Archive mensuelle de mars 2014

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La Redoute: des salariés demandent le soutien des Français contre l’avis des syndicats

La Redoute: des salariés demandent le soutien des Français contre l’avis des syndicats

 

Les salariés de la Redoute ne veulent pas voir leur entreprise disparaître. Plusieurs centaines d’entre-eux viennent de créer le collectif « Signez pour la Redoute », favorable à la signature du protocole d’accord sur le plan social. Ils appellent au soutien des Français.   Une « lettre ouverte aux Français qui se sentent concernés par La Redoute » a été publiée samedi 22 mars sur le compte Twitter @AvenirLaRedoute, pour recevoir des témoignages de soutien. « Aujourd’hui l’existence de La Redoute est menacée », explique le collectif, qui affirme représenter « la majorité des salariés de La Redoute tous statuts confondus, sites de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos, en faveur d’une signature en l’état ».  Vendredi « a été une journée émouvante pour tout le monde. On a été vraiment sous le choc à la constatation qu’à 14H00 la signature n’avait pas eu lieu », explique un porte-parole. La direction de La Redoute a remis vendredi le sort de l’entreprise entre les mains du tribunal de commerce après un nouveau refus de la CGT, de SUD et de la CFDT de signer le protocole d’accord sur le plan social. Selon le collectif, le tribunal de commerce informé devrait réagir d’ici lundi soir. D’ici là, les salariés sont mobilisés. « On va essayer d’actionner un maximum de leviers pour dire que ce n’est pas possible, d’essayer de comprendre pourquoi il n’y a pas eu de signature et pourquoi il y a 3.400 personnes qui sont sans doute, même s’il reste un infime espoir, sur le carreau », a ajouté ce salarié. La décision divise les salariés. Depuis plusieurs semaines, des manifestations de soutien aux syndicats contre la signature du protocole ont réuni plusieurs centaines de personnes. Le groupe Kering (ex-PPR) a engagé la cession de La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, pour se recentrer sur le luxe. Ces derniers ont annoncé le 9 janvier la suppression de 1.178 des 3.437 postes de La Redoute.

 

Après les Municipales : politique économique inchangée

Après les Municipales : politique économique inchangée

 

 

La politique économique ne changera pas après les municipales. D’abord parce que Hollande est tétanisé par les résultats, ensuite parce qu’en fait sa politique est essentiellement faite d’immobilisme. Tout repose sur un pacte de responsabilité qui n’est pas à la hauteur des enjeux et qui demeure encore très flou. Les résultats du premier tour des élections municipales, dimanche 23 mars, ont montré, outre une abstention en forte hausse, une percée du Front National et un recul très net du Parti socialiste, notamment à Marseille. Ce résultat peut-il avoir une incidence sur la ligné économique de l’exécutif? Pas forcément. « On garde notre plan de vol, car sur le plan économique on n’a pas le choix » confiait ainsi, dimanche soir, un proche de François Hollande. Ce plan de vol, c’est le pacte de responsabilité. L’Elysée capitalise sur le compromis trouvé entre partenaires sociaux le 6 mars dernier sur les contreparties de ce pacte, ainsi que sur l’accord conclu au forceps dans la nuit de du 21 au 22 mars sur l’assurance-chômage.  Bien sûr, les Municipales sont un test. Mais au-delà de ce scrutin, la priorité affichée, explique-t-on à l’Elysée, reste avant tout l’emploi. L’entourage de François Hollande assure que, même si le PS perd une ou plusieurs villes stratégiques, même si l’abstention est très élevée, l’analyse du 31 décembre autour d’une politique de l’offre assumée ne bouge pas d’une ligne. L’Elysée estime que le vrai test, au-delà des Municipales, viendra au mois d’avril quand la France détaillera ses économies sur les dépenses, puis au mois de juin, quand le gouvernement engagera sa confiance autour du pacte de responsabilité. En fait les résultats des européennes (encore plus catastrophiques que les municipales)  pourrait bien bousculer cette belle stratégie.

Municipales Bordeaux : Juppé boosté vers 2017 par sa victoire

Municipales Bordeaux : Juppé boosté vers 2017 par sa victoire

En événement majeur pour l’UMP, cette victoire de Juppé qui s’ ouvre la route vers l’Elysée. Ce qui permettrait de s’éviter les casseroles de Sarkosy et l’impopularité de Copé. La réélection triomphale d’Alain Juppé dimanche à Bordeaux dès le premier tour des élections municipales renforce la position de l’ancien Premier ministre dans l’optique d’une éventuelle candidature à la présidentielle de 2017. Archi favori des sondages, il a remporté le scrutin avec 60,95% des suffrages contre 22,58% à son adversaire socialiste Vincent Feltesse, sans qu’il y ait vraiment eu de match. Elu pour un quatrième mandat à la tête d’une ville qu’il a largement contribué à dynamiser depuis son arrivée sur les bords de la Garonne en 1995, Alain Juppé voit son horizon s’éclaircir. « Je ne vais pas bouder mon plaisir », a-t-il déclaré lors d’une première intervention devant son équipe et la presse après savoir réalisé son meilleur score. Il entend se consacrer dans l’immédiat à la vie locale en reprenant à Vincent Feltesse la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB). Au soir du deuxième tour dimanche prochain, compte tenu des résultats du premier tour dans les 28 communes et parmi les 730.000 habitants de l’agglomération, il reprendra un fauteuil qu’il a déjà occupé de 1995 à 2004. Ce double succès pour celui qui a été désigné comme le « meilleur maire de France » par le journal L’Express serait la cerise sur le gâteau sur la route qui mène à l’Elysée. Mais le « Juppé président » qui a fusé dans l’Hôtel de ville de Bordeaux l’a laissé de glace. « Je ne suis pas indifférent à la signification politique de ce scrutin », a-t-il dit sur BFM TV, ajoutant que son parti avait la responsabilité « d’incarner une alternative le moment venu ». Mais il faisait référence au désaveu subi par la majorité dans ce scrutin municipal face à la droite et au Front national et ne parlait pas de lui-même.

