Archive mensuelle de mars 2014

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Fiscalité : pour le patronat, le pacte de responsabilité ne suffit pas

Fiscalité : pour le patronat, le pacte de responsabilité ne suffit pas

Dans le cadre  des  Assises de la fiscalité des entreprises,  le Medef, l’AFEP et le Cercle de l’industrie ont déjà arrêté une position commune, qu’ils ont fait connaître à François Hollande dans une lettre datée du 19 mars que BFM Business s’est procurée.  Les trois organisations patronales ont pris soin d’arrêter une position commune pour peser de tout leur poids dans le débat. Le message est clair: pour eux, pas question de se contenter de la baisse des charges prévue dans le cadre du pacte de responsabilité.  Il faut en plus baisser la fiscalité des entreprises. Le tout, sans perdants ni transferts, précisent-ils dans cette lettre. En clair, le gouvernement ne doit par reprendre d’une main ce qu’il a donné de l’autre. Dans le détail, ils réclament la suppression de la C3S, l’une des taxes qui pèsent sur les facteurs de production. Il s’agit de la grande priorité, selon eux. Il faut en parallèle baisser le taux d’impôt sur les sociétés, pour le ramener dans la moyenne européenne. Enfin, ils considèrent comme acquis la fin de la surtaxe exceptionnelle de l’impôt sur les sociétés en 2015. Une taxe qui, dès le départ, devait être temporaire. Il en va de la crédibilité des engagements du gouvernement, précisent bien les trois organisations patronales.

Immobilier: toujours la baisse

Immobilier: toujours la baisse   

On est loin des 500  000 logements promis par Hollande et la conjoncture s’annonce encore plus  morose pour la construction si l’on se fie à la baisse des permis de construire.  Selon les chiffres du ministère du Logement publiés ce mardi 25 mars, les nouvelles mises en chantier ont accentué leur repli de décembre à février, reculant de 9,9% par rapport à la même période de l’année dernière. Le précédent chiffre publié par le ministère faisait un était d’une baisse de 9,7% sur la période allant d’octobre à janvier. Au cours des douze mois écoulés entre mars 2013 et février 2014, le nombre de logements neufs mis en chantier n’affiche toutefois qu’un léger recul de 2% à 329.174 unités.  Cette mauvaise tendance risque toutefois de s’accélérer encore. Car, dans le même temps, les permis de construire, qui sont de facto un indicateur avancé des nouvelles constructions, ont accusé une véritable dégringolade. De décembre à février, ils ont ainsi chuté de 22% par rapport à la dernière période comparable, à 85.482 unités. Sur douze mois, la baisse est de 17%. En 2013, 331.867 logements neufs avaient été mis en chantier en France. Un chiffre en repli de 4,2% en un an, bien en-deçà de l’objectif gouvernemental, encore jamais atteint dans l’Hexagone, d’un demi-million de logements construits par an.

Ukraine: devant la fuite des capitaux la Russie se calme

Ukraine: devant la fuite des capitaux la Russie se calme

 

70 milliards de fuite de capitaux officiellement (en fait de l’ordre de 100 milliards) et une croissance atone ont semble-t-il un peu calmé les velléités russes de poursuivre pour l’instant leur extension géographique en Ukraine. Certes La Russie campe sur sa position concernant l’annexion de la Crimée mais elle a légèrement changé de ton face à la menace de nouvelles sanctions brandies par les Occidentaux qui ont entériné lundi l’annulation du sommet du G8 prévu en juin à Sotchi. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a d’abord accueilli par un haussement d’épaules la décision des pays du G7 de se retrouver entre eux, sans la Russie, lors d’un sommet à Bruxelles en lieu et place du rendez-vous offert par Vladimir Poutine sur les bords de la mer Noire. Dans un second temps, le Kremlin a ajusté mardi matin sa position et expliqué par la voix de son porte-parole, Dmitri Peskov, que Moscou restait prêt à avoir des « contacts à tous les niveaux, y compris au niveau le plus élevé ». Le Premier ministre britannique David Cameron a indiqué que les Occidentaux refusaient la mise sous tutelle de la Crimée et qu’ils étaient prêts à imposer des sanctions renforcées contre certains secteurs de l’économie russe si Vladimir Poutine tentait d’avancer à nouveau ses pions en Ukraine. « Il y a une position qui est de considérer le statu quo comme inacceptable, et il y a une autre position très forte selon laquelle toute nouvelle action dans l’est de l’Ukraine serait beaucoup plus grave et conduirait à des sanctions bien plus importantes », a dit David Cameron après la réunion des dirigeants du G7 à La Haye. Le géant russe du gaz Gazprom et le pétrolier Rosneft ont pour l’instant échappé aux sanctions occidentales grâce notamment à l’influence des autorités britanniques, soucieuses de protéger un accord bilatéral dans le domaine énergétique datant de plus de dix ans. Toutefois, le vice-ministre russe de l’Economie Andreï Klepatch a reconnu que 70 milliards de dollars avaient fui la Russie au cours du premier trimestre 2014 et cette fuite des investisseurs a ranimé le spectre d’une récession.

