Risque de déflation ; la BCE impuissante l

Risque de déflation ; la BCE impuissante l

 

En substance ce qu’a déclaré Draghi ; en clair on continue à ne pas faire grand-chose. L’institution monétaire n’a pas annoncé de mesure nouvelle lors de sa réunion mensuelle, ce jeudi 7 août. Ses principaux taux inchangés, notamment, vont rester inchangés. L’institution est donc restée sourde -dans l’immédiat- aux appels à une action plus vigoureuse, après que la hausse des prix en zone euro s’affiche désormais à 0,4%, soit son plus bas niveau depuis octobre 2009 et le dixième mois consécutif sous la barre des 1%.  Ce chiffre, très éloigné de l’objectif de la BCE d’une inflation légèrement inférieure à 2% à moyen terme, lui a notamment valu les critiques du chef du gouvernement français Manuel Valls, qui a jugé vendredi la BCE « impuissante » face au risque de déflation. Voici les principales déclarations de Mario Draghi.   »Les mesures de politique monétaire décidées début juin ont conduit à un assouplissement », a déclaré le président de la BCE. « Cela est conforme à nos indications sur l’orientation future de la politique monétaire et reflète de manière appropriée les perspectives économiques de la zone euro, ainsi que les différences en terme de politique monétaire entre les grandes économies avancées. » Mario Draghi n’a pas semblé s’inquiéter outre-mesure de la reprise inégale de l’activité en zone euro. « Les informations disponibles restent cohérentes avec notre diagnostic sur la poursuite d’une reprise modérée et inégale de l’économie de la zone euro, avec des taux d’inflation faibles et une dynamique monétaire et de crédit ralentie », a-t-il indiqué. « Si l’on veut détecter un signe dans les données publiées ces deux-trois derniers mois, on peut dire qu’il y a eu un ralentissement dans la dynamique de croissance », a-t-il souligné. « Les taux d’intérêt de la BCE resteront au niveau actuel pendant une période prolongée », a simplement fait savoir le dirigeant. Mario Draghi s’est montré confiant quant à une baisse du niveau de l’euro. « Les fondamentaux pour des taux de change plus faibles sont meilleurs qu’il y a deux ou trois mois », a-t-il affirmé. Mario Draghi n’a pas manqué de s’exprimer sur ce point. Le dirigeant a indiqué que l’inflation devrait augmenter progressivement en 2015, puis en 2016. Selon lui, l’inflation à 0,4% n’est « pas vraiment une surprise », puisqu’elle est « essentiellement imputable aux prix de l’énergie ». Les opérations de refinancement de long terme ciblées (TLTRO) devraient susciter  « une demande globale entre 450 et 850 milliards (d’euros) », selon Mario Draghi. « Il est actuellement difficile d’évaluer l’impact au début de ces crises », a déclaré le président de la BCE. « Si l’on observe les chiffres des échanges commerciaux et des flux financiers, ils devraient globalement refléter des interconnexions très limitées. Même si l’on regarde les principales institutions financières, même si l’on prend en compte les institutions financières qui sont particulièrement exposées à la Russie, (elles ne représentent) que quelques noms ».  « Cependant, il est très difficile d’évaluer quel sera l’impact réel une fois que les sanctions d’un côté et les mesures de rétorsion de l’autre seront prises », a-t-il indiqué.

 

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