Conférence sociale : un échec programmé

Conférence sociale : un échec programmé

 

Hier nous indiquions que cette conférence risquait l’échec, c’es fait t notamment avec le retrait de la CGT et de FO. Auusi du fait d’un ordre du jour sur le mode inventaire à la Prévert puisqu’on y traitera de la réforme territoriale, de l’éducation et quand même de l’emploi et du pouvoir d’achat. En clair comme il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent,  on meuble ! Pourquoi les seuls partenaires sociaux discuteraient de cette reforme territoriale ou encore de l’éducation ? Mystère démocratique. Sans doute parce que sur l’emploi, il  n’ya pas grand-chose à discuter hormis l’ apprentissage. Sans rien sur le pouvoir d’achat en l’état actuel de l’économie et du chômage. En fait ces grand-messes  sont surtout destinées à donner un vernis social à Hollande et ne servent à peu près à rien. Surtout avec 200 ou 300 participants ! La deuxième journée de la conférence sociale débute donc ce mardi en l’absence de la CGT et de FO. Le gouvernement présentera ces projets de réforme contre le chômage. L’ouverture de la troisième conférence sociale du quinquennat de François Hollande a été difficile. Thierry Lepaon (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) ont lancé une charge contre Manuel Valls l’accusant d’avoir cédé aux demandes du patronat sans consulter les syndicats, notamment sur la pénibilité ou le code du Travail.  Ils ont donc décidé de « ne pas cautionner » le rendez-vous de mardi et choisi la politique de la chaise vide face au « mépris » manifesté par le Premier ministre à leur égard. Ce mardi 8 juillet, sept tables-rondes axées sur l’emploi, le pouvoir d’achat, l’éducation ou encore la réforme territoriale, seront animées par neuf ministres. Outre le patronat, les syndicats réformistes (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa) seront présents, tout comme la FSU, qui signale toutefois que les discussions sont « très mal engagées». A l’issue des tables-rondes, Manuel Valls aux commandes depuis 100 jours, dressera la feuille de route sociale pour l’année à venir. François Hollande a déjà annoncé lundi sa volonté de renforcer la lutte contre le chômage en relançant notamment l’apprentissage avec une réunion État-partenaires sociaux en septembre. Il a aussi annoncé de prochaines négociations sur le chômage de longue durée et pour moderniser le dialogue social.  Les syndicats, et surtout la CGT et FO, ont déjà fait savoir qu’ils seraient autour de la table pour ces discussions, le dialogue social n’étant pas mort, mais seulement victime d’un « bug », selon la formule de Jean-Claude Mailly. De son côté, le chef de file de la CGT Thierry Lepaon a affirmé que son syndicat « sera à la table des négociations » à la rentrée, réaffirmant que la CGT est toujours présente lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des salariés.   »Deux organisations ont décidé de boycotter la séance de mardi, je le regrette (…) Je ne doute pas qu’elles reviendront pour discuter. Elles ont indiqué qu’elle voudront bien poursuivre avec nous le dialogue social à la rentrée », a commenté le ministre du Travail François Rebsamen. Le patron du Medef Pierre Gattaz, pour qui le pacte de responsabilité « proposé par le gouvernement va dans le bon sens », espère lui aussi qu’ils « reviendront à la table des discussions ». Après un mouvement de grogne la semaine dernière, les organisations patronales, unies, se sont montrées plutôt satisfaites du premier volet de la conférence. Sur le pacte qui cristallise l’hostilité de la CGT et de FO, le président Hollande a annoncé lundi la mise en place d’un comité de suivi pour évaluer les négociations de branche sur les contreparties aux baisses de charge et pour faire le bilan des aides publiques accordées aux entreprises, une vieille demande de la CGT. Là aussi les syndicats devraient être au rendez-vous. Malgré les difficultés, François Hollande revendique toujours la méthode du dialogue social. Il a mis en avant le fait que la conférence aura été « utile » car « chacun est conscient de ses responsabilités », rappelant l’ »urgence » des réformes face au chômage de masse.  »Qui peut dire que le dialogue social n’a pas produit de résultats? Qui peut prétendre que l’on aurait fait plus vite et que l’on aurait fait mieux dans la précipitation ou dans le passage en force? » s’est-il défendu. Après deux éditions plutôt consensuelles, le climat de cette troisième conférence sociale au Palais d’Iéna, pose cependant la question de la pérennité d’une telle grand-messe.

 

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