Chine-Croissance: des interrogations

Chine-Croissance des interrogations

 

Le financement social total (FST), mesure large qui recouvre les principaux moyens de financement de l’économie, a reculé à 273,1 milliards de yuans (33,2 milliards d’euros), au plus bas depuis octobre 2008. Les banques chinoises ont accordé pour 385,2 milliards de yuans de nouveaux crédits le mois dernier contre 1.080 milliards en juin, un chiffre bien inférieur au consensus qui était de 727,5 milliards. Fait rare, la Banque populaire de Chine a publié juste après la sortie des statistiques un communiqué pour rassurer les marchés, déclarant en substance que la croissance monétaire restait raisonnable et ne nécessitait pas de changement de politique. Les ventes au détail ont augmenté de 12,2% en juillet sur un an, un chiffre légèrement inférieur aux attentes, et les investissements en capital fixe sont ressortis également en-deçà des prévisions des économistes. Ces derniers, un moteur important pour l’activité économique, ont progressé de 17% sur les sept premiers mois de l’année par rapport à janvier-juillet 2013, selon le Bureau national des statistiques, alors que le marché attendait une hausse de 17,4%. Les ventes au détail, elles, étaient prévues à +12,4%. La production industrielle a de son côté augmenté de 9% en juillet sur un an, comme attendu. La croissance économique chinoise a ralenti à 7,4% au premier trimestre, son rythme le plus faible en 18 mois, avant de se reprendre à 7,5% en avril-juin grâce à des mesures de relance ciblées du gouvernement. Certains économistes pensent qu’il faudra des mesures supplémentaires pour pérenniser la reprise et compenser l’impact du ralentissement de la croissance du marché immobilier. Les investissements immobiliers ont progressé de 13,7% en janvier-juillet par rapport à la période équivalente de 2013, après une croissance de 14,1% au premier semestre, selon une autre statistique publiée par le BNS. Les revenus des ventes immobilières ont diminué de 8,2%, après une baisse de 6,7% en janvier-juin.  L’inflation des prix à la consommation s’est établie en juillet à 2,3% sur un an, inchangée par rapport au mois précédent et conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters. Par rapport à juin, les prix ont augmenté de 0,1%, là encore comme attendu. Les chiffres publiés samedi par le Bureau national des statistiques montrent par ailleurs que les producteurs et industriels ont continué de subir des pressions déflationnistes : les prix à la production ont décru de 0,9% en variation annuelle, comme prévu par les économistes, soit un 29e mois consécutif de baisse. Sur un mois, ils ont diminué de 0,1%. Les exportations chinoises ont bondi de 14,5% en juillet, alors qu’une hausse de 7,5% était attendue, portant l’excédent commercial à un plus haut historique, mais la baisse de 1,6% des exportations témoigne d’une fragilité de la demande intérieure. L’administration des Douanes a indiqué que l’excédent commercial chinois s’était élevé à 47,3 milliards de dollars le mois dernier, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient 27 milliards. L’activité dans le secteur des services en Chine a subi un coup d’arrêt en juillet pour tomber à son plus bas niveau depuis près de neuf ans, montre une enquête privée réalisée auprès des directeurs d’achat et publiée mardi. L’indice PMI HSBC/Markit est ressorti le mois dernier à 50,0, la frontière séparant baisse et hausse d’activité, ce qui suggère donc une stagnation du secteur, après avoir atteint en juin 53,1, son plus haut niveau en quinze mois. L’indice n’avait jamais atteint un si bas niveau depuis novembre 2005, date du début de la série statistique. L’indice souligne la fragilité de la reprise économique en Chine et pourrait pousser les autorités à s’interroger sur la nécessité de nouvelles mesures de soutien de la croissance, en particulier pour le secteur immobilier. L’activité du secteur des services a continué de s’accroître en juillet, mais à un rythme moins vigoureux qu’en juin, montrent les résultats de l’enquête officielle réalisée auprès des directeurs d’achat du secteur. L’indice PMI pour le secteur non manufacturier a ralenti à 54,2 en juillet, son plus bas niveau en six mois, contre 55 en juin, a déclaré le bureau national des statistiques. La barre de 50 sépare la contraction de la croissance de l’activité. L’indice final HSBC/PMI pour le mois de juillet est ressorti à 51,7, son plus haut niveau depuis dix-huit mois, soutenu par de fortes commandes, au-dessus de la barre des cinquante qui sépare la contraction de la croissance de l’activité. La première estimation était de 52 et l’indice s’était élevé à 50,7 pour le mois de juin. L’activité du secteur industriel s’est accélérée jusqu’à atteindre un plus haut de 27 mois en juillet, montre l’enquête officielle réalisée auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI officiel est ressorti à 51,7 le mois dernier après 51 en juin, indique le Bureau national de la statistique. Les économistes tablaient sur un indice à 51,4.

 

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