir! Ou de ne pas venir… », estime Andreas Schleicher, selon qui même un salaire supérieur ne suffirait pas à nourrir des vocations. Les syndicats participeraient selon lui à cette situation. « Un pays a les syndicats qu’il mérite », explique-t-il. « Si vous avez un système très ‘industriel’, les syndicats reproduisent cette structure et se battent comme ceux des ouvriers pour les salaires, les effectifs. » Andreas Schleicher estime que la manière dont les réformes sont imaginées en France - »pensées dans le secret des cabinets ministériels par des gens très intelligents et (…) ensuite imposées aux enseignants et aux parents »- aggrave la tendance. Il estime toutefois que les réformes entreprises, comme celles des rythmes scolaires, vont dans le bon sens et encourage la France à les accélérer. « La France peut se rassurer car les grosses réformes ne créent pas vraiment plus de remous que les plus petites. En disant cela, je pense bien sûr à la réforme des rythmes scolaires », ironise-t-il.

 

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Coalition internationale contre l’Etat islamique

Coalition internationale  contre l’Etat islamique

La communauté internationale se réveille enfin pour lutter contre la barbarie de l’Etat islamique ; il serait temps avant que ce mouvement ne gangrène tout le Proche et le Moyen Orient voire l’Afrique noire. Le président américain, qui s’exprimait à la Maison blanche avant une réunion de son conseil de sécurité nationale consacrée à la situation en Irak et en Syrie, a annoncé qu’il avait demandé à son secrétaire d’Etat, John Kerry, de se rendre au Proche-Orient. Ce dernier aura pour mission de constituer une coalition internationale qui devra lutter contre les djihadistes de l’Etat islamique. Il a ajouté qu’il avait confié au secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, le soin de préparer un éventail d’options militaires.  Ma priorité est de m’assurer que les gains territoriaux de l’Etat islamique en Irak sont effacés« , a-t-il déclaré, ajoutant que la stratégie que les Etats-Unis mettront en place comportera « un volet militaire ». Barack Obama, qui a dit compter sur ses alliés au sein de la future coalition pour fournir un soutien aérien et des armes aux forces irakiennes, a souligné qu’un affaiblissement durable des djihadistes sunnites passait par l’implication des populations sunnites en Irak et en Syrie. Il a en revanche écarté toute idée de coopération avec le président syrien Bachar al Assad, estimant que ses forces n’ont en tout état de cause pas les moyens d’intervenir dans les zones contrôlées par l’Etat islamique.

 

Hollande veut changer l’Europe, Merkel tremble !

Hollande veut changer l’Europe, Merkel tremble !

 

Avant d’être élu Hollande avait déjà promis de changer l’Europe, il avait même promis de ne pas singer le pacte de stabilité sans cela (en fait l’austérité trop brutale). Après son élection, il l’a promis une dizaine de fois. Toujours avec ayant le même succès  car Hollande est pris (encore davantage que Sarko qui n’était déjà guère apprécié) pour un rigolo par l’Allemagne qui se permet même maintenant de dire ce qu’il fauta faire ou pas faire en France. Personne dans la classe politique n’a d’ailleurs réagi à cette mise en cause de l’indépendance nationale. Une nouvelle fois Hollande se lance à l’assaut de la forteresse européenne  et veut un soutien massif à l’économie et moins de contraintes sur les déficits. En gros ce que disait Montebourg mais plus poliment pour Hollande. Hollande aura évidemment la même réponse : nein ! Il devrait enfin comprendre que l’Allemane pense uniquement à ses intérêts et se moque pas mal de ceux des autres Etats, l’Allemagne changera de position quand son économie ira mal (ce qui est possible pour bientôt car le PIB a reculé au denier trimestre) alors seulement elle ordonnera à la commission et à la banque centrale de soutenir l’économie européenne. Pour Hollande, l’économie de la zone euro est actuellement mal en point. Il  veut apporter des changements à l’Europe alors qu’il vient juste de fixer les objectifs du nouveau gouvernement. -.. En effet, la zone euro traverse de grands problèmes en matière de chômage et de déficits budgétaires.  François Hollande veut demander aux Européens d’investir au plus vite 300 milliards d’euros dans des projets d’infrastructures, de télécommunication, d’énergies nouvelles ou d’éducation.  L’Allemagne est cependant le pays qui se démarque de tous dans la zone euro grâce à sa santé économique : il a la capacité de distribuer du pouvoir d’achat et d’investir. Il est alors le seul à pouvoir solliciter l’ordre dans les comptes publics de l’Europe.  François Hollande est enfin partisan pour une « relance » à l’échelle du continent.

Juppé au Medef « moi, j’adore les entreprises » !

Juppé au Medef  « moi, j’adore les entreprises » !

