Archive mensuelle de mars 2014

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Poutine punit l’Ukraine en augmentant le prix du gaz.

Poutine punit l’Ukraine en augmentant le prix du gaz.

 

 «La notion de baisse du prix du gaz accordée à l’Ukraine pour la base de la Flotte de la mer Noire, n’existe plus», a déclaré au quotidien économique Vedomosti le porte-parole du président russe Vladimir Poutine, Dmitri Peskov. «Elle ne peut à présent plus être utilisée, ni de jure ni de facto», a ajouté M. Peskov. «De jure, la flotte n’est à présent plus basée en Ukraine mais sur le territoire d’une région de Russie», a par ailleurs déclaré le porte-parole à un autre quotidien, Kommersant. Cette baisse de 100 dollars pour 1.000 mètres cubes avait été décidée entre le président ukrainien pro-Kremlin Viktor Ianoukovitch et le président russe de l’époque Dmitri Medvedev en avril 2010 dans le cadre d’un accord de prolongement de la présence de la Flotte de la mer Noire en Crimée  Après le refus des autorités ukrainiennes de signer un accord de libre-échange avec l’Union européenne, Moscou a accordé en décembre à Kiev un prêt de 15 milliards de dollars et une baisse supplémentaire de 30% sur les prix du gaz. Gazprom avait annoncé le 4 mars avoir décidé de mettre fin à partir du mois d’avril à cette baisse accordée en décembre. Après la perte de ces deux baisses de prix, l’Ukraine, au bord de la faillite, devra payer 480 dollars les 1.000 m3 de gaz, un des prix les plus élevés d’Europe, indiquent Vedomosti et Kommersant.

Russie : des sanctions vraiment très symboliques

Russie : des sanctions vraiment très symboliques

Samedi sur France Info, Hollande a annoncé la couleur : la pédale douce vis-à-vis de Poutine qui sera même invité en France pour une commémoration. Autant dire que les sanctions sont essentiellement symboliques et que les menaces verbales visent surtout à empêcher une autre expansion géographique de la Russie. Donc pas de vraies  sanctions économiques et encore moins militaires.  Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a seulement annoncé ce vendredi 21 mars que la France avait suspendu l’essentiel de ses activités de coopération militaire avec la Russie, notamment les échanges de visites et exercices conjoints entre les deux pays. « Nous avons décidé la suspension de l’essentiel de la coopération militaire que nous avions avec la Russie. On ne peut pas être à la fois dans la condamnation justifiée de l’annexion militaire de la Crimée et continuer à coopérer », a déclaré le ministre, en visite à Tallinn dans le cadre d’une brève tournée dans les Pays baltes et en Pologne.   »Il n’y a plus d’escales de bateaux, plus d’échanges d’états-majors, plus d’exercices en commun, parce que nous condamnons ce qui s’est passé », a-t-il dit. Selon un proche du ministre français, un exercice militaire entre les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et la Russie, planifié en avril, a notamment été annulé.  A l’issue d’un entretien avec son homologue français, le ministre estonien Urmas Reinsalu a cependant déploré la décision française de vendre deux navires de guerre Mistral à la Russie. « Il s’agit de bâtiments d’attaque », a-t-il souligné. Jean-Yves Le Drian a rappelé que la question de la suspension éventuelle de leur livraison serait examinée « en octobre », date à laquelle le premier bâtiment doit être livré. « D’ici là, la construction se poursuit », a-t-il souligné. En déplacement dans les États baltes pour les assurer « de la solidarité de la France » et entre pays membres de l’Otan, le ministre français a affirmé que la crise ukrainienne et « l’annexion de la Crimée » par la Russie constituent « une menace pour la paix et la sécurité en Europe ».  Paris a proposé aux États baltes l’envoi, si l’Otan le demande, de quatre avions de combat pour renforcer début mai la relève de la mission de l’Otan chargée de la surveillance de l’espace aérien de ces pays depuis 2004. « La France est disponible pour renforcer ses missions de ‘police du ciel’, si la décision était prise » par les instances de l’Alliance atlantique, a-t-il déclaré. Interrogé à l’issue du sommet européen de Bruxelles si cette mise à disposition n’était pas « le signe d’une escalade militaire », le président français François Hollande a répondu : « sûrement pas de notre côté.

 

Elections SNCF : la CGT en baisse

Elections  SNCF : la CGT en baisse

La CGT a perdu des suffrages au profit de l’Unsa et de la CFDT lors des élections professionnelles du 20 mars. La participation a chuté de 73,84% en 2011 à 69,37%. Selon la direction ce vendredi, la CGT a recueilli 35,64% des voix, soit une baisse de 1,69 point par rapport à 2011. L’Unsa a obtenu quant à elle 22,98% des suffrages, soit une hausse de 1,5 point, tandis que la CFDT, au quatrième rang, a totalisé 14,7% de votes, soit une progression de 0,94 point. De son côté, SUD-Rail reste le troisième syndicat de l’entreprise publique, avec 16,99%, soit une baisse de 0,39 point. FO obtient, elle, 9,4% des voix (+0,82 point). Mais elle n’atteint pas le seuil des 10% permettant à un syndicat d’être représentatif dans l’entreprise publique. Pour la première fois, les deux syndicats réformistes, l’Unsa et la CFDT, représentent ensemble 37,68%, soit plus que la CGT. Et ce alors que la centrale dirigée par Thierry Lepaon est en pointe contre la future réforme ferroviaire annoncée par le gouvernement. Selon le directeur des ressources humaines de l’entreprise, François Nogué, ces résultats montrent que « la recomposition syndicale de la SNCF qui est en cours depuis plusieurs années se confirme et s’accentue, et ils témoignent de la transformation du groupe ».

