Montebourg critique l’austérité…de Hollande

Montebourg critique l’austérité…de Hollande

 

En creux c’est bien une critique de la politique de Hollande puisque Montebourg propose de restituer un tiers des économies (les fameux 50 milliards aux ménages) et un autre tiers à l’allègement des prélèvements. Pas sût cependant qu’il soit entendu car c’est Hollande  qui décide ( avec Sapin, son fidèle lieutenant)).Arnaud Montebourg a proposé jeudi qu’une part plus importante des 50 milliards d’euros d’économies prévues par le gouvernement serve à augmenter le pouvoir d’achat des ménages, estimant que les classes moyennes, déjà éprouvées par la crise, ne doivent « pas de surcroît payer la sortie de crise ». Présentant sa feuille de route pour « le redressement économique de la France », le ministre de l’Economie a fustigé l’austérité « sur-calibrée » imposée jusqu’ici par l’Union européenne et appelé la Banque centrale européenne à faire plus pour soutenir la croissance et faire baisser l’euro. La France doit faire entendre sa voix dans le débat en cours sur un assouplissement des règles communautaires en matière budgétaire pour encourager la croissance, a-t-il dit dans un discours aux allures de déclaration de politique générale. S’il ne conteste pas la nécessité de réduire les déficits, Arnaud Montebourg s’inquiète de l’effet récessif des politiques menées en ce sens en Europe. Celui-ci ne peut être compensé selon lui que par des injections monétaires et budgétaires d’ampleur équivalente ou en restituant les économies aux ménages et aux entreprises sous forme de baisses d’impôts. Dans ce contexte, il a estimé que la France devait profiter des « flexibilités conquises » dans le cadre du débat européen en réallouant les 50 milliards d’économies publiques programmées sur 2015-2017, qui doivent permettre de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2015 et nettement en-dessous au-delà. Il a proposé pour cela une règle des trois tiers, un tiers affecté à la réduction du déficit public, « garantissant notre sérieux budgétaire », un deuxième tiers affecté à la baisse des prélèvements obligatoires sur les entreprises « conformément aux engagements du Pacte de responsabilité. Le dernier tiers serait consacré à « la baisse de la pression fiscale sur les ménages afin d’améliorer leur pouvoir d’achat », alors que le Pacte de responsabilité et de solidarité ne leur réservait jusqu’ici que la portion congrue, un peu plus de cinq milliards de baisses d’impôts et de cotisations pour les catégories les plus modestes. Il ne s’agit pas, selon lui, pas d’opposer une politique de l’offre à une politique de la demande, mais de « conjuguer les deux, car l’économie marche et avance sur deux jambes », a expliqué le ministre.   »Cette règle des trois tiers est de nature à soutenir la croissance, permettant par un autre chemin le rétablissement de nos comptes publics. » Le but est de recréer des emplois et de lutter contre « l’appauvrissement économique des classes moyennes et populaires ». « Les classes moyennes ont déjà payé la crise, elles ne peuvent pas payer de surcroît la sortie de crise », a dit Arnaud Montebourg.  Le ministre, qui a vu ses prérogatives élargies lors du dernier remaniement, n’a pas manqué de se référer à plusieurs reprises au Premier ministre Manuel Valls ou à d’autre de ses collègues du gouvernement mais n’a jamais cité nommément le président François Hollande. Arnaud Montebourg a par ailleurs annoncé la préparation au cours de l’été d’une « loi de croissance et de pouvoir d’achat » destinée à mettre fin à la situation de monopole dont jouissent certaines professions. Il a cité notamment les huissiers, les greffiers des tribunaux, les avocats, certaines professions de santé, les opticiens ou les prothésistes dentaires. Selon le ministre, les mesures à l’étude permettraient de « restituer l’équivalent de six milliards d’euros de pouvoir d’achat aux Français ».  Se référant au père du « New Deal », le président américain Franklin Roosevelt, il a défendu par ailleurs la nécessité d’une politique ambitieuse d’investissements alliant capitaux publics et privés, notamment dans les infrastructures (barrages, fibre optique, ports) mais aussi les services (tourisme et hôtellerie).  L’Etat pourrait aussi utiliser l’argent de ses participations « pour investir dans les nouvelles entreprises de santé qui s’attaquent aux grandes maladies et qui deviendront sous peu des leaders mondiaux, créateurs d’emplois en France. »

 

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