Archive mensuelle de avril 2014

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SFR: « un rapprochement avec Bouygues intenable » (Fourtou)

SFR: « un rapprochement avec Bouygues intenable » (Fourtou)

Dans une interview accordée aux Echos de ce lundi 7 avril, le président du conseil de surveillance de Vivendi, Jean-René Fourtou, revient sur cette décision en la justifiant. « Un rapprochement avec Bouygues aurait créé un groupe avec 47% de part de marché en valeur dans le mobile, ce qui était intenable au plan de la concurrence », indique-t-il.  Avant de poursuivre: « le régulateur aurait demandé des remèdes très importants afin de rééquilibrer le marché. La proposition de Bouygues de vendre son réseau mobile et des fréquences à Free allait dans le bon sens, mais il aurait probablement fallu aussi céder des clients ». « Par conséquent, dans le cas d’un mariage entre Bouygues et SFR, on se serait retrouvé avec une société en décroissance face à un concurrent surarmé, Free, conclut-il. Autre argument invoqué par Jean-René Fourtou, qui n’a jamais caché son soutien à l’offre de Numericable »: l’emploi. Il souligne ainsi que la proposition de Bouygues « comportait de très importantes synergies mais avec beaucoup de doublons au niveau des effectifs. Bouygues Telecom et SFR font des métiers très proches. Il y aurait eu 4.000 à 6.000 personnes en trop, sans compter les sous-traitants ». En parallèle, Jean-René Fourtou fait valoir que le projet de Numericable « a très peu de recouvrement et donc très peu de doublons en termes d’effectifs ». « Il s’agit de développer la convergence entre le fixe et le mobile, en s’appuyant sur la croissance du très haut débit et la génération de nouveaux services. C’est la stratégie gagnante dans les télécoms », plaide-t-il.

 

L’écologie doit être positive et non punitive (Ségolène Royal )

L’écologie doit être positive et non punitive (Ségolène Royal )

 

Ségolène Royal a sans doute marqué de nombreux points en redéfinissant le concept même de la politique écologique ; La ministre a déclaré dimanche que l’écologie devait être « une solution, pas une punition » et indiqué qu’elle ne souhaitait pas que la première décision du gouvernement de Manuel Valls soit un impôt nouveau. Invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, elle n’a pas été toutefois jusqu’à enterrer l’écotaxe poids lourd, dont le précédent gouvernement de Jean-Marc Ayrault a suspendu l’entrée en vigueur face à la fronde des « bonnets rouges » en Bretagne. « L’écologie, la protection de l’environnement doit être quelque chose de positif, d’enthousiasmant. C’est une solution, pas une punition et je ne voudrais pas que la première décision du nouveau gouvernement soit un impôt nouveau », a-t-elle dit. Elle a ajouté que le gouvernement attendait, avant toute décision, le rapport de la mission d’information parlementaire sur l’écotaxe, dont le produit doit servir au financement d’infrastructures de transport. « Nous verrons, et je ne vais pas décider toute seule », a souligné l’ancienne présidente de la région Poitou-Charentes. Interrogée sur sa politique en matière d’énergie nucléaire, elle a confirmé la fermeture de la centrale alsacienne de Fessenheim avant la fin du quinquennat, comme s’y est engagé François Hollande. « Cette feuille de route est parfaitement claire, donc les choses seront faites comme cela a été dit », a-t-elle assuré. A la question de savoir si d’autres centrales devraient fermer pour atteindre l’objectif de ramener à 50% l’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2025 en France, Ségolène Royal a répondu : « On verra ce qu’il faudra faire. (Mais) l’urgence est qu’il faut d’abord monter en puissance sur les énergies renouvelables (…) je pense que la priorité est le développement des énergies durables ». Elle n’a pas voulu commenter une information selon laquelle Manuel Valls aurait promis à Europe Ecologie-Les Verts de ne pas construire de nouveau réacteur EPR après celui de Flamanville (Manche), déclarant : « C’est à lui de confirmer. Je n’ai pas d’avis sur le sujet. » Sur un autre sujet controversé, l’exploitation des gaz de schiste, elle a exclu de l’autoriser « dans l’état actuel des technologies (…) parce que ce sont des technologies dangereuses ». Mais elle a aussi estimé qu’il ne fallait « jamais fermer des perspectives de recherche » sur de nouvelles techniques. S’agissant du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes à Nantes, dont elle n’a jamais été un chaud partisan, la nouvelle ministre de l’Ecologie a réaffirmé qu’il fallait d’abord attendre le résultat des recours engagés avant de prendre une décision. « J’ai toujours pensé que le dialogue devait se renouer autour d’un projet qui a été élaboré avant même que le TGV Nantes-Paris existe et qu’il fallait peut-être mettre les choses à plat. »

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Hollande : quand la sémantique cache le vide de l’action

