Archive mensuelle de avril 2014

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Alstom: Montebourg doit sauver Alstom ou démissionner

Alstom: Montebourg doit  sauver Alstom ou démissionner

 

Cette fois Montebourg ne peut plus s’en tirer avec sa superbe incompétence ; il doit sauver Alstom ou démissionner. S’il échoue sur ce dossier stratégique il sera définitivement déconsidéré. Un dossier stratégique tant pour la partie électrique (centrales) que pou le transport (TGV notamment). Le patron d’Alstom, lui, est pressé de vendre aux américains. Il oublie que essentiel des commandes vient de l’Etat pour la France. Que souvent ses produits sont peu compétitifs et que l’Etat pourrait se tourner vers d’autres fournisseurs, européennes par exemple. Avec GE, il y aurait certes une complémentarité car GE gère des activités assez différentes d’Alstom toutefois aucune assurance quant à l’avenir des productions en France, la maîtrise des technologies  et des lieux de décision. Montebourg tente donc de réagir en essayant de proposer une solution non américaine.  Devancé par General Electric dans le rachat d’Alstom, Siemens tente d’inverser la tendance. Selon les infos de BFMBusiness, il donnerait des moyens aux activités « énergies » et « trains » d’Alstom. Le gouvernement pourrait soutenir cette offre et menace de mettre son veto à une reprise des activités nucléaires d’Alstom par GE.  Sur le sort d’Alstom, Siemens tente d’inverser le sort d’un deal qui paraissait gagné il y a quelques heures encore pour General Electric. Le groupe allemand le fait en donnant, selon les informations de BFM Business, des moyens aux deux grandes entités qui composent aujourd’hui Alstom: l’énergie et les trains. L’Allemand s’engagerait par ailleurs à maintenir l’intégralité des emplois. Pour l’énergie, Siemens s’aligne sur ce que l’on sait de l’offre de GE, entre 10 et 11 milliards d’euros. Mais Siemens ajoute à son offre des contreparties extra-financières très importantes: d’abord le groupe allemand garantit de garder l’intégralité des emplois, de loger en France le siège des activités « centrales à vapeur » et d’isoler, si besoin, dans une structure particulière, la division nucléaire. Cette division, qui fabrique les cycles dits « conventionnels » des centrales nucléaires est considérée comme stratégique par le gouvernement français. Siemens ne voit aucun inconvénient à lui donner un droit de regard particulier, d’autant que le gouvernement allemand a fait, lui, le choix de sortir du nucléaire.  Pour l’activité ferroviaire, Siemens a sorti une arme que ne possédait pas GE : il propose d’apporter ses propres activités transport à un « nouvel Alstom » concentré sur cette seule activité des trains, mais avec une taille bien plus importante. Cela comporte l’ensemble de sa technologie grande vitesse, qui s’appelle « ICE » chez Siemens, et son activité de construction de locomotive. Siemens révèle enfin avoir déjà fait une offre comparable le 11 février dernier: « elle n’a même pas été soumise au conseil d’administration », indique une source proche du dossier. Siemens sait qu’il peut compter sur le soutien du gouvernement  français. Car, avant même de voir Arnaud Montebourg dans les prochains jours, les dirigeants de GE ont reçu une lettre dans laquelle le ministre dénonce une politique de « fait accompli » et juge ce comportement « inacceptable » au regard de l’implication de l’Etat dans le sauvetage d’Alstom il y a dix ans.  Surtout, dans cette lettre, le gouvernement dit clairement que les activités nucléaires d’Alstom sont considérées comme stratégiques et qu’il estime disposer d’un droit de veto « comparable à celui dont disposerait le comité pour les investissements étrangers aux Etats-Unis ». « Mais ce n’est pas parce que notre offre est meilleure que nous allons l’emporter », soupire amer un responsable allemand, « Patrick Kron a choisi l’Amérique et son conseil lui est totalement soumis ». D’où l’idée de rendre publics les termes d’une offre qui donne un avenir à l’ensemble du groupe

 

Industrie : la décadence (Elie Cohen)

Industrie : la décadence (Elie Cohen)

(Interview JDD de l’économiste Elie Cohen)

 

Pourquoi n’arrive-t-on pas à bâtir les champions industriels de demain en France?
Nos fleurons ont perdu de leur superbe car ils ne sont plus des conglomérats technologiques. Il y a une quinzaine d’années, ils sont devenus des « pure players » avec une activité unique. La Compagnie générale d’électricité a ainsi donné naissance à Alcatel et Alstom. Dans le même temps, en Allemagne, au Japon et en Corée, se constituaient des mastodontes technologiques. D’autres facteurs ont joué. Les Français n’aiment pas les grandes entreprises. Ils investissent principalement leur épargne dans la pierre et en produits à taux fixe. Et nous avons fait un sort aux participations croisées, la parade à un capitalisme sans capital. Derrière cet échec, il y a aussi celui de l’alliance franco-allemande. Un seul projet a abouti, EADS qui a donné Airbus.

