Royal-Hollande histoire secrète : d’abord un mariage politique

Royal-Hollande histoire secrète : d’abord un mariage politique

Hollande et Royal sont surtout unis par les liens sacrés de la politique et cela depuis qu’ils sont sortis de l’ENA où ils se sont connus. Françoise Degois ancienne conseillère de Ségolène raconte l’histoire Hollande-Royal dans un livre.  Son récit débute en 1978, année où les deux futurs responsables politiques se sont rencontrés, au sein de la promotion Voltaire de l’ENA. Les copains de François Hollande surnomment alors Ségolène Royal « la geisha ». Les années défilent et Françoise Degois raconte l’ascension de deux animaux politiques, hors du commun.L’ancienne journaliste insiste sur l’importance de leur couple. Même séparés, ce lien a parfois prévalu dans leurs choix politiques. Comme ce 10 octobre 2011, quand Ségolène Royal, sèchement battue lors du premier tour de la primaire socialiste, doit choisir entre Martine Aubry et François Hollande, en lice pour le second tour. L’entourage de la présidente du Poitou-Charentes estime qu’elle va choisir la maire de Lille. Mais « Ségolène » et « François » se voient et il réussit à la convaincre. Elle ne pouvait « pas prendre une décision contre le père de ses enfants », écrit Françoise Degois. Entre deux digressions à la première personne, l’ancienne journaliste lâche quelques anecdotes inédites. Comme cette rencontre secrète entre DSK et Ségolène Royal en novembre 2010, quand le patron du FMI cherche à savoir si l’ancienne candidate à la présidentielle souhaitait repartir dans la course à l’Elysée. « On verra », lui répond l’élue poitevine. Quand DSK pose la même question à François Hollande quelques semaines plus tard, le député corrézien lâche aussi : « On verra. » Le cas de Valérie Trierweiler est aussi abordé. Mais Françoise Degois ne s’épanche pas sur le sujet. « Elle exige, elle obtient », écrit-elle à propos de celle qui n’est aujourd’hui plus première dame. Valérie Trierweiler apparaît sous un jour sévère, comme lors du grand meeting du Bourget, le 22 janvier 2012, où elle filtre les entrées devant la loge du candidat Hollande : « Toi tu rentres, toi tu ne rentres pas. Non, j’ai dit non. Il ne veut voir personne. » Est aussi évoquée la crise du « tweet destructeur », celui par lequel Valérie Trierweiler apporte son soutien à Olivier Falorni contre Ségolène Royal en pleine campagne législative. Quand elle apprend la nouvelle, la présidente du Poitou-Charentes ne peut y croire. C’est Martine Aubry, venue à La Rochelle ce jour-là, qui lui glisse : « Ségolène, c’est pas marrant mais il faut réagir tout de suite. Si tu veux, je le fais. » Cela n’a pas empêché la défaite « magistrale » qui a suivie. Paradoxalement, cet échec a permis à Ségolène Royal de renouer le dialogue avec celui qu’elle appelle désormais publiquement « le Président ». Deux ans plus tard, le chef de l’Etat envoie Jean-Yves Le Drian, son fidèle ministre de la Défense, pour négocier avec Ségolène Royal son entrée au gouvernement. Elle souhaite « un grand ministère de l’Intelligence », qui regrouperait Culture, Jeunesse et Education. Celui qui avait été proposé à Martine Aubry en mai 2012. François Hollande lui offre plutôt l’écologie. « A nouveau, ils roulent leur rocher ensemble », conclut Françoise Degois.

 

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