Archive mensuelle de avril 2014

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Un choc de simplification ? Non, un « pet »

Un choc  de simplification ? Non,  un « pet »

50 mesures de simplification, le grand choc a eu lieu. En fait il s’agit du plutôt d’un «  pet » de simplification tellement ces mesures (pour intéressantes que soient certaines) sont loin de l’enjeu. Ce ne sont pas 50 mesures qui sont nécessaire mais 500 ou 1000 tellement la France est engluée dans la bureaucratie qui fait vivre politiques et  fonctionnaires mais qui tue l’initiative et la compétitivité. Il ne faut vraimenet rien connaître aux réalités économiques pour ne pas s’apercevoir que notre bureaucratie (aidée par celle de Bruxelles) enfonce un peu plus chaque jour nos entreprises. Pas étonnant, il  a plus de 10 000 lois, plus de 30 000 décrets, 200 à 300 000 circulaires, autant d’arrêtés. Une vraie folie administrative pour tout et pour rien, la sécurité, hygiène, l’environnement, le social, les statistiques, la fiscalité etc. etc. Un  seul exemple, on ne forme plus d’apprentis en France (en tôt cas pas assez) mais on a interdit aux apprentis de monter dans les échelles hautes. Du coup l’apprenti couvreur ou l’apprenti maçon apprendra son métier en regardant. La bureaucratie s’est encore sophistiquée depuis l’avènement des écolos en politique auxquels  il faut donner de gages pour obtenir le soutien. La plupart des bobos de ville qui ne sauraient pas planter un rang de pommes de terre mais qui ont des idées sur tout en matière de plantes, d’éco système et de culture bio ( la grande rigolade, l a plupart des produits ne peuvent être bio, les plants ne le sont pas, les semences non plus sans parler des retombée pluviales et écoulements avec pesticides  et engrais ; Des  préoccupations écologiques, il en faut bien entendu mais là comme ailleurs c’est une question d’équilibre et de réalisme, aussi de connaissances concrètes. Les écolos finiront comme les anciens gauchistes, au PS (sil existe encore) et seront libéraux en oubliant l’écologie (comme cambadélis l’ancien Trotskiste). Pour quoi une telle complexité ? Tout simplement parce qu’elle fait vivre des millions de fonctionnaires zélés qui entretiennent le métier, le développe sans évidemment se rendre compte qu’ils sont en train de tuer le pays.  La première mesure phare est une imposture ;  baptisée « zéro charge supplémentaire pour toute nouvelle mesure » vise à prévenir l’inflation de normes : le coût de toute nouvelle réglementation devra être évalué et compensé, ce qui correspondrait  parait-il au « one in, two out » (une norme nouvelle, deux éliminées) introduit par les Britanniques, encore un mensonge d’Etat !

Affaire Morelle « la gauche caviar » (Hervé Mariton)

Affaire Morelle « la gauche caviar » (Hervé Mariton)

Morelle l’inspirateur du fameux discours moralisateur du Bourget, de quoi sourire si ce n’était pathétique. « Cette affaire est ahurissante et la moindre des choses est qu’il démissionne », a affirmé le député de la Drôme, Hervé Mariton, ce dimanche 20 avril sur RCJ ajoutant qu’ »on ne fait pas ce qu’il a fait. C’est sans doute une question de droit, c’est au minimum une question de décence et de morale publique. Ce n’est pas décent ». Le conseiller politique de François Hollande a démissionné vendredi après les révélations de Mediapart. Il est soupçonné d’avoir touché 12.500 euros du laboratoire danois, Lundbeck, en 2007 alors qu’il était en poste à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). L’enquête du site dirigé par Edwy Plenel l’accuse également d’avoir eu recours aux services d’un cireur de chaussures à l’intérieur de l’Élysée. « Quant à l’affaire des chaussures, c’est grotesque, c’est invraisemblable, c’est le moment où on a l’impression qu’on n’est pas sur la même planète! Il y a cet aspect gauche caviar qui ressort. Qu’on soit à droite ou à gauche, il faut éviter de donner trop de leçons à tout le monde. Aquilino Morelle a donné beaucoup de leçons », a-t-il ajouté. Aquilino Morelle avait été l’inspirateur du discours du Bourget de janvier 2012, dans lequel François Hollande avait clamé que son « principal adversaire » était « le monde de la finance » et promis de ramener l’argent au rang de « serviteur et non d’un maître ».

 

Hollande « pas candidat » en 2017 : du pipeau !

Hollande « pas candidat » en 2017 : du pipeau !