 

Municipales Marseille : débâcle pour le PS, devancé par le FN

Municipales  Marseille : débâcle pour  le PS, devancé par le FN

 

Gaudin  obtient 38,8% des voix, le candidat frontiste 23,2% et le député socialiste 19,8%, selon les résultats de 376 bureaux dépouillés sur 478.  Dans une allocution prononcée depuis la mairie dimanche soir, M. Gaudin a estimé que le score du socialiste était un désaveu pour celui-ci comme pour le gouvernement, soulignant cependant qu’ »il ne s’agissait que d’un premier tour ».  S’exprimant devant la presse à son siège de campagne, M. Mennucci, affichant un sourire de façade, s’est voulu combatif. « Au-delà des apparences des chiffres, rien n’est joué », a-t-il assuré.   »Je pense qu’on peut encore gagner, il s’agit de nous rassembler », a-t-il insisté, lançant un appel à Jean-Marc Coppola, 53 ans, chef de file du Front de gauche (6,86%), et Pape Diouf, 62 ans, à la tête d’une liste citoyenne (5,45%).  Les tractations devaient débuter dès dimanche soir avec le premier, qui a toujours dit vouloir faire barrage à la droite. En revanche, l’ancien président de l’OM ne fera part de sa décision que lundi soir, mais il a d’ores et déjà prévenu, dans une déclaration à son local de campagne, qu’il « n’accepterait ni compromis ni compromission ».  S’immisçant entre les deux favoris, le FN Stéphane Ravier crée la surprise. S’il confirme sa poussée au second tour, il aura un poids décisif dans le futur conseil municipal, où ne siégeait jusqu’ici qu’un élu frontiste. Au cours de la campagne, M. Gaudin n’a d’ailleurs pas caché sa crainte d’une victoire courte, assortie d’une majorité relative, qui rendrait cette ville de 860.000 habitants difficile à gouverner.  A Marseille, où les résultats sont comptabilisés, comme à Paris et Lyon, par secteur, la gauche paraît en difficulté même sur ses terres traditionnelles.  Dans son propre secteur, le 1er, Patrick Mennucci recueille 26,2% des suffrages, loin derrière l’UMP Dominique Tian (40,5%), le FN totalisant 14,8%, d’après les chiffres provisoires.  Dans le 3e, secteur clé, la ministre PS Marie-Arlette Carlotti est elle aussi distancée (24,7%) par le sortant UMP Bruno Gilles (42,2%), le FN obtenant 17,8%.

Municipales: la gauche lourdement punie

Municipales: la gauche lourdement punie

 

Une très lourde défaite de la gauche, une montée du FN et l’UMP en tête des voix. La droite a recueilli 46,54% des suffrages exprimés, la gauche 37,74%, l’extrême droite 4,65% et l’extrême gauche 0,58%, selon des résultats « consolidés » annoncés dans la soirée par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls.  La participation s’élève à 64,13%, contre 66,54% en 2008, a-t-il ajouté.  Le parti de Marine Le Pen a, semble-t-il, surfé sur une abstention record et les effets délétères des affaires qui ont secoué la classe politique ces dernières semaines (Buisson, écoutes Sarkozy, et mise en cause du patron de l’UMP Jean-François Copé).  La gauche a subi de plein fouet un exécutif au plus bas dans les sondages, François Hollande restant, au bout de deux ans de mandat, le président de plus impopulaire de la Ve République.  A Perpignan, Avignon, Forbach, Béziers et Fréjus, le FN est arrivé en tête du premier tour. Il est en mesure d’enregistrer d’autres victoires après celle d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Steeve Briois l’a emporté dimanche. C’est la première fois de son histoire que le parti d’extrême droite gagne dès le premier tour une ville de plus de 10.000 habitants.

Municipales : un carton jaune pour Hollande avant le carton rouge du second tour

Municipales :  un carton jaune pour Hollande avant le carton rouge du second tour

 

Première constatation une abstention très importante 35%, certes moins fortes que  celle des sondeurs qui pronostiquaient 40% ; Abstention qui traduit le désintérêt d’un grand nombre d’électeurs pour cette élection. Second enseignement, la percée nette du Front National qui se trouve même en position éligible au second tout dans ses bastions comme Hénin- Beaumont, Béziers, Fréjus, Avignon, Perpignan ou encore Forbach. Dans environ 200 villes le FN va se trouver en position d’arbitre  entre l’UMP et le PS. C’est enfin une défaite pour Hollande, son gouvernement et la majorité. Un désaveu de sa politique économique et sociale notamment. Pour résumer une sorte de carton jaune adressé à Hollande. Carton jaune qui va se transformer en carton rouge au second tour. En effet si la PS en appelle au front républicain, en clair à une alliance UMP-PS au second tour contre le FN, par contre l’UMP refuse cette alliance ; L’UMP va donc sortir renforcée au second tour et la majorité perdre de nombreuses villes. C’est l’annonce d’une nette défaite dimanche prochain quand même atténué par le maintien de listes FN. Une défaite auusi atténuée par des considérations d’ordre local, ce qui ne sera pas le cas lors de la déroute qui se profile pour les européennes. Ce scrutin entraînera des effets sur la politique nationale dans la mesure où moins que jamais Hollande ne sera en capacité d’engager de vraies reformes structurelles. Bref pas vraiment une bonne nouvelle pour l’avenir économique du pays qui va s’enfoncer encore davantage dans l’immobilisme et le corporatisme puisque  Hollande et sa majorité ont perdu la légitimité populaire (même sil reste la légitimité institutionnelle) pour mener une réelle politique de redressement.