Hollande : quand la sémantique cache le vide de l’action

Duflot a raison quand elle affirme qu’Hollande se satisfait des mots et de la com. au lieu des actes. (Elle aurait pur cependant sen apercevoir avant !). Dernière trouvaille le fameux « pacte de responsabilité » qui en fait ne signifie rien d’autre qu’une baisse d’impôts sur les sociétés, une baisse par ailleurs bien insuffisante pour retrouver la compétitivité puisqu’il ne concerne que 10 milliards là où en faudrait une centaine pour un véritable choc. Mais il faudrait dégraisser l’Etat et la bureaucratie, dont précisément Hollande est issu. Du coup Valls a décidé de ne plus faire voter ce pacte qui sera intégré dans le vote de confiance au parlement. Même enflure sémantique avec le pacte de solidarité quand il fallait simplement –mais utilement- parler de faire baisser les impôts sur les couches populaires et peut être les couches moyennes. Hollande est coutumier de l’emploi de formules ronflantes qui ne signifient pas grand-chose. Il faut se rappeler de « l’ennemi, c’est la finance » lors de la campagne. Tout cela pour se coucher devant le lobby bancaire français et aboutir à une mini réforme qui ne change rien et qui permet toujours aux banques de spéculer y compris avec l’argent des dépôts. On ne peut oublier non plus l’inversion de la courbe du chômage, expression de statisticien alors qu’il suffisait de parler de baisse du chômage ; En fait chez Hollande la formule précède l’idée et ignore le plus souvent l’acte. Du coup plus personne ne croit dans ses slogans même à gauche et peut-être surtout à gauche si l’on se réfère aux catégories socioprofessionnelles qui se sont abstenues (surtout les couches populaires. L’homme d’appareil n’a sans doute eu jamais beaucoup de convictions sinon qu’un jour il accéderait à la fonction suprême. Pari réussi (Grâce auusi beaucoup à DSK) mais pour quoi faire ?  Rien. Pathétique ce président sans conviction, sans vision, sans charisme et qui a fusillé son mandat en deux ans et qui n’aura plus comme solution que de dissoudre l’assemblée après  le tsunami des élections européennes, tsunami qui ne grandira pas la France.

Sondage Ségolène Royal à l’écologie : 59% pour l’Ecologie

Sondage Ségolène Royal  à l’écologie : 59% pour l’Ecologie

 

Alors que Valls ne bénéficie que d’un soutien de 41%, retour en fanfare et véritable résurrection politique pour Ségolène Royal qui s’est par ailleurs prononcée contre l’écotaxe.  Six Français sur dix approuvent la nomination de Ségolène Royal comme ministre de l’Ecologie, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche. 59% des sondés approuvent ce choix (19% « tout à fait » et 40% « plutôt »), contre 41% qui désapprouvent.  Dans le détail selon cette étude, les sondés proches du PS sont favorable à ce choix à 81%, tandis qu’ils approuvent à 67% chez les sympathisants d’Europe Ecologie-les Verts.  Sondage effectué par téléphone les 4 et 5 avril sur un échantillon de 969 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

 

La guerre du gaz en Europe ?

La guerre du gaz en Europe ?  

Le gaz pourrait bien augmenter sous l’effet du conflit entre l’Ukraine et la Russie  d’autant que Les Européens, Angela Merkel en tête, ont lancé de nouveaux avertissements à Moscou, menacé d’un deuxième train de sanctions en cas d’escalade.   »La Russie a échoué à s’emparer de l’Ukraine par l’agression armée. Elle lance maintenant le plan pour s’emparer de l’Ukraine par l’agression gazière et économique », a tonné le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, en conseil des ministres.  La Russie s’est emparée en mars de la péninsule ukrainienne de Crimée, après un référendum que Kiev et les Occidentaux ne reconnaissent pas, parlant d’ »annexion », et a massé jusqu’à 40.000 soldats aux frontières de l’Ukraine, la pire crise Est-Ouest depuis la fin de la guerre froide.  M. Iatseniouk a agité le spectre d’une nouvelle « guerre du gaz » pouvant menacer les approvisionnements européens, disant s’attendre « à ce que la Russie restreigne ou stoppe les livraisons » à l’Ukraine.  Un cri d’alarme coïncidant avec la fin d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Athènes consacrée en grande partie à la crise ukrainienne.  Moscou a déjà coupé le robinet de l’Ukraine lors de conflits bilatéraux, et par là même le flux d’exportation vers l’Europe.  Gazprom, le géant gazier russe souvent accusé d’être un bras armé du Kremlin, fournit environ le tiers des approvisionnements de l’UE. Et près de 40% de ce gaz transite via l’Ukraine.  Le ministre ukrainien de l’Energie, Iouri Prodan, a promis samedi que son pays assurerait ce transit quoi qu’il arrive. Et menacé de saisir une cour d’arbitrage faute d’accord avec Gazprom.  Mais un porte-parole de Gazprom, cité par l’agence russe Interfax, a souligné que les rabais annulés avaient été accordés en 2010 et 2013, soit après la signature du contrat d’origine en 2009, d’ailleurs très critiquée en Ukraine à l’époque.   »Si la main était de nouveau portée sur l’intégrité territoriale de l’Ukraine, nous devrions procéder à des sanctions économiques », a averti la chancelière allemande Angela Merkel tout en plaidant la poursuite du dialogue.  Vendredi, le vice-président américain Joe Biden avait dénoncé l’utilisation de l’énergie comme « arme politique ».  Mais le président de Gazprom, Alexeï Miller, a accentué la pression samedi, sommant l’Ukraine de rembourser 11,4 milliards de dollars, correspondant aux quatre années de rabais annulées.  M. Iatseniouk a lui évoqué la possibilité de négociations, mardi à Bruxelles, avec des partenaires européens – Slovaquie, Pologne, Hongrie – pour qu’ils rétrocèdent à l’Ukraine une partie du gaz qu’ils reçoivent à des prix inférieurs.  Mais le patron de Gazprom a d’avance averti: il fera « très, très attention à la légalité » d’une telle décision.  