C’est tout sauf l’Allemagne?
Notre voisin est le leader industriel incontesté de l’Europe. Nous acceptons de faire jeu égal avec lui quand nous sommes plus forts et cela donne Airbus. Quand nous pesons moins, nous préférons nous vendre aux Américains. Nous l’avons fait pour notre Bourse en faisant alliance avec le NYSE et Arcelor aurait pu créer un champion sidérurgique européen en s’unissant à ThyssenKrupp.

Qu’aurait dû faire l’État pour défendre ses fleurons nationaux?
Défendre résolument l’attractivité du territoire ou ses champions. Les Anglais ont opté pour la première voie. Ils acceptent que leurs groupes passent sous pavillon étranger mais imposent à ceux qui les rachètent des conditions drastiques pour le maintien de l’emploi et de centres de décision au Royaume-Uni. En France, on a privatisé les groupes nationalisés, on les a laissés se déployer à travers le monde, on n’a pas créé les fonds de pension qui auraient pu devenir des actionnaires durables et les investisseurs étrangers sont devenus décisionnaires en acquérant près de 48% du capital des entreprises du CAC 40.

Doit-on s’inquiéter?
Nous sommes en voie de désindustrialisation avancée. Nos PME sont trop faibles. Nos ETI sont à la peine et nos fleurons se font racheter. C’est le grand décrochage. La place de la France est en jeu. Nous sommes en train de devenir progressivement insignifiants

 

Sondage : Les Français pour l’euro à 55%

Sondage : Les Français pour l’euro à 55%

Plus de la moitié des Français (56%) sont opposés à la disparition de l’euro et au retour au franc et 44% pensent que l’appartenance de la France à l’Union européenne « est une bonne chose » selon un sondage opinionway pour Le Figaro et LCI. A la question « seriez-vous favorable ou opposé à la disparition de l’euro et au retour au franc ? », 56% des personnes interrogées se disent « opposées » pour 26% « favorables ». 18% des sondés se disent « indifférents ». Les personnes de 65 ans et plus sont les plus opposées à 70%. 44% des sondés jugent que l’appartenance de la France à l’Union européenne « est une bonne chose » alors qu’ils sont 23% à penser que c’est une « mauvaise chose ». 33% estiment que c’est une « choses ni bonne ni mauvaise ». Dans le même sondage, 64% des personnes interrogées avouent un désintérêt pour la campagne des élections européennes – 42% sont peu intéressées et 22% pas du tout. Ils sont 72% des 35-49 ans à ne pas être intéressés du tout. 36% des sondés trouve un intérêt à la campagne, 9% se disant même « très intéressés » et 27% « assez intéressés ».

Alstom : la grande braderie de l’industrie continue (la Presse)

Alstom : la grande braderie de l’industrie continue (la Presse)

La presse voit ce lundi dans la vente annoncée d’Alstom les prémices d’une « grande braderie » des fleurons de l’économie française. L’intervention de l’exécutif dans ce dossier industriel, qui voit le groupe Alstom convoité à la fois par l’Américain General Electric et l’Allemand Siemens, est plutôt saluée par les quotidiens. Pour Le Figaro, sous la plume de Gaëtan de Capèle, l’Etat « exerce, à bon droit, son devoir de surveillance lorsque les intérêts supérieurs du pays – secteur protégé, technologie sensible, emploi… – sont en cause ». Maud Vergnol insiste dans L’Humanité sur la nécessité pour le Premier ministre Manuel Valls de « prendre ses responsabilités et priver les patrons d’Alstom de leur droit divin ».  »Car l’OPA du géant américain sonne comme le début d’une grande braderie », ajoute l’éditorialiste du journal communiste. « Après Péchiney, Arcelor, et plus récemment Publicis ou Lafarge, la France peut-elle laisser partir à l’étranger un nouveau fleuron de son industrie nationale ? » demande Bruno Dive dans Sud Ouest. L’appel lancé par le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg à « la vigilance patriotique » « dit bien l’urgence du dossier Alstom dont il s’empare », écrit Monique Raux dans L’Est républicain. Pour Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne, « on observe une nouvelle fois que l’industrie française poursuit sa lente descente aux enfers, en jouant le rôle peu enviable de proie ».