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

Grande–Bretagne : un Britannique sur deux favorable à une sortie de l’UE

Grande–Bretagne : un Britannique sur deux favorable à une sortie de l’UE

Selon un sondage publié ce dimanche 23 mars par le journal Sun on Sunday, seuls 41% des Britanniques estiment que la Grande-Bretagne doit rester dans l’Union européenne. A l’inverse, 41% des sondés se déclarent favorables à sa sortie. Un autre sondage réalisé pour le journal Mail on Sunday révèle lui que 48% de Britanniques voteraient pour sortir de l’UE dans le cas d’un référendum et 39% se prononceraient pour y rester contre 13% d’indécis. Par ailleurs seuls 20% des sondés estiment que David Cameron peut ménager un meilleur sort à la Grande-Bretagne au sein de l’UE alors que le Premier ministre a promis un référendum sur la question en 2017 s’il est réélu en 2015. Celui-ci promet depuis des mois de tenir un référendum d’ici la fin 2017 s’il est réélu l’année prochaine et se targue d’être le seul grand dirigeant de parti à vouloir demander leur avis au peuple britannique. Sur une échelle de préférence de 27 pays et institutions, le parlement européen – pour le renouvellement duquel des élections vont avoir lieu en mai – n’arrive en outre qu’à la 21e place et l’Union européenne seulement à la 23e place. Dans le classement des préférences, seuls l’Arabie saoudite, l’Iran et la Corée du Nord arrivent derrière le parlement européen.

 

« Pute de journaliste « (Alliot, vice Président du FN)

« Pute de journaliste «  (Alliot, vice Président du FN)

 

« Je viens de signifier à cette pute de M. (M. Aliot cite ici le nom de la journaliste de Perpignan) que dimanche je ne me déplacerai pas dans sa boutique. Elle courra derrière l’info », dit le message reçu par la journaliste politique de l’Indépendant vendredi à l’heure du petit-déjeuner et destiné à un autre.  M. Aliot exprimait là sa décision de ne pas participer à la soirée électorale organisée par l’Indépendant dimanche soir après le premier tour.  M. Aliot, que les sondages donnent deuxième dimanche, venait de lire dans le journal une brève signalant que six de ses colistiers ne pourraient pas voter à Perpignan puisqu’ils n’y sont pas inscrits sur les listes électorales. Cinq d’entre eux figurent dans les dix premiers de la liste, précisait le journal qui ajoutait: « Rien d’irrégulier sur le fond, mais un fort sentiment de désordre et de légèreté sur la forme ».  La journaliste a reçu un premier SMS dans lequel M. Aliot l’accusait en langage respectueux de ne pas avoir effectué la même recherche pour les autres listes. Une demi-heure plus tard lui parvenait le message adressé à un autre, et encore quelques minutes après un troisième dans lequel M. Aliot confessait son erreur et présentait ses excuses tout en répétant son accusation de partialité.  M. Aliot a expliqué samedi à l’AFP que le deuxième message, « totalement privé », était destiné à un ami et qu’il était parvenu à la journaliste par une « erreur d’aiguillage » qu’il a qualifiée de « malheureuse ».  Mais il a trouvé « assez particulier » qu’aussi près du scrutin l’Indépendant n’évoque que le cas de six colistiers du Front national alors que selon lui « toutes les listes » ont la même singularité. « Le traitement dont nous avons été victimes tout au long de la campagne (n’est) pas respectueux du pluralisme des opinions », a-t-il insisté.

 

L’euro est trop fort (Van Rompuy)

L’euro est trop fort (Van Rompuy)

L’euro est trop fort pour les exportateurs de la zone euro, a déclaré vendredi Herman Van Rompuy. Le président du Conseil européen a aussi jugé que l’existence de la monnaie unique n’était plus menacée mais que les aspects économiques de la crise, tels la faiblesse de la croissance, demeuraient quant à eux. « La menace existentielle contre l’euro, c’est fini (…) Nous le constatons sur les marchés financiers. Il y a aussi une bien plus grande convergence sur les spreads (les écarts de rendements entre les obligations souveraines des pays de la zone euro) », a déclaré Herman Van Rompuy, qui était invité à s’exprimer lors d’un colloque organisé par le German Marshall Fund of the United States, un cercle de réflexion américain. « Nous le constatons aussi dans le taux de change. L’euro est même trop fort pour nos exportateurs. L’euro est même devenu, avec la crise dans les pays émergents, une sorte de refuge. Donc je dis souvent que la menace existentielle est derrière nous mais que les problèmes ne sont pas réglés », a-t-il ajouté. Le débat sur le niveau de l’euro est particulièrement vif en France. Cité le 13 mars par le journal Les Echos, le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a lui aussi jugé que l’euro était « un peu surévalué » mais que cela ne devait pas être une excuse pour ne pas faire des efforts pour accroître la compétitivité des entreprises françaises.

