Archive mensuelle de avril 2014

Page 15 sur 16

Salaires déguisés des stars de cinéma (Cour des comptes)

Salaires déguisés des stars de cinéma  (Cour des comptes)

Un sujet tabou: les à-côtés de la rémunération des stars (sans parler des salaires démentiels NDLR).  Le rapport de la cour des comptes en date du 2 avril dénonce l’utilisation « abusive » du régime du droit à l’image. Ce régime du code du travail a été créé pour l’utilisation de l’image d’une star dans la publicité par exemple. Mais ce régime est de plus en plus utilisé pour verser à la star d’un film un complément de rémunération qui s’ajoute à son cachet officiel.  « Cela alimente la hausse du coût » des films, pointent les limiers de la rue Cambon.  Première critique: cette pratique « nuit à la transparence ». En effet, cet à-côté n’apparaît pas dans les chiffres officiels du CNC (Centre national du cinéma), qui a toujours refusé de la chiffrer.  Pour la première fois, le rapport ose une estimation: « le poste du devis dans lequel ces sommes sont retracées, intitulé ‘droits divers’, a progressé de +119% entre 2003 et 2012 pour atteindre un total de 8 millions d’euros pour l’ensemble des films de fiction. Le dynamisme de cette augmentation est préoccupant. »  Seconde critique: verser de l’argent à la star au titre de son droit à l’image permet au producteur de payer moins de charges sociales: « cette pratique conduit à minorer artificiellement le salaire versé en vue de réduire les sommes dues au titre des cotisations sociales, tout en compensant cette minoration par un complément de rémunération déguisé en droit à l’image ». Régulièrement, l’URSSAF conteste ce droit à l’image, qu’elle requalifie en salaire.  Dernière critique: ce droit à l’image découle « en théorie » des recettes du film, et ne devrait donc être versé qu’une fois le film sorti.  « Or, certains contrats d’acteurs prévoient, avant même le début du tournage, une somme minimale susceptible de leur être attribuée sous la forme de droit à l’image. Cette pratique peut être tenue pour abusive », dénonce la Cour.  Face à tous ces problèmes, la Cour propose donc de « plafonner la prise en charge par le soutien public des rémunérations les plus élevées », et « d’exclure de tout soutien public automatique les films qui ont recours à cette pratique ».  Malheureusement, ce souci de moralisation n’est pas partagé par le CNC, qui argue que cela serait « incompatible avec la réglementation communautaire ».   Un argument qui ne tient pas debout, selon la Cour. En effet, il existe déjà moult subventions publiques qui ne sont pas assises sur le budget réel, mais sur un budget fictif calculé avec des cachets plafonnés. Par exemple, en Allemagne, le cachet du producteur est plafonné à 125.000 euros pour le calcul des subventions publiques. Et même en France, le cachet des acteurs est plafonné au minimum conventionnel dans le calcul du crédit d’impôt. Cela permet de « maîtriser la dépense », estime la Cour.

 

La BCE aveugle et sourde

La BCE aveugle et sourde

 

Problème récurrent d’audition et de vision pour la BCE qui ne voit pas la crise s’ancrer en Europe. Elle n’a pourtant théoriquement qu’une mission, réguler l’inflation. Or précisément l’Europe est au bord de la déflation. Pour autant à part quelques paroles rassurantes, il ne faut pas s’attendre à grand chose de la part de la BCE lors de sa réunion de jeudi. Une double question est posée pour la BCE : sa compétence et son statut. Sa compétence car ses membres semblent tétanisés face aux problèmes ;  son statut car évidemment une banque centrale doit avoir un rôle important au service de l’économie comme au Japon, aux Etats, Unis, en Chine ou encore en Grande Bretagne. La semaine dernière, plusieurs membres de l’institution européenne ont pourtant indiqué qu’elle préparerait de nouvelles mesures exceptionnelles pour que la zone euro ne bascule pas dans la déflation. Même le très orthodoxe Jens Weidmann, le patron de la Bundesbank, a indiqué qu’il n’était pas hors de question que la BCE muscle son action, à condition toutefois qu’elle respecte son mandat. C’est-à-dire qu’elle ne finance pas directement les Etats. La faiblesse de l’inflation, qui, selon des données publiées par Eurostat lundi 31 mars, est tombée à un plus bas historique au mois de mars, à 0,5%, a semblé accentuer la pression mise sur les épaules de la BCE.  Pourtant, mardi 1er avril, son vice-président, le portugais Victor Constancio, a calmé le jeu en réaffirmant que l’institution « ne voit pas de scénario de déflation » dans la zone euro. La BCE chercherait-elle ainsi à gagner un peu de temps? La très grande majorité des analystes s’attend, en tout cas, à un statu quo de sa part, pour ce jeudi. « La BCE devrait rester au niveau du discours sans passer à l’acte. Je n’attends pas de décision concrète mais des paroles plus accommodantes » de la part de son président Mario Draghi, explique Gilles Moec, co-directeur des études économiques chez Deutsche Bank. « La BCE cherche à se distinguer un peu du flux de données quotidiennes », poursuit-il, indiquant ainsi que le niveau actuel de l’inflation ne devrait pas suffire à pousser la BCE à agir. A plus long terme, l’institution européenne pourrait néanmoins être contrainte de dégainer. « Si en avril et en mai les chiffres de l’inflation se situent encore en-dessous de la trajectoire anticipée par la BCE, il y aura une attente forte, car sa crédibilité sera fragilisée », estime Gilles Moec.

