Archive mensuelle de mai 2014

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Réforme territoriale : l’enfumage de Hollande

Réforme territoriale : l’enfumage de Hollande

 

Hollande sait qu’il ne pourra pas mettre en œuvre la réforme notamment parce qu’il est vraisemblable que le conseil constitutionnel va réclamer un referendum (que Hollande ne veut surtout pas). Pour autant il persiste pour autant il faiat de l’agit-prop sur une réforme qui cependant est indispensable. La réforme territoriale voulue par François Hollande devrait passer par deux projets de loi, a indiqué ce mardi 27 mai la ministre de la Décentralisation Marylise Lebranchu, lors d’un débat, sans vote, à l’Assemblée nationale. Organisé à l’initiative des députés UDI, ce débat sur la réforme territoriale est intervenu « en amont d’un texte qui portera à la fois sur les compétences » et « d’un autre texte qui fixera la nouvelle carte des régions et les modes de scrutin », a déclaré Lebranchu dans l’hémicycle. Après avoir rappelé la volonté du président de la République d’ »aller vite » pour cette réforme, la ministre a noté que « le calendrier parlementaire va être complexe », compte tenu notamment des élections sénatoriales fin septembre. Le secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale André Vallini, qui a souligné notamment que « le découpage idéal n’existe pas » pour les régions, a affirmé qu’ »il faut trancher » et que « le gouvernement proposera au Parlement une nouvelle carte des régions après avoir écouté tout le monde ». Rappelant les trois objectifs affichés de la réforme territoriale, Vallini a aussi déclaré qu’il ne fallait « pas avoir les économies budgétaires honteuses » et maintenu ses prévisions d’économies de 12 à 25 milliards d’euros. Les économies ne seront néanmoins « pas immédiates », a tempéré un député socialiste, tandis qu’un radical de gauche a trouvé leur montant estimé « d’un grand optimisme » et qu’un UMP les a jugées « improbables ». Plus de deux heures d’un débat où les orateurs de tous bords ont réaffirmé leurs desiderata, exprimés récemment au président de la République, ont montré la persistance de nombreuses interrogations, voire inquiétudes sur la réforme territoriale. Le chef de file des députés radicaux de gauche Roger-Gérard Schwartzenberg s’est ainsi alarmé d’une attitude consistant à « ne pas savoir où l’on va, mais y aller très vite », comme si « le spectacle de la réforme importait autant, sinon plus, que le contenu ». Les députés de l’UMP n’ont pas manqué de pointer « l’inconstance » de François Hollande sur la réforme territoriale, plusieurs situant le dernier revirement en date « entre une opération d’enfumage et un calcul électoraliste ». Les élus de l’UDI ont défendu une réforme « urgente pour redresser le pays », à condition notamment qu’elle s’appuie d’abord sur les régions (Michel Piron) et qu’elle s’accompagne d’une réforme du financement des collectivités territoriales allant à l’encontre du « dépérissement » (Charles de Courson). Le « triste dimanche » des élections européennes, selon la formule de Vallini, a donné un nouveau tour aux échanges sur la réforme territoriale. Si certains à l’UMP ont lancé que « quand on représente 14% du peuple français, on ne détruit pas les régions de France », d’autres chez les écologistes ont appelé à « ne plus louper ce rendez-vous (de la réforme) au risque d’un nouveau creusement entre classe politique et citoyens ». L’élue FN Marion Maréchal-Le Pen a dénoncé le souci du gouvernement de chercher à « repousser une nouvelle déroute électorale » mais aussi d’aller à terme vers « une Europe fédérale des Régions » aux dépens de la Nation.

L’ex-Spanghero en dépôt de bilan : merci Hamon !

L’ex-Spanghero en dépôt de bilan : merci Hamon !

 

La société La Lauragaise, l’ex-société Spanghero de Castelnaudary n’aura pas réussi à surmonter le discrédit dont elle fait l’objet de la part de Hamon, l’ancien ministre de la consommation. Si le PS est inefficace pour développer l’emploi il est par contre compétent pour les fermer. La société, va demander donc son placement en redressement judiciaire. Il s’agit de « sauver l’entreprise et ses 100 emplois » avec un repreneur, a annoncé mardi son patron Laurent Spanghero. L’ancien rugbyman Laurent Spanghero a expliqué que sa société connaissait de grosses difficultés de trésorerie à cause du refus des banques d’accompagner le redressement de la société de plats cuisinés. « Je vais demander au tribunal de commerce de Carcassonne l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire avec continuation de l’activité parce que j’ai du mal à convaincre la Banque publique d’investissement (BPI) et les autres banques qu’il faut qu’elles révisent leurs positions », a-t-il dit au téléphone. Laurent Spanghero a souligné que la demande de redressement (communément appelée le dépôt de bilan) qu’il va déposer vise à une poursuite de l’activité avec un ou des repreneurs. Il a indiqué avoir « trouvé deux candidats à la reprise, des Français, des partenaires solides, mais qui mettent des conditions pour un problème de crédit-bail ». La reprise de la société avait fait l’objet d’un financement par une opération de crédit-bail calculée à partir d’un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros, a précisé Laurent Spanghero. « Mais aujourd’hui on réalise un chiffre d’affaires bien inférieur et ce loyer est insupportable pour l’entreprise actuelle », a-t-il dit. « On demande un plan de continuité pour permettre aux repreneurs potentiels de faire valoir leurs propositions. L’aventure est difficile mais je continue à garder l’espoir qu’on sauvera l’entreprise et ses 100 emplois », a-t-il dit. Laurent Spanghero avait repris en juillet 2013 l’entreprise qu’il avait lui-même créée en 1970.