 

La tribune de Nicolas Sarkozy (Le Figaro)

La tribune de Nicolas Sarkozy (Le Figaro)

« Ce que je veux dire aux Français
 
J’ai longuement hésité avant de prendre la parole. D’abord parce que je sais qu’il existe des sujets prioritaires pour nos compatriotes, à commencer par l’explosion du chômage. Ensuite, parce que, depuis deux ans, je me suis tenu à la décision de silence et de retrait que j’avais annoncée au soir du second tour de l’élection présidentielle de 2012. Contrairement à ce qui s’écrit quotidiennement, je n’éprouve nul désir de m’impliquer aujourd’hui dans la vie politique de notre pays. Je ne suis animé par aucune velléité de revanche et ne ressens nulle amertume à l’endroit des Français qui m’ont fait l’immense honneur de me confier, durant cinq ans, les rênes de notre pays. J’ai par ailleurs trop conscience des peines, des souffrances et des inquiétudes qu’endurent chaque jour tant de nos compatriotes pour ne pas mesurer la chance qui m’a si souvent accompagné tout au long de ma vie. Cette réalité mêlée à mon tempérament fait qu’aussi loin que je m’en souvienne je n’ai jamais aimé me plaindre. À 59 ans, il est sans doute trop tard pour changer. En tout cas, sur ce point. Et pourtant, je crois qu’il est aujourd’hui de mon devoir de rompre ce silence. Si je le fais, c’est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent. Si je le fais par le moyen de l’écrit et non celui de l’image, c’est parce que je veux susciter la réflexion et non l’émotion. Qui aurait pu imaginer que, dans la France de 2014, le droit au respect de la vie privée serait bafoué par des écoutes téléphoniques? Le droit au secret des conversations entre un avocat et son client volontairement ignoré? La proportionnalité de la réponse pénale, au regard de la qualité des faits supposés, violée? La présomption d’innocence désacralisée? La calomnie érigée en méthode de gouvernement? La justice de la République instrumentalisée par des fuites opportunément manipulées? Que chacun réfléchisse à ce bref inventaire car demain il pourra, à son tour, être concerné. C’est de moi qu’il s’agit aujourd’hui. Je ne suis pas une victime. Je peux me défendre. Je peux en appeler au bon sens des Français, de gauche comme de droite. Tous n’auront pas et n’ont pas cette chance. Ancien président de la République, je suis devenu un citoyen comme les autres. C’est la règle démocratique. Qui d’ailleurs pourrait prétendre que je l’ai, si peu que cela soit, enfreinte? En vingt mois, j’ai subi quatre perquisitions qui ont mobilisé trois juges et quatorze policiers. J’ai été interrogé durant vingt-trois heures parce que l’on me suspectait d’avoir profité de la faiblesse d’une vieille dame! Des milliers d’articles rédigés à charge ont été publiés. Sur le sujet, que reste-t-il de cette boue complaisamment répandue? Rien, si ce n’est une décision de non-lieu après que toutes les investigations possibles ont été engagées. J’ai eu envie de crier: «Tout cela pour cela.» Mais je n’ai rien dit au nom du devoir que me créent les responsabilités qui furent les miennes. J’ai tout accepté, confiant dans la justice et surtout dans la vérité.   Et que dire de la prétendue affaire Karachi où, après des années d’enquête, les magistrats ont fini par découvrir que je n’y avais, au final, assumé aucune responsabilité. Là aussi, cela n’a pas empêché des centaines d’articles à charge. Puis l’on s’est aperçu que j’avais été le seul de tous les candidats à avoir dépassé, durant la campagne présidentielle de 2012, les montants de dépenses autorisés! De ce fait, je fus reconnu fautif d’un dépassement de 2,1%. La sanction fut, pour la première fois dans l’histoire de la République, la suppression de 100 % des financements publics. Le 9 juillet 2013, il nous a fallu rembourser 11,3 millions d’euros, dont j’étais caution à titre personnel. Grâce aux soutiens de 137.000 Français et à la mobilisation de ma famille politique, ce fut réalisé en deux mois. Comment leur dire mon immense reconnaissance? Cette fois encore, je n’ai rien dit. J’ai tout accepté. Sans l’ombre d’une preuve et contre toute évidence, me voici accusé d’avoir fait financer ma campagne de 2007 par M. Kadhafi. On a parlé d’un virement de 50 millions d’euros! Un détail… Après des mois d’enquête, des dizaines de commissions rogatoires, la justice n’a trouvé ni virement, ni banque de départ, ni banque d’arrivée. Toute l’accusation repose sur les témoignages «crédibles» du fils de M. Kadhafi et de son entourage, sans doute une référence morale, et de celui de M. Takieddine, dont on connaît aujourd’hui le passif judiciaire. J’ai déposé plainte contre Mediapart pour faux et usage de faux à la suite de la publication d’un faux grossier. Ma plainte a paru suffisamment crédible pour que ses dirigeants soient placés par la justice sous statut de témoin assisté. Le simple bon sens devrait amener à considérer que la guerre que nous avons conduite en Libye a duré dix mois. Durant cette période, si M. Kadhafi avait eu le moindre document à utiliser contre moi, pourquoi ne l’a-t-il pas fait, alors même que j’étais le chef de la coalition contre lui? Or voici que j’apprends par la presse que tous mes téléphones sont écoutés depuis maintenant huit mois. Les policiers n’ignorent donc rien de mes conversations intimes avec ma femme, mes enfants, mes proches. Les juges entendent les discussions