 

Ultimatum de Bouygues à SFR

Ultimatum de Bouygues à SFR

C’est une sorte d’ultimatum que lance Bouygues vis-à-vis de SFR.  Vivendi n’aura que quatre jours après la fin de la période de négociations exclusives avec Numericable pour se prononcer sur la nouvelle offre de Bouygues. Il s’agit en faiat de faire pression avec l’appui du gouvernement pour que Numericable ne réussisse pas sa reprise. Montebourg ne s’est d’ailleurs pas privé de critiquer le patron de Numericable pour saboter l’opération . Le groupe vient d’annoncer, ce 21 mars, que sa nouvelle offre formulée jeudi ne serait valide que jusqu’au 8 avril. La maison-mère de SFR a entamé vendredi 14 mars trois semaines de discussions avec Numericable pour lui céder l’opérateur, au détriment de Bouygues dont l’offre n’a pas suffi à convaincre.  En réaction, Bouygues a annoncé jeudi un relèvement de son offre initiale, en proposant à Vivendi 13,15 milliards d’euros en cash pour mettre la main sur le numéro deux français du mobile, contre 11,3 milliards dans l’offre précédente. Cette contre-offensive est soutenue par plusieurs partenaires, dont la Caisse des Dépôts, le groupe publicitaire JCDecaux et la famille Pinault. Du fait de leur implication, Vivendi verrait sa participation dans la nouvelle entité Bouygues Telecom-SFR réduite à 21,5% contre 43% précédemment

 

Bruxelles : amende pour Goldman Sachs

Bruxelles : amende pour  Goldman Sachs

La banque américaine Goldman Sachs, et une foule de fabricants de câble seront notifiés avant Pâques, donc le 20 avril, des amendes que s’apprête à leur infliger la Commission européenne, indique Reuters ce 21 mars. L’exécutif européen, qui a entamé son enquête il y a cinq ans, peut en principe réclamer aux entités jugées coupable d’entente sur les prix des amendes jusqu’à 10% de leur chiffre d’affaires. Parmi les entreprises visées: le numéro un mondial Prysmian, le français Nexans, mais aussi les japonaises Exsym Corporation, J-Power Systems corporation, Viscas Corporation et LS Cable & system. Seule à y échapper: ABB, qui a alerté la Commission sur l’entente nouée entre ces sociétés. Goldman Sachs est impliquée dans cette affaire en tant qu’ancien premier actionnaire de Prysmians, via un de ses fonds de Private Equity. La banque à la réputation sulfureuse a depuis vendu sa participation de 16,80% en plusieurs parties.  Les autorités japonaises, sud-coréennes et australiennes ont déjà infligé plusieurs millions d’euros d’amendes à des acteurs du secteur pour pratiques anticoncurrentielles. Et la justice américaine enquête elle aussi sur le marché du câble.  Le câble intéresse de près le monde bancaire, à l’heure de la globalisation du trading haute fréquence. Dans cette course à la vitesse pour spéculer, le moindre millième de seconde d’avance sur son concurrent peut faire gagner des millions au plus rapide, et perdre autant au plus lent. Les banques et fonds misent ainsi des réseaux ultramodernes pour optimiser leur vitesse de passage d’ordre. Un câble entre New York et Londres, destiné à cet usage, est d’ailleurs actuellement en construction. Un investissement de 300 millions de dollars pour gagner… 5 millièmes de secondes.

ex-Lejaby : succès de la souscription

ex-Lejaby : succès de la souscription

 

 

Succès incontestable: les ouvrières de l’atelier de lingerie made in France ont récolté 657.150 euros, deux semaines après cet appel de fonds. Au moment de son lancement, la présidente de la coopérative, Muriel Pernin, disait espérer récolter « 100.000 à 150.000 euros ». Une première opération similaire, lancée le 18 juin 2012, avait permis de rassembler 250.000 euros. Une semaine après, le 12 mars, Muriel Pernin dresse un point d’étape: Les Atelières n’ont récolté que 40.000 euros sur les 150.000 espérés. Mais la dirigeante évoque « une dynamique positive » et des marques d’intérêt d’investisseurs français.  Une semaine plus tard, plus de 650.000 euros ont été promis aux ouvrières de Villeurbanne. Cet engouement massif promet un retour sur les rails dans de bonnes conditions aux Atelières, veut croire sa présidente: « il y a trois semaines on a frôlé la liquidation, désormais il est inimaginable que les banques ne nous suivent pas », s’est-elle réjouie. Selon l’AFP, l’entreprise serait en discussion avec trois banques à propos d’un prêt: LCL, la Caisse d’épargne et le crédit coopératif. Elle réclame un emprunt de 350.000 euros. Les ministre Arnaud Montebourg, au Redressement productif, et Benoît Hamon, à l’Economie sociale, ont fait savoir que la Banque publique d’investissement garantirait ces prêts. En 2013, les Atelières ont réalisé un chiffre d’affaires de 400.000 euros face à une perte de 550.000 euros. Elles ont notamment été pénalisées par des commandes de petites séries et forcées de créer « un nouveau modèle de fabrication » dans un secteur textile délocalisé, y compris dans le luxe.