 

SFR: Vivendi pour Numericable au détriment de Bouygues…et de Montebourg !

SFR: Vivendi pour  Numericable au détriment de Bouygues…et de Montebourg !

Vivendi a finalement tranché « à l’unanimité » en faveur d’Altice/Numericable qui propose 13,5 milliards d’euros à la réalisation de l’opération ainsi qu’un complément éventuel de prix de 750 millions d’euros, et une participation de 20% pour Vivendi dans le nouvel ensemble, qu’il pourra céder ultérieurement.   »L’ensemble devrait représenter une valeur totale supérieure à 17 milliards d’euros », indique Vivendi.  Cette offre « correspond au projet industriel le plus porteur de croissance, le plus créateur de valeur pour les clients, les salariés et les actionnaires », et répond ainsi « le mieux à (ses) objectifs », a fait valoir le groupe pour justifier son choix. Dans la soirée, le groupe Bouygues a réagi en prenant simplement « acte » de cette décision et soulignant que son offre présentait « les garanties les plus sérieuses tant du point de vue industriel que de l’emploi ».  Cette décision va à contre-courant de ce qu’attendait le gouvernement qui s’est ému ces dernières semaines de voir passer le deuxième opérateur français aux mains d’Altice, un groupe luxembourgeois coté à Amsterdam et dont le patron, Patrick Drahi, est un milliardaire franco-israélien qui vit à Genève depuis 15 ans.   »Il va falloir que M. Drahi rapatrie l’ensemble de ses possessions et biens à Paris, en France, et donc nous avons des questions fiscales à lui poser », avait déclaré Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, devenu depuis ministre de l’Economie.  Ce à quoi Altice a toujours répondu que le nouvel ensemble SFR/Numericable serait une entreprise de droit français cotée à Paris.  Arnaud Montebourg qui n’a jamais caché son soutien à Bouygues, a demandé samedi aux vainqueurs de « faire preuve de patriotisme économique pour le choix de ses fournisseurs ».  Il a également assuré qu’il entendait « redoubler de vigilance » sur les engagements pris le groupe de « ne supprimer aucun emploi postérieurement à la fusion, sous quelque forme que ce soit ». Car, l’emploi est un des défis majeurs pour le nouveau groupe.   »Le projet industriel d’Altice/Numericable est celui qui garantit pleinement le développement de l’emploi dans la durée, notamment par les investissements qu’il implique », assure pour sa part Vivendi.  

 

Sondage : Valls, ni à gauche ni à droite….ailleurs (IFOP)

Sondage : Valls, ni à gauche ni à droite….ailleurs  (IFOP)

Dns le sondage de l’IFOP pour le JDD, Hollande n’est ni à gauche, ni à droite, il est ailleurs, le problème est de savoir où ? Entre l’austérité ou la relance ? En tout cas François Hollande trouvera, lui,  dans la lecture de ce sondage un motif d’inquiétude supplémentaire : seuls 20% des Français considèrent le pacte de responsabilité et ses 50 milliards d’économies à trouver comme une priorité. Preuve que la grande idée présidentielle n’imprime pas. Nommé à Matignon dans un contexte politique et économique explosif, Manuel Valls peut s’appuyer sur un atout non négligeable : son profil politique original. L’ancien maire d’Evry échappe en effet au clivage gauche/droite classique. Le nouveau Premier ministre est perçu comme un homme de gauche par un tiers des Français, un homme du centre par un autre tiers des Français et ni à droite, ni à gauche par le reste des personnes interrogées. Issu de l’aile droite du Parti socialiste, il est jugé de gauche par un sympathisant PS sur deux.

Hollande, c’est des paroles et de la com., pas des actes (Duflot)

Hollande, c’est des paroles et de la com., pas des actes (Duflot)

 

Cécile Duflot ne fait pas de cadeau à Hollande  dans une interview à Libé. « Depuis des mois, je réclamais un changement de cap. J’ai cru que la défaite des municipales obligerait l’exécutif à bouger », raconte-t-elle. Mais « le président a fait le choix de changer la forme plutôt que le fond » en nommant Manuel Valls. « La seule réponse apportée a été un casting et l’affirmation (…) de la continuité », déplore l’écologiste. « C’est un choix politique que je ne partage pas. »  L’ancienne ministre balaie au passage la proposition d’un grand ministère de l’Ecologie faite à son parti par le nouveau chef du gouvernement. « Avoir un ministère de l’Ecologie sans ce changement de cap, c’est avoir un couteau sans lame », tacle-t-elle. Quant au choix de Ségolène Royal en ministre de l’Ecologie, Cécile Duflot se montre pour le moment dubitative : « Il faut une volonté collective. »  L’ancienne ministre du Logement déplore aussi les promesses faites sur la transition énergétique, non suivies d’effets selon elle. Sur ce point, « le temps n’est plus aux déclarations d’intention. Il faut passer aux actes », estime-t-elle, vantant le modèle de la « social-écologie ». « Cela veut dire (…) préparer un avenir intense en emplois, où l’on produit et consomme différemment. » Or, pour le moment, « les socialistes continuent de croire que la seule solution réside dans la course à la croissance. Ils n’imaginent pas un nouveau modèle. » 