Alstom : des promesses, encore des promesses

Alstom : des promesses, encore des promesses

 

Des promesses de la part de Ge et Siemens qui n’engagent que ceux qui les écoutent en la circonstance des députés qui évidemment ne connaissent rien à l’économie pour 90% d’entre eux. General Electric et Siemens ont défendu mardi à l’Assemblée nationale leurs projets de rachat de la branche énergie d’Alstom, assurant chacun que les activités ferroviaires du groupe français en sortiraient renforcées. Le groupe allemand, qui a jusqu’ici simplement exprimé son intérêt, a indiqué qu’il envisageait de présenter une proposition formelle de rachat au plus tard le 16 juin. Le géant américain a de son côté déposé une offre ferme de 12,35 milliards d’euros qu’Alstom doit examiner d’ici au 23 juin. Le PDG de GE, Jeffrey Immelt, a indiqué que son groupe prendrait des engagements chiffrés en matière de créations d’emplois et qu’il était prêt à céder à Alstom le contrôle de son activité de signalisation ferroviaire. Le gouvernement français veut obtenir une amélioration des offres de GE et de Siemens afin de protéger l’emploi, l’avenir du pôle ferroviaire – sur lequel Alstom se recentrerait – ou encore des activités clés telles que les turbines pour centrales nucléaires, les éoliennes ou l’hydroélectricité. Le président de la branche française de Siemens, Christophe de Maistre, auditionné avant Jeffrey Immelt par la commission des affaires économiques de l’Assemblée, a précisé que son groupe s’intéressait à « toutes les activités énergie d’Alstom, sauf celles que les pouvoirs publics jugeraient essentielles à la souveraineté énergétique de la France ». Siemens envisage d’apporter à Alstom l’ensemble de son matériel roulant ferroviaire (trains à grande vitesse, locomotives, métros, trains régionaux ou encore tramways), a-t-il dit, ajoutant toutefois que son groupe souhaitait racheter les activités de signalisation du français. Jugeant nécessaire de « sauver Alstom Transport », le dirigeant a précisé ce pôle serait majoritairement détenu par des capitaux français et aurait son siège en France.

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TER trop larges: la faute à RFF

TER trop larges: la faute à RFF

 

En fait c’est la confusion de rôles entre SNCF et RFF qui est cause de cette incroyable histoire de trains trop larges. RFF n’ayant pas réalisé à temps les travaux d’ajustement des quais. Pourquoi RFF ? C’est l’organisme qui gère les infrastructures ferroviaires. En fait un organisme créé surtout pour apurer le déficit ferroviaire. Mais en réalité, l’Etat n’a jamais pris les moyens d’apurer cette dette (30 milliards pour RFF). Du coup RFF ne sert pas à grand-chose. L’énigme des «TER trop larges» est donc enfin résolue: les ingénieurs de la SNCF n’ont commis aucune erreur et ceux des constructeurs de trains non plus. En revanche, Réseau ferré de France (RFF) et SNCF, aveuglées par leur guerre de pouvoir, ont été incapables de s’entendre sur un calendrier de travaux et de financement pour réaliser à l’avance la mise aux normes des quais les plus anciens du réseau alors que de nouveaux trains plus larges avaient été commandés. Les conclusions du rapport remis lundi par SNCF et RFF au secrétaire d’État aux transports, Frédéric Cuvillier, permettent de mieux comprendre l’imbroglio qui a embrasé la France il y a une semaine. D’après la chronologie détaillée fournie par SNCF et Réseau ferré de France, les deux entreprises mises en cause savaient que les nouveaux trains régionaux commandés en 2009 nécessiteraient des travaux de réaménagement des quais. Comme le soulignent les auteurs du rapport, les travaux préparatoires à la mise en service du Transilien – le train commandé en 2007 par l’Île-de-France pour remplacer les «petits gris» en banlieue – font apparaître des quais aux gabarits hétérogènes. SNCF Infra, la branche de la SNCF qui réalise les travaux, lance dès juillet 2009 une «campagne nationale de mesures» de quais destinée à «recenser les quais et à identifier les non-conformités» pour prévenir les risques. L’Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF), organisme indépendant qui homologue les trains, prend conscience de l’écart entre quais et trains dès novembre 2010. Un «plan d’actions correctif» est même déclenché début 2011. Mais, cette année-là, véritable paroxysme du conflit entre les deux entreprises jalouses de leur autorité, une guerre de courriers montre que l’une rejette sur l’autre la responsabilité de l’incompatibilité entre les trains commandés et les infrastructures. Fin 2012, RFF et SNCF se remettent autour de la table et organisent des comités de pilotage pour réussir le déploiement des trains régionaux commandés à Alstom et à Bombardier. Au premier trimestre 2013, les entreprises évaluent à 800 le nombre de quais à raboter. Un chiffre étendu à 1300 quelques mois plus tard. Mais les chantiers ne démarrent que début 2014. Toutefois, malgré la «réconciliation» entre les deux entreprises, ni la SNCF ni RFF n’accepte de prendre en charge ces travaux. Les entreprises demandent aux régions de les financer via les «redevances de quai» qui leur sont facturées chaque année par RFF. Cette nouvelle ardoise présentée il y a quelques jours encore fait sortir les régions de leurs gonds. La parution de l’article du Canard enchaîné conduit RFF à proposer de prendre intégralement à sa charge l’investissement de 50 millions d’euros pour mettre les quais aux normes. Trop tard, l’incendie a enflammé le pays. En guise d’épilogue, Frédéric Cuvillier a réclamé lundi un «registre complet et à jour des infrastructures», inexistant à l’heure actuelle. Il demande aussi que toute commande de trains soit conditionnée par une étude préalable de l’impact sur les infrastructures. En clair, les commandes de nouvelles rames devront déterminer qui paiera la remise aux normes des infrastructures. Les régions ne paieront pas un sou de plus