 

 

Livret A: baisse des dépôts

Livret A: baisse des dépôts

 

 

Les dépôts sur le livret A baissent en raison de la crise évidemment, de la hausse des impôts mais aussi de la très faible rémunération. Les retraits sur le Livret A ont été supérieurs aux sommes déposées en février, le produit d’épargne affichant une décollecte nette de 210 millions d’euros selon des chiffres publiés vendredi par la Caisse des dépôts.  L’an dernier sur la même période, le livret avait attiré davantage d’épargne que de retraits avec une collecte nette de 1,51 milliard d’euros.  Le Livret de développement durable (LDD) a été plus attrayant le mois dernier affichant une collecte nette de 70 millions d’euros.  A fin février, les sommes déposées sur les deux produits de placement atteignaient 369,3 milliards d’euros, indique la Caisse des Dépôts.  L’année 2014 avait bien commencé pour les deux produits avec une collecte nette cumulée de 2,19 milliards d’euros, leur meilleur niveau depuis avril 2013.  Le Livret A, considéré comme le placement préféré des Français, avait notamment bénéficié de l’annonce du gouvernement fin 2013 de son intention de ne pas baisser son taux de rémunération, actuellement à 1,25%.

 

Assurance chômage : nouvelles règles après la négociation

Assurance chômage : nouvelles règles après la négociation

 

Le texte présenté par le patronat a recueilli un premier avis positif de trois syndicats (CFDT, FO, CFTC). La CGT et de la CFE-CGC s’y sont opposés.  Les syndicats doivent désormais consulter leurs instances dirigeantes avant de signer officiellement cette nouvelle convention, qui devra aussi être agréée par l’Etat.  D’un côté, le projet d’accord prévoit de nouveaux droits pour les chômeurs, à commencer par la mise en œuvre « des droits rechargeables ». Ce dispositif leur permettra de conserver l’ensemble de leurs droits à indemnisation en cas de reprise d’emploi, alors qu’ils les perdent aujourd’hui en partie.  Selon Stéphane Lardy de FO, « entre 250 et 300.000 personnes vont ainsi voir leur durée d’indemnisation allongée ».   »On a évité le pire » a-t-il estimé, soulignant que les syndicats avaient obtenu le maintien des régimes spécifiques des intermittents du spectacle et des intérimaires, dont le patronat (Medef, CGPME, UPA) demandait la tête.  Les droits rechargeables « toucheront potentiellement des millions de gens » et « permettront de mieux prendre en compte la précarisation du marché du travail », s’est quant à elle félicitée Véronique Descacq, de la CFDT.  De l’autre côté, cette nouvelle convention prévoit 400 millions d’euros d’économies, autant d’efforts demandés aux demandeurs d’emploi indemnisés car le patronat a obtenu que les cotisations des entreprises restent inchangées.  Pour le Medef, qui a été obligé de revoir à la baisse ses velléités d’économies, « il ne s’agit que d’un premier pas vers une réforme encore à construire » pour « permettre un retour à l’équilibre du régime ».  En raison de l’explosion du chômage (3,31 millions de demandeurs d’emploi sans activité fin janvier), le déficit de l’Unédic a atteint 4 milliards d’euros fin 2013.  Les intermittents du spectacle, fortement mobilisés tout au long des négociations, et une partie des cadres sont les premiers concernés par les efforts demandés. Les cadres qui touchent une importante indemnité de départ devront désormais attendre jusqu’à 180 jours avant de toucher des allocations chômage, contre 75 aujourd’hui.  Les intermittents verront eux leur indemnisation plafonnée à 5.475 euros bruts mensuels et leurs cotisations (salariés et employeurs) augmenter. Le texte réclame aussi l’ouverture de discussions avec l’Etat avant la fin de l’année en vue d’une réforme en profondeur de leur régime.  Les salariés de plus de 65 ans, jusqu’ici exonérés de cotisations, sont aussi appelés à mettre au pot.  Une fois entérinée, cette nouvelle convention sera valable pour 24 mois.

La Redoute menacée de fermeture

La Redoute menacée de fermeture

Les trois principaux syndicats du groupe, la CGT, la CFDT et SUD, ont en effet annoncé le rejet du protocole d’accord que leur avaient demandé de signer les futurs repreneurs de la Redoute. Ces derniers avaient d’abord fixé un ultimatum à jeudi soir, puis à vendredi 14 heures. En dépit de cette mise en demeure, les syndicats sont restés sur leurs positions et ont refusé de signer. « SUD, CGT et CFDT se sont prononcés contre la signature et les salariés sont prêts à aller jusqu’au bout », a indiqué à la presse Fabrice Peeters, délégué CGT, alors que l’actionnaire Kering avait conditionné la cession de l’entreprise à deux de ses cadres à un accord sur les mesures sociales d’accompagnement. Mercredi, Kering, qui appartient à François-Henri Pinault, avait annoncé que faute d’accord majoritaire des syndicats sur le plan de modernisation des futurs repreneurs, il ne « continuerait pas à financer les pertes de La Redoute ». Kering a engagé la cession de La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, pour se recentrer sur le luxe. Ces derniers ont annoncé le 9 janvier dernier la suppression de 1.178 des 3.437 postes. Les salariés sont prêts, selon Fabrice Peeters, à « continuer à faire pression sur le groupe Kering et la famille Pinault (comme l’a fait Martine Aubry dans le JDD,) pour qu’ils rajoutent quelques millions pour arriver à la hauteur des revendications ». « On ne cède pas à la pression, on ne cède pas au chantage, tout ce qui va arriver dans les jours, dans les semaines qui viennent, il n’y aura qu’un seul responsable, c’est François-Henri Pinault et personne d’autre », a-t-il ajouté. Face à l’obstination des syndicats, le tribunal de commerce a été saisi par les repreneurs. « Une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire » devant le tribunal de commerce fait « partie des scénarios possibles », selon Me Mario Califano, avocat des salariés. Ces derniers sont toutefois divisés. Certains d’entre eux ont en effet montés un collectif nommé « Signez pour La Redoute » et favorable à la dernière version du protocole d’accord. La CFE-CGC, syndicat minoritaire, soutient l’initiative.