 

Valls : les écolos ne lui voteront pas la confiance

Valls : les écolos ne lui  voteront pas la confiance

Mardi dernier, les écologistes ont officiellement refusé de participer au gouvernement de Manuel Valls. « J’ai passionnément aimé être ministre« , a déclaré Cécile Duflot samedi, ajoutant « si j’avais [eu] la sensation qu’il était possible d’agir avec la même utilité dans ce gouvernement [Valls], j’aurais continué« , qualifiant l’appel du nouveau Premier ministre d’ »appât alléchant« . Cette décision de ne pas participer au gouvernement Valls divise le parti, mais les responsables écologistes rassemblés à Paris samedi y étaient en majorité favorables. « Le choix de Cécile c’est un peu le choix des Français, ce n’est pas évident de refuser d’être numéro deux d’un gouvernement« , a notamment déclaré Jean-Vincent Placé, président des sénateurs écologistes.  Les députés eux n’ont toujours pas digéré cette décision. « A l’Assemblée on va gueuler ou va hurler, on ne va plus travailler ça sert à rien, sauf que là on les menace de quoi si on n’obtient rien ? Ben rien on est déjà sorti« , a expliqué par exemple la co-présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale Barbara Pompili. Les chefs de groupes parlementaires écologistes ont rendez-vous à Matignon lundi à 16h, « à l’initiative du Premier ministre ». Ils indiquent qu’ils prendront ensuite leur décision concernant le vote de confiance au gouvernement prévu mardi. « Il est certain qu’on ne votera pas contre« , a déjà assuré samedi Jean-Vincent Placé. Une responsable EELV confie hors micro que sauf si Manuel Valls annonce la fermeture de 24 réacteurs nucléaires, la mise en place de la proportionnelle et l’abandon de Notre-Dame-des-Landes, les écologistes ne voteront pas la confiance. Ce qui paraît clairement impossible. Mais comme ils se considèrent toujours dans la majorité, les parlementaires d’EELV devraient en fait s’abstenir.

 

UE : nouvelles priorités ? ( Olli Rehn)

UE : nouvelles priorités ? ( Olli Rehn)

Le commissaire aux affaires européennes se réveille et découvre lui auusi que la priorité c’est l’emploi et la croissance. Mieux vaut tard que jamais mais contrairement à ce que dit Olli Rehn  les préoccupations macro ne sont pas contradictoires avec les problèmes micro économiques ; les deux aspects doivent être articulés. Après avoir réglé la crise des dettes souveraines, la zone euro doit se concentrer sur la recherche de nouveaux marchés pour son industrie manufacturière et son secteur tertiaire et s’assurer de son approvisionnement énergétique, a déclaré samedi Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. L’économie de la zone euro doit renouer cette année avec la croissance après quatre années de crise qui ont conduit à adopter d’ambitieuses réformes institutionnelles, a ajouté Olli Rehn dans une interview à Reuters.  Maintenant que la crise est terminée, les priorités doivent changer, a-t-il insisté. « En jargon économique, il faut passer de la macro à la micro. » « Pour le moment, nous nous sommes occupés de la macro – nous avons stabilisé l’économie européenne. Il est temps maintenant de se concentrer sur le renforcement de la compétitivité économique et l’entrepreneuriat, au nom des créations d’emplois. » Le taux de chômage dans la zone euro est passé de 12% à 11,9% en octobre dernier et il est resté stable depuis lors. Olli Rehn a souligné la nécessité de réduire les tracas administratifs et la paperasse pour les entrepreneurs et de faire de l’Union européenne un vrai grand marché où tous les biens et les services peuvent circuler librement et où les 500 millions d’Européens peuvent travailler. « Au lieu de disputes institutionnelles, nous devons nous concentrer sur des efforts pratiques, concrets, en vue de renforcer la reprise économie et les créations d’emploi en Europe », a-t-il dit. Olli Rehn a également souligné la nécessité d’assurer la sécurité de l’UE en matière énergétique, relevant que certains pays étaient trop dépendants du gaz russe. « C’est un grand défi », a-t-il reconnu.