 

Il ne manque pas d’humour Juppé. Constatant que certaines personnalités avait déclaré qu’elles aimaient l’entreprises, il a déclaré que lui c’était encore mieux, il les adorait et depuis longtemps. Le cri  d’amour de Valls avec le recul apparait d’autant plus ridicule que cela exprime un état d’âme qui engage strictement à rien. Or on n’attend pas d’expression publique des états d’âme mais des actions des  responsables politiques. Evidemment Valls a voulu réussir un coup médiatique :  se faire applaudir par les patrons au moment même où il perdait 9 points dans les sondages et où le chômage atteignait encore une nouveau record. Tactiquement  ce n’est pas forcément une bonne opération de communication car le contrecoup risque de se produire lors des universités du PS à La rochelle où nombre de députés déjà remontés contre la politique gouvernementale risquent de ne pas lui faire une standing ovation mais de le siffler. En prévision, Cambadélis Premier secrétaire,  a demandé aux responsables de ne pas siffler Valls en séance publique mais de se contenter de ne pas applaudir !  Ce qui en dit long long sur les rapports entre le parti et le Premier ministre en recherche d’une majorité introuvable.

Ukraine : Poutine joue à l’apprenti sorcier

Ukraine : Poutine joue à l’apprenti sorcier

 

 

Une nouvelle fois Poutine joue à l’apprenti sorcier en soutenant presque ouvertement avec des forces militaires  les pro-russes Ukrainiens. En permanence, il souffle le chaud et le froid en bon technicien de l’intox mode KGB. Ainsi il affirme que pour le deuxième convoi humanitaire il se mettra sous l’autorité de la croix rouge internationale mais dans le même temps il masse des troupes à la frontière et soutient les rebelles avec environ 3 000 soldats russes reconvertis en rebelles ukrainiens. C’est la méthode Poutine caractérisé par le faiat que Poutine ne sait pas perdre et qu’il est prêt à employer tous les moyens pour cela ( se rappeler qu’il a déboulonné le principal opposant, successeur potentiel  d’Eltsine en mettant des prostituées dans son  lit, en le filmant et en diffusant les vidéos; ce qui a permis à Poutine- obscur officier du KGB-  de prendre la place d’Eltsine). ) L’Ukraine a en effet dénoncé jeudi une « invasion directe » de troupes russes à l’Est du pays et a demandé à l’Union européenne de lui accorder une « aide militaire d’envergure ». La Russie indique que ses soldats patrouillant à la frontière ont traversé celle-ci « par accident ». Les Etats-Unis envoient des chars pour des exercices en Europe de l’Est.  Le ton est brutalement monté cette semaine entre Kiev et Moscou après l’annonce par l’Ukraine lundi de la capture de soldats russes sur son territoire. Jeudi, le président Petro Porochenko a directement évoqué « une intrusion des troupes russes », l’obligeant à annuler un déplacement en Turquie. Et à l’occasion d’une réunion d’urgence de l’OSCE, l’ambassadeur ukrainien a quant à lui parlé d’ »invasion directe », expliquant que la ville frontalière de Novoazovsk, ainsi que « plusieurs autres villes proches », ont été prises par les forces régulières russes. Jusque là, Moscou a minimisé la situation en parlant d’une intrusion accidentelle de soldats. « D’après ce que j’ai entendu, ils patrouillaient à la frontière et ont pu se retrouver sur le territoire ukrainien », déclarait ainsi mardi le président russe Vladimir Poutine. Il n’y a « pas de soldats russes » en Ukraine, a répété jeudi l’ambassadeur russe à l’OSCE Andreï Kelin au cours de la réunion organisée en Autriche. « Il n’y a qu’une unité » d’une « dizaine » de « soldats russes ayant traversé la frontière de façon non intentionnelle », a poursuivi le diplomate. Pourtant, pour la première fois, le « Premier ministre » de la République autoproclamée de Donetsk, bastion des insurgés, a reconnu jeudi qu’au moins « 3.000 à 4.000″ soldats russes, en congé de leur armée, seraient présent à leurs côtés en Ukraine. « Nous ne pouvons pas cacher le fait que nous avons beaucoup de soldats volontaires russes dans nos rangs », a ainsi dit Alexandre Zakhartchenko, cité par la télévision russe. Une affirmation qui confirme celle d’un haut responsable militaire de l’Otan, qui estimait à « bien plus d’un millier » le nombre de soldats russes combattant actuellement sur le territoire ukrainien, notamment dans la zone de Novoazovsk. L’Ukraine a demandé jeudi à l’Union européenne de lui accorder une « aide militaire d’envergure » en guise de réponse. L’UE s’est pour sa part dite « extrêmement préoccupée » par les informations rapportant une incursion de grande ampleur. « Nous réaffirmons l’urgente nécessité d’une solution politique à cette crise », a déclaré Maja Kocijancic, porte-parole du service diplomatique. Parlant d’ »invasion militaire évidente », la Lituanie a quant à elle demandé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, dont elle membre non permanent. Les Etats-Unis vont envoyer des chars et des soldats en Europe de l’Est pour tenter de rassurer leurs alliés de l’Otan, ont indiqué jeudi des responsables du Pentagone. Environ 600 soldats de la 1ère brigade de la 1ère division de cavalerie doivent être déployés en octobre en Pologne et dans les pays baltes pour des exercices avec des membres de l’Alliance atlantique, en remplacement de parachutistes de la 173ème brigade aéroportée, a précisé une porte-parole du Pentagone, le lieutenant-colonel Vanessa Hillman.  »Il s’agit d’une rotation de trois mois », a-t-elle ajouté. Les exercices porteront sur les petites unités et la formation au leadership.