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

Municipales : l’abstention vainqueur

Municipales : l’abstention vainqueur

 

Il ne fait pas de doute que les municipales ne suscite pas un intérêt massif de la part des électeurs et l’abstention pourrait atteindre 40%. La crise, l’ambiance politique sulfureuse, les affaires, le discrédit des institutions n’encourage pas les votes. Pourtant c’est au plan local que la fiscalité pèse le plus sur le ménages (en moyenne 2000 euros).C’est un enjeu considérable d’autant qu’on parle de réviser les valeurs locatives peut-être même en fonction des revenus. L’environnement est aussi un enjeu local majeur dans les zones très urbanisée, le logement, les transports aussi. A la décharge des abstentionnistes, il faut bien convenir que la plupart des maires se comportent dans notre monarchie républicaine comme de petits barons. La démocratie se réduit le plus souvent au dépôt d’un bulletin dans l’urne. Ensuite c’est la bureaucratie politique et administrative qui décide du reste, c’est à dire de l’essentiel sans verticale hiérarchisation économique et sociale des projets. D’où  une majorité de villes surendettées qui n’ont d’autres solutions que d’accroitre la fiscalité.  Les instituts de sondage prévoient une abstention supérieure à 2008. Ipsos pense que la barre des 40 % sera franchie. On sent le phénomène de lassitude et de défiance arriver dans ce vote de proximité. Il paraît vraisemblable que la gauche sera plus affectée que la droite par cette abstention en raison de la politique globale menée par le gouvernement actuel.

Russie : des menaces limitées pour Obama

Russie : des menaces limitées pour Obama

Obama menace finalement assez mollement la Russie convaincu que les conséquences économiques seraient néfastes pour la Russie comme pour l’économe mondiale. Du coup, c’est sans doute davantage un avertissement qu’une véritable sanction, cela pour éviter un nouvel expansionnisme géographique de la Russie. « La Russie doit comprendre qu’une escalade supplémentaire ne fera que l’isoler davantage de la communauté internationale », a affirmé M. Obama lors d’une courte intervention à la Maison Blanche en annonçant de nouvelles sanctions contre des individus, et pour la première fois, une banque.  Vingt personnes ont ainsi été ajoutées à la liste des individus sanctionnés dans le cadre de la situation en Ukraine, a ensuite précisé le département du Trésor. Onze responsables russes ou pro-russes en Ukraine avaient déjà été punis lundi, voyant leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés.  Les nouvelles sanctions visent de proches collaborateurs du président Vladimir Poutine, dont Sergueï Ivanov, son chef de cabinet, et Alexeï Gromov, adjoint de ce dernier. En outre, sont punis les frères Arkadi et Boris Rotenberg, oligarques et amis personnels de M. Poutine ayant bénéficié, selon le Trésor, de contrats massifs liés aux installations des jeux Olympiques de Sotchi en février.  La banque concernée par les sanctions est « Bank Rossiya », présentée par des responsables américains comme très proche du Kremlin et détenant des avoirs de membres de l’entourage du président Poutine. Le « principal actionnaire individuel » de l’établissement, Iouri Kovaltchouk, figure également sur la nouvelle liste diffusée par l’administration américaine.   »Conséquence des mesures du Trésor, tout avoir des personnes désignées aujourd’hui et sous juridiction américaine doivent être gelés. En outre, les transactions entre ces individus et entités et des Américains ou des personnes sur le sol américain (…) sont interdites ».   »Nous prenons ces mesures dans le cadre de la réaction à ce que la Russie a déjà fait en Crimée », a remarqué M. Obama, en notant qu’outre les responsables gouvernementaux, ces sanctions punissaient des personnes « avec d’importantes ressources et une grande influence, qui soutiennent le pouvoir russe, ainsi qu’une banque qui soutient matériellement ces personnes ».  Mais il a aussi brandi la menace de sanctions aux conséquences encore plus importantes. « J’ai signé un nouveau décret aujourd’hui qui nous donne l’autorité d’imposer des sanctions non pas seulement à des individus, mais sur des secteurs clé de l’économie russe », a-t-il révélé, sans plus de détails. Ce n’est pas ce qui a notre préférence », a assuré M. Obama. « Ces sanctions auraient non seulement des conséquences importantes sur l’économie russe, mais pourraient aussi en avoir sur l’économie mondiale ».  Un des sous-secrétaires au Trésor, David Cohen, a affirmé que l’économie russe avait déjà commencé à souffrir des conséquences de l’intervention en Ukraine.   »Avec sa monnaie au plus bas, sa bourse en baisse de 20% cette année et une hausse notable des taux d’intérêt, la Russie a déjà commencé à subir les coûts économiques de sa tentative illégale de saper la sécurité, la stabilité et la souveraineté de l’Ukraine », a-t-il assuré.  M. Obama a en outre insisté sur le fait que le soutien de son pays à ses alliés de l’Otan resterait « inébranlable », et qu’il ferait passer ce message lors de la tournée qu’il va entreprendre en Europe à partir de lundi, aux Pays-Bas, en Belgique et en Italie.  Le dirigeant américain a toutefois assuré que « la diplomatie se poursuit entre les Etats-Unis et la Russie », et que Moscou pouvait encore résoudre la crise via une « solution diplomatique » avec les autorités de Kiev.