 

Politique monétaire : vers un assouplissement de la BCE

Politique monétaire : vers un assouplissement de la BCE

 

Face à une croissance atone, la BCE pourrait décider de suivre prudemment, ‘ trop prudemment trop sans doute) – l’exemple de la FED et de la Banque d’Angleterre pour racheter des actifs bancaires. La Banque centrale européenne n’exclut pas d’acheter des actifs bancaires pour combattre une éventuelle déflation, a déclaré mardi le président de la Bundesbank, comme pour signifier prudemment un infléchissement de la traditionnelle réticence de la BCE à épouser une pratique controversée. Le rachat d’actifs bancaires par la Banque centrale européenne s’apparenterait à de l’assouplissement quantitatif, mesure à laquelle ont largement eu recours la Réserve fédérale américaine et la Banque d’Angleterre pour soutenir leurs économies mais à laquelle la BCE, notamment sous la pression de l’Allemagne, s’est toujours refusée. La BCE a baissé ses taux directeurs à des niveaux historiquement bas et inondé le système bancaire avec des prêts à taux bas, mais la reprise reste fragile et le taux d’inflation ne remonte pas. De nombreux économistes estiment depuis un moment que la BCE a épuisé ses marges de manœuvre en matière de taux directeurs et doit envisager des mesures plus radicales comme l’achat de dette souveraine, à l’instar de ce que fait régulièrement la Fed pour soutenir l’économie américaine. L’assouplissement quantitatif est une politique controversée puisqu’elle s’apparente pour ses détracteurs à un financement d’un Etat par une banque centrale, une pratique interdite à la BCE par ses statuts. C’est donc très prudemment que Jens Weidmann, président de la Bundesbank et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a ouvert mardi la porte à cette pratique en soulignant que la portée des instruments classiques à la disposition de l’institut d’émission était limitée. « Les mesures non conventionnelles à l’étude appartiennent largement à un domaine inconnu », a dit Jens Weidmann au cours d’un entretien accordé mardi à MNI.   »Cela signifie que nous avons besoin d’une discussion sur leur efficacité ainsi que sur leurs coûts et leurs effets secondaires », a-t-il ajouté. « Cela ne veut pas dire qu’un programme d’assouplissement soit exclu. Mais nous devons nous assurer que l’interdiction de financer les Etats soit bien respectée. »  

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

Municipales, les vrais résultats: le PS à seulement 20%

Municipales, les vrais résultats: le PS à seulement 20%

 

Etonnant d’afficher la surprise face à la déroute du PS. En effet si on tient compte des votants potentiels (sans l’abstention), le PS représente environ 20%. Soit à peu prés le même pourcentage de soutien à Hollande dans les sondages de popularité. . Il n’y a donc aucune surprise. Et ce résultat se confirmera sans doute lors des européennes où là le FN pourrait arriver devant le PS. Le PS a commis une grave faute d’analyse en pensant que les considérations locales prendraient le pas sur les enjeux nationaux. En réalité ces élections locales ont été très largement politisées, ce qui a permis à nombre d’électeurs d’exprimer leur colère non pas tellement à l’égard de leurs maires mais vis à vis de la politique de Hollande. Hollande paye ses erreurs stratégiques, d’abord en ayant privilégié les réformes de sociétés sur les reformes sociales alors que le problème dominat c’est la croissance et l’emploi. Ensuite en n’ayant pas tenu ses promesses fiscales vis-à-vis des couches populaires et moyennes qu’il a assommées , enfin en étant complètement inexistant pour faire bouger l’Europe, une erreur qui lui coutera cher en mai lors des européennes. La question se pose évidemment maintenant de savoir si on peut encore diriger un pays avec 20% de soutien. Institutionnellement, oui mais sans soutien populaire, non. Sur la tendance ce n’est plus un remaniement du gouvernement qui sera à l’ordre du jour le moment venu mais une dissolution de l’assemblée. En l’état actuel de rapports de force Hollande ne peut plus reformer de manière significative. Prisonnier de ses contradictions et de son immobilisme Hollande aura du mal à finir son mandat.