Chômeurs : 200 millions dans le monde

Chômeurs : 200 millions dans le monde

 

Quatre millions d de chômeurs en plus dans le monde en 2013, dont le nombre s’élève désormais à 199,8 millions, selon le rapport annuel sur le travail publié ce mardi par l’Organisation internationale du travail (OIT), une agence de l’ONU, basée à Genève. Le taux de chômage en 2013 est « resté largement inchangé à 6% » de la population active, a ajouté le rapport, qui relève cependant que 90% des nouveaux emplois dans le monde seront créés dans les pays en développement à moyen-terme. De ce fait, les migrations vont se faire dans le sens Sud-Sud et aussi Nord-Sud, relève l’OIT, car les personnes en recherches d’emploi vont se rendre en priorité dans les régions qui créent des emplois. La hausse en 2013 du chômage s’explique par le fait que les pays n’ont pas créé suffisamment d’emplois pour absorber tous les nouveaux venus sur le marché du travail. Le monde compte désormais 30,6 millions de chômeurs de plus qu’avant la crise financière de 2008. Depuis 2009, les économies avancées et les économies émergentes ont réagi de manière différente sur le plan de l’emploi. Dans les économies avancées, le taux de chômage a grimpé à 8,5% au début de 2009, contre 5,8% en 2007, avant le début de la crise. En revanche, dans les pays en développement, le taux de chômage n’a que faiblement progressé passant de 5,4% en 2007 à 5,8% en 2009, en raison notamment d’un système de protection sociale beaucoup moins favorable, qui ne leur permet pas de percevoir longtemps des indemnités pour perte d’emploi. Depuis cette date, il a à nouveau baissé et a quasiment retrouvé son niveau d’avant-crise. Pour 2014, l’OIT s’attend à une hausse de 3,3 millions du nombre des chômeurs dans le monde.  »D’ici à 2019, le chômage atteindra 213 millions », prévoit l’organisation internationale, et « le nombre de sans-emplois devrait se maintenir globalement au niveau actuel de 6% jusqu’en 2017″. L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient sont les régions qui auront le taux de chômage les plus élevés en 2014 avec des taux respectifs de 12,3% et 11,1%. La plus forte hausse en 2014 concernera l’Europe centrale et du Sud-Est et les pays de l’ancien bloc soviétique où le chômage atteindra 8,3% en 2014. Le dynamisme des pays en développement en matière d’emploi va avoir « un impact majeur sur les flux migratoires », relèvent encore les experts de l’OIT.  »Les migrations Sud-Sud sont en plein essor, et davantage de travailleurs quittent aussi les économies avancées, en particulier les pays européens durement frappés par la crise pour aller travailler dans les pays en développement », indique M. Moazam Mahmood, directeur adjoint du département de la recherche de l’OIT, et principal auteur du rapport. Selon le rapport, 231,5 millions de personnes vivaient dans un pays autre que celui de leur naissance en 2013. Le nombre total de migrants a augmenté de 57 millions depuis l’an 2000, et 19% de cette hausse se sont produits au cours des trois dernières années. Les économies développées et l’UE attirent 51% des migrants, mais depuis le début de la crise financière mondiale, les migrations Sud-Sud prennent de l’ampleur. L’OIT signale ainsi « une multiplication de cas isolés de jeunes diplômés issus des pays développés frappés par la crise, qui ont émigré vers les économies émergentes ces dernières années ». Dans les pays en développement, 839 millions de travailleurs gagnent toujours moins de deux dollars par jour. Mais ces emplois ne représentent plus qu’un tiers de l’emploi total, contre 64% il y a 20 ans. La classe moyenne constitue désormais 44,5% de la main-d’œuvre des pays en développement, contre 20% il y a deux décennies. « Au cours des prochaines années, la majorité des nouveaux emplois dans les pays en développement seront d’une qualité suffisante pour permettre aux familles d’accéder à un niveau de vie dépassant le seuil de pauvreté aux Etats-Unis », affirme le rapport. Toutefois, 85% de la main-d’œuvre des pays en développement vivra encore en 2018 au-dessous de ce qui est considéré comme le seuil de pauvreté aux Etats-Unis.