 

La France n’est pas une dictature (Hollande)

La France n’est pas une dictature (Hollande)

La France n’est pas une dictature d’après Hollande qui réagit aux propos de Sarkozy dans le Figaro. Des propos forcément excessifs mais qui posent quand même la question fondamentale de l’indépendance de la justice et de son instrumentalisation par le pouvoir en place. Nul doute que les faits reprochés à Sarkozy sont très graves pour autant on ne peut que s’étonner de la violation permanente du secret des instructions dont la presse est informé presque chaque jour. De toute évidence le mélange sulfureux de la justice et de la politique ne renforce pas le crédit de nos institutions et de la classe politique.  François Hollande a affirmé jeudi à Bruxelles que « toute comparaison avec des dictatures (était) forcément insupportable », en réponse à la tribune de Nicolas Sarkozy comparant les écoutes le visant aux méthodes de la Stasi (la police politique de l’ex-RDA). Il ne voulait répondre à aucune « polémique ». Interrogé à Bruxelles en conférence de presse, le chef de l’Etat a tout de même jugé « insupportable » la comparaison avec la Stasi faite par son prédécesseur dans une tribune dans le Figaro publiée vendredi. « Laisser penser que notre pays, notre République puissent ne pas être fondés sur les libertés, c’est introduire un doute qui n’a pas sa place, et toute comparaison avec des dictatures est forcément insupportable », a également répliqué le chef de l’État à Nicolas Sarkozy. L’ex-président juge dans sa tribune que les principes fondamentaux de la République ont été « foulés au pied » dans les procédures judiciaires le visant. « Mon devoir comme tout président de la République, a également fait valoir François Hollande, c’est d’assurer l’indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs, l’exercice des droits de la défense, la présomption d’innocence, le respect des décisions de la chose jugée qui s’imposent à tous ». C’est « de faire en sorte que les magistrats puissent faire leur travail dans notre pays, non pas comme ils le pensent individuellement, mais comme le droit leur fait obligation d’agir » et « c’est aussi de veiller à ce que les avocats puissent assurer la tâche qui est la leur », a-t-il poursuivi.

 

Ecoutes: « les principes de la république foulés aux pieds » (Sarkozy)

Ecoutes: « les principes de la république foulés aux pieds » (Sarkozy)

Dans une tribune au Figaro à paraître vendredi, il juge « qu’il est aujourd’hui de (son) devoir de rompre ce silence. Si je le fais, c’est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent », écrit-il dans ce texte intitulé « Ce que je veux dire aux Français », publié à trois jours du premier tour des municipales.  Il est visé par une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d’influence et violation du secret professionnel. Pendant plus de six mois, il a été mis sur écoute, dans le cadre de l’instruction sur un présumé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.   »Les juges entendent les discussions que j’ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L’ensemble fait l’objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires! », lance-t-il.  Les juges en charge de l’enquête cherchent à déterminer si le magistrat de la Cour de cassation Gilbert Azibert a usé de son influence à son profit sur une décision concernant la saisie des agendas de l’ex-président dans l’affaire Bettencourt.  De surcroît, des extraits de ces écoutes, diffusés par Mediapart, ont renforcé les soupçons pesant sur lui dans cette affaire qui l’embarrasse depuis dix jours. Son avocat Thierry Herzog a annoncé jeudi qu’il allait porter plainte pour violation du secret de l’instruction.   »Vous lisez bien. Ce n’est pas un extrait du merveilleux film +La Vie des autres+ sur l’Allemagne de l’Est et les activités de la Stasi. (…) Il s’agit de la France », écrit l’ex chef de l’Etat. « Suis-je en droit de m’interroger sur ce qui est fait de la retranscription de mes conversations? », demande-t-il, ironisant sur les déclarations de Christiane Taubira et de Manuel Valls « pas au courant ».  Dans un communiqué, le Premier ministre a qualifié de « grave faute morale » le fait pour Nicolas Sarkozy « de mettre en cause l’honneur de la justice et de la police » et jugé « insupportable » la « comparaison » entre la France et l’Allemagne de l’Est.   »Je n’entends pas accepter cette injure », a renchéri Mme Taubira. Le numéro 1 du PS, Harlem Désir, a « dénoncé avec force l’attaque inouïe » de l’ex président « contre les institutions de la République ». Peu après, c’est le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls qui a jugé les propos « infamants pour les magistrats et les policiers ». Une indignation « parfaitement artificielle et malvenue », a dit la présidente du FN, Marine Le Pen.  Pour le président de l’UMP en revanche, Jean-François Copé, le texte de M. Sarkozy est une « réponse courageuse » et « indispensable aux accusations incessantes ».   »Je peux me défendre. Je peux en appeler au bon sens des Français, de gauche comme de droite. Tous n’auront pas et n’ont pas cette chance », écrit l’ex président. Il comptabilise « quatre perquisitions » en 20 mois, « 23 heures d’interrogatoire » et « des milliers d’articles rédigés à charge », « une boue » dont il ne reste « qu’une décision de non-lieu » dans l’affaire Bettencourt.  Il s’en prend vivement aux magistrats visant notamment l’une des juges qui a perquisitionné au domicile de son avocat, Thierry Herzog. « Dois-je considérer comme une anecdote le fait que cette magistrate soit membre du Syndicat de la magistrature (gauche)? », s’interroge-t-il. Il ajoute toutefois « garder confiance dans l’institution judiciaire », « dans l’impartialité de l’immense majorité des juges, dans la capacité de la justice à ne pas se laisser instrumentaliser ».  Sur le fond, Nicolas Sarkozy évoque les soupçons de trafic d’influence qui le visent, en disant que le seul « crime » de son avocat est « d’avoir été l’ami depuis trente ans d’un avocat général à la Cour de cassation (Gilbert Azibert), (…) à qui il a demandé des avis sur la meilleure stratégie de défense pour son client », à savoir lui-même.   »Cette fois, fini de rire, car c’est à pleurer d’indignation », ajoute-t-il.  Il écrit qu’il « n’a jamais demandé à être au-dessus des lois mais qu’il ne peut accepter d’être en dessous de celles-ci ». Et termine sur une menace voilée: « Enfin, à tous ceux qui auraient à redouter mon retour, qu’ils soient assurés que la meilleure façon de l’éviter serait que je puisse vivre ma vie simplement, tranquillement? au fond, comme un citoyen +normal+! », affirmant qu’il n’éprouve « nul désir de s’impliquer aujourd’hui dans la vie politique de notre pays ».