 

Sondage Valls : le chômage, priorité pour 70%

Sondage Valls : le chômage, priorité pour 70%

Ce n’est pas une grande surprise- sauf peut-être pour les politiques- c’est le chômage qui demeure la priorité des priorités. Sept Français sur dix estiment que l’inversion de la courbe du chômage doit être une des deux priorités du nouveau Premier ministre Manuel Valls, selon un sondage IFOP pour Le Journal du dimanche. La réduction des impôts des particuliers est la deuxième des priorités la plus citée dans cette étude, mais loin derrière la réduction du chômage, avec 34% des réponses contre 69%. L’économie est au cœur des préoccupations puisque vient ensuite la négociation avec la Commission européenne d’un délai de réduction des déficits publics (22%). La lutte contre la délinquance, elle, n’est citée que par 18% des sondés. Le chômage a encore augmenté fortement en février avec 31.500 demandeurs d’emploi de catégorie A supplémentaires pour atteindre un nouveau record à 3.347.700 chômeurs sans aucune activité. Le président de la République, François Hollande, avait promis dès son arrivée au pouvoir en mai 2012 d’inverser la courbe du chômage mais il a déjà dû repousser son objectif à 2013 puis à cette année. Manuel Valls prononcera mardi devant les parlementaires un discours de politique générale dans lequel il devrait esquisser les mesures du pacte de responsabilité, sur lequel le chef de l’Etat mise pour faire repartir la croissance et l’emploi avec 10 milliards d’euros de baisse de charges pour les entreprises. François Hollande a annoncé en début de semaine qu’il lui ajouterait un pacte de « solidarité », qui devrait porter sur une baisse d’impôts pour les ménages d’ici 2017 et une réduction des cotisations salariales pour les bas salaires. Alors que le gouvernement cherche comment financer ces mesures tout en réalisant 50 milliards d’économies, un délai a été demandé à la Commission européenne pour atteindre les objectifs de réduction des déficits publics mais Bruxelles s’y oppose pour l’heure.

 

BPIfrance : J-Pierre Jouyet quitte la présidence

BPIfrance : J-Pierre Jouyet  quitte la présidence 

Pour éviter sans doute les conflits avec Montebourg, J. Pierre Jouyet qui ne souhaitait pas soutenir les « canards boiteux » quitte la présidence de BPIfrance. Jean-Pierre Jouyet, par ailleurs directeur général de la Caisse des dépôts (CDC), a expliqué samedi sur France Inter qu’il souhaitait laisser sa place dans le cadre des changements à venir au sein du conseil d’administration de BPIfrance. Ségolène Royal, qui en était vice-présidente, va quitter l’organisme après avoir été nommée ministre de l’Ecologie du gouvernement de Manuel Valls, et Louis Gallois a démissionné en vue de son arrivée comme président de PSA Peugeot Citroën. « C’est une nouvelle étape qui commence pour BPIfrance », a dit Jean-Pierre Jouyet à propos de l’organisme détenu par l’Etat et la CDC et créé pour soutenir les petites et moyennes entreprises. « Le bilan de sa première année est très bon puisqu’il y a eu près de 80.000 entreprises en France qui ont été accompagnées. Le rôle de BPIfrance, je crois, est désormais reconnu au service de l’économie et de l’emploi. » « J’ai le sentiment du devoir accompli et je pense qu’à une nouvelle étape de la BPI, et compte tenu du renouvellement du conseil d’administration, il me paraît sage qu’il y ait un nouveau président donc je quitterai mes fonctions de président le 1er mai. » La dernière étape d’organisation de BPIfrance est intervenue ce mois-ci avec la création de « BPIfrance investissement », qui devrait permettre à a banque d’investir huit milliards d’euros au capital des entreprises d’ici 2017.

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

La lettre de colère de 100 députés socialistes à Valls et Hollande

La lettre de colère de 100 députés socialistes à Valls  et  Hollande

 

 

« Les conditions de la confiance  Pour un contrat de majorité

 

Agir et ne pas subir. La  défaite d’ampleur historique que nous venons d’encaisser  nous donne une responsabilité sans précédent. Bien plus qu’une protestation de circonstance,

Les Français ont exprimé des positions très politiques et, dans leur diversité, des demandes de   justice, d’efficacité économique  et  d’égalité républicaine.  Depuis de longs mois, les élus locaux et les députés avaient alerté sur le fossé qui se creusait entre la gauche au pouvoir et son électorat.  Cette défaite électorale ne doit pas se transformer en renoncement démocratique.  Au contraire,  le temps du Parlement est venu. L’affirmation de la volonté politique est  encore plus à l’ordre du jour. Le dialogue avec le nouveau Gouvernement s’engage  dès maintenant. La représentation nationale doit être digne de sa mission et à la hauteur de ce moment de notre histoire. Il lui revient de participer aux nouvelles orientations qu’exige cette  nouvelle étape. Dans ce but, il faut aller plus loin que les habitudes et les certitudes. Pour répondre vigoureusement à  l’épuisement institutionnel,  nous proposons un contrat de majorité, dans la durée. En effet, pour restaurer la confiance avec les Français, il faut recréer aussi la confiance avec le Parlement. Celui-ci doit apporter sa légitimité en soutien des choix que les citoyens de tous horizons attendent de la gauche au pouvoir. Notre première contribution au  contrat de majorité  privilégie les orientations ainsi rappelées :

 

1)

Obtenir une réorientation européenne par un plan de relance contre la déflation et une révision des règles budgétaires insoutenables et ennemies de la croissance et

de l’emploi. Les trajectoires budgétaires imposées  aux Etats et à l’Union,  sans distinguer selon la nature des dépenses, ne sont pas des tabous. Il y a urgence à les rediscuter. La Commission doit  enfin changer de cap. L’élection européenne, le 25 mai, sera aussi l’occasion de mener ce  combat. Sans investissements massifs publics et privés, soutenus par l’Union, dans les énergies renouvelables, les transports, le numérique, la construction de logements, la recherche, pas d’échappatoire au déclin.