Lagarde demande à la BCE de se bouger

Lagarde demande à  la BCE de se bouger

 

Devant l’immobilisme de la BCE, Lagarde (FMI) tente de secouer le cocotier européen tétanisé par la crise. Elle a raison mais la BCE fera semblant de  l’entendre. La BCE va sans doute attendre les élections de mai ( et le changement de rapports de forces) avant de s’apercevoir des risques   déflationnistes et de ses conséquences sur la croissance et l’emploi. Christine Lagarde met un peu la pression sur la Banque centrale européenne et son président Mario Draghi. Ce mercredi 2 avril, elle a ainsi déclaré, à l’occasion d’un discours prononcé à la John Hopkins School of Advanced International Studies, que « plus d’assouplissement monétaire, y compris par le biais de mesures non conventionnelles, s’impose dans la zone euro ». « La Banque du Japon doit également persister dans sa politique d’assouplissement quantitatif », a-t-elle également déclaré. Elle s’exprimait à la veille de la réunion de la Banque centrale européenne qui tiendra, jeudi 3 avril, sa conférence mensuelle.  Christine Lagarde a également affirmé que la croissance économique mondiale devrait accélérer à un rythme de plus de 3% cette année et la suivante mais elle a prévenu que la reprise après la crise financière mondiale restait fragile et que cela constituerait un risque si ce caractère perdurait. Elle a estimé que l’inflation faible en zone euro, les tensions géopolitiques en Ukraine en particulier et l’instabilité des marchés sont autant d’éléments qui risquent de freiner la croissance à court terme.

Sondage confiance économie : encore en baisse

Sondage confiance économie : encore en baisse

Les Français perdent un peu plus confiance dans l’avenir économique du pays. Moins d’un quart d’entre eux se déclare « plutôt plus confiant » depuis ces dernières semaines, soit deux points de moins que le mois dernier, selon le baromètre BVA-BFM-Challenges-Axys paru ce jeudi 3 avril. En revanche, près des trois-quarts des sondés se disent « plutôt moins confiants ». Le gouvernement de Manuel Valls, annoncé mardi 2 avril, redonnera confiance aux Français ? En effet, ce sondage a été réalisé les 27 et 28 mars, avant le second tour des Municipales et le remaniement.  Selon ce baromètre, une seule mesure parait efficace aux yeux des Français pour stimuler la croissance: « réduire fortement les dépenses publiques« . Cette idée est reprise aussi bien par les sympathisants de droite (87%) que de gauche (62%). Les autres mesures seraient même jugées « peu » voir « pas du tout efficace ». Ainsi, 37% seulement des personnes interrogées estiment que « moins taxer les revenus du capital que ceux du travail pour favoriser l’investissement » serait efficace pour stimuler la croissance. 27% seulement des Français jugent par ailleurs que « supprimer les cotisations familiales payées par les entreprises en compensant ce manque à gagner par une hausse de la TVA ou de la CSG » constituerait une mesure efficace. Et moins d’un Français sur quatre (23%) estime par ailleurs que le gel du Smic afin de limiter les freins à l’embauche serait efficace pour stimuler la croissance.