Alstom : Hollande reçoit le patron de GE

Alstom : Hollande reçoit le patron de GE

Le président Hollande recevra ce lundi à 09h30 Jeffrey Immelt, a annoncé l’Elysée à l’AFP dimanche. Au terme d’un conseil d’administration ce dimanche soir, le groupe industriel français a décidé de poursuivre pendant deux jours sa « réflexion stratégique » sur l’avenir de sa branche énergie. Dans un bref communiqué, Alstom précise qu’il « informera le marché d’ici mercredi 30 avril matin » du fruit de sa réflexion et que, « dans cette attente », la cotation du titre à la Bourse de Paris « reste suspendue ». Un peu plus tôt dans la soirée, François Hollande avait convié à une réunion sur l’avenir d’Alstom le Premier ministre, Manuel Valls, ainsi que les ministres de l’Economie Arnaud Montebourg et de l’Energie Ségolène Royal. L’exécutif entend défendre les intérêts stratégiques français et « les objectifs d’emplois, de localisation des activités et d’indépendance énergétique » dans le cadre d’un éventuel rachat de quelque 70% des activités d’Alstom. « Compte tenu des enjeux stratégiques pour l’industrie et l’économie française, le gouvernement n’acceptera pas qu’une décision soit prise, quelle qu’elle soit, dans la précipitation et sans l’instruction conjointe avec les intérêts de la nation des choix alternatifs », a ainsi prévenu le ministère de l’Economie. Le gouvernement est « prêt à examiner » les projets concurrents de GE et Siemens « avec le souci de préserver les intérêts de la base industrielle de la France et à y participer financièrement », et sera « extrêmement vigilant », quant au « maintien de l’excellence et de l’indépendance de la filière nucléaire française », a précisé Bercy. Montebourg a également reçu Martin Bouygues, PDG du groupe homonyme qui est l’actionnaire principal d’Alstom, avec environ 29%. Dans un courrier adressé à Immelt et mis en ligne par BFMTV ce dimanche, Montebourg a affirmé qu’une acquisition d’actifs dans l’énergie, et en particulier le nucléaire, par un investisseur étranger, requérait une autorisation préalable des autorités françaises, similaire à celles délivrée par le Comité des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS). Dans ce contexte, « créer un fait accompli en annonçant publiquement une transaction sans avoir mené des discussions préalables avec les autorités compétentes ne serait pas une sage manière de procéder », a-t-il dit. Le mastodonte américain GE, qui compte 305.000 salariés dans le monde et affiche 146 milliards de dollars de chiffre d’affaires, souhaite racheter les actifs d’Alstom dans l’énergie (équipements pour centrales thermiques, énergies renouvelables…). Ceux-ci représentent plus de 70% de l’activité d’Alstom et un chiffre d’affaires de 14 milliards d’euros

 

Alstom temporise

Alstom temporise

Alstom qui semblait vouloir aller vite temporise car cette entreprise doit composer avec l’Etat qui constitue l’essentiel de sa clientèle française. Une décision hâtive et non concertée aurait certainement des effets négatifs sur les futurs carnets de commandes d’ Alstom. Alstom a donc annoncé dimanche qu’il poursuivrait sa réflexion stratégique alors que se profilait la vente potentielle de sa branche énergie à l’américain General Electric dans le cadre de discussions perturbées par une possible contre-proposition de l’allemand Siemens. Le groupe français, fabricant d’équipements électriques et de trains, a fait cette déclaration à l’issue d’un conseil d’administration réuni après une sévère mise en garde du gouvernement français, qui redoute d’être mis devant le fait accompli. L’Elysée a ensuite annoncé que François Hollande recevrait lundi matin le président de General Electric, Jeffrey Immelt, en présence du ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg. « Alstom poursuit et approfondit sa réflexion stratégique et informera le marché d’ici mercredi 30 avril matin », a fait savoir le groupe français dans un bref communiqué publié dimanche soir. « Dans cette attente, la société a demandé que la cotation de son titre reste suspendue », a ajouté le groupe, privé de Bourse depuis vendredi à la demande de l’Autorité des marchés financiers (AMF).  General Electric (GE) a, selon des sources proches du dossier, proposé à Alstom de lui racheter sa branche énergie pour 13 milliards de dollars environ (9,4 milliards d’euros). Siemens s’est toutefois dit prêt dimanche « à échanger sur les questions stratégiques soulevées par une coopération future » avec le français, qui subit de plein fouet la crise européenne du secteur de l’électricité et du marché des nouvelles centrales. Alstom « a reçu une offre ferme de GE et une déclaration d’intérêt de Siemens » et les deux propositions ne sont « pas du tout sur un pied d’égalité en termes d’engagement », a cependant souligné une source proche du dossier. « L’idée d’un passage en force paraît compliquée (…), il faut aller vite mais aussi prendre le temps d’y mettre les formes », a ajouté cette même source.  

 

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