Hollande «  pas candidat en 2017, c’est un pari idiot,  malhonnête et indécent. D’abord parce que la candidature de Hollande  n’intéresse pas grand monde à part lui. C’est indécent car la question de 2017 n’est pas celle de son futur politique mais celle du redressement ou du désastre économique. La preuve que ce président ne s’intéresse vraiment qu’à son propre avenir. Enfin parce que –si toutefois il a une chance-  c’est une promesse d’ivrogne, comme l’inversion du chômage en 2013. Le président de la République, qui s’est gardé de trop s’engager dans l’affaire Aquilino Morelle, a laché une petite phrase qui a fait grand bruit, vendredi 18 avril, en marge d’un déplacement à Clermont-Ferrand. « Si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu », a déclaré le chef de l’État lors d’un déjeuner avec des salariés de Michelin. Avec cette petite phrase, François Hollande veut montrer qu’il s’engage, qu’il prend des risques. Car s’il échoue, il ne pourra pas se présenter à sa propre succession. Mais il se sait : le pari n’est pas aussi risqué qu’il en a l’air. D’abord parce que le taux de chômage bat des records tous les mois  Il est donc raisonnablement envisageable de voir arriver une baisse à moyen terme. Au moins d’ici 2017. En plus de la conjoncture internationale, économiquement favorable, le Président a promis des baisses de charges pour les entreprises, ce qui devrait logiquement produire quelques effets sur la courbe du chômage. En réalité, cette déclaration sur la prochaine présidentielle lui permet donc surtout de repousser un peu plus loin encore l’épineuse question du chômage. Il avait d’abord promis « l’inversion », puis a parlé de la « stabilisation », et se laisse désormais jusqu’à 2017 pour renouer avec l’emploi.   François Hollande n’est pas le premier à lier son sort aux fluctuations de l’emploi. Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, avait fait le même type de promesse en 2007, juste avant son élection. « Je veux m’engager, sur 5% de chômeurs à la fin de mon quinquennat. Si on s’engage sur 5% et qu’à l’arrivée il y en a 10%, c’est qu’il y a un problème », avait déclaré le candidat de l’UMP. Un mandat plus tard, le chômage avait franchi la barre des 10% et Nicolas Sarkozy raté son objectif. Ce qui ne l’a pas empêché se représenter en 2012. Avec la réussite que l’on sait.

 

« Vers un désastre social et économique »(Dupont-Aignan)

« Vers un désastre social et économique »(Dupont-Aignan)

Dupont Aignan n’est pas toujours très pertinent concernant ses propositions économiques mais il n’a pas tort de considérer que la politique de Hollande mène au désastre. L’ancien candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, a alerté ce dimanche 20 avril sur France 3, sur le plan d’économies de 50 milliards annoncé cette semaine par le gouvernement : « Pour la première fois, les pensions des retraités vont diminuer puisqu’on les gèle sur un an et demi et qu’il y a de l’inflation. Donc c’est d’une violence inouïe, ce plan », a-t-il déclaré lors de l’émission « 12/13 Dimanche ». « A quoi ça sert de faire des efforts qui vont aboutir à casser la croissance. C’est comme un régime, si on fait un régime trop brutal, mal fait, eh bien c’est un échec. Cela va aboutir à un désastre social et économique », redoute l’ancien candidat à la présidentielle de 2012. « Ce sont des mesures stupides. 50 milliards d’économies en trois ans, si parallèlement il n’y a pas de mesure pour faciliter la vie des PME, pour protéger notre pays de la concurrence déloyale, pour faire baisser la valeur de l’euro », ça va « étrangler les Français, faire baisser le pouvoir d’achat et il n’y aura pas à la fin un emploi de plus », a ajouté le député-maire de Yerres (Essonne). A ses yeux, « le plan d’économies du gouvernement a été dicté par Mme (Angela) Merkel », la chancelière allemande, et Manuel « Barroso », président de la Commission européenne. « Il est contraire à l’intérêt national et il va aboutir au résultat qu’il y a eu en Grèce, c’est-à-dire un appauvrissement massif du peuple français et un chômage massif ». « Je le combattrai de toutes mes forces », a prévenu Nicolas Dupont-Aignan, qui a par ailleurs jugé « débile »le pari de François Hollande de faire baisser le chômage d’ici 2017, faute de quoi il ne serait pas candidat à un second mandat présidentiel.

 

50 milliards d’économies : « la France condamnée avec des boulets aux pieds », ( Mandon, PS)

50 milliards d’économies : « la France condamnée avec des boulets aux pieds », ( Mandon, PS)

Ça chauffe chez les députés PS qui sentent  venir la débâcle des européennes et peut-être même la dissolution de l’Assemblée. En même temps ils ne peuvent faire autrement que de soutenir le gouvernement car en cas de dissolution beaucoup ne seraient pas réélus.  Du coup les 50 milliards d’économies sont très contestés notamment concernant les retraites et l’APL. Le député socialiste souhaite que le gouvernement et la majorité « travaillent sur quelques points de difficultés » avant de voter le plan présenté par Manuel Valls. « Cinquante milliards d’euros, c’est massif. Ça n’a pas été fait depuis une vingtaine d’années ». Conscient de la nécessité de réaliser des économies, Thierry Mandon affirme que les socialistes voteront le plan d’économies présenté par Manuel Valls. « On fait une compétition économique de plus en plus intense avec des boulets aux pieds », estime le député. Le porte-parole du groupe PS à l’Assemblée nationale considère toutefois qu’il reste du travail à fournir avant de valider le projet. « On va exiger des contreparties, explique-t-il. Je n’imagine pas qu’on ne se mette pas d’accord, à condition de travailler sur les points de difficultés ». Selon lui, les députés socialistes chercheront à « remplacer » les économies prévues sur les « petites retraites » ainsi que sur « l’allocation logement ». Alors que le vote du projet doit avoir lieu en juin, les élus comptent mettre à profit ce temps. Thierry Mandon souhaite également que la France rattrape son retard en matière de lutte contre la fraude. « On ne peut pas demander à tout le monde de se serrer la ceinture et ne pas faire ce qu’ont fait les Anglais ou les Belges contre la fraude fiscale », estime-t-il. Ces sujets seront abordés dans les semaines à venir et doivent permettre au gouvernement de renouer le dialogue avec les élus de la majorité, agacés de la manière dont Manuel Valls a annoncé le plan d’économies. « Ça a été fait de manière étrange. C’était sans précédent mais ça ne doit pas se renouveler ».