 

Attractivité : la France derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni

Attractivité : la France derrière  l’Allemagne et le Royaume-Uni

La France a connu une hausse du nombre d’implantation d’entreprises étrangères en 2013 mais reste décrochée par l’Allemagne et le Royaume-Uni. La France suit le mouvement, mais ce n’est pas suffisant. Selon le baromètre annuel du cabinet Ernst & Young, la France a connu en 2013 une hausse du nombre d’implantation d’entreprises étrangères. L’an dernier, 514 sociétés se sont ainsi installées dans l’hexagone, contre 471 en 2012.  Après un décrochage très net initié en 2009, la France connaît donc un regain d’attractivité, à l’instar de toute l’Europe. Le Vieux continent a repris des couleurs en 2013 avec un nombre record d’implantation d’entreprises étrangères. Mais la France est encore distancée par l’Allemagne et le Royaume-Uni, respectivement cœur industriel et cœur financier du continent, dont le redressement est plus spectaculaire. 

 

Baisse d’impôts de Valls : pour qui ? et quand ?

Baisse d’impôts de Valls : Pour qui ? et quand ?

Les nouvelles baisses dimpôts annoncées lundi par Valls ne sont pas pour 2014 mais 2015. Pour Qui ? sans doute pour les coches moyennes mais restera l’ampleur à déterminer. Sur ce point on ne connait déjà pas le détail les mesures annoncées il y a 10 jours, encore moins celles promise lundi. Désavoué dans l’isoloir, l’exécutif agite donc de nouveau la promesse des allègements fiscaux. Manuel Valls a prôné lundi 26 mai « de nouvelles baisses de l’impôt sur le revenu » dans le cadre de la loi de finances 2015. Une annonce effectuée dans la foulée de la nouvelle claque reçue par le Parti socialiste aux européennes, qui fait écho à l’engagement pris dix jours auparavant de baisser les impôts à hauteur d’un milliard d’euros. A priori, cette nouvelle baisse devrait être inscrite dans le projet de loi finances 2015 qui sera discuté à l’automne. Elle s’appliquera à la feuille d’impôt que les contribuables recevront à l’été 2015. Pour Manuel Valls, le niveau d’imposition est devenu « insupportable » en France. Ces diminutions répétées s’inscrivent dans une stratégie qui va de pair avec la baisse des dépenses publiques. Il entend poursuivre les deux à la fois. Le Premier ministre a réaffirmé ce lundi sur RTL que la fiscalité pesait lourdement sur les classes populaires et les classes moyennes. Or, les dernières mesures annoncées, qui prennent effet cet automne, vont concerner 3 millions de foyers au total, jusqu’à 3.600 euros par mois pour un couple avec deux enfants. Sachant que le revenu médian (1.675 euros) se situe bien en deçà de cette somme, toute la difficulté résidera donc dans la réponse à cette question : jusqu’à quel niveau de revenu le gouvernement va-t-il pouvoir aller ? Les réflexions sont en cours, mais il est trop tôt pour répondre à cette question, dit-on à Bercy.

UMP : Fillon veut le départ de Copé

UMP : Fillon veut  le départ de Copé

Les derniers rebondissements dans l’affaire Bygmalion poussent l’UMP vers une crise de grande ampleur. François Fillon demandera mardi 27 mai, en bureau politique (à 8h30), le départ de Jean-François Copé de la présidence de l’UMP, « au nom des principes, de l’éthique et des militants ». Selon nos informations, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy considère qu’il n’est pas possible de diriger un parti dans ces conditions. Il souhaite une direction collégiale. Après les accusations de l’avocat de Bygmalion, le bras droit de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux, a lui-même reconnu, en direct et en larmes sur BFMTV, des « dérapages » financiers au cours de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, dont il était directeur adjoint. Des événements organisés dans le cadre de la campagne de 2012 ont indûment été facturés à l’UMP après le dépassement légal des comptes de campagne du candidat Sarkozy, a-t-il expliqué.  Selon l’avocat de Bygmalion, Me Maisonneuve, l’UMP a mis en place un « schéma », pour dissimuler des dépenses liées aux meetings du candidat Sarkozy, auquel l’entreprise a été « contrainte » de se plier, réalisant de fausses factures à la demande du parti. Il a chiffré ces « factures litigieuses » à 10 millions d’euros, estimant que l’affaire Bygmalion » était en réalité « l’affaire des comptes de campagne » de Nicolas Sarkozy. Une version démentie par l’ancien trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy qui, se disant « abasourdi », a indiqué  qu’il envisageait une « réponse judiciaire » à ces accusations.