Sapin-Montebourg : un duo explosif

Sapin-Montebourg : un duo explosif

Sapin ne souhaitait pas travailler à Bercy avec Montebourg mais il a dû s’incliner. En fait il devra cornaquer Montebourg qui lui aurait bien souhaité être le patron de Bercy.  Le duo sera explosif entre le fidèle de Hollande et le tonitruant Montebourg notamment sur les dossiers européens.  Le nouveau ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin, aura pour mission de mettre en œuvre le pacte de responsabilité et d’amadouer en parallèle les partenaires européens de la France si elle n’est pas, comme c’est probable, au rendez-vous de ses objectifs de réduction du déficit. Le ministre du Travail sortant devra aussi composer avec Arnaud Montebourg, qui sort renforcé du changement de gouvernement et a fait monter ces derniers jours la pression sur la nécessité d’obtenir une réorientation de politiques de l’Union européenne trop marquées par l’austérité à son goût. La cohabitation entre son prédécesseur Pierre Moscovici et le très médiatique ministre du Redressement productif a été tendue, parfois tumultueuse, ces deux dernières années.  On ne cachait pas ces derniers jours dans l’entourage de Michel Sapin que, s’il devait aller Bercy, ce serait à la condition d’en être le « patron ».  Sa position dans le gouvernement, au même rang qu’Arnaud Montebourg qui récupère en plus l’Economie, fait qu’il devra composer avec celui dont il saluait récemment en privé le dynamisme, estimant qu’il « met du punch dans la vie politique et la vie économique ». Bien qu’il se soit rarement exprimé sur les questions européennes ces dernières années, Michel Sapin n’a jamais eu recours à la rhétorique provocatrice de son colocataire. Il avait sévèrement critiqué l’an passé le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui défendait la nécessité d’une « confrontation » entre la France et l’Allemagne pour obtenir une inflexion des politiques européennes.

 

Enquête financière pour Yamina Benguigui

Enquête financière pour Yamina Benguigui

 Nouvelle affaire pour le PS. La Haute autorité pour la transparence avait évoqué lundi «un doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité» de la déclaration de patrimoine de l’ex-ministre de la Francophonie. La nouvelle maire de Paris, Anne Hidalgo, a demandé sa démission. Le parquet de Paris a ouvert mercredi une enquête préliminaire confiée à l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales sur la déclaration de patrimoine de l’ex-ministre de la Francophonie Yamina Benguigui. Cette dernière est soupçonnée d’avoir menti sur l’évaluation de son patrimoine ou d’avoir volontairement omis des éléments, des accusations qu’elle rejette. Si les faits sont avérés, Yamina Benguigui risque 3 ans d’emprisonnement, 45.000 euros d’amende et une confiscation de ses droits civiques pendant 10 ans.  Lundi, la Haute autorité pour la transparence avait déjà évoqué un «doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité»  de la déclaration de Yamina Benguigui. Il est reproché à la ministre d’avoir oublié de préciser qu’elle était copropriétaire d’une société anonyme de droit belge depuis 2005. Cette holding est actionnaire à 99% de Bandits productions, la société qui produisait des films pour le ministère de la Francophonie. Yamina Benguigui aurait vendu des parts de sa société pour un montant de 430.000 euros fin janvier 2014. Pour sa défense, la ministre avait expliqué que la date de cession de ces parts avait dû être modifiée sur «préconisation de l’administration fiscale». Ces parts auraient en réalité été vendues en février 2013, a-t-elle expliqué. La ministre avait précisé «n’avoir perçu aucun produit de cette cession compte tenu de l’insuffisance de trésorerie de la société», et que la vente avait été conclue pour un euro symbolique. Celle qui était encore a ministre déléguée à la Francophonie mi-mars, avait été accusée par le journal Marianne d’avoir menti sur le contenu de sa déclaration. Yamina Benguigui avait immédiatement démenti l’information . «Il n’y a ni fraude, de quelque nature que ce soit, ni enrichissement personnel: le patrimoine de Madame Benguigui est parfaitement connu et régulièrement déclaré auprès de l’administration fiscale», avait réagi son avocate Me Martine Malinbaum. La Haute autorité pour la transparence en a jugé autrement.  Réélue dimanche conseillère de Paris dans le Xe arrondissement, Yamina Benguigui a été priée de démissionner par la nouvelle maire de Paris Anne Hidalgo .

