Croissance : Merkel dit non à Hollande

Croissance : Merkel dit non à Hollande

 

 

Refus net de Merkel vis-à-vis de la proposition de Hollande concernant la croissance. En clair Hollande est renvoyé dans ses baskets, et sans ménagement comme habitude, par l’Allemagne. Merkel a raison, les causes des difficultés françaises se trouvent en France et non en Allemane mais à l’inverse l’Allemagne devrait être attentive à la fragilité de la petite reprise en Europe et son économie pourrait être affectée par une baisse de la demande dans la zone euro. D’où sans doute la nécessité de revoir le calendrier d’une austérité qui ne peut mener qu’à la déflation. Notons d’ailleurs que la croissance  production industrielle de l’Allemagne s’est nettement tassée en juin. Lundi, dans les colonnes du Monde, François Hollande appelait l’Allemagne à « un soutien plus ferme à la croissance ». Le chef de l’Etat, à l’image de Manuel Valls trois jours plus tôt, estimait que Berlin rendrait « service à la France et à l’Europe » en privilégiant la relance de l’économie par l’investissement. Si Angela Merkel n’a pas souhaité répondre à cette injonction, une porte-parole du gouvernement allemand s’en est chargée lors de sa conférence de presse hebdomadaire, mercredi : « Les déclarations très générales en provenance de Paris ne fournissent aucune raison pour de quelconques corrections dans la politique économique » du gouvernement allemand, a déclaré Christiane Wirtz, interrogée par des journalistes. « L’Allemagne est déjà une locomotive importante, la plus importante même pour la conjoncture de la zone euro », a encore justifié la porte-parole. Autrement dit, Berlin donne déjà beaucoup, c’est désormais à ses partenaires, et en premier lieu à Paris, de faire des efforts. Cette position s’esquissait déjà mercredi matin dans la presse allemande, dont certains articles citaient des « sources » proches de l’exécutif de leur pays. Dans son éditorial, le quotidien de centre gauche Süddeutsche Zeitung a ainsi estimé que le président français attendait à tort « le salut de l’extérieur ». »Le danger d’une aide de l’extérieur est qu’elle ne masque que temporairement l’arriéré de réformes à l’intérieur », poursuivait le journal, résumant assez bien le sentiment allemand. Le quotidien conservateur Die Welt, souvent critique à l’égard de François Hollande, a réagi de façon encore plus dure, voyant dans l’article du Monde « un document étonnant car il s’agit finalement de l’aveu du président français que sa politique économique a échoué ». Sur fond de crise en zone euro, l’Allemagne s’est souvent vu reprocher de ne pas en faire assez pour stimuler la croissance chez elle, et par ricochet chez ses partenaires, alors qu’elle les soumettait à de rudes exigences de discipline financière. Le gouvernement actuel d’Angela Merkel, qui associe conservateurs et sociaux-démocrates, a promis des investissements dans les infrastructures et l’éducation, et mis sur les rails un salaire minimum généralisé en Allemagne, qui pourrait dynamiser un peu la demande intérieure.

 

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