 

Que retenir de l’allocution de Hollande ? Rien

Que retenir de l’allocution de Hollande ? Rien

Rien,  vraiment rien à retenir de cette intervention télévisée de Hollande qui a rappelé que « six Français sur dix ne se sont pas déplacés » et qu »un électeur sur quatre a voté pour l’extrême-droite ». « C’est en France, pays fondateur de l’Union Européenne, Patrie des droits de l’homme, pays des libertés que l’extrême droite arrive aussi largement en tête. » Pour lui, les européennes ont   »livré leur vérité, elle est douloureuse ». « Ce vote est là et il doit être regardé en face, je le fais », a-t-il encore avancé. Le scrutin « traduit une peur du déclin de la France, de la mondialisation et ce sentiment exprimé tant de fois, d’abandon face à la dureté de la vie. » « Ce vote, c’est une défiance à l’égard de l’Europe, qui inquiète plus qu’elle ne protège », a encore estimé le Président. Il souhaite donc toujours « réorienter l’Europe ». Alors il propose des changements : « Pas plus tard que demain, au Conseil européen, je réaffirmerai que la priorité c’est la croissance, c’est l’emploi, c’est l’investissement. L’Europe, elle est devenue illisible, j’en suis conscient, lointaine et pour tout dire incompréhensible, même pour les Etats. Cela ne peut plus durer. L’Europe, elle doit être simple, claire, pour être efficace là où elle est attendue, et se retirer là où elle n’est pas nécessaire. » Et il a reconnu que l’Union « doit protéger ses frontières, ses intérêts, ses valeurs, sa culture. » Pacte de responsabilité, justice sociale, simplification, réforme territoriale, etc. Rien ne bouge. « Cette ligne de conduite, elle ne peut pas dévier en fonction des circonstances, il y faut de la constance, de la ténacité, du courage. Mais aussi de la rapidité dans la mise en œuvre. Parce que les Français ne peuvent pas attendre », a-t-il avancé, rappelant que la réforme territoriale sera « présentée la semaine prochaine ». Un détail toutefois, il ne dispose pas des 3/5 ème du parlement pour la faire voter et il ne veut surtout pas de referendum.

Déflation : La BCE vigilante mais toujours immobile

Déflation : La BCE vigilante mais toujours immobile

Une nouvelle fois la BCE indique qu’elle pourrait prendre des mesures ; cela fait des mois que la BCE fait ce genre de promesses. En attendant la croissance en Europe est complètement atone et le chômage bat des records.  . Pour couper court à un tassement des anticipations d’inflation, « davantage d’actions préventives peuvent se justifier », explique Mario Draghi dans un discours intitulé « La politique monétaire dans une période prolongée d’inflation basse ». Ses propos, qui viennent à l’appui des déclarations d’autres responsables de la banque centrale, donnent à penser que la BCE prendra, à l’occasion de sa réunion de politique monétaire du 5 juin, des mesures destinées à faire remonter l’inflation et à favoriser le crédit dans la zone euro. Le président de la BCE pense que l’inflation, actuellement de 0,7% dans la zone euro, reviendra progressivement vers l’objectif de l’institut d’émission, soit un tout petit peu moins de 2%. « Notre responsabilité n’en est pas moins d’être vigilant vis-à-vis des risques attachés à ce scénario susceptibles de se manifester, et d’être prêts à agir si tel est le cas », a-t-il dit à l’occasion de l’ouverture du nouveau Forum de la BCE de Sintra, au Portugal, soulignant la nécessité d’être « particulièrement attentif au risque de voir une spirale négative s’enraciner ». Définissant les possibilités d’action monétaire dans différents cas de figure, Mario Draghi a ajouté que si les taux de change ou l’évolution des marchés débouchaient sur un resserrement indu des conditions financières et monétaires, « il faudrait alors adapter nos outils conventionnels ».

Affaire Tapie : Guéant en garde à vue

Affaire Tapie :  Guéant en garde à vue

La justice cherche à savoir si l’ancien secrétaire général de l’Elysée a favorisé, lorsqu’il était le plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, l’arbitrage controversé qui a soldé le litige opposant Bernard Tapie au Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas. Gilles August et Jean-Pierre Martel, deux anciens avocats du Consortium de réalisation (CDR), structure créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit Lyonnais après sa quasi-faillite, ont également été placés en garde à vue lundi et doivent être confrontés mardi, a-t-on indiqué de même source. Selon une enquête publiée en septembre dernier par Libération, Claude Guéant « a été le destinataire de nombreuses demandes d’intervention de Bernard Tapie depuis 2005″, lorsqu’il officiait sous les ordres du ministre de l’Intérieur puis du président Sarkozy. Les juges estiment que « les investigations ont confirmé son implication personnelle dans le suivi du dossier », toujours selon le quotidien. Mais Claude Guéant avait auparavant clamé son innocence, affirmant: « L’Elysée était au courant mais c’est le ministère des Finances qui a décidé. » Pour Bernard Tapie, il a joué un simple rôle de facteur. En avril dernier, deux des juges-arbitres qui ont tranché en faveur de l’homme d’affaires, l’ex-président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud et l’avocat Jean-Denis Bredin, ont été placés sous le statut de témoin assisté. Le troisième, Pierre Estoup, a été mis en examen en mai 2013 pour escroquerie en bande organisée. Bernard Tapie, son avocat Maurice Lantourne, Stéphane Richard, PDG d’Orange ORAN.PA et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l’Economie, et Jean-François Rocchi, ancien président du CDR, ont également été mis en examen du même chef. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a pour sa part été placée sous le statut de témoin assisté dans le volet de l’affaire porté devant la Cour de justice de la République, seule compétente pour juger les délits commis par des membres de gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions. Un tribunal arbitral a condamné en juillet 2008 le CDR à verser à Bernard Tapie 285 millions d’euros d’indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral (403 millions d’euros avec les intérêts).