 

Des fonds de particuliers pour financer les artisans et PME

Des fonds de particuliers pour financer les artisans et PME

Enfin une idée pas idiote du tout qui permet de lever des fonds de particuliers- y compris de petites sommes – pour financer des PME. Un projet réalisable car les taux d’intérêt du livret sont à peu près nuls. A l’origine de cette idée, le député François Brottes veut créer un « lien charnel » entre ceux qui portent un projet et ceux qui veulent les accompagner. Les députés de la commission éthique économique viennent d’adopter un amendement au projet de loi sur l’économie solidaire. Son but : permettre la levée de fonds de particuliers pour financer les PME. S’il existe au niveau des régions des réseaux associatifs capables d’accorder des prêts, l’idée du député de l’Isère, François Brottes, vise à utiliser leur expertise pour lever des fonds. « Ça peut être 10 euros, 15 euros ou 100 euros. C’est une espèce de lien un peu charnel entre des gens qui portent des projets et monsieur, madame tout le monde qui les accompagnent ». L’élu précise que les plateformes qui gèrent ces fonds « exerceront un contrôle » sur l’utilisation par les PME de l’argent ainsi prêté.

 

Une maison à 3500 euros en 24 heures grâce à une imprimante 3D

Une maison à 3500 euros en 24 heures grâce à une  imprimante 3D

Voilà peut-être ce qui va révolutionner l’industrie du bâtiment (et le marché de l’immobilier). En  effet si le marché est relativement bloqué en France par exemple c’est que le prix n’est plus accessible à beaucoup de candidats à l’accession. Il faut en effet en moyenne 4500 euros de revenus pour obtenir un prêt sur maison qui coûte en moyenne 220 000 euros. La norme demain, ce sera peut-être la maison imprimée en 3D. Comprenez sculptée couche par couche, du sol à la cheminé.  Une entreprise chinoise, WinSun, s’est lancée sur ce marché. Sa dernière performance : « imprimer » 10 maisons en trois dimensions, le tout en moins de 24 heures.  La technique utilisée en Chine est assez spectaculaire : chaque maison est fabriquée en usine, dans une méga imprimante de 150 mètres de long. De cette étrange machine vont sortir de gros blocs, sculptés à partir d’un matériau un peu spécial, un agrégat fait de gravats récupérés sur les chantiers et recyclés.  Ne reste plus qu’à assembler ces pièces façon Lego. Ultra rapide mais aussi très économique : la construction d’une maison de A à Z coûte moins de 3.500 euros. Aux Etats-Unis, des ingénieurs veulent aller encore plus loin, avec une technique baptisée « contour crafting ». Là, au lieu de sculpter le bâtiment pièce par pièce, on le façonne d’un seul bloc : une imprimante 3D montée sur grue dessine les contours à même le sol, puis superpose des couches de béton, comme un millefeuille. L’objectif, à terme : fabriquer des maisons à la chaîne, aussi facilement qu’on fabrique des chaussures ou des voitures.