Il faut remanier Hollande (la presse)

Il faut remanier Hollande (la presse)

 

Remanier le président de la république, c’est la formule que Hollande avait employé en 2008 et qu’emploie aujourd’hui la presse à son égard. S’adressant directement au chef de l’Etat avec ce titre cinglant – « Après la claque. Remaniez-vous ! » – Libération, sous la plume d’Eric Decouty, écrit que « devant la réalité de la carte électorale », François Hollande « se doit de réagir ».  Et d’expliquer, d’après lui, « au peuple de gauche qu’il a entendu son message, qu’il a compris le désarroi d’une part grandissante de la population, qu’il sait encore parler des difficultés du quotidien. Dire aussi clairement qu’il mesure le discrédit de son gouvernement ».  Pour Paul-Henri du Limbert du Figaro, « le chef de l’État se trouve dans un piège qu’il s’est lui-même tendu lors de sa campagne électorale ». L’accusant de savoir « pertinemment » que « la crise obligeait la France à une exceptionnelle mutation, il a préféré laisser croire que tout pouvait recommencer comme avant », ajoute l’éditorialiste du journal libéral.  Dominique Seux constate pour sa part dans Les Echos que si lundi prochain, le président de la République ne pourra changer de « ligne économique » car « c’est déjà fait ; il remaniera donc ». « Mais espérer renverser la table avec cela est illusoire? il n’a dès lors qu’une solution?: se poser en chef de guerre pour réformer le pays, devant le pays », affirme-t-il.  Dans Le Télégramme, Hubert Coudurier juge que le chef de l’Etat ne pourra pas « +enjamber+ les municipales comme il en avait l’intention car l’impact national de sa politique a lourdement pesé sur les scrutins locaux ». Quant à la possibilité de changer de Premier ministre, c’est, pour l’éditorialiste, « un fusil à un coup ».  Jacques Camus dans La Montagne Centre-France appelle à des « solutions ». « Il suffirait que François Hollande dise enfin quelle politique il assume, et avec quel vrai Premier ministre, quel gouvernement cohérent, et quels alliés fiables, il va la mener », explique-t-il.  Dans le Journal de la Haute-Marne, Patrice Chabanet n’y va pas par quatre chemins. « Si le second tour confirme la déculottée du premier, le maintien de Jean-Marc Ayrault à Matignon risque de passer pour une provocation ou, au moins, un déni de réalité », écrit-il. Selon lui, le Premier ministre est « à l’évidence en bout de course et complètement dépassé par les événements ».

Pacte responsabilité : Nouveau revers pour Hollande, la CGC ne signe plus

Pacte responsabilité : Nouveau revers pour Hollande, la CGC ne signe plus

 

La CFE-CGC ne signera finalement pas pour deux raisons d’abord pour exprimer son mécontentement sur les négociations de l’assurance chômage ; ensuite parce cette concertation syndicats –patronat sur le pacte de responsabilité est très formelle. Il ne s’agit que d’un relevé de conclusion qui devra faire l’objet d’un examen par le parlement. Ulcérée par l’accord conclu la semaine dernière par la CFDT, la CFTC, FO et le patronat sur l’assurance chômage, elle a décidé de ne pas signer celui sur le pacte de responsabilité, contrairement à ce qu’elle avait annoncé, selon Reuters. La décision a été prise lors d’une réunion extraordinaire du comité directeur de la CFE-CGC et sera officialisée mardi lors d’une conférence de presse de sa présidente, Carole Couvert, a-t-on précisé de même source. « On se moque de nous avec cet accord sur l’assurance chômage. Nous avons donc décidé de revenir sur notre décision de signer l’accord sur le pacte de responsabilité », a expliqué une source à Reuters. « C’était pour nous une expression de confiance dans l’avenir et 15 jours plus tard, on nous fait un enfant dans le dos », ajoute-t-on. « Il va falloir que le patronat arrête de nous considérer comme des supplétifs. »  Le relevé de conclusions sur lequel se sont accordés la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC le 5 mars prévoit des négociations au niveau des branches professionnelles sur les contreparties, notamment en termes d’emploi, aux baisses de charges promises aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité.  Le retrait de la CFE-CGC n’empêchera pas cet accord d’entrer en vigueur car il ne s’agit que d’un relevé de conclusions qui n’a pas le même statut qu’un accord national interprofessionnel, comme ceux sur la sécurisation de l’emploi ou la formation, lesquels nécessitent la signature d’au moins trois syndicats. Mais il s’agit d’un revers pour François Hollande et le gouvernement, qui comptent sur le dialogue social pour la mise en œuvre de ce pacte et son acceptation par la majorité et des électeurs qui viennent de leur infliger un camouflet au premier tour des élections municipales.