 

Immobilier: les pistes du gouvernement…. des gadgets

Immobilier: les pistes du gouvernement…. des gadgets

 

 

Come d’habitude le gouvernement va se satisfaire de gadgets pour faire face à la crise catastrophique que subit le logement. 250 000 logements neufs devraient en effet être construits au lieu des 500  000 promis par Hollande. La question centrale, c’est le prix de la construction et donc la solvabilité des acquéreurs surtout des primo-accédants. La solution pourrait passer par la location du foncier (comme dans certains pays,  sur 100 ans par exemple) ou la vente du patrimoine foncier public en priorité pour le logement ainsi que par l’ allongement de la durée des pr^st jusqu’à 40 ans (là encore comme dans d’autres pays) et par une fiscalité nettement plus avantageuses. Le Premier ministre Manuel Valls en personne annoncera vendredi 29 août son plan de relance de l’immobilier. Certaines pistes sont d’ores et déjà évoquées mais pour certaines elles relèvent surtout du gadget. .  Tout d’abord, il est question d’autoriser ceux qui achètent grâce au dispositif Duflot à louer à leur famille. Concrètement, ces propriétaires auront le droit de louer leurs biens à leurs parents ou leurs enfants. Une piste qui pourrait notamment rendre service aux étudiants, qui peinent à trouver un logement, et qui en loueraient ainsi un directement auprès de leurs parents.  Le gouvernement prévoirait en outre un allègement de la fiscalité sur les terrains à bâtir. L’idée serait de rendre plus vite disponible ces terrains. Tout l’inverse de ce qui a cours aujourd’hui, où plus vous attendez pour vendre, moins vous payez d’impôts sur la plus-value.  Ensuite, le gouvernement voudrait réduire les normes de construction de 10% afin de relancer les mises en chantier.  Du côté de la fiscalité, le dispositif Duflot qui permet, sous conditions, une réduction d’impôt lors d’un achat immobilier pourrait être changée. Ce dispositif pourrait évoluer vers une version encore plus avantageuse fiscalement.  

 

Qui pour sauver la France : ou la fin des bonimenteurs et des grandes gueules

 

 

 

Qui pour sauver la France : ou la fin des bonimenteurs et des grandes gueules

 

Il semblerait bien que les Français soient fatigués des bonimenteurs autant que des grandes gueules type Hollande, Sarkozy ou Valls. C’est en effet le discret et sobre Alain Juppé qui est aujourd’hui la personnalité préférée des Français  comme éventuel sauveur de la France ; il est certain que Sarkozy d’abord, Hollande ensuite,  maintenant Valls ont beaucoup parlé souvent fort et peu agi, faisant même le contraire de ce qu’ils ont dit ou promis. ‘Une certaine manière ils ont largement décrédibilisé la parole publique. Sans doute auusi pourquoi Montebourg finalemenet est peu soutenu dans l’opinion, ce ne sont pas forcément ses convictions qui sont en cause mais ses frasques, son arrogance et son verbiage saoulant. Mélenchon a sans doute auusi été sanctionné dans l’opinion pour ces mêmes raisons, comme devrait l’être Marine Lepen avec le temps.  Le maire de Bordeaux était déjà l’homme politique préféré des français. Le voilà désormais considéré par les français comme le mieux placé pour sortir la France de la crise économique selon un sondage Ipsos-Le Point. Il devance Manuel Valls et Nicolas Sarkozy.  Décidément, Alain Juppé marche sur l’eau. Sa déclaration de candidature la semaine passée à la primaire UMP pour la Présidentielle 2017 ne lui a pas porté tort. Même de retour dans l’arène de la politique politicienne, le maire de Bordeaux est toujours placé par les français au-dessus de la mêlée. En témoigne donc ce nouveau sondage commandé par le journal Le Point et réalisé par l’Intitut IPSOS. Alain Juppé est l’homme politique capable de sauver la France et de la sortir de la crise économique pour 50% des personnes interrogées. Il devance de 10 points le chef du gouvernement Manuel Valls et l’ancien Président Nicolas Sarkozy.

 

Le Top 5 des sauveurs :

  1. Alain Juppé 50%
  2. Manuel Valls 40%
  3. Nicolas Sarkozy 40%
  4. François Fillon 33%
  5. François Bayrou 31%
  6. Marne Le Pen 27%
  7. Hollande 16%

 

Alain Juppé qui va maintenant faire entendre sa voix. Rentré ce mercredi de ses vacances au Québec, il s’est rendu à l’université d’été du MEDEF avant de participer au bureau politique de l’UMP. Il est attendu ce jeudi à Bordeaux.

PS-La Rochelle: Cambadélis demande de ne pas siffler Valls !

PS-La Rochelle: Cambadélis demande de ne pas siffler Valls !