 

  2)

Concentrer les moyens publics sur la création réelle d’emplois

 et, ainsi, intensifier le redressement productif.  Pour cela, substituer

un pacte national d’investissement, négocié jusqu’au niveau des  entreprises, aux mesures les plus coûteuses et sans conditions actuellement envisagées dans le pacte de responsabilité. Concentrer  les marges de manœuvre de la France sur l’emploi,

  l’investissement,  la  formation,  c’est la condition de la protection des salariés contre le chômage  de masse.

 

3)

 

Défendre des décisions de justice et de pouvoir d’achat 

 Des mesures en faveur des bas salaires, la réforme fiscale et la CSG progressive, l’effort en faveur des retraites les plus  modestes, que nous avons demandés depuis des mois. Ces décisions convergent vers  un « choc de demande »   , accompagnant les efforts sur l’offre,

 additionnant ces améliorations de pouvoir d’achat, les emplois aidés non marchands pour les jeunes et les chômeurs de longue durée, et les investissements publics. 4)  Réaffirmer et amplifier les choix et les engagements de 2012 : Muscler les efforts de

régulation des activités financières et bancaires, et leur  mobilisation pour l’investissement et les territoires.  Promouvoir la responsabilité sociale et environnementale des multinationales et leur « devoir de vigilance ».

-

 

4)

Rendre populaire  la transition écologique

: financement et avances pour les travaux de rénovations énergétiques, co-investissements citoyens dans les énergies renouvelables, plan de remplacement des véhicules et équipements anti-écologiques. Engager un mouvement de  transformation de l’Etat et des collectivités locales, avec les citoyens et les agents publics. Nous soutiendrons les économies efficaces,  pas les régressions sociales : non aux économies de dépense qui conduisent à des reculs pour la Sécurité sociale  ou à la panne de l’investissement public

 !

-

  Défendre l’égalité des territoires

 par un socle de droits (le « bouclier »), une relance des économies locales, un remaillage des services publics sur deux piliers :

L’éducation et la santé.

 

 5)

 

Pour  une revitalisation exigeante de la démocratie française.

Un sentiment  d’abandon exaspère aujourd’hui de nombreux Français. Ils se sentent oubliés, incompris,   pas écoutés. Pour écouter les citoyens et mobiliser la société, nous devons inventer des  formes participatives nouvelles. Le pays ne se sent pas représenté 

 , encore plus quand le Parlement n’est pas entendu. La nouvelle étape doit retrouver les droits et les devoirs du Parlement. Notre majorité sera  plus soudée, si elle inaugure des manières modernes de préparer les grandes décisions et de délibérer.

Si nous ne laisserons pas s’installer de faux clivages entre les «

 cigales » et les « fourmis  », nous savons aussi que jamais la France ne se redressera dans l’austérité et en laissant exploser le chômage et les inégalités. Nous faisons le c

hoix d’une politique qui marche. Nous recherchons

 

l’équilibre entre les  salariés et les entreprises et entre les efforts et la justice, pour toutes les composantes de la société. Refusant la fuite en avant façon Sarkozy, nous choisissons l’efficacité  pour mener les  politiques d’investissement, la transformation de l’Etat, l’innovation publique.

 

Les  Français n’ont pas changé depuis  le 6 mai 2012, ils sont déçus. Ils ne sont pas versatiles, ni  ralliés à l’UMP  qui  n’a rien d’autre à proposer que la dérégulation et

l’austérité

.

Il est impératif d’exprimer une vision claire  et offensive du futur de la France et de son rôle en Europe. Les Français ont le sentiment que la politique  qu’ils avaient choisie n’est pa

s assumée. Ils  nous l’ont dit  dans les urnes. Il faut maintenant passer des urnes aux choix et, pour nous, des mots aux actes. Les temps  qui viennent sont pour tous, et pour chacun d’entre nous,  une épreuve de vérité. »

 

Sondage : Européennes : l’UMP en tête, suivi du FN puis du PS

Sondage : Européennes : l’UMP en tête, suivi du FN puis du PS  

La punition pourrait être encore plus sévère pour le PS aux européennes puisque le l’UMP arrive en tête arrive, suivie du FN, le PS étant en troisième position. (Autour de 20%, son score aux municipales). Selon un sondage IFOP, les listes UMP sont créditées de 24 % des intentions de vote aux européennes, devant celles du FN (22 %) et du PS allié au PRG.  Si les élections européennes avaient lieu dimanche, les listes UMP  arriveraient en tête (24 %) devant celles du Front national  (22 %) et du Parti socialiste  allié au PRG, selon un sondage IFOP pour Sud-Ouest Dimanche. Suivraient à distance les listes Europe Écologie-Les Verts (8,5 %), MoDem et UDI (8 %) et Front de gauche (7,5 %).  Dans son étude, l’IFOP relève « une forte mobilisation des plus âgés en faveur de l’UMP » (37 %) et « une grande capacité (du FN) à mobiliser les catégories populaires, 30 % des employés et 44% des ouvriers ». Le précédent sondage IFOP sur les élections européennes, réalisé entre le 14 et le 17 janvier, plaçait le FN en tête (23 %). L’UMP (21 %) et le PS-PRG (18 %) suivaient.  Cette enquête a été réalisée en ligne du 31 mars au 4 avril auprès d’un échantillon de 1 872 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1 957 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