que j’ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L’ensemble fait l’objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires! Ajoutant l’illégalité à l’illégalité, on n’hésite pas à publier des extraits tronqués et mensongers de ces mêmes enregistrements. Qui a donné ces documents alors même qu’aucun avocat n’a accès à la procédure? Les seuls détenteurs en sont les juges ou les policiers… Sont-ils au-dessus des lois sur le secret de l’instruction? On me met sur écoute en septembre 2013 pour des faits supposés de corruption qui auraient été commis en 2007! On le fait, non parce que l’on dispose d’indices, mais parce que l’on espère en trouver. Aujourd’hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu’elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n’est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l’Allemagne de l’Est et les activités de la Stasi. Il ne s’agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l’endroit de ses opposants. Il s’agit de la France. Suis-je en droit de m’interroger sur ce qui est fait de la retranscription de mes conversations? Je sais, la ministre de la Justice n’était pas au courant, malgré tous les rapports qu’elle a demandés et reçus. Le ministre de l’Intérieur n’était pas au courant, malgré les dizaines de policiers affectés à ma seule situation. De qui se moque-t-on? On pourrait en rire s’il ne s’agissait de principes républicains si fondamentaux. Décidément, la France des droits de l’homme a bien changé. Heureusement, des milliers d’avocats, quelles que soient leurs sensibilités, ont décidé que trop, c’était trop. Avec le bâtonnier à leur tête, ils veulent faire entendre cette vérité qu’un avocat dans l’exercice de ses fonctions doit être protégé de la même manière qu’un journaliste. Dans la République, on n’écoute pas les journalistes, pas davantage que les avocats dans l’exercice de leurs fonctions! Mais cela n’est pas tout. Mon propre avocat se trouve accusé d’avoir abusé de son influence auprès de notre juridiction suprême. Cette fois, fini de rire, car c’est à pleurer d’indignation. Son « crime » : être l’ami depuis trente ans d’un avocat général à la Cour de cassation, un des plus fameux juristes de France, à qui il a demandé des avis sur la meilleure stratégie de défense pour son client. Le problème, c’est que le client, c’est moi. Alors « le conseil » devient un «trafic d’influence» supposé. Peu importe que ce magistrat ne puisse exercer la moindre influence sur une chambre criminelle dans laquelle il ne siège pas. Détail, encore, que le gouvernement monégasque ait solennellement déclaré qu’il n’y avait jamais eu la moindre intervention. Dérisoire, le fait que le poste, auquel ce magistrat postulait pour après sa retraite, ait été pourvu un mois avant qu’il ait pensé à en signaler l’existence à mon avocat. Tout ceci ne résiste pas à l’évidence. Eh bien, cela n’a pas empêché trois juges et vingt policiers de multiplier les perquisitions aux domiciles et au bureau de mon avocat, quatorze heures durant! Après avoir démonté sa machine à laver et exigé, qu’au moment de sa douche, à 6 h 30 du matin, il laissât la porte ouverte. La juge en charge est repartie avec ses téléphones. Dois-je considérer comme une anecdote le fait que cette magistrate soit membre du Syndicat de la magistrature? Ce syndicat désormais célèbre pour avoir affiché dans ses locaux le tristement fameux «mur des cons», où j’occupe une place de choix! Dois-je considérer qu’il s’agit d’un exercice serein et impartial de la justice? Augmenterai-je la gravité de mon cas en informant mes lecteurs que l’un des juges qui enquêtent sur le prétendu financement Kadhafi est celui-là même qui a signé, en juin 2012, l’appel des quatre-vingt-deux juges d’instruction, dont le ciblage de ma personne et de ma politique est transparent? Au moins dois-je être tranquillisé sur la clarté des opinions politiques d’un magistrat dont le devoir est pourtant d’enquêter à charge et à décharge. Pour la charge, je crois que l’on peut être confiant, mais pour la décharge… Quel justiciable voudrait connaître une situation semblable? Et pourtant, envers et contre tout, je garde confiance dans l’institution judiciaire, dans l’impartialité de l’immense majorité des juges, dans la capacité de la justice à ne pas se laisser instrumentaliser. Mon propos n’est pas de me plaindre. Je ne demande à personne de s’apitoyer sur mon sort. Ce texte est un appel à la conscience, aux convictions, aux principes de tous ceux qui croient en la République. Aux Français qui n’ont pas voté pour moi, je demande d’oublier mon cas personnel et de penser à la République et à la France. Au nom de leurs propres convictions, peuvent-ils accepter ces violations répétées de nos principes les plus chers? À ceux qui me sont attachés, je veux dire que je n’ai jamais trahi leur confiance. J’accepte tous les combats à condition qu’ils soient loyaux. Je refuse que la vie politique française ne fasse place qu’aux coups tordus et aux manipulations grossières.  Je veux affirmer que je n’ai jamais demandé à être au-dessus des lois, mais que je ne peux accepter d’être en dessous de celles-ci. Enfin, à tous ceux qui auraient à redouter mon retour, qu’ils soient assurés que la meilleure façon de l’éviter serait que je puisse vivre ma vie simplement, tranquillement… au fond, comme un citoyen ‘normal’! »