 

Chine: ralentissement économique

Chine:  ralentissement économique

Preuve que la crise mondiale est loin d’être terminée, la Chine, usine du monde, voit son économie ralentir depuis le début de l’année. La production manufacturière en Chine a de nouveau reculé en mars, enregistrant sa plus forte contraction depuis huit mois, selon un indicateur provisoire publié hier par la banque HSBC – confirmant le ralentissement de l’activité dans le pays. L’indice PMI des directeurs d’achat calculé par HSBC dans la deuxième économie mondiale atteint 48,1 en mars, après 48,5 en février. Un chiffre supérieur à 50 marque une expansion de l’activité manufacturière, tandis qu’un indice inférieur à ce seuil signale une contraction. Cet indicateur pour mars «indique que le rythme de la croissance en Chine a continué à ralentir», a commenté Qu Hongbin, économiste de HSBC basé à Hong Kong, dans un communiqué accompagnant les chiffres. «Cette faiblesse générale est en grande partie liée à un repli continu de la demande intérieure», a-t-il ajouté.  Publiée à la suite d’une longue série d’indicateurs décevants ces derniers mois, cette nouvelle contraction de la production manufacturière renforçait les inquiétudes sur la vigueur de l’économie chinoise.  «Cette faiblesse de l’activité semble désormais être encore plus prononcée, étant donné qu’on assiste d’habitude à un net rebond (de la production manufacturière) après les congés du Nouvel an lunaire», a ainsi observé Julian Evans-Pritchard, expert du cabinet Capital Economics. Durant les longs congés du Nouvel an chinois, débutés cette année fin janvier, de nombreux travailleurs migrants rentrent dans leur région d’origine et la plupart des usines ferment leurs portes. Or, sur neuf des dix dernières années, l’indice PMI manufacturier avait toujours rebondi le mois suivant, rappelle l’expert de Capital Economics. Pour lui, le resserrement des conditions de crédit – orchestré par la banque centrale pour endiguer l’envolée des dettes des gouvernements locaux et des entreprises – «continue de peser sur la demande» et de gripper les investissements. Dans ce contexte, les autorités devraient réagir en prenant «une série de mesures pour stabiliser la croissance», a jugé Qu Hongbin, l’analyste de HSBC. Pékin pourrait notamment assouplir les règlements régissant les investissements privés ou accroître les dépenses publiques dans les chemins de fer, le logement ou la lutter contre la pollution atmosphérique, mais aussi orienter à la baisse les taux d’emprunt, a-t-il estimé. A l’inverse, M. Evans-Pritchard disait «ne pas attendre de plan de relance significatif de la part du gouvernement», étant donné que la situation reste saine sur le marché de l’emploi – ce qui est «la priorité des autorités». D’autre part, «le récent accès de faiblesse de la production manufacturière» est «un ralentissement bienvenu» dans un secteur industriel miné depuis longtemps par de sévères surcapacités, et «ne menace pas jusqu’à présent l’objectif de croissance économique d’environ 7,5%» que s’est fixé Pékin pour 2014, a expliqué l’analyste. La Chine avait enregistré une croissance économique de 7,7% en 2013, un chiffre stable par rapport à 2012, année où le pays avait enregistré sa plus faible performance en 13 ans.

 

L’économie russe en panne

L’économie russe en panne

 

L’économie russe était déjà au ralenti avant la crise ukrainienne mais avec la fuite des capitaux la croissance est  pratiquement  stoppée. L’économie russe est quasiment à l’arrêt tandis que l’inflation accélère et continue de subir une fuite des capitaux, a annoncé lundi le ministère de l’Economie, signe que la Russie commence à payer le prix de la crise en Ukraine. En février, le produit intérieur brut (PIB) russe n’a progressé que de 0,3% sur un an après avoir augmenté de 0,1% en janvier, a dit le vice-ministre à l’économie Andreï Klepach. Le PIB russe avait augmenté de 1,3% en 2013, un niveau bien inférieur aux prévisions, mais l’espoir de rebond était fort jusqu’au déclenchement de la crise en Ukraine.  Les tensions internationales ont au contraire incité les investisseurs à fuir la Russie, accentuant ainsi la détérioration de l’économie. Andreï Klepach a indiqué qu’il anticipait une croissance proche de zéro au premier trimestre, ce qui laisse craindre que le pays aura du mal à atteindre son objectif d’une expansion de 2,5%. « Il n’y aura pas de récession, mais il y a un problème de stagnation. Malheureusement, la chute de l’investissement se poursuit », a-t-il dit. La crainte d’une entrée en récession de l’économie russe reste vive. Le directeur général de la Sberbank, première banque de Russie, a d’ailleurs évoqué cette perspective lundi, estimant que la menace risquait de se matérialiser si les sorties de capitaux s’intensifiaient.

