Archive mensuelle de mai 2014

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Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Fêtes du mois de mai : un coût d’un milliard pour l’économie

Fêtes du mois de mai : un coût d’un milliard pour l’économie

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Pour le seul mois de mai de cette année, il est possible de bénéficier de 12 jours chômés pour seulement trois jours de posés. Un avantage pour les salariés, qui n’est pas sans conséquences sur l’économie française.  Les trois jeudis fériés chômés coûtent 500 millions d’euros à l’économie française, selon l’Insee. En ajoutant à cela le prix des trois ponts possibles, le chiffre peut atteindre le milliard d’euros perdu. Mais ces jours de vacances ont tout de même quelques côtés positifs. À commencer par le repos des salariés, difficilement chiffrable mais bénéfique pour la productivité et donc pour la croissance. Certains secteurs, comme le tourisme, l’hôtellerie, les loisirs, ou encore les transports se frottent les mains. Pour eux : les 1er, 8 et 29 mai sont synonymes de bénéfices.

 

Réforme de la fonction publique …en Italie

Reforme de la fonction publique …en Italie

 

 C’est pas en France mais en Italie qui compte 3,4 millions de fonctionnaires (58 pour mille habitants), moins que la France et la Grande-Bretagne. Leurs contrats sont bloqués depuis 2010. Matteo Renzi ne parle plus d’en supprimer 85 000, comme il avait été envisagé. Mais il veut rendre leur mobilité obligatoire. «Notre véritable problème, c’est l’efficacité de la fonction publique», dit-il. Mariana Nadia (34 ans), la jeune ministre de la Fonction publique et de la simplification des lois, présente à la conférence de presse après avoir accouché d’une petite Margherita le 8 avril, envisage de supprimer toute prolongation au-delà de l’âge légal de départ à la retraite pour recruter 10.000 à 15.000 jeunes. Au chapitre des simplifications, toute une série de mesures draconiennes sont envisagées. Élimination des structures pléthoriques: un seul centre public de recherche (au lieu de vingt), une école de formation de l’administration (au lieu de cinq), 40 préfets (au lieu de 106), abolition des registres d’entreprise tenus par les chambres de commerce qui sont générateurs d’une paperasserie indigeste. D’ici un an, Matteo Renzi promet de doter chaque Italien d’une clé Internet lui donnant un accès direct aux différentes administrations. Quant à la justice administrative, lente et procédurière, elle devra résorber l’énorme retard des procédures. Toute entreprise voulant désormais contester une adjudication publique devra payer les frais de justice si elle est déboutée. Ces recours sont une véritable plaie du système italien. Diego Della Valle, le patron du chausseur Tod’s s’est plaint d’avoir subi deux ans de retard dans la restauration du Colisée qu’il finance parce qu’un petit industriel avait contesté l’adjudication du chantier qu’il finance (20 millions).

 

Alstom : entreprise en difficulté fiancière mais pas le patron

Alstom : une entreprise financièrement mal gérée mais pas pour le patron

 