La première rencontre à huis clos avec Valls a été très tendue. Du coup Cambadélis premier secrétaire du PS a demandé aux secrétaires nationaux de ne pas siffler Valls lors de la séance publique, les invitant  simplement à  ne pas applaudir pour manifester leur mécontentement !  En effet Manuel Valls clôturera dimanche trois jours de travaux au terme d’une séquence qui l’a vu changer de gouvernement, en remplaçant notamment le réfractaire Arnaud Montebourg au ministère de l’Economie par un banquier, et recevoir l’ovation debout des patrons du Medef réunis à Jouy-en-Josas. Le Premier ministre, qui « aime l’entreprise » et veut « sortir des postures », peut-il compter sur un accueil aussi chaleureux de la part des militants de sa famille politique?  Rien n’est moins sûr, même si le soutien à François Hollande de 200 députés exprimé jeudi dans une tribune montre qu’une majorité des 290 membres socialistes de l’Assemblée nationale partage la ligne de l’exécutif. « Nous voulons réussir ensemble et non perdre les uns contre les autres », écrivent-ils dans ce texte en disant s’inscrire « dans [le] chemin » social-démocrate défini par l’exécutif. Mais les images de Jouy-en-Josas ont « sidéré » les tenants de l’aile gauche du PS, en total désaccord avec le choix de François Hollande et Manuel Valls de tout miser sur le pacte de responsabilité qui prévoit des baisses de charges et d’impôts en faveur des entreprises, alors que leur politique n’a pour l’instant donné aucun résultat sur la croissance ni l’emploi. La nomination au ministère de l’Economie de l’ancien banquier Emmanuel Macron fait aussi des vagues dans les rangs des militants, surtout après ses propos sur le réaménagement des 35 heures, immédiatement salués par la droite.

 

Japon : baisse de la consommation des ménages

Japon : baisse de la consommation des ménages

Plusieurs facteurs explicatifs pour comprendre cette biaise mais notamment la crise mondiale qui est loin d’être terminée. Les dépenses des ménages japonais ont en effet enregistré au mois de juillet un repli plus important que prévu et la production industrielle est restée atone, autant de signes suggérant que les effets du relèvement du taux de TVA intervenu en avril pourraient encore se prolonger. Selon les statistiques publiées vendredi par le gouvernement, la consommation a reculé de 5,9%, plus que la prévision médiane des économistes (-3,0%), en raison de la hausse de la TVA mais aussi du mauvais temps qui n’a pas incité les Japonais à faire des achats. « Le relèvement de la TVA a eu un impact sur le pouvoir d’achat. Et les fortes tempêtes de pluie de cet été ont aggravé la situation. Les dépenses vont repartir, mais ce sera long », estime Hiroaki Muto, économiste chez Sumitomo Mitsui Asset Management. En juillet, les prix à la consommation ont augmenté de 3,3% – conformément aux attentes des économistes -, en excluant des éléments volatils comme ceux des produits frais mais en prenant en compte ceux de l’énergie. Si l’on fait abstraction des conséquences de l’augmentation de la TVA, l’inflation s’élève à 1,3%. La Banque du Japon (BoJ) s’est promis d’atteindre l’an prochain un taux de 2%. La production industrielle, en berne, pâtit de la faible demande : elle n’a progressé que de 0,2% en juillet. Ce chiffre marque un rebond par rapport au mois de juin, lorsqu’elle avait chuté de 3,4%, mais il est inférieur à celui de 1% que prévoyaient les analystes consultés par Reuters. Sur le front de l’emploi, le taux de chômage est passé de 3,7% à 3,8% entre juin et juillet. Le relèvement de trois points du taux normal de TVA a produit des effets spectaculaires : le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 6,8% en rythme annualisé au cours du deuxième trimestre.

 

Italie : moral des ménages encore en baisse

Italie : moral des ménages encore en baisse  

Face à la déflation qui paraît inévitable le moral des consommateurs italiens recule encore. Une mauvaise nouvelle pour l’Italie mais aussi pour l’Europe,l’ Italie étant la troisième puissance de la zone euro. L’indice de confiance du consommateur publié par l’Institut national de la statistique (Istat) est ressorti à 101,9 après 104,4 en juillet, soit un chiffre largement inférieur au consensus Reuters, qui donnait 104,0, et en baisse pour le troisième mois consécutif. Toutes les principales composantes de l’étude de l’Istat se sont détériorées, le sentiment sur la situation économique du pays en tête, et les Italiens s’attendent à une hausse du chômage. La troisième économie de la zone euro est entrée en récession au deuxième trimestre pour la troisième fois depuis 2008, augmentant la pression sur le président du Conseil, Matteo Renzi. Dans une interview publiée mercredi, le ministre de l’Economie Pier Carlo Padoan a admis que le gouvernement devait revoir en baisse sa prévision de croissance pour cette année, actuellement à 0,8%. Le produit intérieur brut (PIB) italien a reculé de 0,2% sur la période avril-juin par rapport aux trois premiers mois de l’année, après une contraction de 0,1% au premier trimestre. L’inquiétude grandit également sur l’éventualité d’une spirale déflationniste. Les prix à la consommation sont restés stables en juillet et les économistes s’attendent à une baisse en taux annuel lors de l’annonce vendredi des chiffres officiels pour le mois d’août.