Municipales : « Un discours ahurissant de Ayrault et un tsunami politique» (Glavany, PS)

Municipales : « Un discours ahurissant de Ayrault et un tsunami politique» (Glavany, PS)

A la différence de la direction du PS qui paraît assommé et pratique le déni de réalité, pas de langue de bois pour le député PS Glavany, c’est « un gros coup sur la tête » et de « la gauche (qui) sort éreintée » de ce premier tour de scrutin, l’élu des Hautes-Pyrénées a souligné que cela n’avait « rien d’étonnant » . Affirmant qu’il l’avait vu venir, il a déclaré qu’il en avait prévenu « nos gouvernants » depuis « des mois ». « L’électorat de gauche va s’abstenir, annonçais-je … et il s’est abstenu. Parce qu’il est de gauche et ne vote donc pas à droite. Mais parce qu’il est mécontent de la gauche qui gouverne et voulait lui mettre une taloche. Ca, c’est fait », a lancé l’ancien ministre de Lionel Jospin. Pour Jean Glavany, « toute la question posée est simple: quelles leçons l’exécutif va-t-il en tirer? »  « A écouter l’ahurissante allocution du Premier ministre hier soir, commentant les résultats comme on commente les chiffres du chômage, parlant de doute ou d’inquiétude là où il y a colère, et incapable de tenir un discours mobilisateur, je l’avoue: je m’inquiète … », a conclu l’ancien chef de cabinet du président François Mitterrand (1981-1988). Début octobre, dans le sillage du premier tour de la législative partielle de Brignoles avec une forte montée du FN, le député PS avait prévenu sur son blog ses « amis qui gouvernent: attention, si vous ne changez pas de cap, si vous ne trouvez pas vite le chemin de l’autorité-cohérence-clarté-exemplarité – et peut-être surtout, efficacité, l’avertissement d’hier pourrait bien se transformer en tsunami politique au printemps ».

Paris : appartement de 1,56m2 à 300 euros par mois pendant 15 ans !

Paris : appartement de 1,56m2 à 300 euros par mois pendant 15 ans !

De plus en plus fort, on avait déjà connu des locations pour des «  appartements » de  5 ou 6 m2 à Paris, cette fois c’est un placard de 1.52m. Le tribunal d’instance du 11e arrondissement de Paris a donc condamné lundi la propriétaire d’un minuscule appartement de 1,56 m2 et l’agence immobilière qui le gérait à payer 10 000 euros de « préjudice de jouissance » au locataire qui les avait assignés en justice, et 1000 euros en « réparation du préjudice moral ».  Ni douche, ni WC mais un simple lavabo: le locataire a vécu quinze ans dans cette pièce d’environ 4 mètres carrés très mansardée, dont seulement 1,56 m2 est comptabilisé selon la loi Carrez. Il s’acquittait d’un peu plus de 300 euros de loyer mensuel. Or selon le décret du 30 janvier 2002, un logement décent doit disposer d’une surface habitable au moins égale à 9 m2 et une hauteur sous plafond d’au moins 2,20 m, soit un volume habitable de 20 mètres cubes au minimum.

La Redoute: la CFDT va signer

La Redoute: la CFDT va signer

 

 Le dépôt de bilan sera sans doute évité à la Redoute avec la signature de l’accord social à La redoute.   »Nous avons les « éléments qui nous permettent ce soir de signer le protocole d’accord », a déclaré à la presse Jean-Claude Blanquart, délégué syndical central CFDT.  Le groupe Kering (ex-PPR) a engagé la cession de La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, pour se recentrer sur le luxe. Ces derniers ont annoncé le 9 janvier la suppression de 1.178 des 3.437 postes de La Redoute.  Kering avait conditionné l’avenir de La Redoute à la signature majoritaire, par les syndicats, d’un protocole d’accord sur le plan social présenté par la direction lundi dernier. Sans signature, l’actionnaire menaçait d’arrêter de financer les pertes de La Redoute, et les futurs repreneurs de retirer leur offre.  Après plusieurs reports, la direction avait  fixé un nouvel ultimatum à lundi 19H00, pour obtenir une signature majoritaire, « apparemment sur demande de l’administratrice judiciaire », selon M. Peeters.  La CFE-CGC, qui a annoncé la semaine dernière qu’elle parapherait le texte, a appelé lundi matin dans un communiqué à la signature de l’accord, faute de quoi « le président du tribunal de commerce (constatera) l’insolvabilité de l’entreprise », ce qui mènerait selon elle au dépôt de bilan ou à la liquidation.  La base de la CFDT, premier syndicat de La Redoute avec près de 33% des votes aux dernières élections professionnelles, restait opposée à la signature qui permet à l’accord d’être majoritaire et donc entériné.   »Nous sommes dans une problématique de dépôt de bilan, c’est la décision de la raison. (…) Je suis conscient que la décision qui a été prise est difficile, qu’on aura certainement beaucoup de salariés mécontents », a déclaré M. Blanquart lors d’un point presse.  Selon lui, la CFDT a obtenu « ce week-end des avancées », notamment sur la fiducie devant garantir l’avenir des salariés.