« Interdire l’appartenance syndicale des magistrats »(Ciotti )

 

« Interdire l’appartenance syndicale des magistrats »(Ciotti )

Erici Ciotti dans le JDD « Je vais déposer une proposition de loi constitutionnelle, dès la rentrée parlementaire pour supprimer tout lien de dépendance qui pourrait peser sur l’impartialité des juges. Je proposerai d’abord d’interdire l’appartenance syndicale en renouant avec l’esprit originel des magistrats, qui date de 1958..  L’affaire du mur des cons a scandalisé beaucoup de Français qui ont été choqués que des magistrats censés rendre la justice au nom du peuple expriment sous couvert de liberté syndicale des positions politiques souvent tranchées.  Je propose de renforcer les sanctions pénales. Aujourd’hui, on est dans une dépénalisation de fait de la violation du secret de l’instruction. C’est extrêmement grave que cette violation donne l’objet quasi systématiquement à des manipulations politiques et transforme une présomption d’innocence en une présomption de culpabilité médiatique. »

 

Les soldats russes envahissent la Crimée

Les soldats russes envahissent la Crimée

Les soldats russes ont décidé de passer à l’action au milieu de l’après-midi, après plusieurs heures de face-à-face tendu. Finalement, ils se sont introduits dans la base aérienne de Belbek, en Crimée, en tirant des coups de feu en l’air, après avoir forcé les grilles avec un véhicule militaire. Les soldats ukrainiens ont été ensuite désarmés et alignés devant un mur ; ils n’ont pas pu, ou pas voulu, résister à leurs adversaires. « Nous n’avons pas provoqué cela, c’est de la force brutale [...] Depuis la Seconde Guerre mondiale c’était un endroit tranquille puis ils sont arrivés en tirant, avec des blindés et des grenades. Je suis très inquiet maintenant » (un soldat ukrainien) Car depuis le matin, les soldats ukrainiens avaient tenu à rester dans leur base, jusqu’à s’en faire déloger, finalement par la force. Un soldat ukrainien aurait été blessé au cours de cette attaque. Le commandant de la base, lui, a été emmené par les soldats russes pour des « discussions » dans un endroit secret, tandis que certains photographes de presse ont été forcés de détruire leurs cartes mémoires. La base militaire de Belbek est un point stratégique situé près de Sebastopol ; il s’agit de l’une des dernières bases militaires ukrainiennes qui échappait encore au contrôle russe depuis le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie, officiel depuis vendredi. Les images ont été capturées par une caméra de vidéosurveillance. Plus tôt samedi matin, c’est la base aérienne de Novofedorivka, dans l’ouest de la Crimée, qui avait été ciblée par des centaines d’hommes sans armes, partisans de la Russie. Les soldats présents se sont barricadés dans leur QG. Vendredi, des marins russes ont pris le contrôle du Zaporijia, le seul sous-marin ukrainien en Crimée, et l’ont remorqué vers la base russe de Sebastopol. Dans la soirée, c’est le navire de commandement Slavoutitch, à l’ancre à Sébastopol, qui est tombé entre les mains des Russes. Jeudi, ils avaient déjà saisi trois corvettes ukrainiennes – Loutsk, Khmelnitski et Ternopol. Ce samedi, le ministre ukrainien de la Défense a démenti une rumeur – sans doute propagée par les Russes – qui dit que les soldats ukrainiens qui quitteraient la Crimée seraient traités comme des déserteurs et poursuivis pour « haute trahison ». Il a affirmé qu’au contraire, ils seront traités comme des héris et que les autorités envisagent la possibilité de leur accorder le statut d’ancien combattant, assorti de garanties et de prestations sociales adéquates, « pour avoir manifesté de la résistance et du courage« .

Espagne : énorme manif contre l’austérité

Espagne : énorme manif contre l’austérité

Des  dizaines de milliers de manifestants venus des quatre coins de l’Espagne, souvent à pied, se sont d’abord réunis à la gare d’Atocha, avant de défiler le long des grandes artères du centre de la capitale espagnole. Dans le cortège, jeunes, chômeurs, précaires, mal logés, ainsi que des dizaines d’associations et de collectifs citoyens, dans la mouvance des « indignés« , scandaient des slogans contre la précarité et le chômage record de 26%. Des syndicats et des collectifs professionnels des secteurs les plus touchés par les coupes budgétaires, comme l’éducation ou la santé publique, participaient aussi à la mobilisation… Tout comme une centaine d’autobus et quelques trains, affrétés exceptionnellement pour l’occasion. « L’idée, c’est d’unir toutes les forces autour d’un objectif : soit le gouvernement répond à nos revendications, soit il doit faire ses valises« , déclarait Diego Cañamero, porte-parole du syndicat andalou des travailleurs, l’une des 300 organisations participantes. L’objectif des « marcheurs » est le même que celui des « indignés » il y a quelques mois : obtenir la démission du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, en place depuis décembre 2011, qui impose depuis le début de la crise des plans d’austérité à répétition. Des incidents ont eu lieu en fin de cortège, entre jeunes manifestants et policiers. 27 personnes ont été blessées, dont 20 policiers, et 17 manifestants interpellés.