Télécoms : la guerre des prix pendant encore un moment

Télécoms :   la guerre des prix  pendant encore un moment

La guerre des prix va continuer car il faut fidéliser et les retructucturations ne sont pas terminées. . Pour autant les investissements à venir étant énormes, les prix pourraient ensuite se stabiliser voire remonter.  Président de SFR depuis 18 mois, Jean-Yves Charlier s’explique ce 19 avril dans le Figaro sur la fusion en cours avec Numericable. Un projet de fusion qui a été déposé mercredi 16 avril devant l’Autorité de la concurrence, précise-t-il.    »Nous avons préparé avec la même attention et en toute neutralité un projet industriel avec chacun des deux candidats, Bouygues Telecom et Numericable. D’un point de vue industriel, les deux projets étaient pertinents pour SFR », explique Jean-Yves Charlier. Il ajoute: « grâce à Numericable, SFR se dote d’un outil industriel, en l’occurrence un réseau fixe de 10 millions de prises, qui pour la première fois le place devant Orange, dans le très haut débit ».  Il estime également que le rapprochement est « d’autant plus pertinent qu’il ne sera pas très difficile d’intégrer deux entreprises dont les métiers sont complémentaires et dont les tailles sont très différentes. La marque SFR sera maintenue pour tout le groupe ». Concernant l’emploi, l’actuel PDG de SFR  » rappelle que dès le départ Martin Bouygues, pour Bouygues, et Patrick Drahi, pour Altice-Numericable, avaient pris des engagements. C’était inédit! Nous sommes à présent en train de formaliser ces engagements dans le cadre d’un accord avec les représentants syndicaux. La transition se fera par étapes ».  A propos de l’endettement, il estime que  » le niveau était à peu près équivalent dans les deux projets. Numericable a prévu un financement sur le long terme, sans contraintes pendant sept ans, sans remboursement du principal pendant la même période. La marge de profitabilité de Numericable est supérieure à celle de SFR. L’endettement du nouvel ensemble me semble donc approprié et sans conséquences sur l’investissement ». Pour les consommateurs, Jean-Yves Charlier affirme que « la guerre des prix va continuer, pendant un certain temps. Mais ce n’est pas tenable sur le long terme. La France doit choisir entre des prix bas et résorber la fracture numérique. Nous avons atteint un point de bascule ». Enfin, concernant son avenir, Jean-Yves Charlier confie que « Martin Bouygues et Patrick Drahim’avaient tous deux proposé le poste de patron du nouvel ensemble. Je n’avais alors pas répondu, par souci de neutralité. Je me focalise sur le projet ». Une non réponse qui en dit long cependant sur son souhait pour l’avenir…

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Hollande et Valls vont payer cher le gel des pensions

Hollande et Valls vont payer cher le gel des pensions

 

Un  désaveu massif de la part des français pour le gel des pensions dont il fauta rappeler que la moyenne est de 1257 euros par mois , une moyenne qui cachent bien des disparités car nombre de petits pensionnés doivent se satisfaire de 800 euros environ. Des pensionnés dont beaucoup ne travaillaient pas 35 heures par semaine mais près de 70 heures avec 15 jours de congés (voire moins) et non deux mois comme aujourd’hui ; ce gel va couter cher à Hollande et Valls qui s’attaquent auusi aux couches populaires et moyennes tandis que les patrons de banques, les traders, les grands parons en général se gavent. Tandis que que les petits copains de Hollande, les énarques se répartissent le gâteau des places des organismes publics. Du coup Hollande et Valls pourraient bien être contraints de revoir leur copie et rapidement sinon lors  européennes ils vont payer le prix de leur reniements en matière de justice sociale et efficacité économique. Face à la désapprobation d’une très grande majorité de Français et à l’hostilité d’une partie du PS face au gel des pensions annoncé par Manuel Valls, l’exécutif va-t-il faire machine arrière?  D’un côté des Français qui désapprouvent très largement le gel des pensions de retraites jusqu’en octobre 2015. De l’autre, des élus PS qui craignent de faire les frais de cette grogne aux prochaines élections, en particulier les Européennes de mai prochain. A l’évidence, la mesure choc annoncée par Manuel Valls le 16 avril dernier dans le cadre des 11 milliards d’euros d’économies sur les prestations sociales a bien du mal à passer.   Au point qu’avant le vote sur le plan d’économies, le 29 avril à l’Assemblée, les conciliabules entre Elysée, Matignon et la direction du PS se multiplient. Jean-Christophe Cambadelis, le nouveau patron du parti, s’est ému ouvertement de la mise en cause du pouvoir d’achat des retraités modestes. Les députés PS rencontreront d’ailleurs Manuel Valls ce mardi pour tenter d’arracher quelques aménagements aux mesures d’économies.  Pourtant, en 2013 lors du débat sur les retraites, le gouvernement Ayrault n’avait pas cédé sur le décalage de six mois de la revalorisation des retraites, une mesure déjà très contestée au PS. Celui de Manuel Valls, à peine installé, va-t-il pouvoir reculer sur le gel des pensions?  Valérie Rabaud, la nouvelle rapporteure générale PS du budget de l’assemblée, doit également renconter Manuel Valls cette semaine. Avec son collègue Gérard Bapt, rapporteur du budget de la Sécu, elle lui proposera que ce gel des pensions jusqu’en 2015 épargne les retraités modestes dont les revenus sont inférieurs à un certain seuil, à définir.  Au PS, on souhaiterait que ce gel épargne aussi les classes moyennes, qui, elles, ne bénéficieront pas à la différence des foyers modestes de la mesure fiscale annoncée par Matignon pour juin.  Mais encore faut-il que l’exécutif accepte de revenir un peu en arrière et face porter les économies sur d’autres prestations sociales. Le gel des pensions doit en effet rapporter 1,3 milliard d’ici à 2015.