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Pourquoi les écolos lâchent Hollande

Pourquoi les écolos lâchent Hollande

 

Il y a bien sûr des raisons de fond comme l’insignifiante reconversion écologique jusque là. Aussi le fait que Valls est peu sensible aux questions environnementales. Des motifs politiques aussi, Valls étant considéré comme trop à droite et ne répondant pas aux interrogations suite aux résultats des municipales. Enfin des questions de stratégies politiques. Les écolos ne croient au redressement du pays avec Hollande et misent  finalement sur sa défaite. Du coup d’une certaine manière ils se placent  dans une opposition pour réaliser un bon score aux européennes confirmant ainsi les municipales. Duflot pense auusi aux présidentielles de 2017. En se mettant à l’écart  de la politique gouvernementale, elle entend se refaire une vertu d’opposante et faire une score très honorable aux présidentielles. Evidemment certains députés écolos qui ne doivent leur élection qu’à l’accord avec le PS se sentent menacés si cet accord n’est pas reconduit. Pourtant Valls avait fait des efforts pour séduire les écolos en leur proposant un très grand ministère de l’écologie. Les écolos savent toutefois que ce ministère relève souvent du gadget et que les vraies décisions sont prises à Matignon, à Bercy et à l’Elysée, exemple sur le nucléaire. En fait c’était le bon moment pour les écolos de se reverdir et d’éviter de sombrer avec Hollande d’autant qu’en réalité il ne pesait guère sur la politique gouvernementale et avec valls l’avenir était encore plus sombre.

Réforme pénale Taubira enterrée

Réforme pénale Taubira enterrée  

 Taubira, dont le départ de la Place Vendôme fait peu de doute, même si elle pourrait obtenir un autre portefeuille, ne sera pas entendue ce mercredi par la commission des lois sur son projet de réforme pénale, comme c’était initialement prévu. Le monde policier et judiciaire s’interroge sur l’avenir de cette réforme très controversée. Pour l’association Institut pour la Justice, étiquetée à droite, son abandon est imminent tant les positions de Manuel Valls sont limpides. Dans sa lettre au président au mois de juillet, il y déplorait notamment l’abandon des peines planchers, prôné par Christiane Taubira. En résumé, un match laxisme versus fermeté. Du côté des syndicats de police, pas les premiers supporters du texte, on est plus réservé sur son sort. Manuel Valls Premier ministre c’est une bonne nouvelle, ça veut dire qu’en tout cas le texte ne sera pas mis en chantier tel quel, renvoyant donc aux calendes grecques la très controversée réforme Taubira. De toute façon le climat n’est pas assez apaisé pour un examen mi-avril de la loi à l’Assemblée. Forcément, ça ne fait pas les affaires du rapporteur du texte, Dominique Raimbourg. Pour lui, la réforme est « in-enterrable ». C’est une véritable nécessité. Les magistrats eux attendaient de pied ferme le changement, ils ne sont pas vraiment optimistes. Avec ce nouveau locataire à Matignon, François Hollande a clairement envoyé un signal et pas le meilleur qui soit. Repousser le calendrier serait un véritable échec. Au syndicat de la magistrature on en est même à espérer que la réforme, bien qu’imparfaite, soit examinée en l’état, plutôt qu’enfouit dans les cartons. A noter que même si le passage de la ministre de la Justice devant la commission des lois a été reporté, le texte pourrait passer devant l’Assemblée le 14 avril comme prévu.

 

Pacte de solidarité : les mesures sociales

Pacte de solidarité : les mesures  sociales

Avec les résultats des municipales Valls va être contraint de renforcer les mesures sociales. A peine aura-t-il le temps de poser ses valises à Matignon que Manuel Valls va devoir mettre en place le pacte de solidarité, pendant social du fameux pacte de responsabilité, évoqué en janvier dernier. L’objectif de cette contre-mesure est de convaincre la gauche du Parti socialiste et les Verts d’accepter le pacte de responsabilité. Deux volets se présentent : le premier concerne la baisse des cotisations sur les bas salaires. Selon Bercy, celle-ci permettrait de réaliser une économie de 60 euros sur un Smic. La diminution pourrait atteindre 4 points en supprimant la prime pour l’emploi, qui bénéficie aux six millions de foyers qui gagnent moins de 16.200 euros (célibataire) ou 32.500 euros (couple) par an. Deux à trois milliards d’euros ont également été dégagés pour les ménages. Le gouvernement prévoit dans un deuxième temps une baisse d’impôts. Le comité chargé de mener la réflexion sur le sujet doit d’ailleurs rendre ses conclusions le 10 avril prochain.  Jean-Marc Ayrault voulait atténuer les effets de seuil, qui se produit lorsque l’on franchit un palier d’imposition. Une mesure qui pourrait finalement être mise en place par son successeur.