Dans une interview accordée au Monde d’aujourd’hui Patrick Kron avoue son incapacité à accomplir la mission de redressement qui lui a été confiée  mission arguant du fait que : « J’en suis convaincu, la voie d’une stratégie autonome, qui est celle que j’ai menée ces dix dernières années, est devenue risquée et dangereuse ». Sur le pan financier Alstom est en mauvaise santé mais ce n’est pas le cas pour son patron, ancien fonctionnaire qui n’a jamais risqué un ou de sa poche. .  Au printemps 2007, la plus-value potentielle accumulée par les patrons du CAC 40 dépassait le milliard d’euros ! Patrick Kron avait accumulé 14 millions de plus-values en 2008. Après avoir encaissé son pactole de 2009, il lui resterait toujours 10,5 millions d’euros potentiels à empocher avec les actions qu’il n’a pas encore vendues. Ces revenus s’ajoutent bien sûr à son salaire de dirigeant et à ses primes.   Patrick Kron alors qu’il licenciait s’est augmenté de 33% en 2006 portant son salaire annuel à plus de 2,2 millions d’euros augmentation moins médiatisée certes que les 4 millions d’euros de parachute doré que son prédécesseur Pierre Bilger s’était accordé en laissant, en 2003, une entreprise exsangue. Sous la pression, l’ancien Patron d’Alstom y avait finalement renoncé.   Si le Patrick Kron PDG d’Alstom gagne autant, c’est que ce polytechnicien se vante d’avoir soit disant accompli des «miracles».  En 2006, Alstom vient tout juste d’éviter la faillite grâce à un plan de sauvetage de l’Etat et à des milliers de suppressions d’emplois. L’Etat signe au groupe industriel un chèque d’un demi – milliard d’euros en rachat d’actions et en prêts. Quatre ans plus tard, grâce aux contribuables, Alstom est sauvé et ses performances boursières sont au top. Revers de la médaille à l’automne 2009, l’entreprise emploie moins de 15 000 personnes en France contre 27 000 cinq ans plus tôt ! Elle va continuer de réduire ses « coûts », en supprimant notamment 2000 emplois.  Le « miracle » de Patrick Kron, c’est d’avoir su multiplier chômeurs, subventions et contrats d’Etat autrement dit d’avoir réduit à la misère des milliers d’employés et d’avoir volé les contribuables français pour en faire profiter les actionnaires d’Alstom dont il fait partie.  Patrick Kron a grandi dans le cocon de la haute fonction publique dans les méandres du ministère de l’Industrie puis de Pechiney, alors nationalisé. Bref, il sait administrer – mal si on compte les pertes d’emplois -mais n’a rien créé. Ses revenus reflètent-ils ses soit disant incomparables compétences de gestionnaire alliant performances économiques, bonnes pratiques sociales et politiques environnementales ?  Lors de cette conférence Patrick Kron a refusé d’être plus précis quant aux pays concernés mais indiqué que ces mesures seraient appliquées « essentiellement en Europe ». Patrick Kron a souligné qu’Alstom venait d’annoncer une révision à la hausse de ses coûts de restructuration, dans une fourchette de 150 à 200 millions d’euros par an, contre 100 à 150 millions jusqu’à présent.  Patrick Kron était déjà en contact avec GE les négociations sur le démantèlement d’Alstom ont commencé depuis plusieurs mois. Alors quand Patrick Kron vient affirmer dans une interview au quotidien le Monde que :   « Je vous rappelle qu’il y a une dizaine d’années, l’entreprise était exsangue. Je me suis battu de toutes mes forces pour la sauver. C’était une question de vie ou de mort. Nous avons dû supprimer la moitié des emplois. Je ne voulais plus jamais que le groupe se retrouve dans ce type de situation….  Faut-il faire confiance à ce parvenu millionnaire qui s’est enrichi sur le dos des contribuables français et qui espère bien pouvoir continuer à le faire ?  Car depuis l’annonce faite que le conseil d’administration d’Alstom a accueilli positivement l’offre ferme de 12,35 milliards d’euros faite par GE pour sa branche énergie en Bourse, le titre a repris sa cotation en forte hausse. Pour son retour en Bourse mercredi matin, le titre Alstom a bondi de près de 10 % dans les premiers échanges.  Les actionnaires d’Alstom dont il fait partie – on est jamais mieux servi que par soi-même- peuvent le remercier et ne manqueront pas de le faire quand il s’agira de voter une augmentation de sa rémunération.

Alstom : Montebourg encore cocu !

Alstom : Montebourg encore cocu !

 

 

Montebourg à nouveau cocu, pas étonnant d’une part il n’a aucune compétence en économie d’autre part ne pèse rien dans le gouvernement. Pour, lui d’ailleurs peu importe, l’essentiel est de se placer pour les grandes échéances politiques ; Le PDG d’Alstom, Patrick Kron, l’a confirmé sur TF1 mercredi 30 avril : une partie d’Alstom va bel et bien passer sous pavillon américain. Alors, pourquoi continuer à affirmer que tout reste possible ? Car le ministre de l’Économie fait de la politique. Il a été pris au dépourvu par l’annonce d’Alstom. D’abord, ça l’a vexé. Ensuite, il fallait gagner du temps, créer un rapport de force – même factice. C’est d’ailleurs pour ça que l’on invente l’offre concurrente de Siemens, ou que l’on joue avec l’idée d’une solution française qui plait beaucoup aux électeurs. L’affaire tombait assez mal : un mois avant les européennes. Pas terrible pour un pouvoir déjà mal en point. C’est amusant, d’ailleurs, de voir comment l’État a tordu le bras d’Alstom – qui était prêt à signer – pour que rien ne soit décidé avant quatre semaines. Quatre semaines : cela tombe pile au lendemain des européennes. Le premier but recherché était donc d’éviter la casse avant le scrutin. Le deuxième objectif, c’est d’obtenir plus de General Electric, notamment plus de garanties d’emploi. Là, l’Etat est dans son rôle. Mais c’est à peu près tout ce qu’il peut faire, à partir du moment où il a renoncé – même Arnaud Montebourg – à l’idée d’une nationalisation, même partielle.