 

Hollande à la télé: je reste

Hollande à la télé : je reste

Rien  de nouveau dans la déclaration télévisée de Hollande sinon qu’il a évoqué la solidifté des institutions, en clair que ces institutions lui permettent  de rester jusqu’en 2017. Il a certes acté que les européennes avaient manifesté une défiance vis çà vis de l’Europe, des partis et plus généralement de la politique mais à aucun moment il n’a évoqué sa propre responsabilité et celle du gouvernement. Une sorte de déni de réalité en quelque sorte. Hollande a réitéré sa volonté de  réorienter sa volonté de réformer l’Europe, dès demain a-t-il dit. Une promesse maintes fois faites et qui a abouti au fiasco puisque Merkel a toujours imposé toutes ses vues. En fait  il a rabâché une nouvelle fois la feuille de route du gouvernement : emploi, croissance, pouvoir d’achat, priorité à l’éducation, simplification des procédures, malheureusement du verbiage trop entendu et qui n’a encore donné aucune application concrète bien au contraire. Une chose nouvelle toutefois quand il souhaite que l’Europe se retire là où elle n’est p as nécessaire et se recentrer sur l’essentiel. Comment pourrait-il être écouté par cette bureaucratie de 55 000 fonctionnaires et cette commission bureaucratique qui se moquent  totalement de la légitimité démocratique. Il reconnait que l’Europe est illisible mais comme est illisible la politique du gouvernement. En 2013 il a augmenté les impôts et ce n’est qu’à quelques jours des élections qu’il a décidé d’alléger la fiscalité pour les moins favorisés. Même chose pour les entreprises combien faudra-t-il encore de mois et d’années pour redonner  de la compétitivité aux entreprises plombées par la fiscalité qui tue auusi l’emploi ? En réalité cette allocution n’avait qu’un objet : confirmer que Hollande restera en place ; une intervention par ailleurs sur la forme sans beaucoup de flamme, sans beaucoup d’éloquence, sans même  beaucoup de conviction. Hollande a faiat tout simplement l’impasse sur sa propre responsabilité  et ce n’est pas son hymne à l’amour de la France qui peut dissimuler le vide du propos. De toute évidence Hollande n’a rien compris mais visiblement, ce n’est pas son souci. Une seule préoccupation pour lui demeurer en place le plus longtemps possible. Or précisément la crise de régime ouverte par les européennes pose la question des institutions en place, de la démocratie et même celle du mandat d’un président qui n’a obtenu que 14% des suffrages soit environ 5% des électeurs.

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Une urgence : mettre fin au temps des cathédrales administratives de Hollande

Une urgence : mettre fin au temps des cathédrales administratives  de Hollande

 

Valls a en partie compris, Hollande n’est pas dans le rythme, ni dans la bonne direction. Il faut changer et vite sinon la troisième phase de la débâcle aura lieu aux régionales en 2015 ou 2016. Cela suppose de mettre fin immédiatement aux « cathédrales « de Hollande : type pactes de toutes sortes véritables cathédrales administratives, mettre fin auusi  aux inventions sémantique type inversion du chômage ou retournement économique. Bref remplacer le verbiage par l’action. Diminuer tout de suite la fiscalité tant pour les ménages que pour les entreprises, intervenir dans le domaine industriel pour sauver ce qui peut encore l’être ( Alstom par exemple). Redonner la parole aux citoyens et non se limiter à de pseudo concertations avec des organisations qui ne représentent plus grand-chose ; Sur la reforme territoriale par exemple i faut un  référendum sinon le projet va s’embourber dans les marécages des intérêts corporatistes des élus. Les cathédrales administratives de Hollande finissent toutes en eau de boudin. Un seul exemple les 30 milliards de la formation permanente dont à peine 5% sont consacrées aux chômeurs et qui permet à nombre de superstructures de se gaver. Finalement la mini réforme n’a rien changé ou pas grand-chose. Il est auusi urgent de réaliser un variable choc de simplification car là encore « le choc de Hollande a fait  « plouc » ; Il est nécessaire de diviser par 10 les procédures,  ce qui suppose de supprimer superstructures et fonctionnaires qui vivent de la complexification qui tue l’initiative, la compétitivité et aliène même la liberté. Enfin la France doit clairement s’affranchir de la politique d’austérité voulue par Bruxelles, une politique qui mène dans le mur qui ne réduit pas l’endettement mais qui tue croissance et emploi.