Le gouvernement traque le patron de Numericable candidat pour SFR

Le gouvernement traque le patron de Numericable candidat pour SFR

le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg (opposé à la reprise de SFR par Numericable) puis sa ministre déléguée Fleur Pellerin, qui ont pour habitude de se féliciter des investissements étrangers en France, se sont mis à critiquer la résidence fiscale de Patrick Drahi, et lui ont même demandé de redevenir résident fiscal français.  Patrick Drahi avait acheté Mirs pour 650 millions de shekels (135 millions d’euros), puis l’a revendu à Hot, dont il détenait à l’époque 51,7%. Le prix de revente comprenait un chèque de 486 millions de shekels, plus des compléments de prix allant jusqu’à 450 millions de shekels en fonction des performances futures de Mirs, indiquent les comptes de Hot. Précisément, un complément de 225 millions de shekels devait être versé lorsque Mirs atteindrait 7% de parts de marché. Cet objectif ayant été atteint, cette somme a donc été versée, indiquent les comptes d’Altice. Le reste du complément de prix (56,25 millions de shekels par an) dépend de l’excédent brut d’exploitation de Mirs jusqu’en 2016.  Mais le gouvernement n’entend pas en rester là. Selon une source gouvernementale, Bercy a lancé une enquête sur sa situation fiscale, et notamment sa résidence fiscale exacte, étant donné l’importance que prend Patrick Drahi dans l’économie hexagonale (interrogés sur ce point, les porte-paroles de Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve se sont refusés à tout commentaire, arguant du secret fiscal).  Pour l’instant, Patrick Drahi a opposé une fin de non recevoir aux demandes de rapatriement fiscal des ministres. « Le gouvernement peut bien le demander, mais il n’existe aucune base légale pour forcer Patrick Drahi à revenir », souligne Hervé Israël, avocat associé chez Holman Fenwick Willan. « J’ai ma famille en Suisse. Je n’ai pas prévu de faire rentrer ma famille en France », a déclaré l’intéressé lundi 17 mars. « Sa famille habite Genève depuis 15 ans, ses enfants y sont scolarisés, il ne va pas les déraciner comme ça », ajoute un de ses proches dans le Monde.  Dans les Echos, le roi du câble explique s’être installé en Suisse pour des raisons professionnelles et non fiscales: « j’habite en Suisse depuis 1999, soit un tiers de ma vie. J’ai travaillé pour un câblo-opérateur américain, UPC. Mon patron m’a proposé d’ouvrir le siège européen à Genève. J’y suis resté, avec ma femme et mes quatre enfants ». Dans le Monde, un proche ajoute: « en 1999, il n’avait pas encore fait fortune, donc c’est absurde de dire qu’il souhaitait s’exiler fiscalement ».

 

Intermittents du spectacle: indemnisations chômage plafonnées

Intermittents du spectacle: indemnisations  chômage plafonnées

Le texte, qui concerne les règles d’indemnisation de l’ensemble des chômeurs, prévoit plusieurs mesures touchant les intermittents les mieux indemnisés. Le cumul entre allocations versées et salaires sera désormais plafonné à 5.475,75 euros bruts par mois, et un nouveau différé d’indemnisation est mis en place. Le projet d’accord prévoit également une augmentation des cotisations des salariés et des employeurs du secteur par rapport aux taux appliqué actuellement. Les signataires demandent enfin à l’Etat d’ouvrir des négociations avant la fin 2014 sur « les moyens de lutter contre la précarité » dans le secteur, « notamment en favorisant le recours au CDI, ainsi que sur la liste des emplois concernés » par le régime de l’intermittence. Cette concertation inclura les représentants des salariés et des employeurs du spectacle et de l’audiovisuel, qui ne sont pas tous sur la ligne du Medef, précise le texte.  « Comme un effort était demandé aux demandeurs d’emplois, l’idée était que cet effort soit partagé » par les intermittents, a indiqué la négociatrice de la CFDT, Véronique Descacq. Selon elles, ces mesures représenteraient 165 millions d’euros entre économies et nouvelles recettes. Dans un communiqué, le Medef s’est félicité d’un « début de refonte du régime des intermittents pour aller vers plus d’équité entre les différents demandeurs d’emplois ». Le vice-président du Medef, Jean-François Pilliard a indiqué ne pas encore « avoir de réponse » du gouvernement concernant la demande d’ouverture d’une concertation. « Le Medef veut absolument pouvoir dire ‘j’ai tapé sur les intermittents’ », a de son côté estimé Denis Gravouil, le secrétaire général de la CGT-Spectacle. « C’est scandaleux qu’on ne mette [dans le projet] que des mesures d’économies et qu’on refuse d’écouter notre proposition de discussions globales. On continue à rendre le système inéquitable, alors qu’on aurait pu discuter du sujet de façon dépassionnée », a-t-il regretté. Des syndicats de salariés, mais aussi d’employeurs du spectacle, avaient élaboré une plateforme commune de propositions et souhaitaient une remise à plat complète du régime. Le plafonnement du cumul allocations/salaires pour les intermittents les mieux indemnisés faisaient partie de leurs propositions. Mais dans leur plateforme, cette mesure était contrebalancée par un assouplissement des critères d’entrée dans l’indemnisation (actuellement 507 heures travaillées sur 10 mois). Le Medef était entré dans les négociations avec la proposition choc de supprimer le régime spécifique des intermittents, et de les réintégrer dans le régime général, moins favorable. Cette idée avait provoqué une forte mobilisation des intermittents, qui ont multiplié manifestations et occupations de lieux symboliques au cours des dernières semaines.

 

Côte d’Ivoire : Blé Goudé transféré à la CPI

Côte d’Ivoire : Charles Blé Goudé transféré à la CPI

Charles Blé Goudé a été transféré à la Cour pénale internationale (CPI) ce samedi 22 mars, a annoncé le gouvernement ivoirien dans un communiqué lu à la télévision nationale. Ce proche de l’ex-président Laurent Gbagbo est accusé de crimes contre l’humanité. Charles Blé Goudé, ex-chef des « jeunes patriotes », un mouvement pro-Gbagbo extrêmement violent, a été arrêté en janvier 2013 au Ghana après plus d’un an et demi de cavale consécutive à l’arrestation de Laurent Gbagbo. « Le gouvernement informe la communauté nationale et internationale que M. Charles Blé Goudé a été transféré à la CPI à La Haye ce jour samedi 22 mars 2014″, selon ce communiqué lu au journal de 13H de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), la chaîne publique.  Le conseil des ministres avait accepté jeudi le transfèrement de Charles Blé Goudé, 42 ans, dont le mandait d’arrêt, émis le 21 décembre 2011, avait été rendu public par la CPI en octobre. La juridiction internationale le soupçonne de quatre chefs d’accusation de crimes contre l’humanité, à savoir meurtre, viol, persécution et autres actes inhumains, commis entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.  Charles Blé Goudé rejoindra à La Haye son mentor Laurent Gbagbo, qui y est écroué depuis fin 2011 en attente d’un procès. La décision d’Abidjan divise la Côte d’Ivoire, où l’opposition pro-Gbagbo accuse le pouvoir d’Alassane Ouattara de signer la fin de la réconciliation. La Côte d’Ivoire a connu une décennie de crise politico-militaire, qui a culminé avec les violences post-électorales de 2010-2011, lorsque Laurent Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010 face à l’actuel dirigeant Alassane Ouattara. Plus de 3.000 personnes avaient été tuées durant cette crise.