« Moi, président » : J’ai menti

« Moi, président » : J’ai menti

Rappel de la tirade anaphorique (et ridiculement grandiloquente)

« Moi président de la République, 

- Je ferai fonctionner la justice de manière indépendante,  Sauf  que Hollande a rétabli le régime des écoutes téléphoniques nettement à l’encontre de Sarkozy, sauf que la justice n’est pas plus indépendant aujourd’hui hier (exemple aucun banquier n’a été  inquiété après les spéculations sauf le lampiste Kerviel, on a même refusé de faire une vraie réforme bancaire)

- Je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire. »

Là, il faut rire ou plutôt pleurer si on en juge autant par les affaires publiques(Cahuzac) ou privées.

- Il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d’intérêts. »Outre l’affaire Cahuzac  Le Canard enchaîné révèle que Laurent Olléon (époux de Fleur Pellerin), Boris Vallaud (mari de Najat Vallaud-Belkacem) et l’épouse d’Aquillino Morelle bénéficient de postes au sein de ministères, suscitant quelques soupçons de « copinage » que la gauche avait dénoncé lorsque la droite était au pouvoir.

- J’essaierai d’avoir de la hauteur de vue (…) mais je ne m’occuperai pas de tout… » Hollande n’a vraiment pas gagné en hauteur mais plutôt en tout de taille. ! En fait il s’est occupé de tout et de rien, y compris de l’Affaire Leonarda et surtout très mal.

A la lumière des deux d’exercice du pouvoir, on mesure bien le ridicule de la grande envolée lyrique de Hollande pris à son propre piège. Il faudrait évidemment y ajouter toutes les autres promesses non tenues notamment sur l’Europe, en matière d’emploi, de croissance, de fiscalité ou de déficit.

Conclusion le 2 mai 2012 (date de la fameuse tirade) :

« Moi, président » : J’ai menti et j’ai ajouté à ce gros mensonge, mon incompétence et ma désinvolture

Européennes 2014 : un tremblement de terre (Dupont Aignan)

Européennes 2014 : un tremblement de terre (Dupont Aignan)

Dupont –Aignan prévoit un tremblement de terre aux européennes, il a certainement raison même s’il sera très loin de pouvoir en profiter en premier ; il est évident que l’euroscepticisme et l’abstention seront le grands vainqueurs de cette échéance. Pas forcément une bonne nouvelle mais en tout cas l’Europe sera ainsi contrainte de mettre un coup d’arrêt à sa politique ultralibérale et à l’austérité à marche forcée. Cela ne donnera pas pour autant un contenu suffisant  à une vraie relance économique en Europe (voir l’exemple d’Alstom). Le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, a dévoilé ses motivations pour le prochain scrutin européen du 25 mai. À quelques heures de la fin des dépôts des listes pour les élections européennes, le parti de Nicolas Dupont-Aignan a déjà présenté des têtes de liste dans les 8 circonscriptions française.  Eurosceptique convaincu, le président de Debout la République présente des candidats pour « défendre l’intérêt des Français, pour changer totalement d’orientation », a-t-il confié vendredi 2 mai sur RTL. Il faut en finir avec cette Union européenne mortifère pour tous nos peuples Nicolas Dupont-Aignan « Il faut en finir avec cette Union européenne là. Elle est mortifère pour tous nos peuples, elle a abouti à un appauvrissement sans précédent depuis la fin de la guerre », a-t-il dénonce, avant de rectifier : « Depuis plus de 10 ans ».   Et d’ajouter : « Je peux vous assurer qu’il va y avoir un tremblement de terre aux européennes. »

 

Budget : où trouver les économies ?