 

Taxe d’habitation : du simple au triple

Taxe d’habitation : du simple au triple

 

La taxe d’habitation, payée en octobre, a fortement augmenté ces dernières années. Elle rapporte 22 milliards d’euros par an aux collectivités locales. Elle est très inégalitaire puisque l’on peut payer du simple au triple selon les communes (la moyenne est de 1000 euros). Enfin, elle est calculée à partir de la valeur dite locative de son appartement ou de sa maison, des valeurs établies en…1970. Ainsi, pour payer moins de TH, mieux vaut par exemple vivre dans un 100 mètres carrés luxueux du Boulevard Saint Germain, à Paris, que dans un petit pavillon de Seine et Marne. La révision des 46 millions de bases locatives devrait permettre de rapprocher la valeur réelle et la valeur fiscale d’un bien. Mais cela entraînerait de nombreux transferts de charges: les locataires de logements sociaux ou modestes devant payer moins alors que ceux qui occupent des biens anciens (réputés sans confort) seraient plus lourdement taxés. La révision des bases n’est pas la seule piste de réforme. Beaucoup d’élus socialistes souhaitent que le calcul de la taxe d’habitation prenne en compte à l’avenir les revenus des occupants des logements. Ce qui reviendrait en fait à instaurer un second impôt sur le revenu, mais local celui-ci. Sur ce point, le gouvernement observe le plus grand mutisme pour l’instant.

« Ce qu’il s’est passé en Grèce pourrait se produire en France »(Matthieu Pigasse)

« Ce qu’il s’est passé en Grèce pourrait se produire en France »(Matthieu Pigasse)

Deux ans après l’arrivée au pouvoir de François Hollande, Matthieu Pigasse, le directeur de la banque Lazard, publie un essai intitulé Éloge de l’anormalité dans lequel il pointe les errements des dirigeants au pouvoir face aux défis que doit relever la France.  Pour le propriétaire des Inrockuptibles, « ce qu’il s’est passé en Grèce hier, à partir de 2010-2011, pourrait se produire en France demain ou après-demain si on ne réagit pas ». La faute à « un excès d’endettement », poursuit le banquier, de la même manière qu’un « ménage soudainement surendetté [...] ne peut plus faire face à ses obligations ».  Étiqueté banquier de gauche, Matthieu Pigasse pourfend la « normalité » revendiquée par François Hollande face à « une crise profonde, grave et durable, qui remonte aux années 1970, au moment où l’ensemble des ressorts de croissance se sont cassés avec la crise pétrolière ». « Depuis, nous nous sommes mentis à nous-mêmes, entretenant une illusion de croissance par la dette, comme un sportif malade se dope pour améliorer ses performances à la veille d’une compétition », regrette-t-il. « On ne fait rien, de peur de mal faire. On dit toujours, on ne fait jamais, à droite comme à gauche », continue-t-il. Or, « dans une situation exceptionnelle, il faut des réponses exceptionnelles, vouloir le changement et mener des politiques de croissance », assure le banquier qui prend l’exemple de l’Italie, où « un nouveau premier ministre (Matteo Renzi, ndlr) a mis en place un plan de relance d’environ 100 milliards d’euros, l’opposé d’une politique d’austérité ». Sans quoi la France s’expose à « un risque de déclassement en Europe et dans le monde ». Un scenario qui mettrait en péril la démocratie car « quand les démocrates sont incapables de répondre à la crise, le risque, c’est la montée des extrémismes politiques et des fanatismes religieux », ajoute-t-il.