 

Bourse : la peur de l’Ukraine.

Bourse : la peur de l’Ukraine.

La tendance baissière constatée dans les bourses se nourrit des risques de conflits en Ukraine. En effet si la Russie devait annexer d’autres régions, l’occident serait sans doute contraint de prendre au moins des sanctions économiques qui nuiraient globalement aux échanges et à la croissance mondiale d’autant que la Russie répliquerait certainement dans ce domaine par exemple sur le gaz fourni à l’Europe.  Les tensions géopolitiques tirent les marchés vers le bas, les opérateurs craignant l’envenimement de la situation. ‘Alors que le monde a toujours les yeux braqués sur la Crimée, les craintes s’accentuent sur une possible annexion d’autres régions de l’Est de l’Ukraine par les forces russes ; les investisseurs ont une forte aversion pour ces situations de vive tension’, souligne Daniel Gravier, directeur général de XTB France. En Asie, le repli de l’indice manufacturier HSBC/Markit continue de décevoir les investisseurs qui tablaient sur une lecture à 48,7, s’établissant à 48,1 en mars contre 48,5 en février’, indique pour sa part Rudolf Muscat, trader chez RTFX. ‘Cette semaine, les investisseurs resteront particulièrement attentifs à l’évolution de la situation en Ukraine mais également aux différents indicateurs économiques pour vérifier que les récents indicateurs médiocres n’étaient dus qu’aux conditions météorologiques particulièrement défavorables qui ont touché le territoire nord-américain’, ajoute Saxo Banque.  Aucune statistique n’est parue cet après-midi. Néanmoins, les investisseurs ont appris que le retour à la croissance de la France en mars améliore les perspectives de reprise de l’Eurozone, selon la dernière enquête PMI publiée par Markit. L’indice PMI Flash Composite de l’activité globale dans l’Eurozone s’inscrit à 53,2 contre 53,3 en février, à savoir un plus bas de deux mois. Ainsi, le secteur privé français a renoué avec la croissance en mars avec un taux d’expansion au plus haut depuis plus de deux ans et demi, à en croire la dernière enquête PMI publiée par Markit. Dans sa version ‘flash’, l’indice PMI composite de l’activité globale en France compilé par Markit s’est redressé à 51,6 ce mois-ci, contre 47,9 en février, soit un plus haut de 31 mois.

Assurance chômage : toujours le même déficit

Assurance chômage : toujours le même déficit

 

Finalemenet l’accord sur l’assurance chômage ne modifiera qu’à la marge le déficit annuel de 4 milliards, 400 millions seulement seront théoriquement économisés. Et encore si le chômage ne s’aggrave pas. Un accord à l’arraché avec le patronat et trois syndicats, CFDT, FO et CFTC, qui ont signé pour mettre en place de nouvelles règles d’indemnisation des chômeurs à compter de juillet. L’organisation patronale voulait que les nouvelles règles d’indemnisation permettent de réaliser un milliard d’euros d’économies par an sur les comptes de l’Unedic qui accusent actuellement près de 4 milliards de déficit annuel. Or, les mesures d’économies (délais de carence allongés, intermittents mis à contribution…) vont entraîner 800 millions d’économies. A quoi il faudra retrancher près de 400 millions de dépenses supplémentaires liées à la mise en place de « droits rechargeables » pour inciter les chômeurs à reprendre un travail. On est donc loin du compte même si le spectre d’une dette cumulée de l’Unedic de plus de 30 milliards en 2017 est décalé de 2 à 3 ans. . Pourtant, Pierre Gattaz a bien failli faire capoter la négociation dans la dernière ligne droite, vendredi. Le président du Medef était remonté contre sa délégation qui négociait avec les syndicats car celle-ci, estimait-il, acceptait de trop lâcher. Et ce, alors que la base du Medef voulait une vraie remise à plat du système ! C’est Jean-François Pilliard, le « monsieur social » du Medef qui a usé de ses talents diplomatiques pour faire revenir Pierre Gattaz à la raison et obtenir qu’il accepte un compromis avec les syndicats. Le cabinet du ministre du Travail est également intervenu pour obtenir un accord. Vendredi matin, Michel Sapin avait prévenu que si les partenaires sociaux ne se mettaient pas d’accord, l’Etat prendrait ses responsabilités. En clair que le gouvernement se substituerait à eux et ferait passer de nouvelles règles d’indemnisation par décret, règles qui auraient sans doute été très proches des dispositions en vigueur.