Budget : où trouver les  économies budgétaires ?

Le gouvernement a fixé les objectifs de réductions des dépenses mais il faut maintenant entrer dans le détail ce qui constitue un autre exercice que l’annonce médiatique des 50 milliards d’économies. En l’absence de redormes structurelles, l’objectif sera difficile à atteindre, exemple les effectifs de fonctionnaires vont  demeurer stables ! En clair on  parviendra peut-être à préciser les économies envisagées mais elles ne pourront pas être  réalisées sauf sur les ménages (prestations sociales, santé etc.). Le gouvernement entre donc dans le dur des économies budgétaires du programme de stabilité : tous les ministres vont recevoir de Matignon courant mai la « lettre de cadrage » leur imposant les coupes à réaliser dans leur domaine.

Les chiffres clés Le plan d’économie 2015-2017:

> 18 milliards d’euros pour l’Etat
> 11 milliards pour les collectivités locales
> 11 milliards sur les prestations sociales
> 10 milliards sur la santé

Ce qu’il faut retenir > Stabilisation en volume des dépenses de l’Etat d’ici 2017

> 36% des efforts d’économies réclamés dans le cadre du pacte de responsabilité toucheront l’Etat qui représente 40% de la dépense publique en France.

 

Le gouvernement ne peut plus y échapper. Cette fois, il va devoir entrer dans le vif du sujet en dévoilant à chaque ministère les économies qu’ils vont devoir réaliser. Les objectifs sont ambitieux. L’Etat a prévu de baisser la dépense publique en volume l’an prochain. Un effort historique avec à la clé, 21 milliards d’euros d’économies à trouver dès 2015. Pour l’instant, il a livré peu de détails concernant la baisse des dépenses de l’Etat, si ce n’est de mutualiser les achats ou de rationnaliser l’immobilier. Mais les objectifs affichés supposent des efforts considérables de l’ensemble des ministères.  Chaque euro dépensé devra être récupéré ailleurs. Quant aux effectifs, l’autre sujet de polémique, Manuel Valls a déjà prévenu: priorité seulement à l’Education, la sécurité et la Justice.  Les créations de postes annoncées seront maintenues, sachant qu’au total, le nombre de fonctionnaires doit rester stable. Ce sera donc forcément douloureux pour d’autres ministères prévient-on déjà à Bercy.

 

Un syndicalisme de proposition pas seulement de mécontentement (Laurent Berger, CFDT)

Un syndicalisme de proposition pas seulement de mécontentement (Laurent Berger, CFDT)

Il a raison berger de la CFDT, le syndicalisme français se satisfait surtout de protestation et est incapable de faire des propositions crédibles d’où son manque dramatique de représentativité. Et un débat social en France assez caricatural. La faute aux syndicats uniquement protestataires mais aussi à un patronat peu représentatif des PME et nettement plus rétrograde qu’en Allemagne par exemple. Invité ce jeudi 1er mai sur BFMTV, Laurent Berger ne le cache pas: « nous [la CFDT] ne faisons pas de ce 1er mai un enjeu de mobilisation ». Le leader syndical a de nouveau pris le contre-pied des autres syndicats en défendant le pacte de responsabilité. « Le problème est de savoir ‘à quoi sert un syndicat’. L’image véhiculée est que nous rallions les mécontentements. Mais nous devons aussi porter des propositions », a fait valoir Laurent Berger. Avant de poursuivre: « la CFDT a défendu le pacte de responsabilité car redonner des marges est une condition nécessaire ». « Les entreprises ne sont pas que des employeurs », a-t-il ajouté, ce sont aussi « des salariés qui ont envie de conserver leur travail et de compétitivité pour leurs entreprises ».  Ainsi, « restaurer les marges des entreprises n’est pas un sujet tabou, à condition que le patronat s’engage sur des objectifs chiffrés dans les branches », a-t-il développé. Laurent Berger a ce sens affirmer que « la patronat doit arrêter de geindre de pleurnicher ». « Ce discours est déprimant; ils ont des conditions pour récréer de l’emploi, il faut qu’ils les saisissent ».  Interrogé ensuite le plan d’économies du gouvernement, Laurent Berger a affirmé: « réduire la dépense publique, oui. Mais avec discernement ». Il a donné un satisfecit au gouvernement qui a décidé d’épargner les pensions de retraites le plus modestes. Mais il réaffirmé son opposition au gel du point d’indice des fonctionnaires car « tous les fonctionnaires indistinctement » sont touchés. Et Laurent Berger d’appeler à la manifestation, le 15 mai prochain, contre cette dernière mesure.