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

Municipales : la crise des élites

Municipales : la crise des élites

 

Dans le système politique les maires bénéficiaient jusqu’à maintenant de la meilleure image au près de l’opinion. Pourtant l’abstention record annoncée (de l’ordre de 40%) témoigne auusi du désintérêt des français pour la chose publique. En cause bien entendu la situation globale de la France, sa fiscalité, sa crise, le chômage, les affaires et un système d’oligarchie qui asphyxie la démocratie. C’est une crise des élites qui ne parviennent à saisir réellement les préoccupations réelles des citoyens. D’où aussi la montée des extrêmes qui exprime davantage un rejet des partis traditionnels qu’une vraie adhésion, une sorte de vote de protestation. Deux enjeux majeurs dominent aujourd’hui : l’emploi et l fiscalité ; combien de maires prennent réellement en compte ces deux problèmes. Un des facteurs explicatifs c’est la présence massive de fonctionnaires dans les fonctions électives. II ne s’agit sans doute pas d’interdire l’accès aux fonctions électives mais simplement de souhaiter une présence plus représentative des catégories socioprofessionnelles ; de ce fait la France gère un statu quo en matière de réformes structurelles et ne permet pas une sortie durable et significative de la crise. De ce point de vue les réformes sociales, pour importantes qu’elles soient, ne sauraient dominer le calendrier politique. Il y a d’autres priorités. Concernant la fiscalité, c’est surtout le poids des impôts locaux qui pèsent le plus sur le ménages (impôt foncier et taxe d’habitation). Malheureusement la plupart des collectivités sont surendettées et  pratiquent la fuite en avant en augmentant encore la pression fiscale. La préoccupation de l’emploi n’est guerre prioritaire dans les programmes municipaux. Certes les communes ne peuvent seules créer des emplois mais elles peuvent davantage réunir  les conditions  de son développement en valorisant mieux les ressources matérielles, humaines locales et leur environnement. D’un certain point de vue, les dérives locales sont à limage des dérives nationales. Témoin l’armée de superstructures municipales locales qui s’occupent de tout et de rien. Il y a aussi le manque de pertinence de découpage des collectivités, notoirement trop nombreuses et qui multiplient les dérives financières. Pas étonnant que nombre d’électeurs soient très dubitatifs sur l’intérêt de ces élections locales et l’abstention risque d’être le grand vainqueur de ces élections.

Cyberespionnage : la France espionne auusi

Cyberespionnage :  la France espionne auusi

On le savit, tout le monde espionne tout le monde. Même la France qui s’était indignée des écoutes réalisées par les Etats-Unis. Seule différence, les pays espionnent en fonction de leurs moyens. Les services secrets canadiens soupçonnent en effet  la France d’être derrière une opération de piratage informatique à grande échelle, à l’aide d’un implant espion opérationnel depuis près de cinq ans, selon une note secrète révélée ce vendredi par le journal Le Monde. Principalement visées, des institutions iraniennes liées au programme nucléaire, mais aussi des pays « amis » comme le Canada, la Norvège, l’Espagne ou la Côte d’Ivoire. Nom de code « Babar ». C’est ainsi que, selon les services secrets canadiens, le CSEC, des hackers français ont décidé de nommer leur logiciel espion, implanté dans plusieurs systèmes informatiques à travers le monde. Le journal Le Monde a pu consulter une note interne, sortie des archives des services de renseignement américains (NSA) par l’ex-consultant Edward Snowden, attribuant clairement la responsabilité à la France.  « Nous estimons, avec un degré modéré de certitude, qu’il s’agit d’une opération sur des réseaux informatiques soutenue par un Etat et mis en œuvre par une agence française de renseignement » (note interne au CSEC) Même si aucune certitude n’est avancée, les conclusions de l’enquête des services secrets canadiens ont été partagées avec leurs collègues du groupe des « Five Eyes » révèle Le Monde : les services secrets américains, canadiens, australiens, britanniques et néo-zélandais. Cible principale de ce cyberespionnage via logiciel espion, la République islamique d’Iran. Et plus particulièrement tout ce qui touche au programme nucléaire contesté par la communauté internationale. Ainsi, le ministère des Affaires étrangères, l’Université de science et de technologie, l’Organisation de l’énergie atomique iranienne, ou encore l’Organisation pour la recherche iranienne pour les sciences technologiques auraient été touchés. Pas vraiment une habitude des services secrets français, plus habitués à traiter les informations récupérées par les services secrets israéliens ou américains quand il s’agit de l’Iran. Mais d’autres pays, bien plus proches, figurent aussi sur la liste établie par les Canadiens : l’Espagne, la Norvège, la Grèce, la Côte d’Ivoire et l’Algérie. Enfin, un « média francophone canadien » aurait également été visé. Lorsqu’ils parlent d’une « agence française de renseignement« , les services secrets canadiens ne donnent pas de nom précis. Pourtant, il n’y a pas beaucoup de possibilités. En France, seule la Direction générale de sécurité extérieure (DGSE) possède les capacités, humaines et techniques, de mener à bien une telle opération. Le Monde

 

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