Faussaire en vin : le bon business

Faussaire en vin : le bon business

 

 

Un faussaire en vin qui a fait fortune vient d’être  condamné à 10 ans de prison. En cause évidemment des amateurs fous prêts payer n’importe quoi pour de étiquettes et surtout des prix exorbitants de certains crus surtout lorsque le vin est âgé. Une sorte de snobisme qui a un prix et suscite des vocations de faussaires dan le monde entier comme Rudy Kurniawan . . Considéré comme l’un des cinq plus grands collectionneurs de vins au monde, il a été condamné jeudi à dix ans de prison ferme par un tribunal fédéral de Manhattan pour avoir vendu des contrefaçons de vins de Bourgogne. Une première dans le monde du vin et qui pourrait avoir un effet dissuasif sur les faussaires: les vins contrefaits représenteraient près de 20% du commerce mondial selon les experts. Rudy Kurniawan a écouté la sentence sans broncher. «Je suis désolé pour ce que j’ai fait», s’est-il contenté de déclarer d’une voix presque inaudible. En raison des cinq chefs d’accusation qui pesaient contre lui, Il encourait jusqu’à 40 ans de prison. Les procureurs avaient réclamé entre 11 et 14 ans de réclusion.  Ces derniers ont en effet découvert que le collectionneur assemblait des vins de moindre qualité et les revendait ensuite comme des grands crus, dans son laboratoire californien, aussi appelé «cave magique». 19.000 fausses étiquettes, des bouchons, de la cire, des capsules et des cahiers de notes venaient alors maquiller les bouteilles que l’escroc avait récupérées lors de soirées arrosées. «Sa cave magique, c’est là que Rudy Kurniawan disait dénicher sans fin les vins rares qu’il a vendus pendant des années. Il n’y avait qu’un problème: il n’y a jamais eu de magie dans cette cave, seulement des mensonges», a déclaré lors de son procès le procureur adjoint Joseph Facciponti.  Surnommé «Docteur Conti» en raison de sa passion pour le romanée-conti, l’homme de 37 ans se servait de sa réputation de «petit génie» pour vendre une bouteille, comme un jéroboam (bouteille de 3 litres) Domaine de la Romanée-Conti La Tache, pour 48.000 dollars… Mais aussi pour berner les grands spécialistes comme Robert Parker, célèbre dégustateur de vin et critique de référence avec ses «Guides Parker», qu’il invitait à des dîners et dégustations. La supercherie a tout de même duré huit ans et rapporté plusieurs dizaines de millions d’euros! Le faussaire doit aujourd’hui rembourser 21 millions d’euros aux sept victimes qu’il a trompées. C’est en 2008 que le faussaire indonésien sera rattrapé par ses mensonges. Rudy Kurniawan a alors essayé de vendre aux enchères un lot de près de 84 bouteilles de Clos Saint-Denis du Domaine Ponsot, en Côte-d’Or, datées de 1945 à 1972. Une grave erreur puisque le domaine n’a commencé à mettre en bouteille ce vin qu’à partir de 1982. Alerté par un spécialiste viticole, le propriétaire du domaine, Laurent Ponsot, débarque à New York pour la vente et obtient que les bouteilles soient retirées des enchères.  Déterminé à mettre en lumière un réseau de vins contrefaits mondial, Laurent Ponsot mène alors sa propre enquête sur l’homme d’affaires indonésien. Il travaille en direct avec le FBI qui boucle le dossier en 2012. «Pénétrer dans les domaines viticoles bourguignons est une chose très difficile. C’est impossible de capter toutes les subtilités de la Bourgogne sans y avoir baigné un temps. Je suis persuadé qu’il avait un associé en Bourgogne», avait déclaré Laurent Ponsot, dans un entretien accordé au journal Le Monde en 2013. Ce dernier a même déclaré à France 3 Bourgogne vendredi qu’il écrirait un livre sur cette histoire.

 

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