 

Etat-Unis : pas d’augmentation du salaire minimum

Etats-Unis : pas d’augmentation  du salaire minimum

. Le salaire minimum fédéral est 7,25 dollar de l’heure depuis 2009. Il n’est pas indexé et dépend ainsi à chaque fois d’un vote au Congrès. Barack Obama veut le faire passer à 10,10 dollars. Il lui fallait 60 voix au Sénat, il n’en a eu que 55. Les républicains ont voté contre en s’appuyant sur une étude de la Cour des comptes américaines qui dit qu’une augmentation du salaire minimum conduirait à la disparition de 500.000 emplois.  Barack Obama savait que la mesure ne passerait pas, mais il a tenté un coup politique en prenant le peuple américain à témoin car il sait que, d’après les sondages, une majorité d’Américains sont favorables à une hausse du salaire minimum. Le président américain et les démocrates veulent faire du salaire minimum le centre de leur campagne pour les élections législatives de mi-mandat, qui auront lieu en novembre prochain. Son échec au Sénat, mercredi, est aussi symptomatique d’une tendance plus lourde dans la vie politique américaine: le pouvoir se déplace de plus en plus de Washington, capitale paralysée, vers les états. Depuis un an, 10 états ont ainsi augmenté leur propre salaire minimum.

 

Croissance 2014 menacée

Croissance  2014 menacée

 

 

Il faut s’attendre à une baisse de la consommation au premier trimestre ; une consommation qui représente les 2 :3 de la croissance du PIB. Du coup la prévision de croissance du gouvernement pourrait bien être revue en baisse (1% prévu). D’autant que les ménages sont très pessimistes quant à leur avenir.  Les achats des ménages en biens durables (ameublement, électroménager, textile…) ont reculé sur l’ensemble du premier trimestre: -1,2 %, après +0,6 % en fin d’année dernière. Cette baisse est imputable au repli des dépenses en énergie et à celui des achats d’automobiles, après la suppression de plusieurs dispositifs qui incitaient à l’achat avant le 31 décembre, et l’incitation au déblocage de l’épargne salariale. Cette performance est plus de deux fois plus mauvaise que ce qu’anticipait l’Insee: une baisse de 0,5% de ces achats de biens durables. Ces achats représentant presque la moitié des dépenses totales des Français, il est probable que le recul de la consommation totale sera, lui aussi, plus marquée que les -0,3% attendus par l’Institut de la statistique.  Ensuite l’Insee attend un rebond de 0,6% au deuxième trimestre tiré notamment par l’automobile et la baisse du taux d’épargne. Mais ce scénario semble aujourd’hui trop optimiste. Preuve: le jugement des ménages sur leur situation financière future s’est effondré en avril à des niveaux inconnus depuis les chocs pétroliers de 1974 et 1980 et le tournant de la rigueur en 1983. Et ce n’est pas la réception des feuilles d’impôts à la fin des grandes vacances, qui vont cumuler toutes les hausses décidées par les gouvernements Fillon et Ayrault, qui seront de nature à rétablir la confiance.  Résumons: si au final la consommation des ménages devait reculer de 0,5% au premier trimestre et augmenter de 0,3% au deuxième, il faudrait qu’elle progresse de 1% au troisième comme au quatrième trimestre pour atteindre les 0,8% prévus par Bercy. Or la dernière fois que de tels rythmes ont été enregistrés, c’était en 1999 et 2000, dans l’euphorie de la bulle internet. Autant dire que c’est l’ensemble de la prévision de croissance du gouvernement pour 2014, soit désormais 1%, qui semble aujourd’hui trop optimiste, puisque la consommation assure à elle seule les deux tiers du PIB.

 

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