Vers la disparition du PS avec Hollande

Vers la disparition du PS avec Hollande

 

Inutile de tourner autour du pot, le PS progressivement va disparaître de la scéne politique si Hollande se maintient au pouvoir pendant 3 ans. Hollande est discrédité depuis longtemps mais la sentence est venue avec les municipales ; une sentence suivie d’une débâcle au européennes et qui va se confirmer pour les élections régionales (ce qui explique le report de la date !). Le PS est cuit, il  va glisser sous la barre des 10% voire même disparaitre comme avait disparu la SFIO et cela pour à peu près les mêmes raisons. Le parti dit socialiste n’a rie n de socialiste, il n’a aucune vison, aucune stratégie, aucune conviction si ce n’est quelques préoccupations sociétales de bobos, préoccupations  qui ne sont pas la priorité.  Au final  le PS mène une politique libérale et se couche devant les lobbys financiers. Il se coupe complètement de sa base populaire.  Le PS est un parti d’élus, de carriéristes, de fonctionnaires, d’oligarques , voire d’aventuriers type Chuzac,  une sorte d’auberge espagnole où l’on trouve des gauchistes reconvertis au vertus du libéralisme ( l’actuel secrétaire du PS) , des libéraux purs et durs, des gauchistes, des centristes, mais pas de représentant,  parmi les dirigeants,  d’ ouvrier, d’employé du privé,  de chef d’entreprise, d’agriculteur, de syndicaliste. Le PS est un parti d’oligarques et de ce point de vue Hollande est le pur produit de cette pratique politique. En fait un président seulement convaincu de l’intérêt de son propre destin, sans vison, sans conviction, sans courage, sans éthique. Hollande va faire définitivement couler le PS s’il s’accroche comme c’est probable jusqu’en 2017. Pour sauver le PS il faudrait d’abord virer rapidement Hollande et ensuite définir une vraie ligne fut-elle sociale démocrate mais en synergie avec les forces vives du monde du travail, de la production et les couches sociales populaires et moyennes.

L’euroscepticisme rebat les cartes…un peu

L’euroscepticisme rebat les cartes…un peu

 

Même si les eurosceptiques n’occupent que 131 sièges sur 751, c’est quand même un coup de pied dans la fourmilière. Et les débats risquent d’être tendus entre trop d’Europe, pas assez d’Europe, trop de libéralisme, pas assez de libéralisme, trop de bureaucratie, davantage de moyens pour l’Europe. Mais il ne faut guère s’attendre à de grands changements avec Juncker le libéral ou Schulz le socialiste très modéré. Du coup ce vote risque de constituer un coup d’épée dans l’eau. Car la vérité c’est que les responsables politiques ne savent pas quoi faire pour relancer la croissance, du coup ils s’en remettent aux technocrates (les 55 000 fonctionnaires de Bruxelles) qui eux mêmes sont encore plus incompétents que les politiques. Comme habitude on va trouver un mauvais compromis pour la désignation du président de la commission et pour la réorientation des politiques, un mauvais compromis comme d’ habitude car cette Europe à 28 est complètement ingouvernable et finalement c’es t Merkel qui tire les ficelles.. Pour redémarrer la machine économique, les conservateurs et Juncker veulent conjuguer la poursuite de la rigueur à une ouverture accélérée des marchés. Les sociaux-démocrates et Schulz ne parlent pas ouvertement de relance, mais se montraient prêts à desserrer l’étau budgétaire afin d’endiguer le chômage. La France est en première ligne. Les électeurs ont choisi, mais un débat plus têtu se profile entre les 28 capitales: après cinq ans de crise, et face au désamour confirmé des Européens, faut-il revoir l’architecture et le fonctionnement même de l’UE? Les vingt-huit chefs d’État et de gouvernement s’en empareront dès demain soir, lors d’un dîner à huis clos officiellement convoqué pour «tirer la leçon du scrutin». Maître de la cérémonie, Herman Van Rompuy assure qu’il sera «trop tôt pour se décider sur les noms» du chef de l’exécutif européen et de tous ceux qui prendront la relève à Bruxelles d’ici à la fin de l’année. Mais le président du Conseil signale que «la forme future de l’UE» sera tout de suite sur la table. Bref, avant de choisir les hommes, il faut parler du programme qui doit restaurer la confiance dans le projet européen. Ce brutal changement de perspective risque de ne plaire ni au vainqueur de dimanche, ni au Parlement fraîchement élu, ni même aux électeurs qui croyaient élire à coup sûr le futur président de la Commission. Le conflit de légitimité pourrait conduire à l’épreuve de force entre le Conseil européen (où siègent les États) et les 751 eurodéputés, lorsque le premier devra «proposer» et le second «élire» le successeur de Barroso. Mais le débat, désormais bien lancé, sur la nécessaire transformation de l’UE comme de la zone euro n’en restera pas là. Parmi les Vingt-Huit, le Britannique David Cameron, soucieux d’offrir des gages à un électorat de plus en plus eurosceptique, est celui qui a poussé le plus loin la donne. Il veut rogner les ailes de l’UE et rapatrier des pans entiers de souveraineté concédés à Bruxelles. Angela Merkel et François Hollande parlent d’approfondir l’union entre les 18 pays de la zone euro, mais ils divergent sur les objectifs comme sur les moyens. Moins d’Europe, plus d’Europe, c’est déjà l’union à deux vitesses, voire à trois. Une autre ligne de clivage se profile dans les jours qui viennent. Entre les dirigeants qui veulent repenser rapidement l’UE – notamment les conservateurs au Nord – et ceux qui veulent avancer à pas comptés, avec François Hollande.