 

Réforme territoriale : Valls revient en arrière

Reforme territoriale : Valls revient en arrière

 

Finalemenet la fameuse réforme territoriale risque de finir en eau de boudin puisque Valls revient sur la suppression des conseils généraux qui conserveront donc leurs élus, leur budget et leurs superstructures ( et leur très grande influence sur la composition du sénat !). . Cela dans les départements dits ruraux, autant dire dans 80% de cas. Come sur les 35 heures (ou la fiscalité) un pas en avant, un pas en arrière. Les conseils généraux ne seront pas tous supprimés à l’horizon 2021, comme le prévoyait initialement la réforme territoriale, a déclaré jeudi Manuel Valls dans un discours prononcé à La Rochelle devant une association d’élus socialistes. Jean-Michel Baylet, le président du Parti radical de gauche qui est le dernier allié des socialistes dans le gouvernement, avait annoncé mardi qu’il avait obtenu le maintien en zone rurale des conseils généraux en échange de la participation de sa formation politique à la nouvelle équipe de Manuel Valls.   »Là où les intercommunalités ne peuvent représenter l’ensemble des collectivités, notamment dans les départements ruraux, les conseils départementaux doivent garder un rôle, même si leurs compétences seront simplifiées », a dit le Premier ministre.  La suppression des conseils généraux -mais pas de l’entité administrative du département- avait été l’un des points forts de la déclaration de politique générale de Manuel Valls le 8 avril mais elle avait suscité une levée de boucliers chez les élus ruraux, notamment les radicaux.  Si les régions et les intercommunalités se voient attribuer l’essentiel des compétences dans la nouvelle architecture territoriale dessinée par le gouvernement, le rôle qui incombera in fine aux départements reste encore à déterminer.   »Nous avons cinq ans pour imaginer l’avenir des départements. Il faut s’y atteler dès à présent », a dit le Premier ministre, rappelant que le texte qui sera examiné au Parlement cet automne prévoit une phase transitoire de cinq ans pendant laquelle les conseils départementaux conserveront certaines compétences, notamment sociales. Les députés ont adopté en juillet le projet de loi de réforme territoriale voulue par François Hollande pour simplifier le « mille-feuille » des compétences.  Ce projet de loi proposait initialement de réduire de 22 à 14 le nombre des régions en métropole mais l’Assemblée a modifié la carte des régions, ramenant leur nombre de 22 à 13. Le Sénat doit se saisir du texte à la rentrée.

 

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Le permis de conduire français trop cher

Le permis de conduire français trop cher

 

La critique vient des Etats-Unis le permis de conduire français est trop cher et trop compliqué ; Une observation évident d’autant que la préparation est essentiellement centrée sur la conduite de automobile et non sur ce qui est fondamental à savoir la gestion du risque. Conduire ne suffit pas, la conduite sécurisée implique de prévoir en permane le risque potentiel de la route et des autres usagers.  Avec un prix (1400 euros en moyenne), une durée (18 mois en moyenne), et un taux d’échec (41%) supérieurs à ses voisins européens, le permis français ne fait pas rêver et le secteur de l’auto-école s’enlise. Chaque année, des centaines de Français passent leur permis à l’étranger pour échapper aux frais excessifs de l’examen et bénéficier d’une procédure plus flexible. L’e-learning, des cours de conduite entre 6h et 23h réservables en ligne, et surtout la possibilité de les prendre partout en France, sont des solutions évidentes à une demande toujours stable, estime le New York Times. Alors pourquoi met-on des bâtons dans les roues d’Ornikar? Le journal américain s’interroge, la start-up ayant pourtant selon lui tout pour réussir. Il fustige la réglementation du secteur, dont profitent les auto-écoles pour étouffer la compétition et gonfler les prix au détriment des consommateurs. Pour les journalistes, les syndicats repoussent tout simplement la fin du monopole des auto-écoles traditionnelles, annoncée par le nouveau modèle prôné par Ornikar. Défenseur d’une concurrence libre qui doit servir à proposer au consommateur les prix les plus bas, le New York Times en profite pour rappeler que 36 autres professions sont elles aussi réglementées et rencontrent le même type de problèmes. L’article pointe également du doigt l’obligation pour les auto-écoles de disposer d’une télé et d’un lecteur DVD pour pouvoir faire passer l’examen du permis de conduire… qui n’en exige pourtant pas l’usage. Et l’étonnement des Américains ne s’arrête pas là. Ils ne comprennent pas non plus pourquoi le gouvernement, qui n’a pas les moyens de proposer un nombre illimité d’examens chaque année, ne facture pas aux élèves la possibilité de passer le permis quand ils le souhaitent. Lorsque le FMI, la BCE et la Commission Européenne ont accepté de renflouer la Grèce, une condition a été imposée: que toutes les réglementations visant à protéger certains secteurs soient levées. Pour le New York Times, c’est la preuve ultime que la France, qui les conserve coûte que coûte, court à sa perte. Cela mettrait à mal ses possibilités d’innovation et entraînerait le déclin de sa propre compétitivité ainsi que la fuite de ses entrepreneurs. Un comble pour un pays dont l’économie chancelle: elle devrait plutôt tendre la main à ces jeunes cerveaux, estime le New York Times. Seul espoir pour Alexandre et Benjamin: que le gouvernement, qui cherche par tous les moyens à regagner des points de popularité, lâche du lest pour faire un geste vis à vis de l’entrepreneuriat, imagine le New York Times. Philippe Colombani, le président de l’Union Nationale des Indépendants de la Conduite, balaye quant à lui d’un revers les arguments d’Ornikar et nie les avantages que présenterait ce nouveau modèle. Pour lui, Ornikar est un «monstre libéral», mené par des individus qu’il qualifie de «sous-doués révoltés».