«L’échec, une responsabilité de la majorité et de Hollande » Cosse (EELV)

 «L’échec,  une responsabilité de la majorité et de  Hollande » Cosse (EELV)  

 

 

 

 

La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Emmanuelle Cosse, justifie dans un entretien au Monde le refus de son parti de participer au gouvernement de Manuel Valls. « Ce que m’a dit Manuel Valls, c’est qu’il ne souhaitait pas débaucher des gens qui ne seraient pas soutenus par leur parti », explique notamment Mme Cosse.

Pourquoi la direction d’EELV a-t-elle voté contre la participation des écologistes au gouvernement ?

Emmanuelle Cosse : Au-delà de ce que Manuel Valls a pu nous proposer, il y a une inquiétude très forte sur la volonté de François Hollande de faire bouger sa ligne après le signal envoyé par les Français dimanche dernier. Les gens sont très interrogatifs sur la réponse au désenchantement de la gauche par la nomination de Manuel Valls. Tous ceux qui veulent le changement sont sceptiques de par ses positions passées, et on ne peut balayer d’un revers de la main les positions de Cécile Duflot et de Pascal Canfin.

Il n’y a pas de reprise en main du parti par Cécile Duflot ?

Il n’y a pas de mainmise de Cécile Duflot sur le parti. Mais sa décision est importante. Elle est à la hauteur de son poids politique et de ses réalisations. Quand la ministre qui a mis en place la loi ALUR [accès au logement et à un urbanisme rénové] explique pourquoi elle ne veut pas participer à ce gouvernement, ce n’est pas anodin.

L’offre de M. Valls était pourtant ambitieuse et vous réservait notamment un ministère de l’écologie élargi à l’énergie ?

Sa proposition était solide et correcte. Il a fait la proposition que François Hollande ne nous a pas faite en 2012. Manuel Valls veut réussir comme premier ministre et il souhaitait que l’on entre dans ce gouvernement. Mais ce que nous disons aujourd’hui, c’est qu’avant de prendre des postes nous attendons des actes. Sur les questions de transition énergétique, il nous a dit ce matin des choses très fortes, mais on ne peut pas oublier les deux ans passés d’une expérience gouvernementale qui a eu des hauts et des bas.

 

 

Italie : objectif chômage sous 10%

Italie : objectif  chômage  sous 10%

 

Matteo Renzi s’est engagé mardi à ramener le taux de chômage en Italie sous la barre des 10% dans les plus brefs délais, alors que celui-ci a atteint 13% en février, son plus haut niveau depuis 1977. Le président du Conseil, qui a fait de la lutte contre le chômage sa priorité depuis qu’il a succédé à Enrico Letta le 22 février, s’est dit encouragé par le « très très fort » intérêt manifesté, selon lui, par les investisseurs étrangers pour l’Italie qui montre les premiers signes de sortie de deux années de récession. « Nous voulons revenir sous les 10% (de chômeurs) dans les prochains mois, les prochaines années », a dit Matteo Renzi au cours d’une conférence de presse avec son homologue britannique David Cameron à Londres. Selon des données officielles publiées mardi, le taux de chômage en données corrigées des variations saisonnières a atteint 13,0% en février contre 12,9% en janvier, un niveau jamais atteint depuis le début de la statistique il y a 37 ans.

Emploi à domicile : nouveau recul

Emploi à domicile : nouveau recul

L’emploi à domicile, la fameuse « filière d’avenir », recule encore ; En cause le matraquage fiscal, la baisse du pouvoir d’achat de certains ménages, l’attentisme et le développement du travail au noir. Des conséquences largement prévisibles mais non prise en compte par le gouvernement.  L’emploi à domicile perd donc encore du terrain et la Fédération des particuliers-employeurs (Fepem) s’en alarme, ce mercredi 2 avril. Selon les chiffres qu’elle a compilés, la baisse du nombre de particuliers employeurs, entamée en 2012 (-1,8%), s’est accentuée en 2013, à 3%. Les nounous, employés de ménages, jardiniers et autres auxiliaires de vie ont non seulement été moins nombreux (-6%), mais ils ont également travaillé moins longtemps (-5% d’heures travaillées). Même les assistantes maternelles, profession traditionnellement moins sujette aux fluctuations, ont vu leur masse stagner sur l’année écoulée. Peut-être même reculer. Ce serait une première. Le secteur de l’emploi à domicile connaissait une belle croissance depuis le début des années 2000. Il a commencé à stagner en 2010-2011 avant de reculer, depuis 2012. En cause: la crise, bien sûr, qui pèse sur les budgets des ménages. Mais aussi, l’alourdissement des charges sur l’emploi à domicile. Ce secteur connaît depuis 2012 un détricotage de ses avantages fiscaux: suppression de l’abattement sur les cotisations des employeurs particuliers, de la possibilité de déclarer le salarié « au forfait », et hausse de la TVA…La réintroduction d’un abattement de 75 centimes par heure travaillée, en janvier 2013, n’a pas permis de relancer la machine. L’Acoss publiera ses statistiques officielles ce vendredi. Elles devraient confirmer cette tendance. La Fepem dénonce, elle, une généralisation du travail au noir et réclame des mesures pour relancer l’emploi déclaré. La Fédération estime que 50.000 postes pourraient être créés.