 

Parti socialiste « touché mais pas encore coulé » (Cambadélis)

Parti socialiste « touché mais pas encore coulé  (Cambadélis)

 

Il a raison Cambadélis le patron du PS (imposé par Hollande, non élu, un détail évidemment) :  le PS est touché pas (encore NDLR) coulé. Pourtant l’échéance est proche avec des européennes qui vont plus que confirmer la débâcle des municipales. D’après Cambadélis le PS a perdu son attractivité politique. Pas étonnant il n’est composé que d’oligarques, d’ Enarques et de fonctionnaires ( ou presque) ;  ce parti n’a d’ailleurs jamais été socialiste mais une sorte de club d’élus et de candidats à l’élection absolument non représentatif de la population et encore moins des couches populaires qu’il est censé représenter. Pas un ouvrier, pas un employé du privé, pas un artisan par un  agriculteur, dans les sphères dirigeants, au parlement ou au gouvernement ; uniquement des carriéristes complètement incompétents en économie alors que c’est l’enjeu central.  Le Parti socialiste est « touché mais pas coulé », a assuré  son nouveau Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis dans une interview publiée dimanche dans le Parisien/Aujourd’hui en France.  Lui même un ancien gauchiste convertie à au  libéralisme comme d’autres qui n’ont pour colonne vertébrale que la volonté d’accéder au pouvoir et de s’y maintenir et cela depuis Mitterrand. « Le PS doit se bouger, c’est une nécessité. Nous avons été sévèrement et tragiquement battus aux municipales. Les fondations sont touchées. Je dis: touché mais pas coulé ! », s’exclame M. Cambadélis. « Le PS reste une grande force avec près de 300.000 adhérents. Mais il est vrai qu’au fil du temps ce parti a perdu ses réflexes, ses règles, sa colonne vertébrale, voire son attractivité politique. L’individualisme et le narcissisme y font aussi des dégâts. Le PS est une grande formation politique mais anémiée », estime-t-il.  Sur la base de ce diagnostic, le nouveau Premier secrétaire entend dynamiser sa formation politique. « Dès la semaine prochaine nous lancerons une mission, sorte d’audit sur l’état de notre parti », explique-t-il. « Elle aura pour but de mesurer l’impact de la défaite département par département. Pendant 15 jours, les 30 secrétaires nationaux iront dans les territoires réunir les militants pour engager le dialogue. Je compte faire le tour de l’ensemble des fédérations. Je ne veux laisser personne au bord du chemin. »  M. Cambadélis demande au passage aux socialistes « de faire un effort, le jargon technocratique, ça suffit. »  Il prône une « solidarité exigeante » vis-à-vis du gouvernement. Quant au Premier ministre Manuel Valls, « en tant que Premier secrétaire, je revendique le droit de lui dire +vous avez tort+. Et vice versa. Je souhaite pouvoir avoir des entretiens réguliers avec lui. Et rencontrer le Président de la République quand il le veut », ajoute-t-il.  Interrogé sur la capacité du PS à faire plus que les 16,4% de 2009 aux élections européennes de mai, M. Cambadélis répond: « Bien sûr. Le PS peut même terminer en tête. Rien n’est désespéré. Si on veut que ça change en Europe, le président de la Commission, dirigée par des conservateurs, doit changer. »

 

Hollande : candidat en 2017, pas sûr !

Hollande : candidat en 2017, pas sûr !

Ça sent le brûlé pour Hollande qui n’exclut plus de ne pas se représenter en 2017. Une sorte de promesse d’ivrogne car bien entendu il ne pense qu’à sa réélection. Malheureusement en l’état des sondages, il ne serait pas qualifié pour le second tour ; par ailleurs l’enjeu n’est certainement pas pour l’après 2017 mais pour l’avant 2017. Comment la France pourra encore supporter pendant 3 ans un président auusi inefficace, auusi contradictoire et auusi désinvolte. Sans parler  de ses copinages avec des personnages douteux et des copains énarques qui se partagent les places. La question de son départ (ou de sa mise au placard) avant 2017 se posera nécessairement car il n’ya rien à attendre d’un président aussi pathétiquement nul. En déplacement vendredi à Clermont-Ferrand, François Hollande a lié son destin politique à la courbe du chômage.  »Si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai, ou aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu », a-t-il déclaré.  François Hollande a déclaré vendredi n’avoir « aucune raison d’être candidat » à un deuxième mandat si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, lors d’une visite de Michelin à Clermont-Ferrand.  »Si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai, ou aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu », a déclaré le chef de l’Etat lors d’un déjeuner avec des salariés, de dirigeants et de syndicalistes de Michelin. Il répondait à l’un d’eux qui l’interrogeait sur le chômage. François Hollande a rappelé que l’emploi était sa « priorité » et tout particulièrement l’emploi des jeunes. « On va y mettre toute notre énergie parce qu’il n’y a pas d’autre enjeu », a-t-il ajouté. Aussitôt, des responsables d’opposition ont réagi sur Twitter, à l’instar de l’UDI Jean-Christophe Lagarde et le FN Florian Philippot :  Une telle déclaration n’est pas inédite dans l’histoire de la Ve République. Invité principal de l’émission A vous de juger, début avril 2007 sur France 2, Nicolas Sarkozy avait également lié son destin politique à la courbe du chômage. Il s’engageait alors sur un objectif de 5% de demandeurs d’emplois d’ici à 2012. A la question de savoir s’il se représenterait en 2012 s’il n’atteignait pas ce chiffre, Nicolas Sarkozy avait alors répondu : « Je dis aux Français : ‘C’est un échec et j’ai échoué. Et c’est aux Français d’en tirer les conséquences’. »