Sondage Présidentielle 2017 : ni Hollande, ni Sarkozy

Sondage Présidentielle 2017 : ni Hollande, ni Sarkozy

 

11% seulement des Français estiment que François Hollande ferait un bon candidat pour le PS en 2017 et 39% que Nicolas Sarkozy le serait pour l’UMP, selon un sondage Ipsos/Steria publié dimanche soir*. Selon ce sondage, réalisé avant le scrutin européen, le meilleur candidat pour le PS serait Manuel Valls et pour l’UMP, Alain Juppé. Dans le détail, l’actuel chef du gouvernement ferait un bon candidat PS en 2017 pour 49% des Français, Martine Aubry pour 25%, Ségolène Royal 19%, Arnaud Montebourg 14% et François Hollande 11%. Si l’on prend en compte les seuls sympathisants de gauche, Manuel Valls ferait un bon candidat pour 60% d’entre eux, François Hollande pour 24%.Côté UMP, Alain Juppé ferait un bon candidat pour 49% des Français, Nicolas Sarkozy pour 39%, François Fillon pour 31% et Jean-François Copé pour 9%. Si on prend en compte les seuls sympathisants de la droite et du centre, Alain Juppé comme Nicolas Sarkozy ferait un bon candidat pour 66% d’entre eux. Le retour de Nicolas Sarkozy n’est souhaité que par 38% des Français, 62% y étant opposés. S’il est souhaité par 86% des sympathisants UMP, il ne l’est que par 45% des sympathisants UDI, selon ce sondage réalisé pour France Télévisions, Radio France, Le Point, LCP/Public Sénat, France 24.

Européennes: après le séisme, quel cap ?

Européennes: après le séisme, quel cap ?  

 

Hollande aura du mal à changer de cap car il n’a jamais su où aller. Il est vraisemblable qu’on ne changera rien en affirmant qu’il faut du temps pour que les réformes engagées donnent des résultats. Du côté de l’Elysée, on ne souhaite pas d’inflexion de politique et on est plus que jamais convaincu que c’est par la politique de l’offre qu’on apportera les bonnes réponses. « L’emploi, il n’y a pas 10.000 manières d’aller le chercher », explique un proche du chef de l’Etat. « Et c’est en baissant les charges des entreprises qu’on y arrivera », ajoute-il. Maintenant, à l’Elysée, on admet qu’on ne peut pas rester non plus sans réponse. Cela fera l’objet de discussion les prochaines semaines. Mais dans l’entourage de François Hollande, on annonce déjà la couleur. « Des nouvelles mesures ? Un peu plus de social ? Encore faudrait-il avoir des marges de manœuvres, on ne les a pas ». Du coup, dimanche soir, les ténors de la majorité que nous avons joints s’abritaient derrière un argument : il y a toujours un effet défouloir, derrière cette élection européenne, disent-ils. « Ce n’est pas très nouveau, explique-t-on à l’Elysée, où l’on mesure à quel point il y a urgence à avoir des résultats tangibles sur le plan économique.  Mais certains députés PS comptent bien saisir l’occasion pour pousser le gouvernement dans ses retranchements en s’attaquant aux baisses de charges promises aux entreprises. « Il faut recentrer notre politique sur le pouvoir d’achat », assure un ténor socialiste. Mais comment financer de nouvelles mesures alors que l’Elysée explique n’avoir aucune marge de manœuvre? « Faux », rétorque un député PS, influent sur les questions budgétaires: « il y a les entreprises » ! « Il faut adapter le pacte de responsabilité« , n’hésite plus à nous dire ce parlementaire. Une piste commence même à émerger à l’Assemblée. Le gouvernement a prévu de supprimer la C3S, l’une des taxes qui pèsent sur la production dès 2015. On pourrait très bien décaler ce coup de pouce dans le temps ! C’est dire si ce nouvel échec électoral risque de donner du grain à moudre à ceux, au sein de la majorité, qui contestent l’ampleur des baisses de charges accordées aux entreprises.

Valls: « pour de nouvelles baisses d’impôts », enfin ?

Valls: « pour  de nouvelles baisses d’impôts », enfin ?

Valls a peut-être compris la nature et l’ampleur du tsunami électoral en affirmant qu’il fallait des baisses  d’impôts, bref faire le contraire de ce qui a été faiat jusque là par Hollande notamment pour les coches moyennes. S’exprimant ce lundi avant de participer à une réunion de crise à l’Elysée, le Premier ministre a affirmé qu’il voulait poursuivre la baisse des impôts.  Manuel Valls a affirmé, ce lundi matin sur RTL, qu’il y faut de nouvelles baisses d’impôt au delà de celle qu’il a déjà annoncées pour 3 millions de ménages modestes voici quelques jours. Ces baisses devraient concerner en priorité l’impôt sur le revenu, a ajouté le Premier ministre.  Certaines de ces baisses devraient être intégrées au projet de budget 2015 qui sera examiné cet automne. Mais le chef du gouvernement n’a pas donné davantage de précision sur l’importance de ces baisses. Il a tout de même cité les classes moyennes comme bénéficiaires.  Manuel Valls s’exprimait juste avant de rejoindre le chef de l’Etat pour une réunion de crise après les résultats désastreux pour l’exécutif des Européennes. Le chef du gouvernement a estimé que les hausses d’impôts depuis six ans ont contribué à alimenter le mécontentement des électeurs.

 

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