 

Déficit France : avertissement de l’Europe

Déficit France : avertissement  de  l’Europe

C’est un avertissement avant le carton jaune sur les déficits. L’Europe sent que Hollande affaibli par les municipales commence à mollir sur les 50 milliards d’économies (au demeurant très flous), du coup c’est un rappel à l’ordre vis à vis des objectifs affichés par la France elle-même. . La négociation s’annonce serrée. Ce mardi 1er avril, le chef de file de l’Eurogroup, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem a assuré que Paris n’a pas demandé un nouveau report pour ramener son déficit public sous les 3% du PIB. Mais le ministre des Finances des Pays-Bas en a profité pour souligner la nécessité pour Paris de ne pas relâcher ses efforts. « La France est consciente de ses engagements, elle a déjà obtenu du temps et doit fournir davantage d’efforts », a-t-il affirmé. Ces propos font écho à ceux prononcés, quasiment en même temps, par le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn. Ce dernier a affirmé qu’il « est important que la France procède aux ajustements structurels nécessaires », c’est-à-dire qu’elle dégage des économies de long terme.  Ces déclarations sonnent comme autant de rappel à l’ordre alors que la veille, l’Insee a indiqué que le déficit public a dérapé plus fortement que prévu en 2013, s’élevant à 4,3% du PIB, contre un chiffre de 4,1% prévu par le gouvernement. Surtout, les propos de Jeroen Dijsselbloem et Olli Rehn succèdent à l’allocution télévisée de François Hollande. Le président français y a affirmé, concernant les 50 milliards d’économies promis par l’exécutif tricolore, qu’ »il ne s’agit pas de faire des économies pour faire des économies ». « Il ne peut être question de fragiliser la croissance qui repart », a-t-il poursuivi, expliquant que « le gouvernement aura aussi à convaincre l’Europe ».

Création d’un SMIC en Allemagne

Création d’un SMIC en Allemagne

Pour une fois l’Allemagne copie la France avec la création d’un salaire minimum à 8,50 euros brut de l’heure (pour 9.53 en France). Après plusieurs mois de négociations entre partenaires sociaux, la mesure est examinée ce mercredi 2 avril en conseil des ministres. Elle entrera en vigueur à partir du 1er janvier prochain, dans tout le pays. Les patrons n’ont finalement pas réussi à en limiter la portée comme ils l’auraient voulu. L’instauration d’un smic généralisé devient la mesure la plus emblématique de la grande coalition en Allemagne. Ce salaire minimum concernera tous les Allemands, exceptés les jeunes de moins de 18 ans qui n’ont pas terminé leur formation, et les chômeurs de longue durée qui reçoivent une aide du pôle emploi allemand (16.000 sur un total de 1,1 million) Au total, selon l’institut de recherche économique IFO, de 3,7 à 5 millions de personnes, soit 14% des salariés dans la fourchette haute, devraient ainsi en profiter, en majorité des femmes. Un quart des futurs bénéficiaires travaillent en ex-Allemagne de l’Est, moins bien payés que ceux de l’Ouest du pays. Le Smic concernera aussi toutes les branches professionnelles, contrairement à ce que voulait le patronat, qui aurait bien multiplié les exceptions. Mais une quinzaine de secteurs ne le mettront en place qu’en 2017. Les experts sont divisés sur les conséquences de la mise en place de ce smic. Ses pourfendeurs les plus pessimistes vont jusqu’à prédire la disparition de 900.000 emplois. Ses partisans, eux, anticipent une hausse du pouvoir d’achat, et donc la demande. Ils croient même que l’Etat pourrait faire des économies, via une baisse des aides publiques qui compensaient jusqu’à présent les trop bas salaires. 11 millions d’euros d’aides de ce type sont versées chaque année à 1,3 million de salariés.