 

Sondage Européennes : FN devant l’UMP et PS (Ifop)

Sondage Européennes : FN devant l’UMP et  PS selon (Ifop)

Selon un sondage Ifop pour Paris Match, le Front national arriverait en tête (23%) des intentions de vote pour les élections européennes, devant l’UMP (22,5%) et le PS (19,5%).  Un camouflet pour la droite traditionnelle comme pour la gauche. L’UMP, qui rêvait d’arriver en tête des élections européennes de mai prochain, n’arriverait qu’en seconde position de ce scrutin. En effet, selon un sondage Ifop réalisé pour Paris Match, le FN cumulerait 23% des intentions de vote, devant l’UMP (22,5%) et le PS (19,5%). L’UDI (10%), Europe Ecologie-Les Verts et le Front de gauche (8%) suivent.

 

Commissariat général à l’investissement : un énarque à la place d’un autre énarque dans un machin qui ne sert à rien

Commissariat  général à l’investissement : un énarque à la place d’un autre énarque dans un machin qui ne sert à rien

 

 

 

Schweitzer (qui qui a enfoncé Renault) remplace Gallois (sympa mais qui n’a pas fait de miracle à la SNCF) à la tête de l’inutile commissariat général à l’investissement. C’est la loi du genre surtout avec Hollande. «  Un industriel remplace un autre industriel », tu parles, des fonctionnaires qui n’ont du leur place dans des entreprisse qu’à leur passage dans les cabinets ministériels. De toute manière ce «  machin à l’investissement », très « Montebougrien » ne sert à rien ; L’investissement sera réellement encouragé que lorsque les charges baisseront, que demande et confiance suivront.   »Le ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique a décidé de proposer la nomination de Louis Schweitzer comme commissaire général à l’investissement », indique le ministère dans un communiqué.  M. Schweitzer, président d’honneur de Renault, qui aura 72 ans en juillet, va ainsi remplacer Louis Gallois, récemment désigné président du conseil de surveillance du constructeur PSA Peugeot Citroën.   »Avec Louis Schweitzer, un grand industriel succède à un autre grand industriel », souligne le communiqué.  Il « mettra une nouvelle fois au service de l’intérêt général, sa connaissance du tissu économique français et des nécessités du redressement durable de la France », poursuit le communiqué.  Le commissaire général à l’investissement est chargé de veiller à la cohérence de la politique d’investissement de l’Etat.  De son côté, en tant que président du conseil de surveillance du constructeur, M. Gallois aura pour tâche de superviser l’arrivée de deux nouveaux actionnaires, l’Etat et le chinois Dongfeng, aux côtés de la famille Peugeot.  Enarque comme Louis Gallois, Louis Schweitzer, patron et haut commis de l’Etat classé à gauche, a été directeur de cabinet de Laurent Fabius, alors ministre délégué chargé du budget en 1981. Il le suivra ensuite au ministère de l’Industrie en 1983, puis à Matignon de 1984 à 1986.  Après l’échec de la gauche lors des élections législatives de 1986, M. Schweitzer a rejoint Renault dont il a été le président-directeur général de 1992 à 2005.  De 2005 à 2010, il a présidé la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE).  M. Schweitzer est membre du conseil d’administration de différentes sociétés et préside divers organismes d’intérêt général, dont Initiative France depuis 2011, un réseau associatif de financement des créateurs d’entreprise.  Son prédécesseur Louis Gallois, également considéré comme proche du PS, a passé dix ans à la tête de la SNCF avant de diriger dès 2007 le groupe européen aéronautique EADS (rebaptisé depuis Airbus Group) pour quatre ans.  En juillet 2012, il a reçu du gouvernement Ayrault la mission de faire des propositions pour restaurer la compétitivité des entreprises.  Cinq mois plus tard, le commissaire général à l’investissement présentait un rapport baptisé « Pacte pour la compétitivité de l’industrie française », qui a convaincu le chef de l’Etat de mettre en place une politique favorable à l’investissement et à l’innovation, avec comme mesure phare la création du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

 

Banques : traders et patrons se gavent, c’est la crise !

Banques : traders et patrons se gavent, c’est la crise.  