 

Russie : dégradation par l’agence de notation Fitch

Russie : dégradation par l’agence de notation Fitch

Ce n’est pas une sanction à l’égard de Poutine mais simplement la conséquence de sa politique.Une dégradation qui constitue quand même une punition pour la Russie.  Après Standard & Poor’s, c’est donc au tour de l’agence de notation internationale Fitch de dégrader à « négative » la perspective de la Russie. Ce jeudi, Standard & Poor’s avait également justifié son choix par les risques liés aux sanctions occidentales contre Moscou après le rattachement de la Crimée. Ce changement de perspective signifie que l’agence pourrait abaisser prochainement la note de la Russie, fixée pour l’instant à « BBB », ce qui correspond à un émetteur de qualité moyenne mais en mesure de faire face à ses obligations de manière adéquate. « Étant donné que les banques et les investisseurs américains et européens pourraient avoir des réticences à prêter à la Russie dans les circonstances actuelles, l’économie pourrait ralentir davantage et le secteur privé pourrait avoir besoin d’aide publique », a expliqué l’agence. « L’impact direct des sanctions annoncées est pour l’instant mineur, mais l’incorporation de la Crimée dans la Fédération russe va probablement amener l’Union européenne et les États-Unis à élargir les sanctions en réponse », a-t-elle encore indiqué. « Dans le pire des scénarios, les États-Unis pourraient interdire aux institutions financières étrangères de faire des affaires avec les banques et les entreprises russes », s’inquiète l’agence, qui a avancé la date de la révision de la perspective de la Russie, initialement prévue en juillet 2014. Fitch a aussi baissé son estimation de croissance de la Russie à moins de 1% pour 2014 et 2% en 2015, rappelant que la croissance du pays avait déjà ralenti à 1,3% en 2013.  L’Union européenne et les États-Unis ont annoncé vouloir durcir les sanctions envers la Russie, dont la chambre basse du parlement a ratifié jeudi le traité sur le rattachement de la Crimée à la Fédération russe.

 

Sondage municipales Paris : Hidalgo 53%, NKM 47%

Sondage municipales Paris : Hidalgo 53%, NKM 47%

Le dernier sondage portant sur la capitale avant le premier tour des élections municipales, dimanche 23 mars, confirme la tendance des dernières semaines. Selon une enquête BVA pour RTL et Le Parisien, Anne Hidalgo  l’emporterait au premier comme au second tour devant son adversaire UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet. Au premier tour, la liste Parti socialiste-Parti communiste-Parti radical de gauche emmenée par Anne Hidalgo est créditée de 37% des voix contre 35% à celle de NKM sur l’ensemble de Paris. Suivent ensuite la liste d’Europe-Écologie les Verts de Christophe Nadjovski (8%), celle du Front national de Wallerrand de Saint-Just (7%) puis celle du Parti de gauche de Danielle Simonnet (6%). Au second tour, la candidate socialiste l’emporterait assez largement devant la tête de liste UMP. L’adjointe de Bertrand Delanoë totaliserait, là encore, 53% des voix contre 47% à NKM.

SFR : Bouygues contre-attaque

SFR : Bouygues contre-attaque

Sous l’impulsion du gouvernement, Bouygues contre-attaque pour acquérir SFR. Bouygues a en effet rouvert les hostilités pour la conquête de SFR en relevant jeudi de 1,85 milliard d’euros la partie en numéraire de son offre moins d’une semaine après l’entrée en négociations exclusives de la maison mère de l’opérateur Vivendi avec son rival Numericable. Cette contre-offensive, soutenue par plusieurs partenaires dont le bras armé financier de l’Etat la Caisse des dépôts et consignations (CDC), pourrait semer le doute parmi les administrateurs de Vivendi qui ont donné pour trois semaines la priorité aux discussions avec le câblo-opérateur.  La nouvelle offre du groupe de BTP et de communication propose davantage de cash à Vivendi mais réduit les parts que détiendrait le conglomérat dans le futur ensemble Bouygues Telecom-SFR ce qui se traduit par une valorisation moins élevée pour SFR une fois prises en compte les synergies. Bouygues espère ainsi répondre aux attentes de Vivendi: sortir au plus vite des télécoms et se doter des moyens de financer son recentrage dans les contenus et les médias. Dans le détail, il propose 13,15 milliards d’euros en numéraire pour mettre la main sur le numéro deux français du mobile, soit 1,4 milliard de plus que le rival Numericable. Vivendi verrait sa participation dans le duo réduite à 21,5% contre 43% précédemment, conséquence de l’implication de trois partenaires, la CDC, JC Decaux Holding, qui contrôle le groupe JCDecaux, et la famille Pinault qui entretient des liens d’amitié avec le PDG de Bouygues Martin Bouygues. A eux trois, ils prendraient une participation représentant autour de 11,5% du virtuel duo, dont 3% pour la CDC qui investirait 300 millions d’euros, a précisé à Reuters un porte-parole de la banque publique.  La nouvelle offre de Bouygues valorise SFR à hauteur de 17,4 milliards d’euros en incluant les synergies, contre 19 milliards dans l’offre rivale de Numericable. La première proposition de Bouygues à Vivendi valorisait SFR à 19 milliards d’euros. Vivendi comme Altice n’ont pas souhaité faire de commentaire, réaffirmant être en négociations exclusives l’un avec l’autre. « Le dossier est relancé même s’il y avait déjà des signaux, notamment au niveau politique. On a le sentiment de n’être qu’au début de l’histoire », commente Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse.   »Vivendi a de toute façon tout intérêt à prendre son temps pour faire monter les enchères. Il y a certainement une très grosse part de négociations. » Ce nouveau coup de théâtre dans une saga marquée déjà depuis près de trois semaines par de nombreux rebondissements pourrait susciter des tensions entre les 14 membres du conseil de surveillance appelés à se prononcer sur le sort de SFR. Une partie du conseil emmené par son président Jean-René Fourtou penche pour une solution rapide et simple du point de la vue de la concurrence, ce qui s’est traduit par la préférence accordée à Numericable il y a une semaine. D’autres administrateurs sont plus partagés et souhaiteraient prendre le temps avant de se prononcer. « L’intérêt social de l’entreprise c’est d’aller vers ce qui sert le mieux son intérêt », explique une source au fait des discussions. « Cela pourrait l’obliger à regarder à nouveau ». Dans ce duel, le gouvernement n’a pas caché sa préférence depuis le début en prenant ouvertement le parti de Bouygues. Même après l’annonce du choix de Vivendi, il ne s’est pas déclaré vaincu en prenant notamment pour cible le dirigeant d’Altice Patrick Drahi et sa résidence fiscale en Suisse. « Ce qui interpelle c’est le rôle de l’Etat dans tout cela », fait valoir une source au fait du dossier, en faisant référence à l’implication de la CDC dans la nouvelle offre de Bouygues. Avant cette nouvelle proposition, l’offre de Numericable, qui propose 11,75 milliards d’euros en cash et 32% dans la nouvelle entité SFR-Numericable était de 450 millions d’euros supérieure à celle de Bouygues.