 

Hollande redécouvre l’Europe

Hollande redécouvre l’Europe

 

Lors de sa campagne européenne Hollande avait promis de réorienter l’Europe mais depuis il a oublié ; cependant  La pression de l’aile gauche de la majorité, qui rejette plus que jamais le choix de la rigueur budgétaire affiché par François Hollande, est plus forte aujourd’hui. « Il est temps de desserrer l’étau des contraintes du pacte de stabilité », estime un de ces courants, Maintenant la gauche, dans une lettre ouverte adressée dimanche au chef de l’Etat. Ses membres exhortent celui-ci à « engager le rapport de force » et à notifier à Bruxelles « le refus de respecter dans les délais » des critères de déficit « restrictifs ». Le courant « Un Monde d’avance », fort d’une vingtaine de députés, plaide pour une « confrontation au niveau européen » – « Hollande l’a refusée en 2012, maintenant il se retrouve au point de départ », dit son secrétaire général, Guillaume Balas. Le chef de l’Etat, qui a pris devant ses partenaires européens l’engagement de ramener le déficit français sous la barre des 3% du PIB en 2015, semble avoir au moins partiellement entendu ces appels.  Il a annoncé dès lundi soir son intention d’obtenir de nouveau l’indulgence de Bruxelles vis-à-vis de déficits que la France n’est pas parvenue à contenir dans les limites promises. Il a certes promis de mettre en œuvre le programme de 50 milliards d’euros d’économies annoncé avant les municipales.  Mais « je ne veux surtout pas fragiliser la croissance qui repart », a-t-il ajouté dans son intervention télévisée.   »Le gouvernement aura aussi à convaincre l’Europe que (la) contribution de la France à la compétitivité, à la croissance, doit être prise en compte dans le respect de nos engagements », a-t-il poursuivi. « Car (…) renforcer l’économie française, c’est la meilleure façon de réorienter l’Europe. » François Hollande peut se prévaloir de la caution d’un banquier réputé de gauche, Matthieu Pigasse, qui déclarait à Reuters la veille du second tour des municipales que Paris devait s’inspirer des réformes de Matteo Renzi. « Nous continuons de mener en Europe des politiques d’austérité dont nous savons qu’elles sont mortifères », estime le directeur général de la banque d’affaires Lazard France. « En Italie, vous avez un Premier ministre, Matteo Renzi, qui a décidé d’un coup de renverser la table, de casser les dogmes. » Mais comme en écho, la France s’est attiré mardi un rappel à l’ordre du président de l’Eurogroup: « La France (…) a déjà obtenu du temps et doit fournir davantage d’efforts », a déclaré à la presse Jeroen Dijsselbloem. Jusqu’aux européennes Hollande va de nouveau avancer l’idée d’une nécessaire réorientation de l’Europe  ensuite il reprendra le chemin du compromis entre relance et austérité.

Sondage européennes : UMP 24%, FN 22%, PS 19%

Sondage européennes : UMP 24%, FN 22%, PS 19%

 

C’est la grande trouille du PS : une débâcle encore plus importante aux européennes. Selon un sondage Ipsos-Steria, le Front national, crédité de 22% des intentions de vote, devancerait alors le PS (19%), qui arriverait en troisième position derrière l’UMP (24%). « L’Europe fouettarde, l’Europe des règles, l’Europe des disciplines, ça suffit! » dit ainsi le président socialiste de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, sur son blog. « Nous devons nous présenter devant Bruxelles et défendre bec et ongles une nouvelle donne européenne », ajoute-t-il. « C’est-à-dire de nouvelles protections des travailleurs et de nouveaux investissements européens. » Claude Bartolone et une quarantaine de députés PS du courant des « reconstructeurs » se sont réunis mardi matin dans une annexe de l’Assemblée pour demander une « réorientation » de la politique économique et européenne en faveur des investissements publics et d’un rythme moins soutenu de réduction des déficits. « Il faut tourner le dos définitivement à l’austérité », a résumé leur chef de file, le député Jean-Marc Germain.  Le ministre sortant du Redressement productif a pour sa part tenu à rappeler mardi sur France Inter qu’il avait en commun avec le nouveau Premier ministre, Manuel Valls, d’avoir voté en 2005 contre la Constitution de l’UE et d’être « eurocritique ».  Arnaud Montebourg a brocardé les « états de services peu brillants », selon lui, de la Commission européenne: l’UE est « quand même la seule région au monde qui ne connaît pas la croissance et qui connaît pire, le risque de déflation. » « Je crois que nous avons la possibilité de réussir (…) à réorienter l’Europe, parce que pour le moment c’est l’Europe qui nous réoriente dans un sens austéritaire », a-t-il ajouté. « Nous avons besoin (…) de faire évoluer les idées de la Commission. » En fait c’est surtout la rtrouille d’une  gra nde raclée aux élection seuropéennes qui refait découvrir au PS la nécessité ’d'une  réorientation européenne.