 

Exit le fameux slogan «  l’ennemi c’est la finance »  de Hollande. La France n’a réalisé qu’une mini réforme bancaire qui ne change rien en matière de porosité entre dépôts et boursicotage. Cela en dépit de la fragilité soulignée par le FMI des banques européennes et notamment françaises. Bref on continue comme avant, et le principal objet social des banques est la spéculation pour permettre aux traders et aux grands patrons de se gaver. D’autant que les grandes entreprises font directement appel au marché pour se financer sans passer par les banques et que les PME sont souvent ignorées par les banques.   Dans son édition de samedi, « Le Parisien » se livre à un calcul intéressant. En additionnant leurs 12 fiches de paye de l’année , les traders de la Société générale ont touché 823.000 euros de salaires et de bonus en moyenne. À BNP Paribas, la rémunération est un peu plus élevée, à 968.000 euros en moyenne en 2013. L’équivalent de 729 à 858 fois le SMIC mensuel net. Pour trouver ces chiffres, le journal « Le Parisien » a exploré des rapports rendus obligatoires après la crise financière de 2009, disponibles sur les sites des grandes banques. Ces documents, explique le quotidien, «font le point sur les collaborateurs dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de ces entreprises». Soit 351 employés de la Société générale et 353 à BNP Paribas qui, «sans faire partie du comité exécutif, pourraient mettre en danger leur entreprise». Outre les traders, ces salaires concernent donc les cadres les plus gradés. Au total, note « Le Parisien », BNP Paribas a dû mobiliser 342 millions d’euros pour payer ces salariés, la Société générale 289 millions d’euros. Parmi ces montants, les bonus représentent en réalité deux à trois fois la rémunération fixe. À partir du 1er janvier 2015, cependant, l’Europe imposera un plafonnement des bonus à deux fois le montant du salaire fixe. Alors, pour ne pas perdre leurs meilleurs traders, les banques ont déjà commencé à faire évoluer les contrats de travail pour augmenter la part fixe.

 

Caterpillar ferme un site dans l’Oise, 244 emplois menacés

Caterpillar ferme un  site dans l’Oise, 244 emplois menacés

Et encore coup dur pour 244 personnes. Le constructeur américain d’engins mécaniques Caterpillar a annoncé, ce vendredi 18 avril, qu’il allait se retirer d’ici août 2015 de son site de Rantigny (Oise). Caterpillar, qui subit des pertes importantes depuis 2008 sur l’activité des engins de construction de route, « n’est plus en mesure d’assurer son activité à Rantigny à des coûts compétitifs », a expliqué un porte-parole du groupe, confirmant une information du Courrier Picard. La direction a informé les salariés jeudi lors du comité d’entreprise du projet de mettre un terme à la production des compacteurs sur le site, et de concentrer la production sur d’autres usines.  Le départ de Caterpillar se ferait en deux étapes à partir de 2015: la fermeture d’une première ligne de production en janvier puis une deuxième en août. Caterpillar, qui souhaite permettre au site de maintenir une activité industrielle et de maintenir des emplois, va chercher un repreneur pour la troisième ligne de production. « Il est envisageable de lui confier en sous-traitance la production des rouleaux compacteurs polyvalents sur la troisième ligne pendant trois ans, afin de lui donner le temps nécessaire pour développer sa propre activité pour des clients tiers », a expliqué le groupe. Les effectifs des trois lignes de production sont répartis de manière quasi égale. Le site possède deux solides atouts selon Caterpillar: un outil industriel de pointe après l’investissement de 13 millions d’euros sur les cinq dernières années, et un effectif très bien formé. L’Américain a prévu de ne procéder à aucun départ contraint en 2014 et de proposer un plan de départs volontaires. Une procédure d’information-consultation doit être ouverte dans une semaine, a précisé le porte-parole. « La direction entend mener ce projet en privilégiant la voie du dialogue avec les représentants du personnel et la négociation avec les organisations syndicales d’un accord sur les mesures sociales d’accompagnement », a précisé Caterpillar.

 

Arctique : exploitation de pétrole par la Russie controversée

Arctique : exploitation de pétrole par la Russie controversée

S’asseyant sur toute préoccupation environnementale e, Poutine a salué vendredi le début de l’exploitation d’une plate-forme pétrolière russe située dans l’Arctique, estimant que celle-ci allait permettre à Moscou d’améliorer sa position sur le marché mondial de l’énergie. Gazprom Neft, la branche pétrolière du géant gazier russe Gazprom, a expédié les 70.000 premières tonnes de pétrole du puits de forage Prirazlomnaïa, cible d’une action commando menée par 30 militants de Greenpeace le 18 septembre dernier. Le lancement de l’exploitation des réserves pétrolières et gazières de l’Arctique, dont la Russie a fait un axe prioritaire de relance de son économie, avait été retardé en raison de surcoûts et de difficultés techniques. « C’est surtout le début d’une extraction importante et à grande échelle de minéraux et de pétrole par notre pays en Arctique », a déclaré Vladimir Poutine, qui s’adressait par visioconférence de sa résidence de la périphérie de Moscou aux ouvriers travaillant sur la plate-forme et au directeur général de Gazprom, Alexei Miller. « Le projet dans son ensemble va influencer de manière positive la future présence de la Russie sur le marché mondial de l’énergie et va renforcer toute l’économie et le secteur de l’énergie », a affirmé le président russe, qui supervise en personne l’ensemble des projets énergétiques réalisés dans le pays. La production russe de pétrole est supérieure à 10 millions de barils par jour, soit la plus importante du monde. Pour maintenir ce niveau de production, le pays a toutefois besoin de nouvelles réserves, notamment celles situées en Arctique. Les réserves exploitables de pétrole sur le gisement de Prirazlomnaïa sont estimées à 72 millions de tonnes. Le lancement de l’exploitation pétrolière en Arctique a été vivement critiqué par l’organisation Greenpeace, dont l’opération contre la plate-forme Prirazlomnaïa mi-septembre s’est soldée par l’arrestation de 30 militants, amnistiés par le Kremlin par la suite. « Si nous n’arrêtons pas cette course au pétrole, nous ne mettons pas seulement en danger l’environnement mais notre capacité à nous débarrasser des structures du pouvoir du siècle dernier », a déclaré le directeur exécutif international de Greenpeace, Kumi Naidoo, dans un communiqué.