 

Union bancaire : une petite réforme et une petite solidarité

Union bancaire : une petite réforme et une petite solidarité

 

Une réforme à minima car ce compromis conclu jeudi suscite déjà des critiques faute d’assurer dès le départ des financements suffisants pour fermer, si nécessaire, des banques en difficulté. Selon ce texte, rédigé à l’issue d’une nuit de discussions, les parlementaires et les représentants des Etats membres de l’UE sont d’accord pour donner à la Banque centrale européenne (BCE) un rôle de premier plan dans la fermeture éventuelle d’une banque.  L’union bancaire, accompagnée d’un assainissement des bilans des banques, doit restaurer la confiance des banques les unes envers les autres et dégripper ainsi la mécanique du crédit. Elle vise aussi à rompre le lien entre les Etats endettés et les banques qui détiennent des obligations émises par ces Etats, des titres qu’elles peuvent pour l’instant comptabiliser comme des actifs « sans risque » dans leurs livres de comptes. L’accord doit être approuvé à la fois par les ministres des Finances de l’Union européenne et par le Parlement européen. « Le compromis trouvé aujourd’hui nous permet de parachever l’architecture de l’union bancaire de la zone euro », a déclaré Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur. « Le second pilier de l’union bancaire permettra de gérer de façon plus efficace les crises bancaires », a-t-il estimé, ajoutant que l’accord contribuerait également à « mettre un terme à l’ère des sauvetages massifs ».  L’union bancaire limitera de fait la capacité des Etats membres à remettre en cause une décision de fermeture prise par la BCE. Le document précise qu’un accord a été trouvé pour que le fonds de résolution bancaire, financé par des contributions versées par les banques elles-mêmes, soit constitué sur une période de huit ans, soit deux ans de moins que prévu initialement. Le fonds sera progressivement abondé jusqu’à atteindre 55 milliards et 40% de la collecte seront mis en commun dès la première année, une proportion qui atteindra 70% au bout de trois ans. « Je pense que c’est un bon accord. Il a été discuté d’abord entre les ministres des Finances », a commenté le ministre français de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici. « Il est meilleur parce que la mutualisation est plus rapide, il est meilleur parce que la montée en charge de la mutualisation s’accélère, il est meilleur parce qu’on parle de renforcement de la capacité d’emprunt du fonds de résolution unique et qu’un mouvement s’enclenche. » Wolfgang Schäuble, son homologue allemand aux Finances, a lui aussi salué cet accord, en jugeant qu’il ouvrait la voie à « une participation claire des créanciers privés dès le départ », mais contrairement à Pierre Moscovici, il a insisté sur le fait que le texte excluait la mutualisation de la responsabilité financière. Tout au long du processus de négociation, l’Allemagne a résisté aux pressions de la France et de l’Espagne en faveur d’une mutualisation des ressources des Etats membres pour régler le problème des banques en faillite.  Le nouveau fonds ne sera pas en mesure d’accéder aux fonds du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de gestion des crises financières de l’Union, si ses propres capitaux sont insuffisants. Une restriction qui fait dire à certains observateurs que l’union bancaire n’aura d’union que le nom. « La clé de l’union bancaire, c’est une autorité dotée d’un pouvoir financier. Ce ne sera pas les cas, donc il n’y a pas d’union bancaire », a ainsi déclaré Paul De Grauwe, de la London School of Economics. « L’idée centrale, c’était de rompre le lien mortifère entre les banques et les souverains. Mais si une nouvelle crise bancaire venait à se déclencher, on en reviendrait à la situation de 2008, avec chaque pays de son côté. »

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