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

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Municipales : Hollande désavoué

Municipales : Hollande désavoué

 

Ce n’est sans doute qu’un premier désaveu électoral pour Hollande, le second devrait intervenir lors du second tour même si le résultat sera largement faussé par le maintien du FN dans prés de 200 villes. La seconde sanction interviendra en mai lors des européennes où là seront jugées les dimensions nationales des partis. Il est clair que la défaite sera lourde pour le PS qui ne recueillera certainement pas les 37,7% des municipales mais près de 20%. Nul doute que les municipales tout en prenant en compte des considérations locales traduit surtout un vote de protestation voire de colère face à l’échec de la politique de Hollande. Surtout sa dimension économique et sociale. Pas étonnant « l’ennemi de la finance » (lors de sa campagne s’est vite accommodé des pressions de lobbys par exemple dans le secteur de la banque. Au lieu d’engager une nette séparation des activités de trading et de dépôt la France a voté une mini réforme qui ne change rien et permet ainsi aux banques de spéculer avec cet argent des dépôts. Hollande a trop promis, trop parlé, trop zigzagué ; le bilan ressenti par nombre de français c’est l’accroissement du chômage et l’augmentation de la fiscalité, ce qui n’a pas empêché les déficits de dériver. Un échec lourd pour un président soutenu par à peine 20% des français qui flotte dans un costume de Président trop grand pour lui  et cela avec beaucoup de désinvolture. Il devait auusi faire modifier la politique européenne, en fait il s’est couché devant Merkel et on attend encore le fameux pacte de croissance. Reste la dernière bouée : le pacte de responsabilité qui arrive trop tard, et nettement insuffisant. Plus que jamais Hollande sera paralysé pour engager de vraies réformes  structurelles. C’est l’échec d’un homme mais auusi d’un parti composé pour l’essentiel d’oligarques coupés des réalités des couches moyennes et populaires.

Le journal « Libération » à vendre ?

Le journal Libération à vendre ?

Le journal Libération bientôt à vendre ? En tout cas, le trio Bergé-Niel-Pigasse, propriétaire du Monde et bientôt du Nouvel Observateur, « sera là » si Libération est à vendre, a déclaré Matthieu Pigasse  sur Canal Plus. Alors qu’une journaliste l’interrogeait avec insistance sur ce que ferait le trio si le journal était à vendre, Matthieu Pigasse a répondu: « Nous verrons », puis: « Nous serons probablement là. Nous serons là ». « Quand on investit dans la presse, quand on aime la presse, quand on aime l’écrit, quand on est de gauche, engagé, on ne peut pas rester indifférent au sort de Libération », a estimé le banquier d’affaires. « Nous suivons cette situation avec attention. Mais jusqu’à preuve du contraire, Libération a des actionnaires, ces actionnaires ont un projet. Nous n’intervenons pas », a-t-il poursuivi. Dans un entretien au Journal du Dimanche, Matthieu Pigasse indique que Pierre Bergé, Xavier Niel et lui-même souhaitent que leur partenariat soit « le plus vaste possible ». « Nous ne sommes qu’au début de notre association. Notre souhait est d’investir dans les médias porteurs de sens et d’engagement. On ne s’interdit aucun secteur: presse, radio, internet et, pourquoi pas, l’édition », ajoute-t-il. Interrogé sur un risque de concentration, il estime que « l’univers de la presse française quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, nationale, régionale, de droite, de gauche est tel qu’(il ne voit) pas de menace sur le pluralisme ».