Sondage : les Français pour la réduction des dépenses publiques

Sondage : les Français pour la  réduction des dépenses publiques

Il n’y a que le gouvernement pour ne pas comprendre qu’il faut réduire le train de vie de l’Etat et réaliser des économies pour relancer l’économie. De ce fait, Les Français perdent un peu plus confiance dans l’avenir économique du pays. Moins d’un quart d’entre eux se déclare « plutôt plus confiant » depuis ces dernières semaines, soit deux points de moins que le mois dernier, selon le baromètre BVA-BFM-Challenges-Axys paru début  avril. En revanche, près des trois-quarts des sondés se disent « plutôt moins confiants ». Le gouvernement de Manuel Valls , annoncé mardi 2 avril, redonnera confiance aux Français ? En effet, ce sondage a été réalisé les 27 et 28 mars, avant le second tour des Municipales et le remaniement.   Selon ce baromètre, une seule mesure parait efficace aux yeux des Français pour stimuler la croissance: « réduire fortement les dépenses publiques « . Cette idée est reprise aussi bien par les sympathisants de droite (87%) que de gauche (62%). Les autres mesures seraient même jugées « peu » voir « pas du tout efficace ». Ainsi, 37% seulement des personnes interrogées estiment que « moins taxer les revenus du capital que ceux du travail pour favoriser l’investissement » serait efficace pour stimuler la croissance. 27% seulement des Français jugent par ailleurs que « supprimer les cotisations familiales payées par les entreprises en compensant ce manque à gagner par une hausse de la TVA ou de la CSG » constituerait une mesure efficace. Et moins d’un Français sur quatre (23%) estime par ailleurs que le gel du Smic afin de limiter les freins à l’embauche serait efficace pour stimuler la croissance

SNCF-RATP : statuts menacés par Bruxelles

SNCF-RATP : statuts menacés par Bruxelles

 

Bruxelles (via la cour de justice)  risque de remettre en cause les statuts d’EPIC  de la SNCF et de la RATP qui permet notamment d’emprunter avec la garantie illimitée de l’Etat. Du coup,  ces EPIC pourraient être transformés en sociétés anonymes ce qui pourrait avoir des conséquences sur le coût des emprunts et de la dette (40 milliards pour SNCF et RFF), sans parler auusi des modifications du statut des personnels. Jeudi 3 avril, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a confirmé l’interdiction faite à la France d’accorder une garantie illimitée d’Etat à La Poste.   Tout part en effet de La Poste. Jusqu’en 2010, l’entreprise publique bénéficiait d’un statut spécial: elle était constituée en établissement public à caractère industriel et commercial (Epic). Ces entreprises d’Etat ne sont pas soumises au droit commun en matière de liquidation ou de redressement judiciaire. Ils bénéficient aussi de l’appui financier de l’Etat, qualifié dès 2010 par la Commission européenne de « garantie financière implicite et illimitée ».  La situation de La Poste est jugée inacceptable pour Bruxelles, qui estime que le statut d’Epic constitue « une aide d’État incompatible avec le marché intérieur ». La Commission y voit une distorsion de concurrence car ce statut facilite l’accès au crédit et à la notation financière. Bruxelles avait donc demandé de « supprimer cette aide » au 31 mars 2010. La France a attaqué la décision en 2012 devant le Tribunal de l’Union européenne, mais a été déboutée. Jeudi dernier, la Cour de justice a confirmé la position de Bruxelles de remettre en cause le statut d’Epic.  En mars 2010, le statut de La Poste avait été modifié: elle n’est plus un Epic mais une société anonyme. La décision de la Cour de justice ne la concerne donc plus.  Mais la SNCF, la RATP, la Comédie Française, l’Opéra de Paris sont toujours des Epic… Leur avenir est donc menacé et leur mode de financement pourrait être remis en cause. Cela est d’autant plus vrai pour les deux premières entités, qui se portent régulièrement candidates à des appels d’offre en Europe, rappelle le journal Les Echos.  Transformée en société anonyme, La Poste échappera aux foudres de Bruxelles. Les autres Epic devront-ils suivre la même voie? La Commission européenne, qui s’est félicitée de la décision de la Cour de justice, se fait déjà pressante. La France pourrait devoir changer le statut des actuels Epic soumis à la concurrence. Or, ce sera le cas de la SNCF avec la libéralisation du rail, prévue en 2022. De son côté, la RATP a assuré qu’elle allait « étudier ce jugement avec attention, en relation étroite avec les services de l’Etat », affirme le journal Les Echos. Une situation potentiellement explosive, car la transformation d’un Epic en société anonyme est souvent perçue par les syndicats comme le premier pas vers la privatisation…

 

BCE : rachat de 1000 milliards d’actifs mais quand ?

BCE : rachat de 1000 milliards d’actifs mais quand ?