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Hollande : un coup à droite, un petit coup à gauche

Hollande : un coup à droite, un petit coup à gauche

 

Champion du slalom spécial Hollande navigue, un coup à droite, un petit coup à gauche. L’ennemi c’est la finance pendant la campagne mais en fait pas de vraie réforme bancaire ( ce sont les banquiers qui ont gagné) , le redressement du pays mais en fait des réformes sociétales pour les bobos, l’équité fiscale mais en fait une année on augmente , une autre on diminue ( un peu pour les ménages en 2015), l’inversion du chômage en 2013 mais en fait reportée à plus tard, ; le «  capitaine de pédalo » navigue au gré des vents, des courants, des sondages, des modes. Pour les déficits même chose, on promet 3% de déficit du budget mais on va essayer de reporter l’échéance à 2016 ou 2017, voire plus tard. On annonce la réorientation de la politique économique de Bruxelles mais en réalité on se couche devant Merkel. C’est du Hollande dans le texte. Un président qui a fusillé son mandat en seulement deux ans, de contradictions, de fausses promesse, de reniements. Il s’étonne après que la France soit divisée. Pas surprenant il n’a aucune colonne vertébrale, sa politique ressemble à du mou de veau. La sanction était inévitable depuis longtemps : une première raclée aux municipales. Surtout une débâcle aux européennes et là il aura cramé toutes ses cartouches, Valls y compris qui n’aura aucune marche manœuvre en dépit de son affichage volontariste. Pour 2017, les carottes sont cuites, Hollande ne sera même en deuxième position (s’il se représente ce qui n’est même pas certain). Finalement un président assez pathétique  qui flotte dans le costume trop grand pour lui. Conséquence la plus grave, le chômage qui n’en finit pas de grimper ; le seul et unique problème dont découlent tous les autres. De toute manière le mandat de Hollande est d’ores et déjà terminé. En mai, il ne lui restera que la dissolution après les européennes.

Retraites: pas d’augmentation

Retraites: pas d’augmentation

Traditionnellement, leurs pensions sont revalorisées le 1er avril. Mais cette année, aussi bien les retraites du régime de base que les complémentaires n’augmenteront pas en raison de mesures prises pour freiner les dérapages des comptes. Explications.  C’est l’une des mesures de la réforme des retraites. Les pensions du régime général devront attendre le 1er octobre 2014 pour être revalorisées. Auparavant la date était fixée au 1er avril. Concrètement, cela revient à geler les pensions pendant une période de six mois pour 15 millions de retraités. Cette mesure doit permettre, selon les prévisions du gouvernement, 600 millions d’euros d’économies en 2014, 1,4 milliard à partir de 2020, 1,7 milliard à partir de 2030 et 2 milliards dès 2040. “L’effort demandé aux pensionnés est indéniable, mais limité dans le temps et dans ses effets”, plaidait l’exécutif dans l’étude d’impact qui accompagnait le projet de loi portant la réforme des retraites.  L’année dernière, les partenaires sociaux s’étaient mis d’accord pour adopter des mesures de redressement des comptes des régimes de retraites complémentaires (Agirc et Arrco), dont bénéficient près de 12 millions de personnes.  Il a ainsi été décidé que ces pensions augmenteront moins que l’inflation, à raison d’un point de moins. En conséquence, la revalorisation de ces retraites est calculée en se basant sur la prévision d’inflation pour 2014, diminuée de 1%. Mais elle tient aussi compte du chiffre de 2013, pour corriger les écarts avec la prévision de cette dernière année. Au final, comme l’inflation pour 2014 est prévue à 1,3% et que celle de 2013 a été largement plus faible qu’anticipée, les retraites complémentaires n’augmenteront pas ce 1er avril. Les conseils d’administration de l’Arrco et l’Agirc ont respecté les règles de calcul, et ont décidé de geler le montant de ces pensions.

 

1...1213141516



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol