L’ Albanie dans l’UE

A 28 l’union européenne c’est déjà le grand bazar, mais on continue l’extension géographique ; a près ma Croatie, ce sera au tour de l’Albanie ? En fait les élections européennes n’ont servi strictement à rien. La politique demeurent la même : extension sans fin et  ultralibéralisme pour mettre en concurrence les aspectes sociaux et fiscaux. Certes  une cohérence sociale et fiscale est nécessaire mais on peut y parvenir de deux manières, soit en harmonisant par la voie de la régulation, soit en laissant au marché le soin de faire éclater les économies. L’Europe a choisi la seconde voie autant dire que des pays comme la France vont souffrir encore davantage. Les 28 Etats membres de l’Union européenne accorderont en fin de semaine à l’Albanie le statut officiel de candidat à l’adhésion. Une étape importante, mais qui n’est que le début d’un long processus.  Il a fallu cinq ans à l’Albanie pour que sa candidature soit officiellement acceptée. La demande d’adhérer à l’UE déposée par ce pays, l’un des plus pauvres du continent, le 28 avril 2009 va être reconnue par les 28 chefs d’Etat et de gouvernement lors du sommet européen de jeudi et vendredi. La décision a été prise mardi au cours d’une réunion des ministres des Affaires européennes à Luxembourg. Eux-mêmes ont suivi une recommandation formulée en début de mois par la Commission européenne A Tirana, le Premier ministre socialiste de l’Albanie, Edi Rama, s’est félicité de cette décision mais a estimé qu’il s’agissait du « début d’un grand défi » et qu’il restait « encore beaucoup de travail à faire ». Car la prochaine étape à franchir pour ce pays des Balkans sorti du communisme en 1991 sera l’ouverture des négociations d’adhésion, qui n’est pas attendue avant la fin 2015. Il faudra avant cela que la Commission évalue les réformes à effectuer, domaine par domaine, pour que l’Albanie puisse s’adapter au droit communautaire. Il existe au total 35 chapitres de négociations. Le processus s’annonce donc long. A titre d’exemple, cinq autres pays ont déjà le statut officiel de candidat à l’adhésion de l’UE, le cas emblématique – et le plus polémique – étant celui de la Turquie : candidate déclarée en 1987, sa demande n’a été confirmée en 1999. Mais il a fallu attendre 2004 pour que l’Union ouvre le début des négociations et à ce jour, 14 chapitres sur 35 sont ouverts, et un seul parmi eux – celui relativement consensuel portant sur la science et la recherche – a été clôturé. Le processus d’adhésion le plus abouti était celui de l’Islande (11 chapitres finalisés) mais le nouveau gouvernement de centre-droit a suspendu en 2013 les négociations et veut désormais retirer sa candidature. Quant aux discussions avec les trois autres pays officiellement candidats (Macédoine depuis 2005, Monténégro depuis 2010 et Serbie depuis 2012), tous issus de l’ancienne Yougoslavie, elles n’ont pas encore commencé pour deux d’entre eux et n’ont abouti pour le Monténégro que sur deux chapitres sur 35. L’Albanie, qui part de plus loin sur les questions de développement, devrait suivre cette voie. Le commissaire européen chargé de l’Élargissement, Stefan Fuele, a vu mardi dans la décision de l’UE « la reconnaissance des efforts de réforme et un engagement à faire plus ». La République a en effet déjà obtenu des avancées aux yeux des Européens ces dernières années. Pour accepter sa candidature, l’Union avait d’abord établi 12 recommandations, allant du respect des institutions parlementaires et de la vie démocratique au renforcement de la protection des droits de l’Homme ou de la lutte contre la criminalité et la corruption. Ces efforts se sont accrus depuis l’arrivée au pouvoir en 2013 des socialistes pro-européen menés par Edi Rama, qui tournait la page de l’ère Sali Berisha, président conservateur qui a dirigé la transition au communisme de 1992 à 1997, puis Premier ministre de 2005 à 2013.Dans leur délibération, les ministres des Affaires européennes appellent toutefois Tirana à « intensifier les efforts contre la corruption », « le crime organisé », notamment des réseaux d’immigration, « le blanchiment et la production de drogue ». Ils demandent également aussi de « renforcer l’indépendance, la transparence et l’efficacité de la justice ».

 

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