 

Comme la Banque d’Angleterre, la FED ou encore la Banque du Japon, la BCE va peut-être enfin se déboutonner et se lancer vraiment dans une politique accommodante (soutien d’actifs et taux très bas. Il serait temps car contrairement à ce que dit la BCE la reprise n’est pas au rendez –vous en Europe qui compte 10 millions de chômeurs. La Banque centrale européenne (BCE) a modélisé les retombées économiques d’un rachat de 1.000 milliards d’euros de valeurs mobilières dans le cadre d’un programme d’assouplissement quantitatif (QE), écrit vendredi la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). Le président de la BCE Mario Draghi a dit jeudi, au terme de la réunion du Conseil des gouverneurs, qu’il y avait unanimité au sein de l’institution pour envisager de faire fonctionner la planche à billets afin de stimuler l’économie de la zone euro dans le cas où l’inflation resterait très faible très longtemps. Le vice-président de la BCE Vitor Constancio a déclaré pour sa part vendredi que la BCE n’avait pas encore débattu des modalités de mise en oeuvre de mesures d’assouplissement quantitatif. Le principal acquis de la réunion de jeudi a été d’obtenir l’unanimité du conseil sur le principe d’un recours à de telles mesures si l’inflation demeurait durablement inférieure à 1%, un niveau que Mario Draghi qualifie de « zone dangereuse », a-t-il ajouté. La BCE estime que racheter pour 1.000 milliards d’euros d’actifs sur un an ajouterait 0,2 à 0,8 point au taux d’inflation, en fonction du modèle économique suivi, rapporte la FAZ. « La question qui se pose est de savoir si le marché de la dette privée en Europe est suffisamment important pour un QE », observe le quotidien, citant une source proche de la banque centrale. Un banquier central se dit très préoccupé par les éventuelles distorsions de marché qu’une telle initiative entraînerait, redoutant en particulier l’émergence d’une bulle spéculative sur le marché des emprunts de sociétés, ajoute la FAZ. La BCE se tient prête mais estime qu’elle n’a pas pour le moment à utiliser des instruments non conventionnels car elle juge le faible niveau de l’inflation dû en partie à des facteurs temporaires, déclare pour sa part Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, dans une interview accordée au Figaro. « L’inflation devrait donc remonter mais nous continuerons à suivre les évolutions très attentivement et agirons si nécessaire », dit-il. L’assouplissement quantitatif ne garantit pas à lui seul la reprise du crédit, ajoute Benoît Coeuré. « Même si le QE se traduit par plus de liquidités dans le bilan des banques, il n’est pas sûr que cela crée du crédit », dit-il. « La BCE ne peut se substituer à l’assainissement des banques. La revue des bilans bancaires que nous menons en 2014 y contribuera. C’est pourquoi un QE à l’européenne sera nécessairement différent de ce qui se pratique aux États-Unis », ajoute le membre du directoire de la BCE. Si elle se tient prête à s’éloigner de son orthodoxie pour avoir recours à l’assouplissement quantitatif, la BCE estime que la reprise se dessine et veut l’accompagner avec des taux d’intérêt bas sur une période prolongée. « Les marchés anticipent une reprise économique. C’est bon signe, et nous pensons qu’ils ont raison », dit Benoît Coeuré au Figaro. « Nous voulons donc l’accompagner avec des taux d’intérêt bas, voire plus bas, sur une période prolongée », ajoute-t-il.

 

Duflot : « Hollande incapable de changer de cap »

Duflot : «  Hollande incapable de changer de cap »

 

Duflot se lâche et met es pieds dans le plat «  Hollande est incapable de changer de cap ». Il y aura encore les mots, les synthèses vasouillardes mais pas grand-chose à attendre en matière d’actes. Dans un entretien à Libération vendredi, l’ancienne ministre du Logement, Cécile Duflot, déplore l’incapacité de François Hollande à changer de cap. « Depuis des mois, je réclamais un changement de cap. J’ai cru que la défaite obligerait l’exécutif à bouger », déclare-t-elle. Mais, selon l’ancienne ministre, « la seule réponse apportée a été un casting et l’affirmation, par le nouveau Premier ministre, de la continuité ». « J’ai dû en tirer les conséquences », poursuit-elle, car pour elle, « avoir un ministère de l’Ecologie sans ce changement de cap, c’est avoir un couteau sans lame ». « Etre ministre, ce n’est pas un titre, c’est avoir les moyens de changer les choses. Le choix était entre une social-orthodoxie et la social-écologie », précise Cécile Duflot. « Il faut passer aux actes ». Interrogée sur la capacité de François Hollande et Manuel Valls de réaliser la transition écologique, l’ex-ministre du Logement estime que « le temps n’est plus aux déclarations d’intention. Il faut passer aux actes ». Pour elle, il ne faut pas « tenter une énième synthèse au trébuchet entre le productivisme de Bercy et l’écologie ». « Choisir la social-écologie, cela veut dire ne pas seulement préserver un modèle obsolète, mais préparer un avenir intense en emplois, où l’on produit et consomme différemment », explique-t-elle. « Pour cela, il faut que l’objectif soit partagé, piloté par une équipe cohérente qui lui donne de la crédibilité » reconnaît Mme Duflot, ajoutant que sa décision de quitter son poste a été « douloureuse » mais « nécessaire ».

 

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