 

Le CICE ne marche pas

Le CICE ne marche pas

Le CICE ne marche pas pour plusieurs  raisons fondamentales, d’abord les entreprises hésitent à y recourir, ensuite il bénéficie surtout aux entreprises non soumise à la concurrence internationale. Le crédit dimpôts vise à favoriser la compétitivité et l’emploi en allégeant les charges sur les bas salaires. En faiat sans croissance, cette incitation est vaine et coûteuse.  Les entreprises n’ont déduit que 4,5 milliards d’euros d’impôts au titre de ce dispositif depuis le début de l’année, selon des données de Bercy citées pas Les Echos de ce jeudi 28 août. Une somme bien inférieure aux 9,8 milliards d’euros budgétés.  C’est un hasard du calendrier. Alors que Manuel Valls a prononcé, mercredi 27 août, un discours au Medef sous les applaudissements des chefs d’entreprises, des chiffres montrent que le CICE (Crédit impôt compétitivité pour l’emploi), une des grandes mesures de son prédécesseur Jean-Marc Ayrault, ne fait pas autant recette que prévu.  Selon des données de Bercy, citées par Les Echos de ce jeudi 28 août, les entreprises ont depuis le début de l’année déclaré 8,1 milliards d’euros au titre de ce crédit d’impôts, qui leur permet de déduire 6% de leur masse salariale dans la limite de 2,5 Smic.  Ce chiffre de 8,1 milliards d’euros comprend à la fois les sommes déclarées pour 2014 mais aussi pour les années suivantes; Sur  cette somme, les entreprises n’ont effectivement déduit de leur impôt que 4,5 milliards d’euros, en 2014. Ce montant est donc très inférieur au coût de 9,8 milliards prévus dans la loi de Finances pour 2014 (9,4 milliards pour les entreprises à l’impôt sur les sociétés et 400 millions pour celles qui paient l’impôt sur le revenu).  Conséquence: l’exécutif commence à douter. Selon un courriel interne révélé mercredi par Libération, une évaluation du CICE a été demandée par François Hollande pour évaluer l’efficacité de ce dispositif.  En octobre 2013, un rapport de Christian Eckert, alors rapporteur PS du Budget devant l’Assemblée nationale, formulait déjà certaines critiques vis-à-vis du CICE. Le texte soulignait ainsi que l’outil bénéficiait surtout à des secteurs et des entreprises non soumis à la concurrence internationale.  Le CICE est un crédit d’impôt, c’est-à- dire que les entreprises peuvent déduire son montant de l’impôt qu’elles doivent payer, bien souvent l’impôt sur les sociétés. Mais dans le cas où elles ne paient pas d’impôt, cas des entreprises déficitaires, ou que leur impôt est inférieur au montant du CICE, elles peuvent reporter cette créance sur trois ans. Exemple: une entreprise doit payer 15.000 euros d’impôts et bénéficie d’un CICE de 30.0000 euros au titre de 2014. Elle conservera un excédent de 15.000 euros qu’elle pourra utiliser pour payer ses impôts de 2015, 2016, et 2017. Si en 2017, elle n’a toujours pas utilisé l’intégralité de cette somme, l’administration fiscale lui fera un chèque de restitution.

 

 

La gauche menacée de destruction (Delphine Batho)

La gauche menacée de destruction (Delphine Batho)

Batho a raison Hollande a sûrement signé l’arrêt de mort de la gauche et même sans doute la disparation du PS qui risque d’éclater. Mitterrand, lui, à force de ruse était parvenu à donner l’impression d’une unité de façade mais là la fracture idéologique est irréparable d’autant que les français rejette complètement ce PS trop à gauche dans les discours et trop à droite dans ses pratiques et finalemenet confus, contradictoire et inefficace. En outre la crise a relativisé les clivages gauche-droite qui n’ont pas toujours un sens concret quant il s’agit de défendre l’emploi, l’ environnement ou encore la sécurité publique. D’une certaine manière les logiciels idéologiques des partis sont obsolètes car finalemenet il s font à peu près la même chose et mal. Une opération montée de toutes pièces, comme s’il avait été décidé à l’avance de se séparer d’Arnaud Montebourg dès que l’occasion de présenterait. Hier à Melle, Delphine Batho, députée PS des Deux-Sèvres, a pour la première fois livré sa vision de la crise gouvernementale et du remaniement qui a suivi. L’occasion pour elle « d’adresser un salut fraternel » aux ministres qui ont pris la porte, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti. La députée n’a pas manqué d’établir un parallèle avec sa propre éviction du gouvernement Ayrault : « Il y a un an et 53 jours », précise-t-elle, tenant manifestement un décompte précis du temps écoulé depuis sa chute. L’occasion aussi pour elle de brosser un tableau très sombre de l’état de la France à mi-mandat de François Hollande : « L’économie s’enfonce, l’extrême-droite poursuit sa progression et la gauche a subi deux défaites électorales d’ampleur historique. » Du temps où elle était ministre de l’Écologie, elle avait eu de sérieuses divergences avec Arnaud Montebourg, notamment sur le gaz de schiste. Elle n’est pas non plus partisan, comme l’est Benoît Hamon, d’une relance de la croissance pour la consommation. Pour autant, elle juge leur départ, en particulier celui d’Arnaud Montebourg « porteur d’un grand danger: celui de l’émiettement de la gauche qui conduira à sa destruction. » Delphine Batho s’en dit persuadée, Hollande et Valls ont offert la tête de Montebourg au monde de la finance : « Les milieux financiers et bancaires la voulaient, ils l’ont eue […] Il est significatif que la politique économique de la France ne soit plus dans les mains d’un élu du peuple mais d’un technocrate devenu banquier d’affaires qui ne s’est jamais confronté au suffrage universel », commente-t-elle, taclant le nouveau ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. Faut-il comprendre qu’elle refusera de voter la confiance au gouvernement Valls 2 ? Non, finit-elle par lâcher quand on l’interroge : « Jamais je ne prendrai la responsabilité de provoquer une dissolution. Mais ce n’est pas une approbation de la politique gouvernementale. » Delphine Batho persiste à vouloir changer les lignes de l’intérieur. Elle annonce qu’elle va rencontrer sous peu ceux qui au sein de la gauche partagent ses désaccords en vue « d’un rassemblement ». A la mi-octobre, elle fera paraître chez Grasset « L’Insoumise » où elle témoigne de son expérience de ministre. Mais au fil des 220 pages, assure-t-elle, il ne s’agira pas juste de raconter un vécu : « Ce sera aussi un livre pour dire quoi faire. »

 

Valls, démagogue : « j’ ’aime les entreprises»

Valls, démagogue : « j’ ’aime les entreprises»

 

Valls n’a pas tort sur le fond, d’une certaine manière il découvre la lune  quant au rôle des entreprises dans l’économie. Pour autant il a fait partie d’un gouvernement qui a plombé la croissance avec la fiscalité. En outre son propos est finalement assez démagogique et même  putassier car en pleine dégringolade dans les sondages, il  va se faire applaudir chez les patrons alors qu’il n’est pas sûr d’avoir de majorité dans les rangs sud PS qui aurait plutôt tendance à le siffler.  Dans une véritable opération séduction envers le patronat, le Premier ministre Manuel Valls a rendu un hommage appuyé au rôle des entreprises, et les a appelées au patriotisme économique pour le redressement économique de la France. « La France a besoin de ses entreprises, de toutes ses entreprises (…) car ce sont les entreprises qui, en innovant, en risquant les capitaux de leurs actionnaires, en mobilisant leurs salariés, en répondant aux attentes de leurs clients créent de la valeur, génèrent de la richesse qui doit pofiter à tous. Et moi, j’aime l’entreprise, j’aime l’entreprise ! », a déclaré le Premier ministre. « Cessons d’opposer systématiquement Etat et entreprises, d’opposer chefs d’entreprise et salariés, organisations patronales et syndicats. Cherchons plutôt à coopérer, à trouver des chemins dynamiques, positifs, qui servent l’intérêt général. C’est cela prendre ses responsabilités (…) Les forces vives de ce pays, sociales, politiques, devraient être capables de se rassembler comme on le fait dans d’autres pays pour réformer », a-t-il insisté.  « Il est absurde de parler de cadeaux aux patrons », a-t-il lancé à propos du pacte de responsabilité. « Une mesure favorable aux entreprises, c’est une mesure favorable au pays tout entier ».  Le chef du gouvernement s’est également porté « garant » de l’équilibre entre l’offre et la demande et a souligné, comme le président François Hollande avant  lui, qu’il voulait   »alléger certaines règles », notamment sur le travail du dimanche. Il a aussi confirmé que la question d’une réforme des seuils sociaux, qui soumettent les entreprises à des obligations au-delà d’un certain nombre de salariés, demandée par le patronat, était « légitime » et serait négociée. Les entreprises voient dans ces seuils un frein à la croissance des sociétés et à l’embauche.  « Le gouvernement en tirera toutes les conséquences législatives dès lors qu’un accord aura été trouvé » entre partenaires sociaux, s’est-il engagé, après avoir reconnu qu’ »il y a un problème du coût du travail dans notre pays ». Un plaidoyer pour l’entreprise qui s’est achevé par une véritable standing ovation des patrons. Le parterre d’entrepreneurs réuni à Jouy-en-Josas pour l’occasion s’est levé comme un seul homme pour applaudir le Premier ministre pendant plusieurs minutes à l’issue de son discours.  Un symbole qui n’a pas manqué de jeter le trouble dans les rangs de l’aile gauche du Parti socialiste. Le député frondeur Laurent Baumel a aussitôt fait part sur BFM TV de son étonnement de voir pour « la première fois un Premier ministre socialiste faire applaudir des piques contre des députés socialistes par un syndicat patronal ». Quelques minutes plus tôt, Manuel Valls a encore assuré durant son discours qu’il ne « doutait pas du soutien de la majorité » de gauche à l’Assemblée nationale et qu’elle serait « au rendez-vous des textes budgétaires et financiers ». Mardi, le Premier ministre a annoncé qu’il sollicitera un nouveau vote de confiance du Parlement pour s’assurer de la solidité de sa majorité.