 

Municipales Paris : NKM devant Hidalgo quand même favorite

Municipales Paris : NKM devant Hidalgo quand même favorite

 

Nathalie Kosciusko-Morizet se félicite du résultat du premier tour à Paris. La candidate UMP-MoDem-UDI est arrivée en tête dimanche soir dans la capitale avec 35,64% des voix, devançant sa concurrente, la socialiste Anne Hidalgo (34,40%).  Le « peuple de Paris« , « libre et rebelle« , a « fait mentir tous les pronostics » en plaçant les listes UMP/UDI/MoDem en tête dès le premier tour des municipales à Paris, a déclaré dimanche soir Nathalie Kosciusko-Morizet. « Désormais, plus que jamais, l’alternance est possible, le changement est possible, il est tout proche« , a-t-elle poursuivi.  Candidate dans le 14e arrondissement, NKM n’a toutefois pas réussi à convaincre dans ce bastion de la gauche. Elle y arrive en deuxième position, quatre points derrière la candidate socialiste Carine Petit.  Un score plus serré que sa rivale Anne Hidalgo, qui dans le 15e est en ballottage. Créditée de 29,10% des voix, elle est largement devancée par le candidat UMP, le député-maire Philippe Goujon (48,56%).  Mais la candidate socialiste à la mairie de Paris garde néanmoins de grandes chances de l’emporter au second tour. Notamment en raison d’un important réservoir de voix dans plusieurs arrondissements clefs de la capitale, comme le 12e et le 14e justement. Le bon score des Verts et de la liste portée par Christophe Najdovski (8,86%) devrait profiter à l’adjointe de Bertrand Delanoë. Le score du Front national reste à peu de chose près identique à ses scores habituels dans la capitale. Le candidat du parti frontiste, Wallerand de Saint-Just, fait 6,26% des voix, loin des 10% qu’il s’était fixé, mais plus que les 5,7% de 2008. Interrogé sur les consignes de vote que donnerait son parti, il a déclaré que « la balle est dans le camp » de Nathalie Kosciusko-Morizet.

 

Les villes où le FN progresse

Les villes  où le FN progresse

En voix, sur la France entière, le parti de Marine Le Pen a rassemblé 4,65% des suffrages (avec les autres formations d’extrême-droite), a annoncé le ministre de l’Intérieur à l’issue du premier tour. Il y a 19 ans, le score du bloc était de 4,69%. Un résultat à relativiser. Cette année, comme en 1995, le FN n’a pu se présenter que dans une minorité de villes (600 sur 36.000), ce qui amoindrit considérablement son résultat. Car, dans le détail, c’est une bonne année pour le parti de Marine Le Pen. Il emporte une ville au premier tour, Hénin-Beaumont. Du jamais vu. Surtout, il était en tête dans au moins 16 villes :
Afficher Les villes où le FN est en tête au premier tour

A Béziers (Hérault, 45% pour Robert Ménard d’après le CSA), Saint-Gilles (Gard, 42,6% pour Gilbert Collard), Fréjus (Var, 40,3% pour David Rachline), Tarascon (Bouches-du-Rhône), les candidats du FN sont largement en tête et peuvent espérer s’imposer au second tour. Ballotage plus incertain pour les vice-présidents du parti Florian Philippot à Forbach (Moselle) et Louis Aliot à Perpignan, pour Julien Sanchez, candidat FN à Beaucaire (Gard), Hervé de Lépinau à Carpentras (Vaucluse) ou Philippe Liottaux, à Avignon (Vaucluse). A Carpentras et à Cavaillon (Vaucluse), le FN arrive en deuxième position. Dans nombre d’autres villes, ses listes sont en position de se maintenir au second tour et de troubler le jeu entre la gauche et l’opposition UMP-UDI, comme à Villeneuve-sur-Lot, Mulhouse, Châlons-en-Champagne, Reims ou Carmaux, la ville de Jean Jaurès.   Il y a des percées aussi. A Limoges, la liste présentée par le parti d’extrême droite obtient près de 17% des suffrages, contre 5% des voix en 2001, dernier scrutin auquel le FN avait participé. A Dijon, le FN pourrait imposer une triangulaire (12,7% des voix). A Strasbourg, la liste FN peut se maintenir au second tour (10,94%), une première dans la ville. Bien qu’en progression dans l’Ouest, le FN ne passe pas les 10% dans nombre de villes, et notamment à Bordeaux, Rennes, Caen ou La Rochelle. Même chose à Auxerre, Chartres, Saint-Louis de La Réunion ou Boulogne-Billancourt. Quelques déceptions enfin pour le FN, tout d’abord à Paris, où Wallerand de Saint-Just est crédité d’environ 6% des suffrages, mais aussi à Sorgues (Vaucluse), où la députée Marion Maréchal-Le Pen était colistière et où le maire sortant de droite a été réélu.

 

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