 

Les banques quittent la Crimée

Les banques quittent la Crimée

 

Une  situation conflictuelle mais auusi et surtout une situation économique catastrophique  contraignent les banques à quitter la Crimée. Crédit agricole a fermé la dernière de ses succursales en Crimée, a déclaré à Reuters vendredi un employé du groupe bancaire coopératif français. Plusieurs banques internationales comme UniCredit ou Raiffeisen ont décidé de mettre fin à leurs activités en Crimée depuis que la Russie a décidé d’annexer la péninsule, située sur le territoire de l’Ukraine. Crédit agricole s’est refusé à tout commentaire vendredi après-midi. Le groupe avait précédemment indiqué à Reuters que son exposition à l’Ukraine portait sur quelque un milliard d’euros, essentiellement sous la forme de prêts consentis dans le secteur de l’agriculture.

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

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Hollande : inversion du chômage reportée en 2017 !

Hollande : inversion du chômage reportée en 2017 !

Hollande : si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai, ou aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu »- il a quelque peu atténué par la même occasion l’onde de choc de l’affaire Aquilino Morelle.  Son conseiller politique avait annoncé quelques minutes plus tôt sa démission à l’AFP, accusé par le site d’information Mediapart de « conflit d’intérêts » pour avoir œuvré en faveur de laboratoires pharmaceutiques alors qu’il était haut fonctionnaire, inspecteur général des affaires sociales.  L’engagement du chef de l’Etat n’est pas inédit. Pendant la campagne de 2007, Nicolas Sarkozy avait fait lui aussi un pari sur l’avenir. Promettant le retour au plein emploi à l’issue de son quinquennat, il s’était engagé à dire, s’il n’y parvenait pas: « C’est un échec et j’ai échoué. Et c’est aux Français d’en tirer les conséquences ».  Prononcée à Clermont-Ferrand, chez Michelin, la petite phrase de François Hollande prend aussi une dimension symbolique. C’est à propos de restructurations massives engagées au tournant des années 2000 par Michelin au prix de milliers de suppressions de postes, que Lionel Jospin, alors Premier ministre socialiste, avait lâché imprudemment: « Il ne faut pas attendre tout de l’Etat et du gouvernement ».  Cela étant, François Hollande ne prend pas un risque politique considérable. Sa promesse d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin 2013 est définitivement tombée à l’eau. Et le chef de l’Etat, au plus bas dans les sondages, ne pourrait de toute évidence espérer gagner une nouvelle fois la confiance des Français si la situation de l’emploi s’aggravait encore d’ici à la fin de son quinquennat.  Sa cote de popularité est déjà dans les tréfonds, avec encore cinq points de moins, à 18%, dans le baromètre mensuel IFOP-JDD d’avril. Et François Hollande est distancé de 40 points par Manuel Valls, un écart inédit entre les deux têtes de l’exécutif sous la Ve République, hors périodes de cohabitation.  Après la forte séquence Valls de ces derniers jours, le président semble d’ailleurs vouloir signifier à son nouveau Premier ministre et rival potentiel pour 2017 que le cap sur le chômage, c’est le sien et que si lui-même échoue, toute la gauche échouera.  D’un point de vue économique, « le pari est beaucoup moins risqué que celui d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année 2013″, estime Xavier Timbeau, de l’OFCE. « Dans les sorties de crises des récessions précédentes, l’économie française a atteint des rythmes de croissance jusqu’à 4%, ce n’est donc vraiment pas impossible », observe-t-il.   »La création d’emplois dépend à la fois de perspectives à très court terme et de perspectives à deux ou trois ans », note pour sa part Stefano Scarpetta (OCDE). Ainsi, selon lui, les réformes structurelles et la croissance économique qui « semble se confirmer » en Europe pourraient « créer un environnement favorable ».  Avec cette visite auprès du géant français du pneumatique, le chef de l’Etat entendait, selon son entourage, « renouer le contact avec les Français » et inaugurer un nouveau cycle de déplacements hexagonaux après deux mois loin du terrain « du fait d’un agenda international surchargé et des élections municipales ».  Las, l’affaire Aquilino Morelle puis cette déclaration auront éclipsé l’objet de sa visite chez Michelin, censée délivrer un message de « confiance » envers les entreprises françaises et illustrer la pertinence de son pacte de responsabilité et de solidarité.

 

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