 

35H : Macron pour la remise en cause

35H : Macron pour la remise en cause

 

Emmanuel Macron, le nouveau Ministre de l’économie ‘est déclaré- juste avant sa nomination – pour la remise en cause des 35 heures. Un sujet que Sarkozy, Hollande ou même le « courageux Valls » ont toujours esquivé. Pourtant c’est évidemment une question centrale non seulement parce les 35heures ont affecté la compétitivité mais surtout parce qu’ils ont renforcé en France la culture du loisir au détriment de la culture du travail.  Pas sûr que la gauche comme la droite se saisisse à nouveau de cette problématique explosive.  La religion des RTT est devenue sacrée ! « Nous pourrions autoriser, les entreprises et les branches, dans le cadre d’accords majoritaires, à déroger aux règles de temps de travail et de rémunération. C’est déjà possible pour les entreprises en difficulté. Pourquoi ne pas étendre à toutes les entreprises, à conditions qu’il y ait un accord majoritaire avec les salariés? » déclare Emmanuel Macron au Point. Dans cette interview accordée avant son arrivée surprise à la tête du ministère de l’Economie, et alors qu’il avait quitté son poste de secrétaire général adjoint de l’Elysée, il estime que cette mesure permettrait de « sortir de ce piège où l’accumulation des droits donnés aux travailleurs se transforme en autant de handicaps pour ceux qui ne travaillent pas ». Mais il est bien conscient que cette idée est « difficile à expliquer et à porter, spécialement quand on est de gauche ».  Emmanuel Macron n’est pas le premier à souhaiter un retour en arrière sur la réduction du temps de travail. C’est le cas à droite mais aussi parfois à gauche.  Ainsi Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre avait estimé en octobre 2012 que les 35 heures n’étaient pas un « sujet tabou » avant d’opérer un rétropédalage sur France Info.  C’était même l’un des thèmes de campagne de Manuel Valls pendant la primaire socialiste en 2011. « Est-ce que, dans le monde tel qu’il est aujourd’hui, avec la concurrence que nous connaissons, pouvons-nous nous permettre d’être sur des idées des années 1970, 1980, 1990 ? Non. Il faut dépasser la question des 35 heures. Oui, nous devrons déverrouiller les 35 heures. »   Mais en janvier dernier, sur France Inter, il avait estimé que ce n’était pas une priorité :  »Je suis Premier ministre, et donc j’ai le souci de mes responsabilités et surtout des priorités. Et aujourd’hui, la priorité, c’est ne pas créer un débat confus sur le temps de travail, mais c’est de soutenir les entreprises, le pouvoir d’achat et de faire baisser les déficits. C’est ça ma priorité« . Et ce mercredi, il n’a pas évoqué du tout la réduction du temps de travail dans son discours à l’université du Medef.

 

Foot : Luzenac, victime des oligarques de la ligue pro

Foot : Luzenac, victime des oligarques de la ligue

 

L’oligarchie ne concerne pas seulement la politique mais la plupart des organisations y compris sportives. Ainsi le tout petit club de Luzenac est victime d’un acharnement de la part des vieilles barbes de la ligue qui lui refuse sa montée en ligue 2. Pourtant Luzenac était prêt à jouer au stade de rugby de Toulouse (du Stade Toulousain) dont le terrain (comme celui de Luzenac) est jugé non conforme aux normes. Pourtant un terrain qui accueille les confrontations européennes de rugby !!! Le problème est que la ligue est dirigée par un lobby de vielles badernes dont la plupart n’ont d’ailleurs jamais joué au foot et qui ne veulent pas qu’un petit vienne bousculer a tranquille hiérarchie  des clubs installés. Le conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP) a donc rendu sa décision : le club ariégeois ne montera pas en Ligue 2. Luzenac a immédiatement annoncé vouloir continuer « le combat » sur le terrain administratif.  Luzenac de montera pas en Ligue 2. Le conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP) a de nouveau tranché, ce mercredi soir, contre la demande d’intégration du club de l’Ariège en L2, mettant fin à un feuilleton de plusieurs mois. Luzenac, qui avait gagné sa place en L2 sur le terrain en se classant deuxième au Championnat national l’an dernier, avait saisi le tribunal administratif de Toulouse en référé après un premier refus de la LFP : le 8 août, celle-ci avait en effet décidé de ne pas faire monter le club en L2 au motif qu’il ne disposait pas d’installations sportives aux normes.  Mais avant que le jugement du tribunal administratif soit rendu, la LFP avait décidé de réexaminer la demande du club. Le tribunal administratif de Toulouse avait donc estimé qu’il n’avait pas à statuer sur le sujet, et que la LFP pouvait décider.

 

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